#406012

Je ne suis Régent de l’Univers, comme le dit le Mot sacré d’Apprenti, qu’en vertu de la mission qui m’a été confiée par le Grand Architecte de l’Univers

Auteur:

P∴ M∴

Obédience:
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Loge:
Non communiqué

A la Gloire du Suprême Architecte des Mondes
Ordo ab Chao Deus Meumque Jus
Ordre Maçonnique Traditionnel du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm
Suprême Conseil pour l’Europe et les Pays Associés

À l’origine des mondes, le tout et le rien ne faisaient qu’un. C’était le règne de l’Un sans second, du Chaos, c’était le règne de la potentialité pure, source de tous les possibles. Mais l’unique était stérile : ni temps pour l’existence, ni espace pour le mouvement, ni matière pour la création.

Puis il y eu le grand Mystère, dont nul n’est certain du pourquoi, une étincelle, un cri, un ébranlement dans la potentialité.

Et soudain jaillit la symétrie. L’unique avait enfanté la dualité ; le plein et le vide, la lumière et l’ombre, le feu et le froid, les particules et l’anti particules, la gauche et la droite, le lourd et le léger, le yin et le yang.

Ainsi apparut l’infini des contraires, opposés et complémentaires, séparés et pourtant inséparables.

Un Tout plus grand que la somme de ses parties. Une Dualité devenant irrémédiablement une Trinité : deux parties et leur totalité. Theos émargea du Chaos. De là naquit l’infini des nombres, et avec eux l’incommensurable multiplicité des formes de l’univers.

Advinrent alors le temps, l’espace, le mouvement et la matière. Du Chaos émergea le Theos, et du Theos naquit le Cosmos. L’univers se mit à danser sa ronde, mariant l’énergie et la matière pour expérimenter encore et encore les possibles.

Les éons passèrent, milliards d’années et poussière de temps. Hasard ou nécessité, de la danse surgit alors la Vie, grand mystère parmi les mystères. La Vie dansa aussi, en inventant ses passes, ses voltes et ses virevoltes, créant pour s’engendrer elle-même. Le deux se fit mâle et femelle.

De leurs unions maintes fois répétées, la Vie conçut le végétal, l’animal et le foisonnement des espèces : le nageant, le volant, le grouillant, le solitaire, le mobile et l’immobile, le petit et le grand, tous enfants de la danse du monde. Parmi eux, il y eut les hommes, hommes et femmes, vivants parmi les vivants. Êtres de matière, de chair et de sang, la vie leur offrit la conscience et le pouvoir du rêve. Les hommes, eux aussi perpétrèrent la danse universelle. Créateurs parmi la Création, porteurs de toutes les dualités, puissances parmi les puissances, ils contenaient sans limites les pouvoirs de l’univers.

Mais ils n’étaient encore que des enfants qui ne savaient rien ou si peu de l’infini dont ils étaient les miroirs.

Beaucoup oublièrent ou ne surent jamais. Beaucoup se perdirent. Aveugles et sourds, ils rompirent le lien d’avec la danse du monde. Alors s’installa le temps de l’ignorance et du déséquilibre.

Ils avaient brisé en leur âme la symétrie. Fascinés par la lumière, ils firent de l’ombre une ennemie. Avides du plein, ils méprisèrent le vide. Ils bénirent le jour et maudirent la nuit, préférèrent le sucré à l’amer, choisirent la joie à la tristesse, rejetèrent la faiblesse pour n’admirer que la force.

Ils firent de même pour tous les équilibres du monde, séparant encore et encore, le bien du mal, le ciel de la terre, le grand du petit, l’enfant du vieillard, l’homme de la femme. Certains pourtant s’éveillèrent. Du fond de leur rêve, ils avaient vu l’unité du monde.

Par de là les âges et les croyances, ceux-là, sages parmi les fous, envoutés de la vibration universelle, voulurent offrir leur extase aux oublieux. Mais comment parler à des sourds ? Comment montrer à des aveugles ? Comment aider la communauté des hommes à renouer avec l’harmonie de l’univers ?

