27° #424012

Les privilèges du Commandeur du Temple. 27°

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:  NC

Les privilèges du Commandeur du Temple. 27° degré du REAA



La cérémonie de réception au grade de Souverain Commandeur du Temple de


Jérusalem va libérer le récipiendaire du joug et de la servitude des hommes.


A ce degré, Le Souverain Commandeur du Temple est invité à construire son


Temple intérieur en toute liberté, comme il l’entend, sans aucune contrainte extérieure.


Il est Commandeur de son propre temple. Le Temple est l’homme lui-même, respecté par ses frères qui reconnaissent la totale liberté de la construction qu’il a accompli. Nul ne peut le juger et il n’est plus soumis à une quelconque critique.



De plus, lors de sa réception il lui est annoncé une série de privilèges en rapport avec le fait qu’il est libéré du joug et de la servitude des hommes.


La notion de privilège au temps de l’élaboration du rituel du 27° degré peut se définir comme étant au 19° siècle, à la fois, des droits et des obligations dont bénéficiaient à cette époque, la noblesse, le clergé ou tel et tel corps constitué.


Il y a donc sans aucun doute la volonté des rédacteurs du rituel de rappeler à l’impétrant qu’il a des droits mais aussi et surtout des obligations, vis à vis de lui-même et de ses semblables.



Au 27° degré du REAA, au-delà des devoirs de tout Franc Maçon, le récipiendaire se voit donc investit d’une série de privilèges.


Que se cache-il, derrière les privilèges accordés aux Souverain Commandeurs du Temple ?



Historiquement au 12° siècle, les Chevaliers du Temple étaient déjà détenteur de Privilèges, tels que ceux publiés par La bulle Omne datum optimum du Pape Innocent II le 29 mars 1139. Cette décision Papale fut d’une importance capitale pour l’Ordre des Templiers puisqu’elle était à la base de tous les privilèges dont jouissaient les Templiers. En effet, grâce à elle, les Chevaliers du Temple eurent le droit de bénéficier, en autre, de la protection apostolique et d’avoir leurs propres prêtres. Les Chevaliers Templiers étaient déjà à cette époque, libérés du joug et de la servitude des hommes.



Ceci dit, revenons à notre sujet de ce jour, Les privilèges du Commandeur du Temple, 27° degré du REAA.


En Franc maçonnerie, tout est symbole.


Les privilèges du Souverain Commandeur du Temple, au 27° degré du REAA, n’échappent pas à ce principe ontologique. Il y a donc des faces cachées aux privilèges du Commandeur du Temple.


En effet, il y a bien quelques significations cachées derrière ces privilèges spéciaux attribués au Souverain Commandeur du Temple de Jérusalem, 27° degré du REAA.



Le Souverain Commandeur du Temple est son propre Roi, doté de pouvoirs chevaleresque, sacerdotal et prophétique. Il a franchi tous les échelons de la Connaissance de soi.



Tous ces échelons sont en lui, il est capable de commander tout ce qui est en lui.


C’est ce principe qui lui confère les privilèges qu’il s’attribue à lui-même.


Le premier privilège stipule que les S.C. du T. sont toujours assis, l’épée au côté, le chapeau sur la tête, soit que l’on ouvre ou que l’on ferme la cour.



Ce privilège est comparable à celui des T.III.F. qui reste assis pendant l’ouverture, tout au long des travaux en Atelier et à la fermeture des travaux.


Il souligne au 27° degré, le fait que les S.C. du T. ont le Sacré en eux.


Nul besoin de participer à la sacralisation d’un espace spatio-temporel puisque le S.C. du T. est lui-même son propre temple sacralisé.



Le second privilège indique que les S.C. du T. sont exempts de catéchisme.


Le S.C. du T. détient la Connaissance en lui. Roi, Prêtre et Prophète, il ne peut être questionné sur la Connaissance qui est en lui.


Cette Connaissance lui est propre, sacrée et secrète.


Un autre privilège nous parle des Agapes. Lors de Agapes, on ne porte jamais de santé au S.C. du T.


Pourquoi ne peut-on porter des santés aux S.C. du T. ?


Il y a semble-t-il, un paradoxe à cela, car le peuple boit bien à la santé du Roi.


Toutefois on pourrait interpréter cela comme les santés à la fonction mais pas à l’individu qui l’incarne.


Un autre privilège indique qu’on ne peut pas faire de procès, ni faire subir de pénitence aux S.C. du T., car ils se l’imposent à eux-mêmes.


On peut y voir dans ce privilège une influence Calviniste, mais force est de reconnaitre qu’en étant son propre Roi, le S.C. du T. ne peut s’en remettre qu’à lui-même pour se juger.



Un autre privilège, celui-là non écrit mais vécu, est relatif au mode de réunion des S.C. du T.


Ils se réunissent autour d’une table ronde., symbole du caractère égalitaire des participants.


Tous les S.C. du T. sont égaux, tous sont, Roi, Prêtre et Prophète de leur propre Être.


Enfin et pour conclure, constatons qu’à la question : « Etes-vous Souverain Commandeur du Temple ?», celui-ci répond : « J’ai vu La Triple Lumière ».


Cette affirmation peut sembler empreinte d’une certaine humilité car au deçà du caractère visible de cette Triple Lumière, souligné par les privilèges qu’il détient, le S.C. du T. est conscient du caractère invisible de cette Triple Lumière qu’il incarne lui-même au sein du sacré de son être. Est-il à la fois, le Père, le Fils et le Saint Esprit ?



Au 27° degré, le Souverain Commandeur du Temple de Jérusalem pourrait très bien affirmer : « Je suis La Triple Lumière ».



D G

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