Les lévites
J∴ J∴ Z∴
A la Gloire
du Grand Architecte de l’Univers
Deus Meumque Jus
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo Ab Chao
sous les Auspices du SUPRÊME CONSEIL DE FRANCE
LIBERTÉ – ÉGALITÉ –
FRATERNITÉ
Qui sont les Lévites ? Quelle était leur fonction à l’époque où le service du Temple était célébré à Jérusalem ? Quel est leur rôle aujourd’hui ?
Telles sont les trois questions auxquelles je me propose de répondre, avant de m’interroger avec vous sur les enseignements qui résultent des réponses à ces trois questions pour nous Maîtres Secrets, titulaires du 4ème degré du REAA.
Qui sont les lévites ?
Les Lévites, en hébreu Lévyim, sont les descendants de Levy, l’un des douze fils de Jacob si l’on se réfère à la généalogie proposée par l’Ancien Testament.
On sait qu’Abraham fût le père d’Isaac et que ce dernier fût le père d’Isaac, qui lui-même eût pour fils Jacob. Jacob, selon le récit biblique, eût douze fils, dont Joseph, qui était dit la tradition son préféré. Jaloux, ses frères – en fait ses demi-frères – s’emparent de lui et le vendent à une caravane de marchands bédouins en route vers l’Egypte.
Les marchands vendent Joseph comme serviteur à un officier de Pharaon, dont il fait rapidement prospérer les affaires, au point d’être nommé intendant. Quelques années plus tard, il aura l’occasion d’interpréter un songe prémonitoire de Pharaon lui-même, et de lui recommander de profiter de l’abondance des récoltes présentes pour faire face aux années de disette qui doivent survenir. Pharaon suit le conseil et nomme Joseph vice-roi d’Egypte.
Comme Joseph l’avait anticipé du songe de Pharaon, la famine s’abat sur toute la région et amène les populations à venir en Égypte pour s’approvisionner. Jacob envoie ainsi ses fils pour acheter du grain. Joseph les reconnaît et met à l’épreuve la solidarité familiale, dont le manque l’avait jadis réduit en esclavage. Quand il voit que ses frères sont solidaires les uns des autres, il se dévoile, leur pardonne et fait venir toute sa famille, 70 personnes environ, en Egypte.
Commença alors pour les Hébreux une longue période de deux cent dix années. Les Hébreux se multiplient au point d’être plus d’un demi-million. Ils inquiètent Pharaon, qui les réduit en esclavage, et les emploie dans la construction de projets monumentaux. Puis il ordonne que tous les enfants mâles des Hébreux soient noyés dans le Nil, seules les filles étant autorisées à survivre. Cette période sombre et dure prît fin lorsque Moïse obtint de Dieu qu’il lui permette de faire sortir le peuple hébreu d’Egypte et de conduire vers le pays de Canaan, vers la Terre Promise.
Ce voyage, au travers de la péninsule du Sinaï large de quelques centaines de kilomètres, prit quarante ans.
C’est durant ce voyage que survint, toujours selon le récit biblique, l’évènement majeur et d’une certaine manière fondateur du peuple juif : le don de la Loi.
Alors que le peuple qui avait échappé aux troupes de Pharaon en franchissant la Mer Rouge s’était rassemblé au pied du Mont Sinaï, Moïse monta au sommet de ce dernier.
Galvanisés par leur libérateur, les Hébreux le virent partir avec confiance. Ils avaient atteint un niveau spirituel si élevé qu’ils exprimèrent leur attachement à Dieu en proclamant une formule révélatrice de leur foi absolue : Naassé venichma (« nous accomplirons avant de comprendre »).
Cela implique une soumission totale, intellectuelle et physique. Mais cette soumission, cette confiance absolue, ne dura guère, car Moïse tardait à redescendre de la montagne et ne les rassurait plus par sa parole inspirée.
