La vérité et la parole perdue
G∴ M∴
Chacun d’entre nous se souvient très certainement de la question du catéchisme maçonnique du premier degré : « qu’avez-vous demandé lorsque vous avez été reçu dans le temple ? La LUMIERE ».
Cette lumière qui éclaire notre chemin initiatique devient de plus en plus vive au fur à mesure que nous progressons sur le chemin de la raison, de la connaissance, et du discernement. Elle n’apparaît pas d’emblée dans toute sa splendeur mais c’est une lueur qui s’accroît lorsque nous nous élevons vers les marches de l’autel sacré et que nous approchons du Saint des Saint. L’initié devient un chercheur de lumière, poursuivant une quête qui le conduit inévitablement à la recherche de la Vérité et de la Parole perdue.
Quelle entreprise ! Comment pénétrer les mystères du récit historico mythique du degré sinon qu’en faisant appel à la raison, à la conscience à l’introspection pour l’éclairer.
Le maître est placé au centre du cercle dit on, c’est bien pour ne pas s’égarer. Placé ainsi, la recherche de la Vérité devient alors un accomplissement de la raison dans laquelle le Verbe trouve toute sa signification. Il fonctionne dans une démarche alternative entre le symbolisme et le réel, entre le profane et le sacré, entre l’ésotérisme et l’exotérisme des textes sacrés, entre l’intériorité et l’extériorité de l’Etre. Placé au centre du cercle le maître doit être à même de prendre la mesure de toutes choses certes, mais cette figure symbolique ne montre t’elle pas qu’au centre du cercle c’est l’homme qui s’y trouve ? De même qu’au centre de l’homme, dans son Saint des Saint, le Divin n’y réside t’il pas ?
Notre rite en s’appuyant sur le récit historico mythique nous raconte bien plus qu’une histoire, il révèle l’Etre avec ses forces et ses faiblesses. Imprégné de son message, de son sens, nos certitudes deviennent des doutes, les doutes des questions, les questions font place à des réponses voilées. Le cycle doute, certitudes, vérité erreur, questions, réponses, se poursuit indéfiniment.
Alors que le franc maçon répand à l’extérieur les Vérités qu’il acquises à l’intérieur du temple, il doute et ne prétend pas à l’universalité de la dite Vérité. Comment donc prendre la mesure de toutes choses afin que ses certitudes ne deviennent des Vérités qui s’imposeraient à autrui comme vraies alors qu’il ne s’agit sans doute que de vraisemblances.
Rien n’est dicté à l’homme sinon que La loi comme Moïse l’a reçue, et, même ce qui est écrit ne s’impose pas comme Vérité dans l’absolu. C’est pourquoi, la prudence doit nous guider dans notre recherche de la vérité et de la parole perdue. Pour certains la vérité et la parole perdue seraient simplement la recherche de la connaissance. Je pense que cela va bien au-delà d’une connaissance académique ; ou ésotérique. Il s’agit d’abord de la connaissance du Principe Créateur, de la connaissance de l’Etre, et de la connaissance archaïque qui doivent conduire à la sagesse.
La connaissance fondamentale de l’Etre n’est pas là pour répondre à notre quête de bonheur mais bien pour nous permettre d’être en harmonie avec le principe organisateur de toutes choses, le Grand Architecte de l’Univers. Ainsi, ce principe organisateur et créateur intervient pour ordonner c’est-à-dire mettre en ordre, organiser ce qui par définition est à l’état de chao.
Mais qu’en est-il dans le domaine de la pensée et de la connaissance ?
Toute recherche de la Vérité conduit elle nécessairement à organiser de la même façon ce qui parait confus, désordonné, irrationnel, irréel dans le fond de la pensée humaine ? La recherche de cette Vérité consiste t’elle à dire le vrai ? Dans ce cas l’énoncé de la vérité serait seulement un acte réservé aux seuls initiés qui rendraient visible ce qui ne l’est pas et donnerait le pouvoir de trancher en son nom.