De leurs extases jaillirent les symboles. Des symboles, ils tissèrent la trame, fil et contre-fil de tous les mythes des temps anciens et des temps nouveaux.

Les mythes devinrent passeurs d’âmes, les symboles se firent bâtisseurs d’arches merveilleuses, reliant le fini et l’infini, le microcosme et le macrocosme, l’homme et l’univers. Ainsi vint le temps des retrouvailles, les temps des alliances et le temps des rites pour unir ce qui était séparé.

Unir, rassembler ce qui est épars, pour perpétrer l’enfantement et l’enchantement du monde, pour continuer la danse de l’universel. Unir, relier, pour se faire créateur du mouvement et du renouveau. Voici notre héritage et notre lignée, à nous les Francs-Maçons.

Voici l’Univers que nous a confié le Grand Architecte et dont nous devons assurer la régence.

Comme nous l’indiquent toutes les écoles de philosophie antique, il nous faut d’abord nous doter d’une éthique forte, car elle seule permet à l’homme de devenir une individualité apte à exercer son devoir de citoyen face à l’histoire.

En l’absence d’éthique, l’homme n’est que le jouet de son tempérament, du plaisir et du désir, justifiés par sa raison raisonnante. Les révolutionnaires du 20ème siècle n’ont pas démontrés autre chose. Le mythe de la caverne nous explique le pourquoi et le comment de l’éveil d’un homme. « Figure-toi », écrit Platon, « des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière.

Ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu’ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête ; la lumière leur vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux.

Entre le feu et les prisonniers passe une route élevée : imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant eux, et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles ».

Un jour, un des prisonniers est conduit à la lumière du jour, et là, il voit les objets naturels et le soleil tels qu’ils sont réellement. D’abord aveuglé, il sera par la suite heureux de cette connaissance et ne voudra pas retourner en esclavage.

Si par amour pour ses semblables, il retourne quand même dans la caverne, il n’y distinguera d’abord que peu de choses, ses yeux s’étant habitués à la lumière. Puis, il expliquera à ses anciens compagnons l’erreur qu’ils commettent à prendre pour réalité ce qui n’est qu’illusion.

Mais ils le prendront pour un fou et tenteront de le punir pour de telles affirmations.

Plus loin, dans le mythe d’Er, Platon nous explique la doctrine de la réincarnation, ou retour périodique des âmes dans des corps distincts afin de vivre des expériences utiles à l’évolution de la conscience. Et pour faire évoluer sa conscience, le philosophe comprend qu’il doit se confronter aux autres et à la vie.

Il redescend donc parmi ses semblable pour jouer son rôle d’homme torche ; c’est ce que Platon appelle « faire de la politique ».

La politique est-elle un mal nécessaire ? Pour une lecture chrétienne sans doute, mais pas pour Platon qui fait de la constitution d’un ordre politique, la tâche essentielle du philosophe. Le philosophe doit être roi, affirme Platon. Pourquoi ? Parce qu’il est capable de faire les liens entre le ciel et la terre en lui.

Alors, il sera capable de tisser ces liens dans la société. Ainsi, tel le Theos qui puise dans les idées et les archétypes pour créer le Cosmos, le philosophe-roi agit comme un médiateur qui puise dans les idées pour leur permettre de s’incarner dans le monde sensible.

C’est ainsi qu’il est à même de créer un ordre politique le plus juste possible car fixé sur les principes les plus élevés. La responsabilité qui échoit à l’humanité dans la grande communauté cosmique est la philia, l’amitié universelle. Nous autres Francs-Maçons, l’appelons « fraternité ».

Si dans le monde des dieux, cette amitié cosmique règne de toute éternité, chez les humains elle est à construire, en prenant en compte des communautés différentes et hétérogènes.

C’est tout l’enjeu du philosophe-roi : mettre en oeuvre un vivre ensemble, une fraternité sans barrières, qui ne pourra se réaliser que par l’incarnation de la Justice.

