#405012

Du Maitre Parfait, à l’Intendant des Bâtiments

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Non communiqué

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Loge:
:  NC
I) Rappel succinct des légendes et symbolisme des grades dits de petite maîtrise et de second cycle de perfection.

Après l’assassinat de Maître Hiram, acte majeur qui témoigne de la victoire des ténèbres sur la lumière, les travaux du temple sont suspendus. Se pose alors la question de la succession du Maître en vue de l’achèvement du temple. Pour remplacer le Maître disparu, Johaben l’élu devrafranchir plusieurs étapes de préparation.

Il commence tout d’abord, muni de la clé d’ivoire, à intégrer au 4ème degré, la notion de Devoir afin de sonder les hautes régions de la spiritualité. Ce qui lui vaut un couronnement par anticipation pour ses succès futurs. Puis après qu’il eut, en qualité de Maître parfait5ème degré, assuré au maître disparu des funérailles dignes de son rang en construisant un magnifique mausolée symbolisant le monde de la multiplicité, avec ses contradictions et ses dualités, et qu’il eut connu aussi le cercle et saquadrature, cet exercice de méditation qui représente les tentatives de l’esprit humain à rejoindre le divin, il devint Secrétaire Intime au 6ème degré en faisant irruption comme intercesseur entre le Moi et le Soi au moment où le Soi tumultueux( Hiram de Tyr en proie à la colère, à l’agressivité), malmène le Moi(Salomon). Par une transgression en écoutant aux portes, sa curiosité se transformant en zèle, il permet le rétablissement du ternaire constitué de Salomon, Hiram de Tyr et Hiram Abi.

Le ternaire reconstitué, l’unité retrouvée, Johaben continue sa quête de perfection. Au 7ème degré, Prévôt et Juge, il acquiert non seulement le sens de l’organisation des ressources humaines qui sont en réalité les fragments de sa personnalité mais, il se doit également d’appliquer la justice vertu très importante quinous est fait obligation de révérer car elle doit être rendue en permanence et en tout lieu. Il entreaussi en possession de la clé d’or lui donnant accès au Saint des Saints pour examiner les plans et s’assurer de leur conformité par rapport aux intentions d’Hiram. En fait, il lui est demandé, de comparer ce qu’il a fait avec ce qu’il aurait fallu qu’il fasse.

Parvenu au 8ème degré Intendant des bâtiments, il est en principe apte à remplacer le Respectable Maître Hiram. Cependant, il doit tout d’abordterminer les travaux de la chambre secrète, endroit où sont conservés nos propres trésors que sont nos émotions, nos sentiments, notre compassion, notre amour ainsi que toutes nos petites faiblesses. L’on note que dans la continuation directe du Prévôt et Juge, l’Intendant des bâtiments doit êtrel’homme le plus instruit en architecture, capable d’élever et de conserver les grands édifices. Il organise les travaux et maintient l’ordre nécessaire à l’accomplissement de ceux-ci en pratiquant d’une part les cinq points de fidélité qui constituent cinq façons d’être : agir, intercéder, prier, aimer ses frères, les secourir ; et en montant d’autre part, les sept marches d’exactitude du Temple c’est-à-dire en consacrant sa vie à l’épanouissement et à la réalisation de son identité véritable de Maître, à l’acquisition et à la pratique de la vertu.

II) Enseignements des différents grades du Maître Parfait à l’Intendant des bâtiments.

Le grade de Maître Parfait nous enseigne à dresser le corps comme un obélisque entre le ciel et la terre, pour que, trait d’union, à travers lui, nous puissions manifester notre double appartenance. En outre, ce grade nousfait prendre conscience de la mort de l’homme matériel. En d’autres termes, le Maître qui veut devenir Parfait doit prendre réellement conscience que ses pensées, ses émotions et son corps appartiennent, à la rigidité, à la beauté sans vie.Quelle que soit la quantité de biens que nous ayons amassée et défendue, la mort l’effacera. Du reste, aucun passage d’un plan à un autre ne peut avoir lieu sans la conscience vive de cette réalité. L’initié qui sait qu’à tout moment son œuvre peut être interrompue, s’efforce toujours d’être parfait. La perfection ici ne fait pas référence à une notion humaine mais plus à une notion supérieure. C’est pourquoile cœur contenu dans une urne s’élève au sommet de l’obélisque vers l’éternité, vers l’infini du ciel, alors que le corps, dans sa perfection, demeure horizontal sur la terre. L’on retient bien que la perfection du Maître n’apporte ni pouvoir, ni avoir, ni vanité, elle est une nécessité de l’ordre universel, pour que chaque chose soit en harmonie c’est-à-dire à sa place. Elle avaleur d’exemple.