Ainsi la faculté donnée à chaque homme de disposer de son libre arbitre fait que la Vérité ne peut se concevoir que dans la relation à l’Etre et au divin.
Je ne traiterais pas ici de la question du libre arbitre, sujet longuement traité par la philosophie et qui n’entre pas dans le cadre de ma pensée pour éclairer mon propos sur la recherche de la Vérité et de la parole perdue.
Ce qui importe dans cette démarche c’est la RECHERCHE mise en œuvre par le Maître Secret pour approcher cette Vérité, dissimulée, perdue ou voilée tout comme la parole. De plus ne prenant pas les mots pour des Vérités, une large place est laissée au doute dans cette démarche. Ainsi nous n’avons pas affaire à une parole magico religieuse qui ne s’autorise que d’elle-même puisque elle produit elle-même son propre accès au réel interprété, mais à adopter une attitude prudente car la faux côtoie le vrai.
La recherche de la Vérité est une méthode initiatique, un questionnement permanent de l’Etre sur lui-même, sur ce qui le dépasse, sur ce qui n’apparaît pas d’emblée à la lumière de la conscience et de la raison, mais à la suite d’un long travail de recherche à l’aide des symboles. L’initié devient par là même symbole, et finalité dans la mesure où il s’élève vers la splendeur. La vérité apparaît alors comme une valeur et c’est en tant que telle qu’elle doit être interrogée. Il convient donc de la considérer comme désirable avant d’en déterminer la nature, les critères et les conditions dans lesquelles elle se révèle.
Il est dans notre nature de ne comprendre qu’une parcelle de cette Vérité par ignorance, mais la véritable nature du franc maçon est avant tout d’aimer la Vérité, car c’est sans aucun doute dans l’Amour que nous la trouverons. D’ailleurs R.ROLAND disait « le monde se nourrit de peu de vérité et de beaucoup de mensonge ». C’est ce qui caractérise de toute évidence le monde profane alors qu’en maçonnerie le Vérité est ontologique. Ainsi, elle retraduit une pensée qui est toujours l’interprétation d’une réalité virtuelle ou réelle. IL s’agirait alors d’une propriété du LOGOS.
Si l’on regarde du côté des représentations magico religieuses des temps archaïques qui s’expriment chez Homère, la vérité ou véridiction est conçue comme tenue par des personnages singuliers. Le réel « ce qui est, ce qui sera, ce qui fut » n’est pas en libre accès il est transmis par les muses et manifesté par la mémoire d’un homme, le poète. Pour celui-ci comme le franc maçon et le philosophe, la condition même de toute recherche de la Vérité est la liberté absolue de pensée et de conscience. Mais cette liberté n’est pas sans contrepartie ni conséquences comme nous l’imaginons bien, dans la mesure où elle résulte d’efforts et d’un travail important de recherche de la connaissance mais aussi d’endurance.
Si la maçonnerie fait renaître en nous Hiram l’homme du devoir, elle nous ouvre les voies de la philosophie avec la mort de Socrate, philosophe que ses concitoyens athéniens condamnèrent pour avoir fait accéder à la pensée sans entraves et au sens de la Vérité.
Le combat d’HIRAM et de SOCRATE sont donc les mêmes parce que la philosophie est une initiation à la Vérité et que l’initiation maçonniques est bien initiation à la philosophie en tant qu’amour de la sagesse.
La Vérité et la sagesse forment un binôme inséparable et les textes sacrés sont suffisamment explicites à se sujet. Ainsi le Verbe et la parole sont adressés aux hommes par JEAN l’évangéliste qui nous dit dans Jean 1.14 : La Parole était pleine de grâce et de Vérité. Le Christ a dit : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie ». Dieu a dit : « Je suis la Lumière et la Lumière est Vérité ».
