Ziza
C∴ A∴
Mot de
passe : ZIZA
Chaque degré a son mot de passe, celui par lequel on se fait reconnaître et chacun a sa propre signification, son propre mystère
celle de ZIZA m’a beaucoup plu : éclat de lumière- resplendeur.
ZIZA, associé au « Z » que l’on retrouve sur le tablier, sur le cordon et sur le panneton de la clé d’ivoire, m’a semblé suffisamment plein de promesse et de mystère pour m’y intéresser.
Je ressens toujours comme un émerveillement de constater à quel point il peut être gratifiant de rechercher et parfois de découvrir dans les mots et rituels des aspects jusqu’alors inconnus de soi.
En hébreu, ZIZA s’écrit Zaïn, Iod, Zaïn, Hé. Traditionnellement il est traduit par balustrade ou resplendissement,on attribue plusieurs significations à ce mot de passe qui toutes sont appropriées à la situation du Maître Secret, admis à s’approcher du Saint des Saints (balustrade séparant le Saint du Saint des Saints)et de la lumière qui en émane.
Si l’on prend ce mot à l’envers, cela donne AZIZ qui, toujours en hébreu signifie fort et en arabe sacré ou très précieux. De là à conclure que,toute chose quiéclaire ou brille, peut être à la fois précieuse, sacrée et donc sainte .
La signification de ce mot s’éclaire par l’étymologie : si on lui applique l’écriture maçonnique, on le réduit au double Zaïn, ce mot traduit alors l’idée de mouvement (bouger, se mouvoir) et se traduit par
–Eclat
–Ce qui se meut
L’idéal serait donc pour en pénétrer le sens, d’associer ces deux idées.
La lumière est mouvement, Hermès est le Dieu du mouvement. Il transmet, il assure la circulation des choses, il crée les bornes et aide à les franchir. Auteur des limites et transgresseur de ces limites, le dieu fripon et rieur, Hermès, conduit le voyageur à son terme … ou bien l’égare … (cela dépend du voyageur) … mais là, c’est moi qui m’égare … revenons donc à ZIZA
Selon SPAETH, en Kabbale phonétique, le motZIZA serait formé des lettre Zaïn, Yod,Tsadé dont les sens : arme, flèche, trait, glaive, massue, javelot, germe, semence, main nous conduisent vers l’arme magique ou le mot magique.
ZIZA serait donc un mot magique, un mot vivant, dynamique puisqu’il contient le Zaïn projettant comme la lettre Yod qui lui est associée, des germes de vie. Et par là même, ZIZA peut signifier la lumière intérieure, la maîtrise des sens, l’illumination qui survient comme une récompense de la recherche, de la méditation, du cheminement intérieur. ZIZA évoque l’idée d’énigme et de secret … celui de notre monde intérieur, celui de la parole perdue que nous cherchons …
La valeur numérique de Zaïn est 7, zaïn est la 7° lettre de l’alphabet hébraïque. Doublée dans ZIZA, deux fois 7 = 14 le nombre d’or, nombre de beauté et d’harmonie qui relie ZIZA à la sephira « tiphéret » qui elle aussi signifie beauté, splendeur, mais j’y reviendrai plus loin…
Egalement porteuse de riche signification, la lettre « Yod »est la manifestation et la révélation de l’existence, le noyau spirituel de l’individualité soumis au mouvement de l’éternité. Le germe de la vie toujours prêt à revivre sous la moindre impulsion. La divinité au fond de chaque être. Apparenté au mot « IAD » qui signifie main, valeur numérique 10 comme les 10 doigts des deux mains, symbolise la main divine qui contient la puissance créatrice. Il est aussi l’initiale de « ialad » racine qui signifie « mettre au monde » ; mise au monde de nous-même, travail de toute une vie maçonnique !!!
