9° #406012 Les Symboles à l’intérieur de la Caverne Auteur: Non communiqué Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERSSous la juridiction, du Suprême Conseil pour la France, des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33ème et dernier Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté, Ordo Ab Chao, Deus Meumque Jus. A l’image de Yaboben, , vengeur d’Hiram-Abif, je découvre, après une course folle dans la montagne, la Caverne et tout ce qu’elle renferme. La caverne est une cachette ; mais symboliquement, est-elle un lieu de repos, de méditation, de perdition ou un lieu de passage du stade de l’ignorance à celui de la conscience ? Serait-ce une étape sur le chemin de mon perfectionnement ? Epreuve sur le parcours de la Vérité et de la Justice, La caverne me semble être le siège de ma conscience. Véritable « terrain miné » tant par ce que je découvre sur moi, comme par les nécessaires remises en cause douloureuses qu’elle nécessite. Alors que « mon Roi » me fait confiance et que mes Frères m’ont enseigné l’esprit de justice, je suis encore capable de commettre l’irréparable. Par méconnaissance plus que par ignorance de moi même, je reste un danger pour moi comme pour mon entourage puisque je me laisse encore guider par mes « pulsions humaines ». L’accès à la connaissance de soi est difficile car il impose à celui qui progresse, de repousser ses limites, de dépasser ses peurs et ses à priori. Pour progresser il faut se mettre à nu et c’est ainsi que je découvre que je suis cet Homme couché, endormi sur le sol de la caverne. Par mon sommeil, je rejette l’action entreprise, je fuis la réalité de mon acte comme celle de mon mal-être. Conscient de ma culpabilité,replié sur moi-même, je suis perdu et cherche refuge pour oublier, effacer de ma mémoire la matérialité de mon acte. Impossible de faire « marche arrière », de retrouver mon identité originelle, je dois assumer mes actes, prendre mes responsabilités et accepter la sentence de mes Juges ; le poids de ma Conscience. Le buisson cache l’entrée de la Caverne et estompe la Lumière. Serait-ce là une façade, celle du paraître qui cache la vraie nature de l’homme ? Je l’interprète comme une frontière végétale, naturelle, de 2 mondes qui s’affrontent ; l’homme-animal, sensible mais aveuglé par ses passions, de l’homme-intelligible capable d’amour et de pardon. Si les ténèbres habitent la caverne, la Lumière y aussi est présente. Cela montre à quel point, la Rédemption et l’Espérance animent nos cœurs comme nos esprits. Je crois intimement à ma perfectibilité dès lors que j’agis avec honnêteté vis-à-vis de moi-même et des autres. Je cherche l’Alliance Parfaite, j’apprends à me connaître, à être en accord, en phase entre mes pensées, mes actes et mes devoirs. Librement et sans passion, je pénètre progressivement l’intérieur de mon être, celui de ma conscience. L’Ecriteau Vengeance est un avertissement, le signe que je suis encore ignorant et incapable d’assimiler l’étendue de tous les Devoirs de l’Homme affranchi, devenu Libre, détaché des contingences du Monde terrestre. Vengeance est ce cri d’impuissance face à mon ego et à mes pulsions non maîtrisées. Parce que j’ai retrouvé Aviram le meurtrier, je crois avoir le droit de rendre justice et de le condamner à mon tour. Or, ne m’a-t-on pas, entre autres choses, appris en qualité de maître secret que je dois promouvoir l’Esprit de justice et non pas rendre la Justice… ? Cette confusion m’entraine dans une spirale infernale qui n’a de cesse de se répéter ; la violence amène la violence, comme le sang appelle le sang ; c’est œil pour œil, dent pour dent. C’est acte de barbarie ne répond à aucun code d’honneur, c’est une vendetta perpétuelle qui ne fait qu’appeler la vengeance et maintient l’humanité dans le chao. C’est la raison pour laquelle la scène n’a de cesse de se répéter…Je le tue, il meurt, il renait. D’ailleurs, un Chien, symbole du règne animal, est assis. Acteur passif de la scène, il est surtout spectateur de mon comportement. Il est le témoin d’une situation qu’il ne peut expliquer et pour laquelle son action ne change rien. « Les chiens aboient et la caravane passe. » En tuant Aviram, j’ai transgressé le cadre de ma mission et je n’ai pas progressé sur le chemin de la Connaissance. Tout juste éclairée par une lampe à Huile, la Caverne est sombre et je ne peux que distinguer. Je vois mal, je cherche à vérifier que l’homme couché est bien Aviram. Est-il mort ou dort-il ? Je ne suis