4° #401012 Derrière le miroir d’Abibalq Auteur: F∴ C∴ Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué TSPM, et vous mes TCFFÉ, je dois dire qu’en faisant mes dernières retouches à cette planche, j’étais quelque peu angoissé de passer à vos yeux pour un iconoclaste sans aveu. Et c’est alors que j’ai appris la découverte récente de la fin de l’Évangile apocryphe de Jacques, selon lequel Judas, loin d’être un traître, n’aurait fait qu’exécuter scrupuleusement l’ordre de son Maître Jésus : ordre d’indiquer au Sanhédrin l’endroit où il tenait ses quartiers. Le symbole de Judas ainsi retourné, la légende du Christ doit-elle être revue, des siècles après avoir été fixée par les Pères de l’Église ? Droit dans mes bottes d’athée, ce n’est pas à moi de prendre parti, mais j’y trouve pertinence et plaisir à réinterpréter, à ma façon, certains détails de la Légende d’Hiram, que voici :De retour de la grotte de Joha, Joaben et trois de ses frères, Pierre, Paul et Jacques, réfléchissent. « Mission accomplie, disait Joaben, terminé pour ces trois-là ; mais nous, on n’a pas fini d’y penser !– Ça, c’est vrai, dit Pierre ; mais qu’est-ce qui a bien pousser ces trois compagnons à devenir criminels ? Connaissant Hiram comme nous tous, Abibalq devait bien se douter qu’il ne lâcherait rien sous la menace ! Donc son crime ne pouvait servir à rien ! Jubelos et Giblas auraient dû s’en douter, eux aussi, au lieu de devenir ses complices !– Enfin, dit Jacques, Abibalq était un vrai Maçon ; il avait été initié comme nous, il savait tailler sa pierre ; sur le chantier, la vie n’est pas trop dure ; pourquoi est-il devenu criminel ?– Il a été criminel parce qu’il était mauvais Maçon, dit Paul en élevant la voix, et il en est de même pour ses compagnons.– C’est un peu court, dit Pierre, ça n’explique pas comment un Maçon devient criminel…toi qui le connaissais, Jacques, dis-nous un peu qui il était, qu’on essaie de comprendre.– Eh bien…Abibalq, il était encore jeune ; pas grand mais costaud, vous avez vu sa dépouille ; c’était une grande gueule, du genre pas commode et qui ne plie pas. Il a été initié il y quelques années, je m’en souviens bien.– Ah…tu y étais ?– Oui, oui. Un des frères avait apporté un miroir…vous savez, à ce moment-là, c’était encore un objet assez rare. Donc, à la fin de la cérémonie, son parrain le lui a tendu pour qu’il découvre son visage, pour qu’il sache qui il était…pour qu’il se méfie de lui-même autant que des autres, quoi. Surpris, Abibalq a contemplé son image pour la première fois ; il regardé derrière le miroir, étonné, et…voilà à peu près ce qu’il a dit : « Hé, je ne me voyais pas comme ça ; si c’est vraiment moi, un gars comme ça, ça ne devrait pas faire de vieux os ». Je n’imaginais pas combien il avait raison !– Donc, dit Pierre, il semble qu’il se méfiait de lui-même, qu’il se connaissait.– Ouais, dit Paul ; moi, je pense qu’Abibalq et ses compagnons étaient envieux d’Hiram, tout simplement ; de son savoir de forgeron, de ses réalisations, de sa stature de chef. – Enfin, dit Jacques, Hiram était fils du roi de Tyr, à ce que l’on dit, et je ne vois pas Abibalq envieux de la naissance d’un prince !– Ou alors, reprend Jacques, sans que nous l’ayons su, peut-être qu’Hiram les aurait rabaissés, insultés, punis, lui et ses deux frères ?– Ça m’étonne, dit Paul, moi, je n’ai jamais vu Abibalq se faire réprimander.– Écoutez, reprend Pierre, que l’on doive considérer Abibalq comme un mauvais Maçon parce qu’il a commis un crime, soit ; mais…à mon avis, pas plus que ses comparses.– Mais si, dit Paul ; d’après l’enquête, Hiram a reçu trois coups, et c’est le dernier qui l’a tué.