4° #401012 L’éclat du jour a chassé les ténèbres et la grande Lumière commence à paraître Auteur: C∴ D∴ Obédience:Non communiqué Loge: NC - Orient de BANDOL A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers Deus Meumque Jus Rite Ecossais Ancien et Accepté Ordo Ab Chao Au Nom et Sous les Auspices du Suprême Conseil de France Liberté Egalité FraternitéL’Ouroboros de Antoine VINCENT (1500-1568)« L’ourobore encercle le soleil naissant à l’horizon du ciel, pour figurer la renaissance de la Lumière et le cycle de l’évolution »Les M S ouvrent les travaux au début du jour et les finissent à la fin du jour, la mise en action du rituel du 4ème degré est donc un acte voulu mais néanmoins magique, voire même alchimique. La Loge est plongée dans la pénombre avant le début des travaux et tout est voilé, lorsque le T F P M demande au 1er Inspecteur quelle heure il est, celui-ci répond que l’éclat du jour a chassé les ténèbres et que la grande Lumière commence à paraître.La Lumière jaillit du néant pour inonder le monde de sa clarté, de ses premières lueurs qui éclairent les Hommes, c’est à ce moment que les Maîtres Secrets commencent à travailler à leur perfectionnement lorsque la vérité spirituelle et la connaissance paraissent au-delà des apparences. Cette Lumière intérieure commence à rayonner au centre du Maçon et l’attire vers la voie qui doit le mener vers l’amélioration de son âme et de son coeur.Le travail sur les vertus devient l’oeuvre primordiale du Maître Secret qui cherche à avancer sur la voie de la connaissance suprême. Peut-être que cette Grande Lumière est une connaissance sans fin, celle qui permet de comprendre d’où l’on vient et où l’on va, de la route du Devoir qui aboutit à une autre dimension, au bout du parcours lorsque l’être de chair s’est transformé en pur esprit, comme une intuition d’atteindre la vérité céleste, celle qui crée et ordonne le monde.La grande Lumière n’est visible qu’à celui qui peut soutenir sa clarté insoutenable, car elle est la source des principes qui illumine le cherchant en quête de spiritualité. Comment comprendre les mystères de l’existence et acquérir la sagesse qui permet de découvrir la véritable vibration intime qui rapproche l’Homme éveillé de la parcelle de Divin qui réside en lui ?Le Maître Secret, qui a été initié puis élevé jusqu’au grade de Maître, travaillait jusqu’alors de midi à minuit, du milieu du jour jusqu’au milieu de la nuit, symbolisant la création de l’Univers et de l’Homme vers l’essence, et maintenant il le fait en pleine lumière, quand les ténèbres qui dominent la nuit ont été chassés, afin que le Maître Secret réfléchisse sur son devenir et évolue au-delà du physique, vers la métaphysique.Le profane qui vivait dans la confusion et l’ignorance a reçu la Lumière lors de son initiation, il a vu l’Orient qui illumine la Loge, ou plutôt la direction de la lumière mystique qui éclaire l’Homme parti à la recherche de sa voie, mais aussi de la Vérité et de la Parole Perdue.La lumière que perçoit le nouvel Apprenti l’incite à se dépasser pour aller au-delà des apparences, pour apprendre à se connaître et à s’améliorer. Le silence qui lui est alors imposé est le symbole de la réflexion, de la méditation mais aussi des songes et de la nuit.Le Maître Secret qui a pris conscience de son ipséité, de la conscience de soi, va désormais aborder le domaine de l’irréel, de la métaphysique qui permet de discerner la voie de la spiritualité qui chemine au-delà des illusions. Il faut être prudent et mesuré dans cette avancée pour ne pas s’égarer en chemin, pour ne pas s’enflammer au regard des progrès accomplis, car se glorifier de ses efforts ne permet pas toujours d’atteindre son but.DANTE a dit : « si tu voyais le rayonnement de la divine beauté, tant elle resplendit, qu’à son éclat tu deviendras pareil à une feuille morte que brise la foudre ! » il s’agit donc de voir, sans être ébloui, et de ne pas tomber dans le piège de la facilité, car le chemin est difficile et trompeur.La Loge de Maître Secret permet à l’Homme de désir d’atteindre un état mystique, car il cherche la véritable source de l’initiation au travers des choses intelligibles et sensibles, en se débarrassant des contingences matérielles. Cette vérité ne se dévoile que graduellement selon les mérites et la progression de chacun, pour arriver à un niveau de conscience supérieur que seul le silence permet de comprendre.Pour découvrir la Porte de la Lumière, la porte solaire, le Maître Secret qui est candidat à la voie royale accomplit un périple destiné à identifier ses ténèbres intérieures et à les combattre, tel un Chevalier qui se bat contre lui-même. Le feu intérieur ne brûle que s’il suscite l’éveil de la conscience et, pour accéder à la Lumière éternelle, il faut d’abord se libérer du plan humain. Le Maître Secret doit accomplir 4 voyages qui vont le mettre sur la voie, et qui peuvent le conduire du détachement de ses certitudes, à la générosité de sa recherche, puis à la