C’est là que se situe l’épisode du buisson ardent, au cours duquel Dieu révéla sa Loi à Moïse. Car pendant que ce dernier était ainsi au contact même du Créateur de l’Univers, les Hébreux, impatients, fatigués de leur errance dans ce désert inhospitalier, avait perdu confiance en la promesse que Moïse leur avait faite. Se détournant de l’Eternel, ils imaginèrent placer leur confiance dans un Veau d’Or qu’ils se mirent à vénérer. Tout le peuple s’abandonna ainsi, jusqu’à ce que Moïse réapparaisse, resplendissant et tenant dans ses bras les Tables de la Loi gravées par Dieu lui-même. On sait que sa colère fût telle qu’il brisa ces tables, avant de remonter sur la montagne sacrée où Dieu lui enjoignit de redescendre auprès du peuple, avant de lui confier de nouvelles Tables. Le peuple comprit alors et choisit de se soumettre à l’Eternel.
Selon le Midrach, recueil des enseignements de la Loi orale compilé vers la fin du 2ème siècle, Dieu dit alors au peuple, par la voix de Moïse « Vous avez failli dans votre engagement du naassé (l’action), conservez au moins celui du nichma, l’acceptation par la compréhension » (1).
Quel est le sens de ces paroles? Cela signifie que même si le corps n’est plus automatiquement porté à accomplir la volonté divine, l’intellect saisit cette volonté et peut ensuite soumettre le corps, en d’autres termes l’intellect est pleinement en mesure de réellement diriger les actes.
Ainsi donc, tout le peuple avait participé au culte du Veau d’Or, tout le peuple avait douté de l’Eternel. Tout le peuple, sauf les descendants de Lévy, qui formait alors la plus petite en nombre des 12 tribus d’Israël. Ceux-ci, dit le récit biblique, étaient demeurés fidèles à l’Eternel, fidèle à leur Foi.
La tribu de Lévy a conservé son niveau de spiritualité lors de la faute du Veau d’or, n’y ayant pas participé. Ce qui signifie donc, que les descendants de Lévy n’ont pas perdu, contrairement aux autres tribus, le niveau extraordinaire de Naassé vénichma, d’accomplissement sans qu’il soit besoin de comprendre.
Selon la vision juive traditionnelle, même leur corps les dirige vers l’accomplissement sans faille de la volonté divine. Ils ont acquis ainsi une place privilégiée parmi ceux qui peuvent former l’armée spirituelle engagée au service de l’Eternel, parmi ceux qui sont attachés inconditionnellement à l’accomplissement de Sa volonté. Ainsi, leur première mission fût celle que leur confia Moïse de punir ceux qui avaient entraîné le peuple dans le doute et l’idolâtrie.
Mais au-delà, les Lévites furent dès lors appelé à une mission toute particulière dans le cadre général de la mission dévolue par l’Eternel aux enfants d’Israël. « Tu sépareras les Lévites des autres enfants d’Israël, de sorte que les Lévites soient à Moi » (Nombres 18 14). Etre à Dieu, mais pour quoi faire ?
Si le rôle d’Israël est de parvenir à un grand niveau moral afin de servir de modèle à l’humanité, celui de Lévy est différent. Il consiste à élever la communauté d’Israël et de la lier à son Créateur. Leur rôle est de se consacrer entièrement à l’étude et au service divin, laissant au second plan toutes les considérations matérielles.
Le grand penseur Maïmonide, qui vécut au 12ème siècle, nous dit dans un commentaire célèbre que ce rôle n’est pas réservé aux seuls descendants génétiques de la tribu de Lévy, mais peut être partagé par tous ceux qui souscrivent aux mêmes engagements. C’est à tous ces individus qu’il appartient de rapprocher l’humanité de son Créateur. Insistant sur la mission dévolue au peuple juif, Maïmonide exhorte chaque Lévite à poursuivre sans désemparer ni renoncer jamais, jusqu’au jour où Israël dans son ensemble sera un phare et une lumière pour toute l’humanité.
Alors, à la venue du Messie, tous les éléments de la kedoucha, de la sainteté, reviendront à leur source et les paroles du prophète concernant la communauté d’Israël se concrétiseront : « Et vous, vous serez appelés prêtres de l’Eternel ».