La dernière lettre de ZIZA, Aleph a pour valeur numérique 1, nous sommes en présence d’une lettre mâle, pénétrante, c’est la puissance de l’unité universelle, le principe originel. Aleph est l’esprit créateur d’où rayonne la pensée pure, germe de toute pensée, mais aussi, créature en tant qu’achèvement de la création dans laquelle l’étincelle divine s’est individualisée et par laquelle la création se perpétue à l’infini en se multipliant. Aleph, c’est la forme paisible permettant de préparer un terrain favorable à tout développement.
Ziza a donc pour valeur numérale 7 + 10 + 7 + 1 = 25, chiffre qui annonce la lumière
Ainsi, tout naturellement, la resplendeur de ZIZA nous amène-t-elle auprès de l’arbre des Séphiroth, aussi appelées splendeurs., car les séphiroth sont des réceptacles dans lesquels la lumière divine est reçue, et par lesquels elle se manifeste. Lors de mon ascension au 4° degré, le mot ZIZA avait immédiatement fait écho en moi me faisant penser au « ZimZoum », doctrine fondamentale de la kabbale « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ». cette dernière formule est d’ailleurs symbolisée par le Z formé de deux 7 accolés, tête en haut et tête en bas.
Ainsi que le décrit Irène Mainguy, « Le Z peut correspondre à l’éclair, lequel allie la puissance, l’éblouissement et une rapidité fulgurante. Cette idée force s’impose à tout Maître Secret lui rappelant la réception de l’influence spirituelle transmise le jour de l’initiation. Le Z s’écrit par un mouvement zigzaguant, qui fait penser à un mouvement permanent de va-et-vient semblable à un départ suivi d’un retour en arrière. » Le graphisme de cette lettre qui se représente par une ligne brisée a quelque chose de déchirant. On peut très bien imaginer par ce moyen, la rupture, mais aussi la force et pourquoi pas la persévérance ?
Cette ligne brisée nous ramène à l’arbre des Séphiroth que nous pourrions assimiler à un arbre cosmique, l’arbre de la connaissance, l’arbre de vie. Le flux qui manifeste les 10 séphiroth peut être visualisé comme un éclair de lumière ziazaguant d’une position centrale (équilibre) vers la droite (expansion) et vers la gauche (contrainte).
La Séphira la plus haute d’où part l’éclair étincelant est Kéther, la couronne. À partir de ce point d’équilibre, le rayon de lumière se répand de l’une à l’autre pour arriver sur la séphira la plus basse, complément de Kéther : Malchouth, le royaume. C’est là que l’éclair de lumière touche terre. La nature de Malchouth est quadruple car elle renferme les quatre niveaux inhérents à l’Arbre en tant que tout (racine, tronc, branche et fruit).
Nous pouvons nous représenter l’archétype général des séphiroth de la façon suivante :
3 constituent le pilier de droite, actif, de Miséricorde
3 constituent le pilier de gauche, passif, de Rigueur
et 4 (plus la non séphira Daath) occupent le pilier central d’Equilibre ou de Grâce.
Leurs relations établies par le trajet de l’Eclair Etincelant sous tendent l’ensemble de l’existence
Ainsi se dévoile toute la richesse de ZIZA, car ce dernier point mériterait un développement beaucoup plus long. Toute ma vie maçonnique, je me réjouirai d’avoir eu le 2nd surveillant que j’ai eu, c’est elle qui m’a ouvert à la Kabbale et l’arbre des Séphiroths une fois que je suis devenue maître etcela me fascine.Travailler sur ZIZA et la lettre Z a été et est un vrai plaisir intellectuel car je fais partie d’une génération pour laquelle le « Z » signifiait uniquement et totalement « ZORRO ». Mail là aussi, si nous regardons le symbole, il ne s’agit pas de n’importe quel « Z », souvenez-vous en, il s’agit d’un éclair… et comme me l’a soufflé un Maître Secret (qui veut garder l’anonymat !!!) Walt Disney était maçon, il a certainement travaillé sur la lettre « Z »
et peut-être a-t-il eu envie comme moi de regarder non pas par le trou de la serrure, mais par le trou du « Z » de notre sautoir pour essayer de voir encore plus loin …
J’ai dit Trois fois Puissant
Chaque degré a son mot de passe, celui par lequel on se fait reconnaître et chacun a sa propre signification, son propre mystère
celle de ZIZA m’a beaucoup plu : éclat de lumière- resplendeur.