vigilance de sa conduite pour aboutir à la gratitude de son avancée.Si la vérité est la lumière placée à la portée de tout Homme qui veut ouvrir les yeux et qui veut regarder, le Devoir y conduit sûrement nous apprend le rituel du 4ème degré. Le deuil de Maître Hiram est le symbole du sacrifice qui pousse l’impétrant au seuil de sa conscience afin de renaître à la Lumière. Ainsi la germination s’opère en passant de l’obscurité à la lumière qui irradie et favorise la réalisation de la poussée de soi vers l’épanouissement du Moi intérieur.L’horizon est une évolution car tout se perpétue et se transforme dans un mouvement alternatif qui passe du chaos à l’ordre. Tout est né du néant, et c’est le plan divin qui nous éclaire dans la nuit éternelle qui régit l’univers. Comme le vide qui emplit les cieux, le silence est l’absence de bavardage qui marque l’ignorance et qui amène l’âme vers le recueillement et la ferveur de la recherche intérieure. Il n’est pas nécessaire de trouver mais plutôt de chercher, car ce qui fait l’essence de la vie n’est pas lié à l’apparence ni au virtuel, mais plutôt à l’invisible, car ce qui existe au-delà du physique est difficile à trouver et à pressentir. La quête de l’initié est de rechercher la vraie lumière, qui est son devoir essentiel, et de travailler inlassablement au perfectionnement de son être au travers de celui de l’Humanité.Le M S est éclairé par la Lumière divine qui propage à travers sa nature le travail intérieur du Maçon en réflexion. Il est éclairé intérieurement par cette Lumière en diffraction qui résulte de ses « réflexions », et qui tendent vers la Connaissance, par la grande Lumière, source de vérité, qu’il reçoit et diffracte en lui (La diffraction est le comportement des ondes lorsqu’elles rencontrent un obstacle ou une ouverture). Il passe ainsi de l’Equerre au Compas, sous le Laurier et l’Olivier, par l’ouverture de son Compas et de ses prises de Conscience, au fur et à mesure qu’il reçoit son salaire et que la paix s’empare de lui.Le cycle de l’évolution nous instruit que si l’éclat du jour chasse les Ténèbres, celles-ci chasseront la Lumière à leur tour à la fin du jour. Le Maître Secret travaille entre ces deux termes qui peuvent fluctuer tout autant que réchauffer. La Lumière spirituelle commence seulement à paraître lorsque le jour a pris le dessus sur les ténèbres, mais elle ne peut être reçue par tous, il faut la mériter et la chercher sincèrement. Elle paraît au rythme de le compréhension de chacun, et sa vitesse varie selon l’élévation spirituelle des Frères, la lueur d’espoir qui éclaire ainsi l’intelligence nous stimule afin de développer en nous une même longueur d’onde, capable de nous mettre en condition d’une façon infinie.Quand le M S passe du nocturne au diurne, il se régénère (se transforme, se reconstitue, se renouvèle) et se transcende pour atteindre la catharsis (épuration des passions) qui purifie l’âme de ses impuretés, le tohu-bohu de l’incréation (qui n’existe pas) laisse la place à l’archétype de la création, et la Fiat Lux sépare la materia prima du chaos originel. Le Profane qui sort du cabinet de réflexion sort de l’abîme des ténèbres et commence à naître à la vraie Lumière, c’est-à-dire à la réalisation de lui-même. Le Maître Secret en devient le vecteur et se transforme en espérant se purifier, voire se perfectionner.L’espace s’illumine alors et les ombres s’estompent. Le Prologue de l’Evangile de Jean nous précise qu’au commencement les ténèbres couvraient la surface de l’abîme, et Dieu institua la Lumière, il considéra qu’elle était bonne et distingua le jour et la nuit. Le recommencement était né, il y eut un soir et il y eut un matin. Le lumen (flux lumineux) du 4ème jour de la Genèse est différent du 1er jour qu’on appelle le Lux (éclairement lumineux) comme si les débuts du monde annonçaient la spiritualisation de l’Homme, avec ses mêmes degrés d’évolution.Le Maître Secret est ainsi touché par l’illumination qui provoque en lui une réaction de son intellect, tournée vers la recherche de l’harmonie, de la recherche du chemin qui mène vers l’ascension des sommets de la connaissance. La Pistis Sophia (foi de la sagesse) se sauve des ténèbres par l’acquisition de la Gnose (connaissance primordiale) qui devient l’étoile du matin qui guide, et qui brille dans la nuit de l’âme. Le damier est en quelque sorte l’ouroboros (qui se mord la queue) du conflit intérieur en perpétuelle transmutation. L’intuition n’est-elle pas la lumière de l’aurore qui prédispose à accueillir le grand mystère de la vie, à susciter une spiritualité divine inspirée de la grande Lumière qui ne se dévoile qu’au cherchant méritant et travailleur. La sortie de la nuit de l’inconscience permet de se délivrer de son inconstance par la lumière resplendissante qui nous éclaire, tel que l’affirme JUNG. Le voile se lève petit à petit, au fur et à mesure que la connaissance initiatique touche les Frères selon leur rang dans la hiérarchie.Il faut donc