– Et après, reprend Jacques, qu’est-ce qui est le pire, de porter le premier coup, ou le dernier ?– Et puis, reprend Paul, Abibalq a été rejoint avant qu’il se donne la mort ; on a proclamé que c’était lui le coupable, mais c’est peut-être l’un des deux autres qui a tué Hiram !– Oui, dit Jacques, ces deux-là sont morts par accident, mais s’ils n’avaient pas été poursuivis, au lieu de mourir par accident, ils auraient peut-être voulu se suicider, eux aussi !– Attends, dit Pierre…ils se sont peut-être suicidés, justement ! Ils se sont peut-être jetés volontairement dans les fondrières ; qui sait ?– Possible, dit Jacques ; oui, capturés ils étaient certains d’être punis de mort ; donc, avec ou sans remords, autant en finir eux-mêmes…– Et finalement, on ne sait pas lequel des trois a été le plus coupable, dit Jacques…– Bah, dit Paul, quelle importance ; et toi, Joaben, qu’est-ce que tu en penses ? »Joaben, silencieux jusque là, prend la parole :« Écoutez, mes BAFFE… Moi, je vois les choses autrement. Pour moi, il ne s’agit pas de bons ou de mauvais compagnons, mais du chemin qu’ils ont choisi à un certain moment. Tout ce que vous venez de dire est possible, mais pour moi, ça signifie que vous ne savez pas ce qui s’est réellement passé.– Ah…parce que…toi, tu sais ce qui s’est passé ? demande Jacques.– Je ne sais pas tout, mais…je sais certaines choses qui m’ont été racontées ; par…bon, par un bouche à oreille que je ne dévoilerai pas ici, mais qui est digne de foi, ça, j’en suis certain.– Intéressant, dit Pierre ; raconte !– Eh bien voilà. Hiram a bien été tué par ces trois compagnons qui s’étaient cachés dans le temple, mais en fait, ça ne se s’est pas du tout passé comme ça nous a été raconté.– C’est-à-dire ?– Eh bien…les faits, les paroles, le mobile, toutes les informations autour de l’assassinat d’Hiram, elles nous sont parvenues…rappelez-vous, neuf jours après le meurtre ; et savez-vous comment ?– Euh…oui, dit Jacques ; oui, c’est Tobias, un veilleur impotent, vieux et à moitié paralysé, qui a assisté au drame, caché dans un coin sombre ; et c’est seulement quand on l’a interrogé qu’il a révélé les faits. C’est bien ça ?– Euh…oui, c’est ce qu’on nous a dit. Seulement voilà : d’après l’un des Maîtres qui a écouté le récit de Tobias, ce qu’on nous a raconté, ce n’est pas du tout ce qu’il a dit. Salomon a décidé que le drameserait raconté selon ce qui nous a été dit, mais cette version est loin de la réalité, ça, je vous le certifie.– Enfin…pourquoi auraient-on inventé autre chose que la réalité ?– Ça, c’est à nous de chercher à comprendre.– Enfin, Joaben…si tu connais la réalité des faits, toi, tu peux nous la dire ! Tu es notre chef d’escouade, on t’a fait confiance, on t’écoute !– Bon, voilà : ce qui s’est passé dans le temple, c’est un drame…disons, au deuxième ordre. Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte, mais voilà des mois que Hiram était contesté…– Oh…oui, c’est vrai, mais…à ce point-là !– Si, justement ; un nombre croissant de Maçons lui faisaient de plus en plus de reproches ; pour ce qui concerne directement le chantier, on lui reprochait son refus de discuter ses décisions, et aussi son favoritisme vis-à-vis de ses officiers.– C’est vrai que…oui, dit Pierre, tout ça était parfaitement visible et abusif ; et puis ?– Eh bien, il y avait d’autres choses qui neconcernent pas directement le chantier, mais qui sont encore plus graves : on lui reprochait de bâtir un temple démesuré par rapport aux besoins de Jérusalem, et aux moyens disponibles.