Le C K S
Non communiqué
A la Gloire du Sublime Architeste des Mondes Très Puissant Souverain Grand Commandeur
Le travail que je vais vous livrer représente une grande réflexion qui me positionne dans ce 30éme degré de Chevalier Kadosh, je pense à ce cheminement, le travail de recherche et ce ressenti au passage des degrés, ces portes qui s’ouvrent et tout devient lumineux.
Ce qui gomme les moments de doute et qui permet de bénéficier de tout ce qui a été acquit.
Je pense que ce n’est pas le degré auquel on est relevé qui nous ouvre la voie, mais plus exactement toute cette réserve de connaissance accumulée au fil des années qui par la magie du rituel se dévoile en notre être intérieur et qui permet de s’élever sur un plan de conscience supérieur.
Je serais donc incité de répondre, ce que représente pour moi le 30° degré de Chevalier Kadosh. C’est avant tout de ne pas renoncer à la part d’ombre qui nous habite, et ainsi devenir l’alchimiste qui ne méprisera pas, ni ne condamnera et ne rejettera pas le vil et l’épais, mais y voir la matière destinée à devenir céleste, spirituelle, subtile, après avoir accompli, selon l’art, les promesses de la création.
Ce sera toute la difficulté, car la maitrise parfaite de l’art est impossible même si quelque fois on pourra s’en approcher sans jamais l’atteindre, ce qui sera difficile, est sans cesse à recommencer, et d’avouer cette impuissance.
C’est une nouvelle voie qui s’ouvre sur la création et une plongée dans les mystères.
Le degré de Chevalier Kadosh est un degré d’action ou il faut décider de faire ou ne pas faire, dans un univers binaire ou tout serait, de façon un peu simpliste, blanc ou noir, comme l’est le cordon ou se rencontrent emblématiquement ces deux couleurs.
Le 30éme degré représente pour ma part une étape importante, n’est il pas le Nec le plus ultra, une valeur cardinale, il indique le carrefour qui est atteint, l’échelle symbolique, le Chevalier est le veilleur, l’Elu, il serait celui qui contribue à rétablir un équilibre fécond après qu’un ordre fut injustement détruit.
Pour le moment, c’est dans cet ordre d’idée que je perçois ce degré. Mais la pratique et la richesse du rituel me dévoileront les mystères. La lumière intérieure nous guide-t-elle ? On ne peut transmettre que ce que l’on possède.
Mon devoir de Macon est de percevoir et posséder ce qui doit être éternellement transmis, d’acquérir la lumière intérieur qui n’est autre que la connaissance transfigurant, si cette connaissance ne trouve aucune forme de sublimation à l’intérieur, la vie sera vide de sens et réclamera la lumière, en l’absence de toutes étincelles nous risquons de sombrer dans le chaos.
Qu’ai-je demandé, lors de mon entrée dans le Temple ou plus exactement que suis-je venu y chercher ?
Et pour y répondre nous devons nous rappeler que le Temple est le corps de l’homme « chercher la lumière ».
Il est indispensable de travailler dans le sacré et à une connaissance doctrinale, pour amorcer les méandres de la voie royale, cette connaissance deviendra une connaissance intérieure.
La connaissance que j’ai acquise est une conscience du mystère de la nature qui me permettra d’approfondir de mystère et d’être en harmonie physique émotionnelle et intellectuelle.
Cette connaissance se recherche plus en soi, qu’hors de soi, elle évolue jusqu’au jour de l’ultime connaissance.
Pour que cette lumière brille en nous, il faut suivre avec persévérance la Voie Royale jusqu’au jour où la lumière jaillira dans notre cœur et envahira notre corps, notre affect et notre esprit, elle aura envahi la totalité de notre manifestation matérielle.
Cette lumière brillera éternellement en nous et non uniquement de midi a minuit, Lumière spirituel, qui puise son énergie en elle-même et travaille sans discontinuer avec force et vigueur, alors que l’intellect discursif qui s’épuise, a besoin de repos.
L’intelligence initiatique, la connaissance est une observatrice silencieuse, ordonnée par la lumière, attentive aux ténèbres et aux brillances.
Oui, cette lumière qui me guide, et qui permettra peut-être un jour d’éveiller à un Frère son être intérieur.
Transmettre la connaissance, exige, non seulement d’être certain de la posséder ou de l’entrevoir réellement, mais de posséder suffisamment de sagesse pour transmettre. La grande difficulté, consiste à toucher l’être intérieur de celui que l’on veut éveiller.
Est-ce que l’action est une direction conforme à la loi universelle et aux plans du Sublime Architecte des Mondes ?
L’action est indispensable, mais il faut que la liberté de conscience soit réelle et non limitée, elle ne pourra se développer que dans une large conception de la croyance, le Temple ne représente-t-il pas le symbole de la perfection à atteindre ?
Pour être conforma à la loi universelle et aux plans, elle doit suivre ces principes, alors l’action sera une direction.
Pour être conforme et dans l’esprit du Chevalier Kadosch, l’action ne se situe plus au niveau vulgaire, mais dans l’homme réalisé.
Ce qui ne doit pas être une inaction, je réagi à une action, je suis actif et responsable dans le principe de l’action.
C’est le niveau de sagesse qui guidera l’action, alors là, l’action sera une direction conforme aux plans parfaits du Sublime Architecte des Mondes, et tout sera en harmonie à la loi universelle.