Au 6ème degré, nous retenons que la curiosité positive doublée de courage, d’efforts, de lucidité, de persévérance en un mot de zèle, est un facteur stimulant pour l’intelligence, utile sur le chemin de la Vérité et de la Connaissance. L’observation du Secrétaire Intime dépasse l’introspection car ellea pour but d’éveiller la conscience. Dans ces conditions, observer ne veut plus dire observer sans implication d’une chose ou d’un événement à l’intérieur ou à l’extérieur de soi-même mais, plutôt exercer partout son regard afin de devenir intimement la chose observée et en même temps celui qui observe. C’est ce qui permet, à la fois de comprendre réellement ce qui semble être à l’extérieur de soi et, d’agir de manière tout à fait juste. Cela voudrait dire qu’il y a en nous un Hiram de Tyr, raisonneur, travailleur infatigable et concret ; un Roi Salomon, spiritualiste emprunt d’une vision intérieure profonde, sage, ésotérique ; et un témoin au service du meilleur en nous, Johaben, dévoué, intelligent, vigilant, fidèle intermédiaire.

A ce degré, ce qui est exigé du franc-maçon c’est son développement intérieur sans qu’il abandonne sa possibilité de vivre dans le monde. Pour obtenir la réconciliation, le pardon et la compréhension de la situation réelle sont indispensables. Le Secrétaire intime qui est devenu témoin est une sorte de sentinelle qui désire sincèrement apprendre à équilibrer les deux pôles qui s’affrontent en l’homme.

Quant au 7ème degré, il nous enseigne que gouverner, avoir des responsabilités de commandement, demande de connaître et de prévoir avec justice, équité et impartialité. Le fait de bien agir va de pair avec la volonté d’une action loyale et sincère. La sensibilité du prévôt fait de lui un homme capable d’appréhender la profondeur des autres. C’est ce qui fait que , Johaben est amené à réfléchir sur les relations entre la conception et la réalisation, entre les pensées et les actes. C’est une double fonction à exercer sur deux plans : la fonction de justice par rapport aux autres et à nous-mêmes et la fonction de contrôle de l’adéquation de nos pensées et de nos actes pour autrui et pour nous-mêmes relativement à la construction du temple de l’univers et de notre temple intérieur.

Au 8ème degré, nous retenons que Johaben sait maintenant sur quelle construction il doit étendre son action, quel Temple il a en charge. Si l’Intendant des bâtiments a normalement progressé, il connaît alors à ce degrél’illusion de pouvoir remplacer Hiram car il ne maîtrise qu’une partie de l’Art de la construction. Pour construire convenablement, il doit être aidé de quatre autres intendants. Le nombre total d’intendants nécessaire au remplacement de Hiram montre à l’évidence qu’il n’y a que l’homme en tant qu’espèce qui peut construire le temple.

CONCLUSION

Au travers de toutes ces épreuves qui lui permettent en fait d’élever sa conscience, Johaben parvenu au 8ème degré arrive, au terme de la deuxième classe du rite de perfection du REAA, à une demi-victoire. Les travaux de construction du temple sous la direction de Hiram, se sont arrêtés aux superstructures lui, Johaben ne peut commencer qu’au niveau de la chambre sécrète, lieu de gestation, intimité de chacun de nous, là où nous nous retirons avant d’en sortir pour renaître. Nous savons depuis notre initiation au premier degré que si nous voulons nous élever, il nous faut commencer par descendre en nous. C’est ce que Johaben, dans un nouveau cycle annoncé par le vert qui borde le tablier de l’Intendant des bâtiments, va faire en descendant dans la caverne pour y effectuer, malgré une nouvelle transgression, sa première vengeance enmettant à mort l’un des assassins du Maître disparu.

J’ai dit.

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