La Lumière est alors devenue symbole de Vérité, de Beauté et de Justice. Au mot sagesse DESCARTES définit par : « Connaissance juste des choses, parfaite connaissance de toutes les choses que l’homme doit savoir ». Donc, Connaissance, Raison, Vérité.
Le philosophe dans l’antiquité était assimilé à un demi-Dieu se rapprochant de la Sagesse Divine. Enfin rappelons que le « Livre de la Sagesse » est attribué à Salomon auquel nous Francs maçons nous nous référons.
Dans ce postulat global où chaque idée renvoie à une autre, nous trouvons toujours un dénominateur commun : la VERITE qui devient un principe personnifié que nous Francs maçons appelons le Grand Architecte de l’Univers.
Aussi, si nous suivons la Voie à la recherche de la Vérité durant toute notre vie maçonnique, peut être ne trouverons nous pas la Vérité ni n’atteindrons la Sagesse telle que définie, mais peut être deviendrons nous des maçons plus sages.
A ce stade de ma réflexion je suis envahi par un afflux de questions :
– qu’est ce donc vraiment que la
Vérité ?
– Y a-t-il seulement une Vérité ?
– Y a-t-il des degrés de Vérité ?
– Faut-il être initié pour atteindre la
Vérité ?
– Toute Vérité est elle scientifique ?
– Y a-t-il des vérités indiscutables ?
– Peut-on trouver la Vérité en nous ?
– Avons-nous des Devoirs envers la Vérité ?
– Peut-on légitiment parler de Vérité
personnelle ?
– Peut-on haïr la Vérité ?
– La Vérité est-ce l’évidence ?
– Est-ce la copie de la réalité ?
Autant de questions auxquelles, je ne puis répondre immédiatement mais dont j’ai la certitude que mon travail en loge de perfection me permettra de trouver quelques réponses.
Je pense que c’est en faisant la distinction entre connaître et penser que nous approcherons de la Vérité, parce que la pensée forge l’opinion et le jugement. Quant à la Connaissance, elle se constitue à partie de réalités objectives.
Le triomphe d’une vérité incontestée mettrait fin aux disputes et aux guerres, elle conduirait sans doute les hommes au bonheur. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple que cela. Si la Vérité nous était donnée il n’y aurait plus ni philosophie, ni religion ni science. Chaque individu, chaque franc maçon devra accomplir son chemin pour trouver la Vérité. Cela ne veut pas dire que l’on puisse affirmer n’importe qu’elle Vérité. Il faut cependant tolérer et accepter celle des autres, sans quoi nous tomberions dans l’intolérance, et le fanatisme. Rappelons-nous d’ailleurs les recommandations dispensées au cours du second voyage lors de notre initiation :
« Ne vous payez pas de mots, n’accordez à qui que se soit une confiance aveugle, mais écoutez tous les hommes avec attention et déférence. Ayez la ferme intention de les comprendre.
Respectez toutes les opinions, mais ne les acceptez pour juste que si elles vous apparaissent comme tel après les avoir examinées. Ne profanez pas le mot Vérité en l’accordant aux conceptions humaines. La Vérité est inaccessible à l’esprit humain, il s’en approche sans cesse, mais ne l’atteint jamais ».
Le franc-maçon est un chercheur insatiable de Lumière, de Vérité, mais il est aussi en quête de la parole perdue. C’est l’Homme nouveau qui renaît de la décomposition de la chair mais celui ci ne sait « ni lire ni écrire ». Il se reconstruit à partir du verbe créateur au fur et à mesure qu’il s’élève dans la sphère de la Connaissance hnyb et met sa raison à l’épreuve.
La symbolique du tablier du maître secret est là d’ailleurs pour nous rappeler le conflit perpétuel qui existe dans l’univers matériel et dans l’âme de tout homme, entre lumière et ténèbres, le bien et le mal, entre la Vérité et l’Erreur.