ZIZA, associé au « Z » que l’on retrouve sur le tablier, sur le cordon et sur le panneton de la clé d’ivoire, m’a semblé suffisamment plein de promesse et de mystère pour m’y intéresser.
Je ressens toujours comme un émerveillement de constater à quel point il peut être gratifiant de rechercher et parfois de découvrir dans les mots et rituels des aspects jusqu’alors inconnus de soi.
En hébreu, ZIZA s’écrit Zaïn, Iod, Zaïn, Hé. Traditionnellement il est traduit par balustrade ou resplendissement,on attribue plusieurs significations à ce mot de passe qui toutes sont appropriées à la situation du Maître Secret, admis à s’approcher du Saint des Saints (balustrade séparant le Saint du Saint des Saints)et de la lumière qui en émane.
Si l’on prend ce mot à l’envers, cela donne AZIZ qui, toujours en hébreu signifie fort et en arabe sacré ou très précieux. De là à conclure que,toute chose quiéclaire ou brille, peut être à la fois précieuse, sacrée et donc sainte .
La signification de ce mot s’éclaire par l’étymologie : si on lui applique l’écriture maçonnique, on le réduit au double Zaïn, ce mot traduit alors l’idée de mouvement (bouger, se mouvoir) et se traduit par
–Eclat
–Ce qui se meut
L’idéal serait donc pour en pénétrer le sens, d’associer ces deux idées.
La lumière est mouvement, Hermès est le Dieu du mouvement. Il transmet, il assure la circulation des choses, il crée les bornes et aide à les franchir. Auteur des limites et transgresseur de ces limites, le dieu fripon et rieur, Hermès, conduit le voyageur à son terme … ou bien l’égare … (cela dépend du voyageur) … mais là, c’est moi qui m’égare … revenons donc à ZIZA
Selon SPAETH, en Kabbale phonétique, le motZIZA serait formé des lettre Zaïn, Yod,Tsadé dont les sens : arme, flèche, trait, glaive, massue, javelot, germe, semence, main nous conduisent vers l’arme magique ou le mot magique.
ZIZA serait donc un mot magique, un mot vivant, dynamique puisqu’il contient le Zaïn projettant comme la lettre Yod qui lui est associée, des germes de vie. Et par là même, ZIZA peut signifier la lumière intérieure, la maîtrise des sens, l’illumination qui survient comme une récompense de la recherche, de la méditation, du cheminement intérieur. ZIZA évoque l’idée d’énigme et de secret … celui de notre monde intérieur, celui de la parole perdue que nous cherchons …
La valeur numérique de Zaïn est 7, zaïn est la 7° lettre de l’alphabet hébraïque. Doublée dans ZIZA, deux fois 7 = 14 le nombre d’or, nombre de beauté et d’harmonie qui relie ZIZA à la sephira « tiphéret » qui elle aussi signifie beauté, splendeur, mais j’y reviendrai plus loin…
Egalement porteuse de riche signification, la lettre « Yod »est la manifestation et la révélation de l’existence, le noyau spirituel de l’individualité soumis au mouvement de l’éternité. Le germe de la vie toujours prêt à revivre sous la moindre impulsion. La divinité au fond de chaque être. Apparenté au mot « IAD » qui signifie main, valeur numérique 10 comme les 10 doigts des deux mains, symbolise la main divine qui contient la puissance créatrice. Il est aussi l’initiale de « ialad » racine qui signifie « mettre au monde » ; mise au monde de nous-même, travail de toute une vie maçonnique !!!
