Pourquoi le Maître Secret a-t-il besoin de trois mots sacrés au 4ème degré ?
Non communiqué
Quel sens profond ces mots ouvrent-ils dans le cœur du lévite que vous-êtes ?
Généralités
Pour commencer mon propos, je tiens à rappeler que les éléments abordés
ici le sont lors de l’instruction au 4ème degré et non dans le
rituel d’initiation à proprement parler.
Lors de cette instruction il nous est livré deux éléments en rapport au sujet traité:
Le premier est que le Maître Secret occupe le rôle d’un « Lévite », c’est-à-dire un serviteur du temple. Il nous est indiqué également que les Lévites avaient été désignés comme porteurs de « l‘arche d’Alliance ».
Cela laisse à supposer que les Lévites étaient détenteurs de qualités particulières leur permettant de ne pas être consumés par la « resplendeur » de l’arche.
Le deuxième élément qui nous est livré est la nature des « mots sacrés » et leur signification.
Ces mots sacrés sont IOD, ADONAI et YVAH. Il nous est précisé que ces trois mots signifient DIEU et sont des mots de substitution du nom « Ineffable » c’est-à-dire « imprononçable ».
En quoi ces trois mots sacrés sont-ils
nécessaires dans notre apprentissage?
Quelles portes
peuvent-ils prétendre ouvrir au Maître secret ?
Le mot sacré « IOD »
IOD se réfère probablement à « YOD » qui est un
principe général du divin présent en chaque chose. 10ème lettre de
l’alphabet
hébraïque elle est symbolisé à peu près partout où l’on cherche à
écrire l’un
des noms de DIEU.
YOD est l’initiale du tétragramme divin (YHVH) ce qui en fait une lettre très sacrée.
YOD a la forme d’une apostrophe. Presque une étincelle de volonté divine. Elle est semblable à un point, point qui contient tout et est le centre du monde.
YOD
à pour valeur numérique 10 selon la « gématrie ».
La gématrie étant une branche de la cabale juive, tentant d’interpréter
mathématiquement les valeurs chiffrées du texte hébreu de la Bible
(chaque
lettre de l’alphabet hébreu ayant une valeur numérique)
YOD est également symbolisé par « la Graine » ou « La Main qui sème », c’est aussi la base de « l’Arbre de vie » de la bible, soit la Séfirah de « Hokhmah », attribut de la volonté.
YOD selon la Kabbale est symbolisé par le signe astrologique de « la Vierge ».Il est intéressant ici de noter que la vierge est également appelée « la servante du zodiaque », cela fait écho à la fonction de Lévite. En effet les natifs de la vierge sont très souvent chargés de valeurs d’abnégation et sont souvent au service de leur communauté.
ADONAI terme hébreux pouvant être traduit en « mon
maître », il est également la forme plurielle de « Seigneur ». Il est
lu à la
place du tétragramme sacré ne pouvant être prononcé sous peine de
sacrilège.
ADONAI nous amène à la prise de conscience de l’existence de forces supérieures. Des forces dont nous ne pouvons pas prendre le contrôle et qui nous imposent l’humilité. C’est en comprenant l’existence de ces forces que nous pouvons tenter de nous y épanouir et notre rapport à l’autorité en fait partie. En effet il est indiqué au grade de Maître Secret que « l’obéissance est un facteur de libération ».
ADONAI par sa matérialisation mentale permet au Lévite de situer un point de repère avec ce qui est infranchissable, soit peut-être, la prise de conscience de l’existence de la balustrade.
Comme il nous est indiqué lors du premier voyage au 1er degré « Grandes sont les difficultés pour celui qui ne possède pas la lumière et qui a cause de cela, ignorent les lois profondes du Cosmos et agissent à l’encontre de ces lois ».
Ainsi en prenant conscience de ses propres limites et de sa place en ce monde le Maître Secret peut réellement commencer à franchir les obstacles présents sur sa route car il commence à en ignorer un peu moins la nature.
Ainsi ADONAI fait ici figure de force Saturnienne. C’est-à-dire qu’elle impose la limite et l’épreuve à l’initié. Ces épreuves sont de nature à le faire grandir. Sans la présence de saturne (le père) il est impossible aux hommes de gagner en force et en maturité., prenant le risque de se transformer en mauvais compagnons.
ADONAI est donc une figure d’autorité mais également une figure structurante pour le cherchant.