Porteur de sa clé d’ivoire le maître secret est en recherche pour comprendre les mystères du rite, clé indispensable pour trouver le Vérité et la parole perdue et accéder au saint des saints depuis la chambre du milieu.
Cependant une question se pose : s’agit-il de la parole ou de la sagesse perdue ? La recherche de cette parole perdue me semble être une variante du mythe de la recherche du paradis terrestre. C’est la sagesse originelle qui aurait été perdue par la faute de l’homme. De la même façon que les véritables secrets du maître maçon ont disparut à tout jamais avec la mort du Vénéré Maître Architecte, Hiram.
Avec la mort d’Hiram c’est la parole qui est perdue, mais est elle vraiment perdue ou bien est elle voilée ? Si tel était le cas il conviendrait de soulever prudemment le voile qui sépare le HEKAL du DEBIR et s’y aventurer tout aussi prudemment et tout ce qui a été perdu serait retrouvé car on y trouverait sans aucun doute le plus puissant des Rois qui y trônerait.
Mais que veulent dire ces mots recherche de la Vérité et de la Parole Perdue ?
Le catéchisme du maître secret nous dit que la Vérité c’est la Lumière placée à la portée de tout homme qui veut ouvrir les yeux et regarder la grande route du Devoir qui y conduit sûrement.
Ainsi, la Parole perdue serait la Connaissance du Devoir connu des anciens initiés.
Je pense personnellement qu’il s’agit symboliquement de cet âge heureux et légendaire où l’homme vivait au milieu des dieux, où il comprenait leur langage et le sens de l’univers. La Parole perdue serait en fait le symbole du lien perdu avec la perception du Principe de la grande Architecture de l’Univers qui donne un sens à notre vie à notre passé à notre mort, à notre présent, à notre avenir.
Il convient en effet dans la grande liberté du symbole à se référer à ce Principe de la Grande Architecture de l’Univers car notre quête de Vérité et de la Parole perdue me semble bien appartenir à cet héritage des hommes éloignés les uns des autres par les siècles, la langue ou la religion.
Loin de penser qu’il s’agit de redécouvrir les rites magico religieux qui permettraient de commander à la nature, de disposer d’un pouvoir, je supposerais qu’il s’agit de retrouver la parole originelle, celle qui permit au monde de sortir des ténèbres.
Par ailleurs, lorsque nous évoquons la Parole perdue, nous pouvons penser que la perte de cette Parole à conduit le monde dans une sorte de mutisme, où tout dialogue est devenu impossible. Comme si le monde avait perdu le langage. Il s’agirait alors de retrouver la parole pour être à même de communiquer autant avec soi-même qu’avec le Créateur. Ainsi, celui qui aspire à la rencontre avec le divin entreprendra une longue exploration de lui-même comme cela lui a été proposé dans le cabinet de réflexion.
Saint Jean rapporte qu’au commencement était la Parole et que la Parole était Dieu. Elle était la vie. Mais les ténèbres ne l’ont point reçue. En effet, chassés du jardin de l’Eden Adam et Eve ont errés hors de la voie voulue par le Créateur. La sagesse leur aurait donc échappée et ils auraient découvert le chaos, la souffrance, la misère, la faim, et la désespérance. C’est par le doute et par la faute que l’Adam primitif a vu la parole se perdre en lui. Dans cet esprit la Parole perdue signifierait, la dissociation, le choc, la mésalliance, la rupture du Créateur avec la créature.
La recherche de la parole perdue ne consiste peut être pas à retrouver le mot ou le nom disparu avec la mort d’Hiram ce qui n’a aucun sens puisque ce mot était connu des maîtres puisqu’il leur servait de signe de reconnaissance et que celui-ci n’a donc jamais disparu. Il fut remplacé de crainte que les trois mauvais compagnons l’aient obtenu et s’arrogent ainsi les prérogatives des maîtres. La perte du mot des maîtres est donc une chose et la perdue en est une autre.