Voici donc retracée l’origine des Lévites et de leur mission particulière. On sait qu’au terme de leur errance de quarante ans dans le désert les Hébreux s’installèrent dans la terre que Dieu, par la voix de Moïse, leur avait promise.
Ils gardaient comme leur bien le plus précieux les Tables de pierre sur lesquelles l’Eternel avait gravé sa Loi. Lorsque le roi Salomon, fils d David, fit construire le Temple voué au culte de l’Eternel, c’est cette Arche d’Alliance qui en occupait le Saint des Saints, le lieu le plus sacré.
Dans le service du Temple, les Cohanim, descendants d’Aaron, le frère de Moïse, exerçaient les fonctions dévolues aux prêtres. C’était eux notamment qui procédaient aux sacrifices, faisaient brûler l’encens et offraient des holocaustes. Il faut souligner que Moïse, son frère Aaron, le premier grand-prêtre, et après lui tous ses descendants les Cohanim étaient de la tribu de Levi. Les autres lévites, tous ceux qui ne descendaient pas d’Aaron, étaient eux-aussi engagés au service de l’Eternel.
On a souvent dit des Lévites qu’ils étaient les serviteurs des prêtres. Cette conception est totalement erronée, et repose sur un malentendu. Les Lévites étaient les serviteurs de Dieu. Une fois par an cependant, ils accomplissaient un rituel vis-à-vis du Grand-Prêtre et des autres Cohanim, en leur lavant les pieds. Le Pape a repris ce geste symbolique en se faisant l’humble serviteur. Mais le rôle des Lévites à l’époque du temple était avant tout un rôle d’officiant et de pédagogue. Ils étaient, dans le service du temple, en charge de la liturgie chantée et de la musique. Ils assuraient également la garde du Tabernacle, l’Arche portative qui avait servi au transport des tables de la Loi dans le désert, puis de l’Arche sainte.
Mais s’ils en étaient les gardiens au sens matériel, ils en étaient surtout les gardiens spirituels. Ce n’est donc pas seulement de l’Arche matérielle qu’ils avaient été les porteurs et dont ils étaient les gardiens, mais aussi et surtout de l’Arche spirituelle, de l’Alliance qu’elle représente.
A ce titre, ils étaient recensés à part de tous les autres enfants d’Israël ; ils ne possédaient pas de terre mais avaient à gérer des villes, ils n’étaient pas appelés pour servir comme soldats mais étaient respectés comme étant les soldats de Dieu. Car leur mission essentielles était d’assurer l’enseignement de la Parole divine, d’en faire connaître, comprendre et respecter le message, d’être des exemples au plan de l’élévation spirituelle comme de la stricte observance des 613 règles qui organisent en toutes choses la vie quotidienne. Règles du code civil, du code du travail, du code pénal, règles d’hygiène alimentaire, règles de la vie conjugale, tout est minutieusement prévu, décrit dans le troisième des 5 livres de l’Ancien Testament qui, précisément, s’appelle le Lévitique.
Depuis la destruction du Second Temple et l’exil, que sont devenus les Cohanim et les Lévites ? Les Cohanim conservent quelques privilèges comme celui d’être appelés en premier lors des lectures publiques de la Torah, et doivent respecter quelques règles spécifiques, comme celle de ne pas pénétrer dans un cimetière.
Les Lévites sont appelés immédiatement après les Cohanim.
Lorsqu’on appelle ainsi un Cohen ou un Lévy à venir lire une portion du chapitre hebdomadaire du Pentateuque, l’officiant utilise son nom hébreu, par exemple Moshé ben Yacov, suivi de Ha-Cohen ou de Ha-Lévy.
Il ne précise rien pour tous les autres appelés, collectivement rassemblés sous la dénomination d’Israël. Car toutes les autres tribus ont été fondues et sont désormais indistinctes dans leur postérité. Ainsi, le jour de ma Bar-Mitzwah, de ma majorité religieuse, célébré le samedi qui a suivi mon 13ème anniversaire, j’ai été pour la première fois appelé à lire devant l’assemblée des fidèles dans le rouleau sacré de la Torah. Un Cohen membre de la communauté a lu la première section du chapitre de la semaine. Puis l’officiant a appelé « Chlomo Arié ben Chalom Ha-Lévy ». Salomon le Lion, fils de Chalom (la Paix), le Lévy.