– C’est vrai, dit Jacques, mais ce n’est pas Hiram qui est responsable des plans, c’est Salomon ! (1) – Pas du tout, intervient Pierre ; c’était des plans divins, faits par son père David…– Divins ? Tu parles…– Oui, et ces plans ont été transmis à Salomon, avec le trésor qui devait suffire à couvrir les frais (2). Salomon a sûrement transmis le tout à Hiram.– Eh bien raison de plus ; c’était à Hiram de proposer des plans raisonnables, pour un temple adapté à Jérusalem et aux moyens disponibles !Voilà plus de six ans que le chantier a débuté, et ça s’éternise. (3) La ville en souffre !– Ah, c’est sûr qu’un temple aussi dispendieux pour un petit millier d’habitants, c’est démesuré. Des portes en or, quand même !– Oui, dit Joaben mais Hiram disait que ce temple était le nôtre, et qu’il devait être magnifique, à l’image de notre temple intérieur…– Attends, dit Jacques, il ne disait pas plutôt le contraire, que notre temple intérieur devait être à l’image du temple de l’Éternel ?– Ah…oui, c’est vrai ; mais là, justement, il disait l’inverse.– Enfin, pour moi, avec des discours comme ça, Hiram cherchait à nous enfumer pour nous faire accepter d’être payés au rabais, pour pouvoir embaucher des étrangers grassement payés !– Ça, c’est vrai, sur le chantier, on entend toutes les langues…– Et alors ? Tout le monde y a gagné, dit Pierre, le mortier des Égyptiens, le bronze des Corinthiens, les outils en fer des Hittites !– Et ce fer a été bienvenu, dit Paul ; pendant que Salomon visitait ses mines à la recherche de son petit ver à couper les pierres (4), on travaillait…– Un petit ver à couper les pierres ? dit Pierre avec inquiétude, tu délires, Paul ! Pourquoi pas avec l’anneau magique de Salomon ?– Mais si, le ver, le Chamir, pour couper les pierres ! Il est gardé par un Coq de bruyères !– Mais non, dit Jacques, c’est un verre qui coupe sans s’user ; comme du diamant, quoi !– Bon, enfin, tout ça, les outils, les matériaux, c’était bien de la responsabilité d’Hiram, oui ?– Bien sûr, reprend Joaben, seulement il y avait d’autres problèmes. Ce qu’on lui reprochait surtout, c’est de faire en sorte que dans ce temple, on puisse y vénérer aussi des dieux étrangers.– Oh, c’est vrai ? C’était son intention ?– Oui, et l’Arche d’Alliance, elle est loin d’être prête à entrer dans le temple ; alors que…regarde : comme éléments de décor, il y a déjà le soleil et la lune sur la paroi d’orient, et même l’oeil d’Horus !L’oeil Oudjat, tu te rends compte ! Et sur la paroi d’occident, il y a l’étoile des Égyptiens…attends, comment ils appellent ça, déjà… Ah, oui, leur étoile Sothis, notre Sirius, qui n’apparaît qu’en été.– Certains soutenaient même que cette étoile devait être au levant, contrairement aux plans, dit Pierre… Et je ne sais plus où, il y a même des symboles de maçonnerie, le niveau, le compas…– Vraiment, dit Paul, on se demande ce que viennent faire tous ces symboles dans le temple dédié à l’Éternel !– Écoutez, dit Joaben, d’après un ami proche de la cour, le roi veut s’ouvrir aux pays voisins.– Ah oui, dit Jacques, pour accueillir encore de belles étrangères païennes ! Ses 700 épouses, ça ne lui suffit pas, il lui faut encore des concubines ?– Allons, Jacques… Le pouvoir, pour être respecté, ça doit être admiré ; ça doit s’exhiber !– Ouais…il a beau se prendre pour Ramsès, Salomon, c’est juste un petit roi ! (5)– C’est vrai ; mais qu’il veuille s’ouvrir à l’étranger, ça se comprend : il veut réunir autour de son pouvoir non seulement toutes les tribus, mais tous les peuples alentour ; réunir ce qui est épars, quoi. Ça peut comprendre, quand même.– Oui, mais on peut comprendre aussi que certains en soient heurtés, et qu’ils s’y opposent.