La définition que Platon donne de la justice consiste « à rendre à chacun ce qui lui convient ». Le philosopheroi devra respecter cette caractéristique paradoxale d’une justice qui, tout en étant unique, devra rendre à chacun – individus et communautés qui font partie de la cité – ce qui leur convient.

Cet ordre politique juste n’est pas tourné vers les bénéfices d’une élite, mais, bien au contraire, vers le bien commun, au profit de tous les citoyens.

Il s’agit de lutter contre les démagogues et de « limiter au maximum la contrainte » afin d’assurer « l’unité de la cité sans la transformer en un « totalitarisme » qui homogénéise tout et décide de tout » « Ainsi est exclu l’arbitraire de la domination d’une partie de la cité sur les autres ».

Mais quel est l’état actuel de cet Univers dont le philosophe – roi doit assumer la régence ?

Il y a près de deux mille cinq cents ans, Platon, mettait déjà en évidence les mécanismes des crises que nous vivons aujourd’hui. Ses analyses nous invitent à nous affranchir de la vision matérialiste moderne pour mieux répondre aux défis planétaires de notre temps.

Le mot « crise » désigne une situation que nous ne pouvons pas résoudre avec nos moyens habituels. C’est pourquoi la notion de crise est intimement liée à celle de changement : il faut changer de comportement pour la dépasser.

En clair, il faut savoir saisir l’opportunité d’une crise pour faire naître quelque chose d’autre. Dans le cas d’une civilisation, une crise non résolue s’appelle un moyen-âge, c’est-à-dire un moment obscur caractérisé par l’absence de ce qui fonde la culture humaine : le droit, les sciences, l’art, la spiritualité, etc.

Nous vivons un moment de crises au pluriel. Au moins quatre crises importantes nous affectent à une échelle planétaire : La crise sociale et humaine : plus d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde, c’est-à-dire un être humain sur six.

La crise de l’environnement : le réchauffement climatique entraîne des perspectives de perturbations importantes sur le court et moyen terme : problèmes d’eau, d’agriculture, montée des océans, perte des réserves d’eau douce des pôles, etc.

La crise des ressources : nous sommes en train d’épuiser les ressources énergétiques et naturelles de la Terre, alors qu’elles ne sont pas renouvelables : le pétrole par exemple, mais aussi différents minerais.

La crise financière et économique : l’une ayant entraîné l’autre et menaçant les systèmes économiques occidentaux d’une quasi-faillite.

C’est celle qui nous touche le plus à court terme, mais ce n’est pas nécessairement la plus grave. Toutes nous mettent face à la nécessité de changer nos comportements et ensemble elles constituent un faisceau d’indices qui évoquent une maladie du système.

Platon est le penseur des crises.

A l’âge de 28 ans, Platon décide de consacrer sa vie et son oeuvre à sortir Athènes de la crise dans laquelle elle est plongée. Il n’y parviendra pas car cela suppose des changements que les Athéniens ne sont pas prêts à accepter, surtout les dirigeants.

Mais ses conseils seront considérés comme sages et justes par les hommes de son temps et la postérité.

Platon développe une vision historique des crises (Lois). Il constate la cyclicité de l’histoire en évoquant les cités tour à tour glorieuses et décadentes. Mais il évoque aussi des crises plus profondes qui conduisent à des bouleversements majeurs : extinction des civilisations, catastrophes naturelles, telles celles qui détruisirent l’Atlantide… (Timée, Critias).

Platon présente donc la crise comme un moment naturel de l’histoire. Il existe des crises plus ou moins grandes mais certaines d’entre elles mettent en jeu l’existence même de la civilisation. C’est pourquoi il est important de les prévenir et de réfléchir aux mécanismes qui les engendrent.

Platon, dans La République, définit une dynamique des crises. Il explique que les sociétés perdent leur équilibre dès lors que les principes qui les fondent s’éloignent de la recherche et de la pratique de la justice pour tous.