Cette rémanence de la mission dévolue aux Lévites alors même que le service du Temple n’est plus célébré est expliqué par le caractère définitif et permanent de l’injonction divine que j’ai déjà citée : « Les Lévites seront à Moi ». Le prophète Jérémie a souligné que l’Eternel avait promis qu’il y aurait toujours des Cohanim et des Lévites pour être à son service :
Voici, les jours
viennent, dit l’Éternel, Où j’accomplirai la
bonne parole Que j’ai dite sur la maison d’Israël et sur la
maison de Juda.
15 En ces jours et en ce temps-là, Je ferai
éclore à David un germe de justice ; Il
pratiquera la justice et l’équité dans le pays.
16 En ces jours-là, Juda sera
sauvé, Jérusalem aura la
sécurité dans sa demeure ; Et voici comment on
l’appellera : L’Éternel notre justice.
17 Car ainsi parle l’Éternel : David ne
manquera jamais d’un successeur Assis sur le trône de la
maison d’Israël ;
18 Les sacrificateurs, les Lévites, ne
manqueront jamais devant moi de successeurs Pour offrir des
holocaustes, brûler de l’encens avec les offrandes, Et faire
des sacrifices tous les jours.
19 La parole de l’Éternel fut
adressée à Jérémie, en ces
mots :
20 Ainsi parle l’Éternel : Si vous pouvez
rompre mon alliance avec le jour Et mon alliance avec la nuit, En sorte
que le jour et la nuit ne soient plus en leur temps.
21 Alors aussi mon alliance sera rompue avec David, mon
serviteur, En sorte qu’il n’aura point de fils régnant sur
son trône, Et mon alliance avec les Lévites, les
sacrificateurs, qui font mon service.
22 De même qu’on ne peut compter
l’armée des cieux, Ni mesurer le sable de la mer, De
même je multiplierai la postérité de
David, mon serviteur, Et les Lévites qui font mon service.
Dans la progression du REAA, le Maître Secret est un Lévite, un homme consacré au service du Grand Architecte de l’Univers…
Sa formation est assurée par Adonhiram, figuré par le Frère Inspecteur. A l’instar des Lévites anciens qui officiaient dans le Temple et les parvis mais non dans le Saint des saints, où seul le Grand-Prêtre, le Cohen gadol, était admis, les Maîtres secrets ne peuvent pénétrer dans le Saint des saints que figure symboliquement l’Orient de notre Temple.
Ils sont certes passés de l’Equerre au Compas, commençant à pénétrer dans les hautes régions de la Connaissance spirituelle. Progressivement, ils vont passer de l’initiation royale et des Petits Mystères à l’initiation sacerdotale et aux Grands Mystères. Mais au stade de Maître Secret, ils ne peuvent franchir la balustrade qui les sépare encore du Saint des Saints. Un jour peut-être, la clef d’ivoire symbole de leur degré, symbole de foi confiante et active, leur permettra d’ouvrir cette barrière symbolique.
Alors, dans ce lieu sacré, ils pourront accéder aux plus mystères les plus secrets de la Franc-Maçonnerie.
Il faut peut-être rappeler ici que selon les textes fondateurs du degré, le Saint des Saints de notre Temple est réputé servir de sépulture au Maître assassiné, après que sa dépouille eût été retrouvée, ensevelie sous un tumulus marqué d’un rameau d’acacia.
La dépouille du Maître qui mourut plutôt que de révéler indûment la Parole dont il était le dépositaire, et qui de ce fait fût perdue, est symboliquement associée à l’Arche d’Alliance, qui contenait la Parole de l’Eternel. Ainsi, muni de sa clé d’ivoire, le Maître Secret est-il le gardien du Saint des Saints, le gardien de cette Parole perdue à laquelle il ne peut encore accéder.