– Bon, tout ça, dit Pierre, c’est la toile de fond, mais ça n’explique pas le drame. Alors, qu’est-ce qu’il a dit, le vieux Tobias ? Raconte, Joaben ! Que ce ne soit pas des paroles perdues !– Bon, eh bien voilà : d’après ce qu’il a dit réellement, ces trois compagnons, ils étaient venus voir Hiram pour tenter de le faire changer de chemin ; comme en mission, quoi ; mais pour être sûrs d’avoir gain de cause, ils ont menacé de soulever le chantier.– Ah, je vois, dit Paul ; et ça aurait mal tourné ?– Exactement ; d’abord, Hiram a refusé de considérer les trois compagnons comme des délégués ; il a confirmé son obéissance au roi, il a refusé de voir contester ses choix stratégiques et son autorité. Les trois délégués ont qualifié cette fermeté d’aveuglement, et le ton a monté.– Et alors ?– Eh bien…vous connaissiez Hiram ; lui aussi, il était très grand et très fort, sanguin et colérique ; la discussion a dégénéré, on en est venu aux mains et aux coups, et assez vite, un compagnon a été blessé ; puis un autre, puis un troisième.– Oh… Quel désastre, dit Paul, dire que ce temple devait être le Temple de la paix ! Enfin, on ne combat pas des idées à coups de poings !– Eh oui ; malgré sa force et son autorité, Hiram n’avait aucune chance de vaincre, seul contre trois !Ils ont continué à se battre, les compagnons blessés ont utilisé leurs outils pour répliquer, et finalement ils l’ont abattu.– Mai pourquoi en arriver là ?– Eh bien…dans la dispute, toujours d’après Tobias, Hiram avait juré de les faire jeter aux cachots pour insubordination et rébellion ouverte !– Ah… Oui, bien sûr ; et blessés tous les trois, ils étaient parfaitement identifiables comme rebelles…Elles étaient graves, les blessures ?– Des yeux pochés, des dents cassées…– Eh, oui, dit Jacques ; là, je vois très bien la scène : Hiram, sûr de son autorité et de son bon droit, face aux trois compagnons ignorant tout de l’art de parlementer… Évidemment, ça ne pouvait pas finir autrement…– Et dire que ces trois gars, dit Pierre, ils étaient venus parlementer au nom du chantier ! C’est pour nous qu’ils se sont mouillés, et aujourd’hui, ils passent pour des criminels !– Mais ils sont criminels ! Ils ont tué !– Oui, bien sûr, mais…dans le feu de l’action, après avoir combattu, et échoué !– Bien sûr, ajoute Paul, ils n’ont plus pensé qu’à sauver leur peau ; qu’est-ce que tu voulais qu’ils fassent d’autre ? Tu sais, sur un chantier, assurer sa survie, c’est le début de la sagesse !– Tu crois ça ? dit Jacques ; Hiram a eu le réflexe inverse, lui ! Sa mission de chef, il l’a défendue au péril de sa vie, et il en est mort !– D’accord, dit Pierre, mais ce n’est pas une raison pour faire d’Abibalq un héros du mal.– Écoute, Pierre, reprend Joaben ; si Abibalq s’est donné la mort, c’est qu’il avait une raison assez forte pour le faire, même si cette raison n’est pas celle qu’on a voulu nous faire croire ; donc, c’est logique de penser que c’est lui qui a tué. Il a pu se suicider aussi bien sous la honte de ses défauts, qui les ont conduits à l’échec, que sous la honte de son crime ; et pour ses complices, c’est peut-être pareil.– Alors que d’après ces motivations, il serait plutôt un héros du courage, dit Paul ; et ses complices, on préfère les oublier, alors qu’ils ont peut-être été aussi courageux…– Faites attention, mes Frères, dit Joaben : le courage irréfléchi, l’inconscience de ses actes, le dédain de l’autre et de ce qu’il pense, ça s’appelle du fanatisme ; résultat : ils ont tué Hiram !– Écoutez, dit Paul, ce n’est pas la première fois qu’un haut dignitaire se fait tuer, ici ; si Salomon a voulu stigmatiser l’énormité du meurtre, à mon avis, c’est pour masquer ce début de rébellion (6) d’ouvriers ; ça gronde un peu partout, ces temps-ci !