se débarrasser de ses préjugés, mais rester prudent afin de ne pas croire aveuglément ce que disent les mots, ne pas prendre les mots pour des idées et les expérimenter selon ses propres vues, en dilatant ses yeux pour voir jaillir le commencement symbolique. L’oeil de la conscience se pénètre de clarté qui se répand au lever du jour afin de trouver la bonne clé qui va ouvrir la barrière intelligible de l’inconscience, la balustrade du secret qui mène à la libération des chaînes physiques vers une pensée supra-humaine.Le Maître sent naître en lui la conviction intime d’un principe ineffable, qu’il doit découvrir en se débarrassant de ses imperfections par l’incorporation de l’esprit et la révélation du carré qui contient le cercle, mais aussi le triangle et l’étoile. La boucle de l’ouroboros se referme sur la finitude et pourtant l’être unifié qui est devenu sens et conférant du sens ne pourra se libérer qu’après avoir vaincu l’ignorance, il s’agit certainement d’une étape et non d’une finalité. L’idéal à atteindre est ascensionnel et pour espérer l’atteindre il faut se mettre en mouvement, vers le devenir de l’être en pleine construction, au delà de l’impasse existentialiste du monde moderne, qui faute d’éclairage, est en panne de lucidité et en proie au désenchantement.Le Maître se réalise par l’impulsion de cet éclairage qui permet de rechercher la parole perdue tant espérée mais qu’il ne trouve pas, et de s’épanouir dans ce champ spiritualisé et sacré, afin de s’élever dans les sphères de l’initiation dont le véritable sens caché ne peut être révélé que par l’illumination intérieure. Quoi de plus naturel de cheminer vers une acquisition graduelle et progressive de principes qui vont par-delà l’entendement humain. Tout est voilé par cette clarté aveuglante qui ne peut que guider le véritable cherchant sur la voie ésotérique, il doit se mettre en marche et voyager du bas vers le haut, de l’extérieur vers l’intérieur, de l’ordre humain vers l’ordre divin, des ténèbres vers la Lumière.Pour chercher, il ne faut pas se fier aux apparences trompeuses du spectacle de l’Univers qui forment les certitudes, il suffit pour cela d’entreprendre, même s’il n’est pas nécessaire de trouver pour réussir. Le conflit perpétuel entre les Ténèbres et la Lumière est un combat entre l’Univers matériel et l’âme de l’Homme qui porte en lui la clef des mystères, celle qui donne accès à la connaissance.L’ouverture des travaux au 4ème degré permet de nous instruire d’une nouvelle dimension, de percevoir l’idée qui se cache derrière le symbole et d’admirer la loi universelle qui régit toutes choses. Qu’il est bon de renaître à la Lumière, cet éternel retour destiné à régénérer le temps cyclique qui berce la vie Humaine. La fatalité immuable des 2 solstices permet de fixer les bornes du jour et de la nuit, sans cesse en évolution, en déclinaison, comme pour délimiter le seuil fuyant de la vie qui n’est en fait qu’un éternel recommencement, sous des formes différentes, comme peut l’être la spirale, mais le principe reste le centre, celui de l’être pensant.La simple Lumière n’est que la stagnation du jour qui est figé dans le temps, alors que la grande Lumière représente le progrès de l’homme sur lui-même, de l’ignorance vers la connaissance, en perpétuelle évolution dans un temps infini et palingénésique (au sens de renaissance, de régénération). Le sens de la vie au 4ème degré devient la marche générale vers la perfection. Le progrès qui avance avec le Temps, devient la perfectibilité et ainsi, le M S devient seul maître de son destin d’homme initié. L’Homme acquiert de la connaissance et ne perd pas son savoir, ainsi va le Monde, qui voit chaque jour nouveau éclairer la route du Maître Secret sur sa voie et il ne pourra jamais revenir à son point de départ. Il change de niveau mais pas de nature, là est sans doute le secret qui le mène de l’ombre à la Lumière, et de la Lumière à la réalisation de son être intérieur, comme si son âme allait se transformer en pur esprit, éclairé et purifié au prix d’un long travail de maturation et d’amélioration.En conclusion, je dirais que le M S est un Chevalier de la Lumière combattant ses ténèbres intérieures afin de se libérer de ses préjugés et avancer sur la longue route du Devoir, mais ce n’est là que ma propre vision des choses. En fait, le Chevalier de la Lumière cherche à s’affranchir des ombres qui le font vaciller, en se libérant progressivement de l’obscurité qui l’envahissait, il a connu l’initiation et cherche maintenant la vérité absolue. Il grandit ainsi au-delà des mots et des apparences, vers une route à peine perceptible que la vraie Lumière invisible, symbolique et métaphysique doit le guider vers sa perfection intérieure, vers la spiritualité.T C F P et vous tous mes FJ’ai dit. Navigation des articles Planche Précédente "Le chemin du devoir conduit à la vraie lumière" Planche Suivante "L’Eclat du Jour à chassé les Ténèbres et la Grande Lumière commence à paraître"