C’est dans ce cadre de mouvement de fonctionnement d’idées que je positionne mes actions, pour le moment bien sûr, tout évolue et rien n’est fixé.
De l’innocence à la pureté ?
C’est le pense le souhait de tout être dans ce monde et plus particulièrement celui de l’initié.
La cérémonie d’initiation, c’est la première purification initiatique qui est imposé à la vue Profane, mais le Profane n’est pas innocent, il a un vécu, donc il est impur, ce passage initiatique lui permettra, si il travaille et le souhaite, de se débarrasser de toutes souillures pour enfin se placer en position d’innocence, ce n’est que lorsqu’il aura atteint la pureté de conscience et de l’âme qu’il sera sur la voie de la sagesse, ainsi qu’une aspiration céleste et le retour aux sources de la vie.
Le 30éme degré est-il celui qui fera éclore en mon esprit, cette pureté, je ne le pense pas, cela voudrai dire que je serais arrivé au bout du chemin, non ce serait trop facile, la route est encore longue, oui, c’est une clef qui m’ouvrira une voie, beaucoup de travail reste à faire.
Je serais tenté de dire que c’est pour ma part le parcours de ma quête vers la connaissance guidée par la lumière.
Dans l’étude Cabalistique l’élève étudie d’abord la Séphira Malkout, c’est à dire son comportement dans l’environnement, puis Yesod, son ego particulier en suite Hod et Netzach, soit la théorie et la pratique.
Lorsqu’il atteint le niveau de Tepheret en lui-même, il devient son propre tuteur.
Il parvient alors à la triade de l’âme, ou s’équilibrent la discipline de rigueur (Gevoura) et la tolérance de compassion (Hesed).
Cet itinéraire toujours accompli au sein du groupe, se fonde sut une triple voie, étude, observance et amour, chacun devant faire murir progressivement et intégralement ses potentialités.
Mais l’accès à la triade supérieur de l’esprit suppose l’ouverture de l’œil de la connaissance secrète (Daat) et l’activation des énergies transcendantes de sagesse( Hochma) et d’intelligence( Binah), c’est l’enseignement de l’arbre de vie.
Cela me rappelle le travail fait à des degrés passés, ou tout me paraissait si confus… Et si…
Lorsque le dernier esprit pleinement conscientisé de l’humanité se fondra en Adam Kadmon, la grande image de Dieu regardera dans le miroir de l’existence et verra, dans l’expérience totale de l’humanité, le reflet de sa propre Divinité.
A ce moment, la perfection sera atteinte dans l’union avec le Nom sacré « je suis qui je suis » ou « Dieu regarde Dieu ».
Dans le rayonnement de sa complétude, l’image se fond avec la réalité pour se dissoudre dans Ain Sof et pour disparaitre de nouveau en Ain.
Seul Dieu est Dieu…
Donc tout est à refaire, cela me rassure N’est-il pas le danger ?
Ne pas passer trop vite YESOD
Ce qui serait l’innocence, Mais au fait la pureté c’est peut-être la perfection ? A part celle de l’âme bien sûr.
En conclusion :
Ces 30 marches (degré) de cet escalier qui m’ont amené aux Temples intérieur et extérieur. De ces trois premières marches qui m’ont proposé de tourner un regard vers moi-même et d’explorer le vaste continent sombre et mystérieux de l’inconscient, et surtout de ne pas oublier, en aucun moment, d’être avec humilité, ligné de la verticalité.
Les cinq suivantes de la rencontre horizontale qui m’ont permis de parcourir la terre des hommes et à rencontrer, le Maitre intérieur et de partager les secrets de l’Art Royal et le partage.
Les autres qui m’ont permis de gravir cette montagne.
Puis la descente dans la vallée, le centre de l’idée, tout est mouvement, cette descente et la découverte de la voute lumineuse de la conscience.
De l’amour universel du Chevalier Rose croix, vers l’amour mystique, la voie de l’Œuvre, dans la construction du Temple de l’humanité qui devient la voie de l’action, cette voie ne se fait pas en un degré, elle provient de la voie de l’amour.
C’est le but du Chevalier Kadosch, l’épanouissement mystique, à un remaniement de la quête, il est un Chevalier, bien plus qu’un prêtre, la voie de l’amour ne sera pas oubliée, elle se fondra dans la personne du moine soldat.
Les Arcanes, l’échelle double a sept degré, l’aigle à deux têtes sont deux symboles qui renforcent la dualité omniprésente dans ce 30éme degré, complété par la richesse des maximes : Dieu le veut, vaincre ou mourir…
C’est aussi une ouverture qui nous amène à considérer qu’enfin, au 30éme degré, le Franc Macon peut être juge de lui-même, et se libérer du regard des autres, il est l’élément et le devoir de l’action, mais aussi le guetteur , il doit respecter le serment « je travaillerais de toutes mes forces à l’affranchissement de la conscience humaine , par l’enseignement des Sciences et les manifestations de la raison ».
C’est par une étude du rituel que j’ai axé mon travail, ce qui me paraissait important, c’est de pouvoir évaluer mes connaissances, mon évolution et mon état de compréhension par rapport à ce 30éme degré.
Je pense à cette merveille Voie de l’Amour qui s’enroule en double spirale avec la voie de l’œuvre, comme les deux serpents du caducée.
C’est une certitude pour ma part, mon devoir au degré de Chevalier Kadosch sera et je m’y engage, avec force et vigueur de rester et de faire respecter la voie étroite du juste milieu.
J’ai dit