– Oui, et en insistant sur l’énormité du crime, dit Jacques, ils ont voulu en masque le mobile.– Ouais, dit Paul ; maintenant, je vois ça d’ici : à notre retour, notre équipée sera présentée à tous nos Frères comme le mythe symbolique de la vengeance en mission pour punir le crime !– Certainement, approuve Pierre, et pour qu’une image soit marquante, il suffit d’un nom et d’un lieu : donc, l’image de la vengeance à exercer, ce sera Abibalq, et la Caverne de Joppa.– Attends, Pierre, reprend Jacques, l’image est fausse ; Salomon a donné l’ordre de venger ce crime, alors que c’est Abibalq qui s’est lui-même donné la mort ! Peut-être comme suite à la prédiction qu’il avait jetée sur son image, après avoir regardé derrière le miroir, mais quand même !– D’accord, dit Paul ; mais nous ? Nous sommes dans le mythe, alors que nous n’avons rien fait du tout ; nous faisons image de quoi ?– Eh bien, dit Joaben…ça fera juste image de la mission exceptionnelle qui a été la nôtre.– Et toi, Joaben, conclut Pierre, si tu es dans le mythe, c’est parce que tu es notre chef, et parce que c’est que le sort qui t’a choisi.– Pas du tout ; j’ai été élu par mes Frères, et je vous ai choisis.– Bon, admettons ; mais l’image de ton personnage doit rester sans gloire : en poursuivant ces criminels, ni toi ni aucun de nous n’a utilisé son poignard, son bras, ni même son esprit.– Si, reprend Pierre ; du seul fait de nous avoir vus lancés à leurs trousses, de s’être sentis poursuivis, et devant notre détermination, les criminels ont choisi le châtiment.– Donc, voici l’image du mythe, dit Jacques en souriant : Joaben, le bras armé, poignard en main, persécutant le crime au nom de la Loi ; c’est ça ?– Oui, parfaitement, dit Joaben, en faisant halte face à ses compagnons ; c’est ça, j’en suis parfaitement conscient, malgré l’autre drame qui restera caché, et que la plupart de nos Frères continueront à ignorer ; et je dis que face aux erreurs et aux vices, force doit rester à la Loi.– À la Loi, d’accord, dit Pierre, mais attention : après examen public des faits, ce qui doit rassurer tout le monde sur la façon dont la loi est appliquée ; et ça, ça s’appelle un Procès. Alors que là, je te le rappelle, nous avions pour mission de ramener les criminels…morts ou vifs ! (*)– Ah… Là, tu as raison, dit Joaben, je n’avais pas pensé à ça… Vous voyez, mes Bien-aimés Frères, nous n’avons pas fini de réfléchir à ce drame… ».J’ai dit, T S P MNotes :(*) Attention : un Vade-mecum maçonnique (7) nous informe : « La conscience est un juge inflexible. C’est une voix qui parle en nous et qui nous permet, en notre for intérieur, de distinguer le bien du mal, d’en fournir des normes, de mesurer la valeur des actions, de juger denotre conduite et de celle des autres ». Et aussi : « Tout bras armé, autrement que par un pouvoir légitime, ne peut qu’être criminel ». (1) Salomon fut roi de 970 à 931 av. J.-C. selon la chronologie biblique. (2) Le temple aurait été édifié grâce au trésor accumulé par David, père de Salomon. (3) Le chantier aurait duré plus de 7 ans. (4) Voir Salomon et le Chamir d’Asmodée in Henri Iselin, Légendes de l’Orient Classique (F. Lanore éd., 1962). Voir aussi le site : http://www.lamed.fr/ (5) Le dernier Ramsès (Ramsès XI) est mort en 1070 av. J.-C. (6) En 935 et 933 av. J.C., soulèvements du peuple de Juda contre Salomon, pour l’allègement des impôts et corvées. (7) Claude Darche, Vade-mecum des Ordres de Sagesse du Rite Français, Dervy, 2011. Navigation des articles Planche Précédente "Fénelon, l’ami de Ramsay" Planche Suivante "Le silence du maître maçon"