Platon identifie plusieurs causes de déséquilibre, mais celle qui lui semble fatale est la quête de la richesse.

À un moment donné, indique-t-il, les hommes, par fragilité morale, peuvent choisir l’argent comme valeur centrale de la collectivité. Ce sont alors les riches qui dirigent la société et l’argent qui donne le pouvoir.

L’argent devient le principe hiérarchique et le moteur de la société. Ce ne sont plus les meilleurs, les plus justes ou désintéressés qui dirigent mais les plus fortunés et le but de la société est la richesse individuelle (ce que Platon appelle oligarchie).

Traduit en termes modernes, nous parlerions de recherche de la croissance et d’augmentation du pouvoir d’achat. Cette quête sera exacerbée par des « frelons » qui font croire que tout le monde peut s’enrichir de façon illimitée.

Platon affirme que le désir d’acquérir se répand dans tout le corps social, s’y dissémine pour exister hors de toute limitation. La dynamique du champ social devient le désir illimité d’acquérir.

Pour le philosophe, ce nouveau critère va inexorablement conduire à une inégalité croissante dans la répartition des richesses qui engendrera des conflits au sein même de la société.

Le moteur de cette société est la richesse. De ce principe dérive la liberté pour chacun de faire ce qu’il désire au lieu de faire ce qui est juste. (Ce que Platon appelle la démocratie).

Bref, c’est une cité de cigales menée par le désir de ne faire que ce qui plaît. Rien n’a plus d’importance finalement, que le désir individuel : tout le monde a droit à tout. Platon explique que cela mène à une société d’égocentriques, insensibles à la présence d’autrui et inconscients de la réalité.

Il qualifie cette société de société de « mangeurs de lothos » ces fleurs de l’oubli de ce qu’on a fait l’instant précédent. Il souligne la toute-puissance de l’actuel, c’est-à-dire de l’immédiat.

Dans cette société, dit Platon dans La République, tout se vaut : le fils vaut le père, une loi en vaut une autre, le désir en vaut un autre, obéir vaut commander, faire la guerre est équivalent à vivre en paix. Les repères se perdent et on confond l’essentiel avec l’accessoire.

Toute différence et hiérarchie est neutralisée : rien n’est plus important, l’argent vaut la vie humaine, vaut les valeurs morales, tout se vend, etc. Dans cette société, chacun est libre par nature, liberté par définition sans limite. Se restreindre est considéré comme une atteinte à la liberté.

Platon proposera (Lois), de limiter les écarts de richesses à cinq : le plus fortuné ne serait pas autorisé à gagner plus de cinq fois ce que gagnerait le moins fortuné ! Sinon il serait invité à restituer à la collectivité le surplus, ou à la quitter… Mais, par-dessus tout, se pose la question du partage du bien commun.

Cette question devient insoluble quand le désir illimité d’acquérir se substitue au besoin nécessaire.

Si au lieu de se limiter à ce dont nous avons besoin, nous commençons à accumuler des richesses non nécessaires, la société perd son équilibre. Cela peut arriver pour les ressources naturelles qui deviennent ainsi insuffisantes pour la collectivité. Dans cette nouvelle société, l’unité du peuple est remplacée par l’atomisation. D’une part, chacun ne vise que la satisfaction de ses propres désirs, ce qui conduit à l’individualisme. D’autre part, dans la société du désir individuel, l’activité économique tend à rendre les hommes concurrentiels, donc à les séparer les uns des autres, à défaire tout lien social.

Cette absence de solidarité vaut entre les hommes mais aussi avec l’univers et la nature (c’est-à-dire le Cosmos). Platon évoque « l’amitié cosmique » brisée. Ce type de société (que Platon appelle ochlocratie) est une forme dégénérée de la démocratie qui se caractérise par la lutte quotidienne entre les individus et le règne de la force. Ce n’est plus le bien commun qui fixe les règles mais l’intérêt individuel ou corporatiste.

L’ochlocratie désigne également la société de masse où tous les individus se ressemblent dans leurs aspirations, où la foule agrégée tient lieu d’unité.