pas sûr de ce que je vois, j’ai peur de ce que je découvre, de ce que j’ai fait comme de ce que je vais faire… Pourrait-on y voir une référence au prologue de Saint Jean ; « et la Lumière luit dans les ténèbres mais les ténèbres ne l’ont point reçue » : Symbole d’espérance par quoi tout est possible et que même dans les lieux les plus sombres, la Lumière Divine est. Chaque outil a une destination précise et ne doit pas être mis entre n’importe quelle main. Le poignard vengeur a frappé sans rigueur ni clémence. Nequam ; j’ai vengé, aveuglé par ma soif de justice, j’ai outrepassé mes limites, je n’ai pas compris ma mission et ma passion m’a guidé dans l’erreur. Je ne mérite pas mieux que le sort d’Aviram, mais heureusement, ce même poignard ne me tue pas grâce à la bienveillante sagesse et clémence du Roi Salomon… L’esprit doit donc toujours guider ma main et les objets en ma possession. André Comte-Sponville, dans son « petit traité des grandes vertus » écrit que la vertu d’un couteau est de couper, comme celle d’un crayon d’écrire. Mais quelle est celle d’un poignard…? Que ce soit une arme, de défense, d’attaque et de justice ou de sacrifice,le poignard est un symbole d’union comme de division donc instable par sa destination. Comme tout être vivant, je me nourri des fruits de la Terre et l’Eau Vive est un élément essentiel à ma survie. L’eau fait germer la graine d’Amour qui est moi et qui ne demande qu’à s’enraciner dans le jardin de la Sagesse, l’Eden, le Saint Empire. Ma recherche est longue, pénible et je suis assoiffé : mais de quoi ? – de Justice, de Vérité, de vengeance ou de pardon ? Je suis assoiffé parce que j’ai voulu aller plus vite que mes autres frères ; je me suis mis en état de faiblesse… Aurais-je ainsi la vanité de croire que je peux mieux faire que mes semblables ? Assurément non, je régresse ; pour preuve, j’ai honte de ce que j’ai fait. De même que, sali par mes actes, une simple écuelle suffira à me désaltérer et à laver mon corps souillé. Seule l’Eau Vivequi coule dans cette source est capable d’absoudre les « péchés » Elle détient le pouvoir de modifier la structure tout en lui conservant ses propriétés. Lavoisier démontra scientifiquement que : « Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme. » Né homme, je suis homme et resterai homme mais je transmuterai par la Sainte Volonté du Créateur conjuguée à la force de mes actions guidées par mes convictions. Las et fatigué, je prends place sur une Large Pierre. Ne serait-elle pas l’autel de mon propre sacrifice ? Comme La Table sur laquelle je n’ai rien à poser, montre le néant de mon être tant mes actes sont pitoyables… Pour conclure, je dirai que cette Caverne et tous ces symboles, constituent le creuset de ma conscience. Lieu commun de tout homme en quête, la Caverne reçoit aussi bien la voute céleste comme la porte des ténèbres. Entre Ciel et Terre, Hommes et Dieu, c’est le tronc commun à toutes les profondeurs labyrinthiques de ma conscience. Victime autant que coupable de moi-même, je dois vivre, comprendre et assumer pour en tirer les bons enseignements. Dans cette scène, l’absence de repères temporels, attestent qu’il n’y a pas d’âge pour faire des erreurs, pour se remettre en cause et encore moins pour progresser. Libre à moi de réagir face à l’ignorance et l’ambition, de me laisser guider par l’étranger, ce messager qui n’est autre qu’une partie de moi-même : mon « coté obscur ». Il n’est donc pas question de le nier, c’est un atavisme du genre humain mais il est nécessaire de le connaître pour le corriger, le rectifier. La réflexion et la méditation n’excluent en rien l’action ; elles doivent la précéder pour m’éviter de regretter, après. C’est la raison pour laquelle, je dois en permanence rechercher en moi la parcelle de Divin qui s’y cache. Je dois apporter, maintenir et faire croître la Lumière dans MES Ténèbres pour jouer pleinement mon rôle d’Homme Libre et Raisonnable pour le Bien de l’Humanité. Vivre pleinement cette démarche d’introspection et de reconstruction, doit me permettre de revenir au « Principe Premier » à la Pureté Originelle, la Vérité révélée. Rassembler ce qui est épars n’est-il pas le but de la Franc Maçonnerie, en général et, aimer son prochain comme soi même, celui de tout Franc-Maçon, en particulier ? Alors, que l’Amour de l’Autre guide nos actes à la Gloire Du Grand Architecte De L’Univers J’ai dit Navigation des articles Planche Précédente "La Caverne" Planche Suivante "Le Mythe de la Caverne"