Le mot sacré « YVAH »
YVAH est probablement ce qui se rapproche le plus
d’une substitution du « tétragramme »,il reprendrai le Y de YOD (10ème
lettre
de l’alphabet hébraïque) le VAV (6ème lettre de l’alphabet) et le HE
(5ème
lettre), soit :
YOD VAV HE ou plutôt YOD HE VAV HE retranscrit YHWH
En substance YAVHE selon les traductions chrétiennes, plus proches de nous.
C’est le nom ineffable. Considéré d’une sainteté suprême et ne pouvant être prononcé en raison du troisième commandement « Ne pas prononcer le nom du Divin en vain ».
Comme
nous avons déjà traité du YOD, nous allons donc
nous concentrer désormais sur le VAV et le HE.
VAV
VAV est la sixième lettre de l’alphabet hébraïque. Elle signifie « crochet » ou « clou » c’est ce qui unit deux choses.
VAV est considérée comme une lettre très importante, car elle représente souvent la connexion entre les mondes supérieurs et inférieurs. VAV est également considéré comme un symbole de l’union, de la liaison et de la continuité.
VAV a pour valeur 6 en gématrie ce qui ramène à l’Hexagramme ou le sceau de Salomon soit l’étoile de David qui évoque alors la paix et la sagesse. Peut-être pour nous « réunir ce qui est épars ».Car le règne de Salomon se voulu moins guerrier que celui de son, père David. Le sceau de Salomon peut évoquer également la réunification des quatre éléments en alchimie.
Le VAV contenu dans YOD HE VAV HE est souvent interprété comme représentant la connexion entre les mondes supérieurs et inférieurs.
VAV enfin représenterai le cœur de l’arbre de vie mentionné plus haut soit la Séfirah de « Tiferet, », attribut de l’harmonie.
HE
HE est la cinquième lettre de l’alphabet hébraïque. Elle symbolise le souffle ou la respiration. En quelque sorte le souffle divin, l’énergie cosmique fondamentale.
HE étant contenu deux fois dans le tétragramme divin YOD HE VAV HE cela en fait l’une des plus importantes lettre de l’alphabet Hébreu.
HE a pour valeur cinq en gématrie. Cela nous ramène donc à notre très sacré et familier pentagramme qui symbolise l’homme initié voir l’homme de Vitruve selon Léonard de Vinci.
HE symbolise aussi le sommet de l’arbre de vie dont nous ne cessons de faire allusion depuis tout à l’heure soit la Séfira de « Binah », attribut de l’intelligence.
Si nous tentons donc de comprendre ces trois lettresYOD « la Main Divine », VAV « Ce qui réunit deux choses » et HE « le Souffle Divin » nous pouvons faire la supposition suivante :
« La Main et le Souffle Divin ».
En
d’autres termes ces mots sont potentiellement un
des axes majeurs permettant au Maître Secret de résoudre l’énigme de la
clé
d’Ivoire «ZIZA».
La qualité de Lévite permettant de supporter la resplendeur
par la méditation des mots sacrés. La révérence à Adonaï et le sens du
devoir
par le service dans le temple permettront peut-être de franchir la
balustrade.
Il est à noter que l’on peut également observer une forme de progression de l’énumération de chaque mot vers l’appréhension du divin. En effet chaque mot se complexifie l’un après l’autre.
Quel sens profond ces mots ouvrent-ils dans le cœur du lévite que vous-êtes ?
L’assimilation de ces mots sacrés, sont probablement, une étape cohérente après de la résurrection du maitre Hiram pour l’initié.
C’est lors du relèvement du corps du maître Hiram que l’initié se voit, symboliquement, réunir les conditions et la possibilité d’éveiller ses premiers contacts avec le 6ème sens, le sens du divin.
Cependant à ce stade de l’initiation le futur jeune Maître ne dispose pas des outils nécessaires à l’appréhension et la mise en pratique de ces nouvelles possibilités.
Par la découverte, la méditation et l’appropriation des mots sacrés révélés par l’instruction au 4ème degré, le Maître Secret commence à pouvoir cerner les contours de cette nouvelle dimension.
En effet il va découvrir que le principe générateur du IOD est au centre de chaque chose et doit, au même, titre inspirer sa pensée comme ses actions.
Sans cet état d’esprit le Lévite ne peut pas convenablement remplir sa charge et encore moins soutenir la vue de la lumière.
Comme
il est expliqué précédemment, la prise de
conscience des règles de l’univers spirituel sont une première étape
indispensable à toute tentative d’évolution raisonnable et maitrisée
dans un
environnement dont de nombreuses lois restent encore à découvrir et à
s’approprier.
J’ai
dit.