Sur le tablier des Maîtres Secrets figurent un rameau de laurier et un rameau d’olivier, également évoqués lors de la cérémonie d’initiation. Ces deux plantes étaient utilisés dans l’antiquité pour leurs usages culinaires ou domestiques, mais elles étaient également considérées dans l’antiquité comme funéraires, ornant stèles et pierres tombales. C’est à ce titre que le maître Secret accorde la priorité, au-delà des passions matérielles et charnelles, à la culture des vertus et de la connaissance spirituelle. Le Maître Secret va plus loin encore : sa mission est bien le sacerdoce qu’il prend en charge pour éclairer les hommes, et en premier lieu ses Frères des ateliers symboliques. Dans la tradition, le laurier correspond au plan des hommes et l’olivier au plan divin.
N’ayons pas peur de ce mot, même si nous entendons défendre ici la laïcité, prise au sens de non ingérence dans les questions religieuses et d’égal respect pour toutes les conceptions métaphysiques. Car on peut dire que la mission du lévite-maçon et d’être en quelque sorte un prêtre moderne dans l’universel. S’avançant dans les voies de la spiritualité, il lui faut concevoir que le temps est venu pour lui de s’élever au-dessus du matériel pour aborder le spirituel, d’abandonner l’horizontalité pour privilégier la verticalité et la relation directe avec le Grand Architecte, principe Créateur de l’Univers, afin d’en saisir la Vérité et d’en apporter la lumière aux Cherchants.
T F P M, mes BB AA FF MM SS, je terminerai mon propos par un rappel, qui explique je crois le choix du thème de cette colonne gravée par notre T F P M. Car il ne vous aura pas échappé naturellement que l’on pourrait se demander en quoi la problématique des Lévites, jadis voués dans le Temple et hors du Temple au service de l’Eternel, pourrait constituer un sujet de réflexion pour un Maître Secret du REAA.
Comme le Lévite du Temple de Jérusalem, le Maître Secret doit être exemplaire, notamment dans sa Loge symbolique. Il me revient ici les propos de notre F Jean-Claude Tossen dans sa colonne gravée sur les devoirs du Maître Secret : être assidu autant que faire raisonnablement se peut, respecter et faire respecter le Rituel, œuvrer au bon fonctionnement de la Loge en apportant son concours à la désignation d’officiers réellement investis dans leur fonction ou en acceptant soi-même telle fonction, notamment s’agissant de l’éducation maçonnique des plus jeunes Frères. Et finalement, faire passer sur chacun, quel que soit son degré et son ancienneté dans la Loge et dans l’Ordre, le souffle du REAA.
Le Lévite du Temple de Salomon, le prêtre qui aujourd’hui s’inspire de son exemple, partagent cette vision qu’exprime le psaume 118 qui explique pourquoi les descendants de Levy étaient les seuls auxquels aucune part de la Terre promise fût distribuée parce que leur terre était Dieu lui-même. Ainsi est définie la mission sacerdotale : « Dieu lui-même est ma part de terre, le fondement extérieur et intérieur de mon existence ».
De la même manière, le Maître Secret va progressivement, et à mesure que sa quête se poursuivra, fonder intérieurement et extérieurement son existence sur la Parole, pour autant qu’il ait pu la retrouver, sur la Vérité, telle au moins qu’il aura pu l’appréhender, en un mot sur la Loi du Grand Architecte, principe créateur de toute chose, sans limite contingente dans le temps ni l’espace.
Le maître-mot du Maître Secret, est-il besoin de le souligner, est celui de Devoir, ce devoir que nous nous sommes engagés à accomplir parce qu’il est le Devoir, nous plaçant définitivement au service de la Justice et de la Vérité, au service de cette Loi universelle qui régit toute chose dans son ensemble et chaque chose dans son détail.
A l’instar du Lévite voué au service divin, à l’enseignement de la parole et de la Loi divines, et d’abord à l’exemplarité, le Maître Secret, homme de devoir, est voué au service de l’Ordre maçonnique et du Rite Ecossais, à la transmission de son message, au service ultimement du Grand Architecte de l’Univers et de sa Loi universelle.
T F P M, j’ai dit.
Notes
(1) Devarim Rabba Chapitre 3.