Platon indique que ce type de société permet à l’opinion de la multitude ignorante de l’emporter sur celle de la minorité éclairée. L’individu est convaincu que son intérêt doit toujours mériter plus d’estime que l’archétype du Vrai, du Beau, du Bon et du Juste.

Comment sortir de la crise ? À ce stade, Platon pense qu’il est impossible et inutile de réformer (Lois). Il faut changer. Il préconise de revoir les fondements mêmes de la société. Pour cela, il souligne l’importance d’oser briser les conformismes, donc avoir du courage pour innover, le courage des (re)fondateurs.

La question qu’il pose est : comment faire adhérer les êtres humains à un principe supérieur et universel, un bien commun ? Il cherche à définir les normes idéales de la vie en société. L’idée centrale est la justice et la paix. La clé sera une révolution morale.

L’homme, la solution à la crise

Pour Platon la crise est avant tout humaine et morale. C’est l’homme qui fait la société. Si l’homme change, la société change. Mais la société doit aussi s’organiser selon certains facteurs.

Le premier est de restaurer une hiérarchie des valeurs : différencier l’important de l’accessoire, l’essentiel de l’éphémère ; retrouver les principes fondamentaux qui assurent aux collectivités humaines justice et paix, des relations harmonieuses entre elles et leur environnement.

L’éducation à la sobriété

Les gens esclaves de leurs désirs sont ceux qui sont soumis à la richesse. Il faut leur apprendre à les modérer et à orienter leur quête vers l’être et non l’avoir, à relier le désir individuel à la quête de justice. Le maître mot est la tempérance.

« Ce qu’il faut léguer aux enfants ce n’est pas l’or mais une grande modération » et « Le juste milieu vaut mieux que tout » écrit Platon (République, livre V).

L’unité de la cité

Mais le plus important pour Platon est l’unité de la cité, c’est-à-dire la solidarité et l’amitié entre les concitoyens et avec la nature (le Cosmos). Il veut amener l’individu à ressentir sa responsabilité à l’intérieur du « vaste arrangement » de la grande communauté cosmique.

Il explique l’importance d’ordonner et de réguler le lieu où vont habiter les hommes afin de préserver la liberté de chacun (pas de coercition, pas de domination d’une partie sur l’autre, pas d’arbitraire), d’où l’importance de la justice.

Il cherche à persuader les hommes de croire en leur parenté alors que tout les oppose, en leur rappelant qu’ils sont liés par la partie éternelle de leur âme, car la concorde et l’amitié ne règneront pas par décret mais parce que les hommes se reconnaissent comme faisant partie du même genre.

Pour cela, il faut orienter l’âme dans la bonne direction en développant la partie supérieure de l’homme par l’étude et la pratique de la philosophie.

Je conclurais en disant que philosopher c’est s’interroger, car la vie est une énigme, et les apparences nous cachent souvent l’essentiel. C’est aussi apprendre à se connaître pour progresser et s’améliorer. Philosopher c’est vivre mieux en tirant parti de nos potentialités et en vivant pleinement chaque instant.

C’est aussi partager avec les autres, car vivre en philosophe c’est offrir le meilleur de Soi à tous ceux qui nous entourent.

Que chaque instant de nos vies soit l’occasion de recréer l’alliance avec ceux que nous aimons et surtout avec ceux que nous n’aimons pas et qui ont tant à nous enseigner, ainsi qu’avec tous les règnes présents sur Terre.

Bien Aimés Frères et Soeurs, faisons de nos rencontres, de nos banquets, de nos travaux, autant d’occasions de revivifier l’ancienne alliance. Afin que, rendu à la vie profane, nous nous souvenions à chaque instant de notre appartenance à l’immensité de la Création.

Car si nous partageons avec nos F F et S S en humanité, notre condition d’enfants du monde, les devoirs qui vont de pairs avec nos connaissances nous confèrent la mission d’être les Régents de l’Univers.

J’ai dit !

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