La recherche de la parole perdue deviendra donc la quête de la perfection spirituelle pour que l’homme puisse réintégrer son état originel, afin qu’il passe de la ressemblance à l’état de divinité elle-même. Retrouver la parole perdue serait donc accéder au divin et par là même retrouver le nom incommunicable par lequel Dieu et l’âme se reconnaissent et communiquent.
Cependant une autre question se pose. La parole perdue ne serait elle pas aussi la perte de la langue qui permet la communication avec le Grand Architecte de l’Univers ? Cette langue serait universelle et primitive, car archaïque et peut être plus accessible que nous l’imaginons.
Lorsque Moïse reçu les commandements, il les reçut dans une langue qui permettait de communiquer entre Dieu et les hommes, c’est-à-dire en hébreu, langue sacrée. C’est d’ailleurs de l’hébreu que viennent les mots sacrés du grade. Langue qui est aussi celle des Lévites qui en la circonstance de leur rôle sont aussi les hommes du Devoir. Ceux-ci sont plus particulièrement investis de mission sacerdotale et peuvent être admis dans le Saint des Saints puisqu’ils ont pour rôle de protéger l’arche d’alliance. Ainsi l’alliance entre Dieu et les hommes se fait dans la communication mais aussi dans la reconnaissance de sa manifestation dans la Grande Architecture de l’Univers dans les grandes choses comme dans les petites choses.
Rappelons-nous que nous sommes dans le Saint des Saints du Temple en présence du tombeau d’Hiram mais aussi de l’arche d’alliance qui contenait les tables de la Loi. Si l’on se réfère à la bible, le temple de Salomon dédié à la gloire de l’Éternel dépassait en beauté tous les ouvrages que les hommes avaient érigés jusque là. Le constructeur Hiram aurait été favorisé par l’inspiration divine. On ne peut donc que faire de Hiram le symbole de la connaissance et du mot sacré. L’esprit qui dans sa grandeur rendait Hiram générateur de grandes choses n’est plus. Les maîtres ne détiennent plus le secret de la Loi et le temple reste inachevé. Le mot sacré des maîtres ne se prononce plus et l’on pense alors que la Parole est également Perdue pour toujours. Cette Parole c’est la Sagesse qui à l’exemple de Salomon nous permet de gouverner notre vie avec notre cœur, notre intelligence, notre DEBIR intérieur.
Le mot DEBIR rbd signifierait d’ailleurs sanctuaire / parole / oracle.
L’initiation et le rituel nous permettent d’approcher l’essence intime de l’homme, elle abouti à l’esprit de tolérance qui représente pour certains le spiritualisme le plus absolu. Cette recherche de la Connaissance conduit aussi à l’humilité la plus profonde. Ce rituel nous amène hors du temps profane, de l’éclat du jour à la fin du jour, il nous nous amène dans des temps sacrés. Ainsi le fait de quitter le temps profane, historique linéaire, exprime non seulement le désir d’arrêter le flux du temps mais aussi et surtout le désir de se désaliéner, c’est-à-dire d’éviter que notre existence ne soit totalement absorbée par la temporalité pure et irréversible. C’est aussi là un des sens profonds de l’initiation et de la quête de Vérité. Cette réactivation, cette régénération, cette réactualisation, nous libère de nos liens antérieurs pour nous faire participer à la connaissance secrète de ce qui est hors du temps et de l’espace, de ce qui nous parait hors de porté et pourtant si accessible.
La Parole retrouvée comme la Vérité c’est cette relation entre la Parole et l’Ecriture source de Sagesse issue de la Connaissance, mais surtout de la compréhension. Cette Parole nous la retrouverons cachée sous les mots amour et vérité au tréfonds de nos consciences.
Et pour terminer mon propos je citerais le soufi RUMI « La lumière est vie mais elle est une épreuve pour celui qui a de mauvais yeux ».