La dernière lettre de ZIZA, Aleph a pour valeur numérique 1, nous sommes en présence d’une lettre mâle, pénétrante, c’est la puissance de l’unité universelle, le principe originel. Aleph est l’esprit créateur d’où rayonne la pensée pure, germe de toute pensée, mais aussi, créature en tant qu’achèvement de la création dans laquelle l’étincelle divine s’est individualisée et par laquelle la création se perpétue à l’infini en se multipliant. Aleph, c’est la forme paisible permettant de préparer un terrain favorable à tout développement.
Ziza a donc pour valeur numérale 7 + 10 + 7 + 1 = 25, chiffre qui annonce la lumière
Ainsi, tout naturellement, la resplendeur de ZIZA nous amène-t-elle auprès de l’arbre des Séphiroth, aussi appelées splendeurs., car les séphiroth sont des réceptacles dans lesquels la lumière divine est reçue, et par lesquels elle se manifeste. Lors de mon ascension au 4° degré, le mot ZIZA avait immédiatement fait écho en moi me faisant penser au « ZimZoum », doctrine fondamentale de la kabbale « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ». cette dernière formule est d’ailleurs symbolisée par le Z formé de deux 7 accolés, tête en haut et tête en bas.
Ainsi que le décrit Irène Mainguy, « Le Z peut correspondre à l’éclair, lequel allie la puissance, l’éblouissement et une rapidité fulgurante. Cette idée force s’impose à tout Maître Secret lui rappelant la réception de l’influence spirituelle transmise le jour de l’initiation. Le Z s’écrit par un mouvement zigzaguant, qui fait penser à un mouvement permanent de va-et-vient semblable à un départ suivi d’un retour en arrière. » Le graphisme de cette lettre qui se représente par une ligne brisée a quelque chose de déchirant. On peut très bien imaginer par ce moyen, la rupture, mais aussi la force et pourquoi pas la persévérance ?
Cette ligne brisée nous ramène à l’arbre des Séphiroth que nous pourrions assimiler à un arbre cosmique, l’arbre de la connaissance, l’arbre de vie. Le flux qui manifeste les 10 séphiroth peut être visualisé comme un éclair de lumière ziazaguant d’une position centrale (équilibre) vers la droite (expansion) et vers la gauche (contrainte).
La Séphira la plus haute d’où part l’éclair étincelant est Kéther, la couronne. À partir de ce point d’équilibre, le rayon de lumière se répand de l’une à l’autre pour arriver sur la séphira la plus basse, complément de Kéther : Malchouth, le royaume. C’est là que l’éclair de lumière touche terre. La nature de Malchouth est quadruple car elle renferme les quatre niveaux inhérents à l’Arbre en tant que tout (racine, tronc, branche et fruit).
Nous pouvons nous représenter l’archétype général des séphiroth de la façon suivante :
3 constituent le pilier de droite, actif, de Miséricorde
3 constituent le pilier de gauche, passif, de Rigueur
et 4 (plus la non séphira Daath) occupent le pilier central d’Equilibre ou de Grâce.
Leurs relations établies par le trajet de l’Eclair Etincelant sous tendent l’ensemble de l’existence
Ainsi se dévoile toute la richesse de ZIZA, car ce dernier point mériterait un développement beaucoup plus long. Toute ma vie maçonnique, je me réjouirai d’avoir eu le 2nd surveillant que j’ai eu, c’est elle qui m’a ouvert à la Kabbale et l’arbre des Séphiroths une fois que je suis devenue maître etcela me fascine.Travailler sur ZIZA et la lettre Z a été et est un vrai plaisir intellectuel car je fais partie d’une génération pour laquelle le « Z » signifiait uniquement et totalement « ZORRO ». Mail là aussi, si nous regardons le symbole, il ne s’agit pas de n’importe quel « Z », souvenez-vous en, il s’agit d’un éclair… et comme me l’a soufflé un Maître Secret (qui veut garder l’anonymat !!!) Walt Disney était maçon, il a certainement travaillé sur la lettre « Z »
et peut-être a-t-il eu envie comme moi de regarder non pas par le trou de la serrure, mais par le trou du « Z » de notre sautoir pour essayer de voir encore plus loin …
J’ai dit Trois fois Puissant