Le syncrétisme religieux de Babylone à Rome
Non communiqué
Le syncrétisme religieux
de Babylone à Rome
De la Vierge Marie à l’Astarté babylonienne.
Dans la première lettre, nous avons vu comment l’église catholique romaine fut restaurée dans son autorité spirituelle au XIX siècle, grâce à l’intervention providentielle de la Vierge Marie. Mais la « Vierge » n’allait pas s’arrêter en si bon chemin, car elle veut la domination sur toute chose, aussi bien sur la terre que dans le ciel. Ce fut là son œuvre au siècle suivant. Voyons cela.

Le 1er novembre 1950, le Pape Pie
XII définit le Dogme de l’Assomption de la
Bienheureuse Vierge Marie, que «les
simples fidèles, les représentants des nations et
des provinces
ecclésiastiques, ainsi que de nombreux
Pères» espéraient tant, surtout depuis
la proclamation du Dogme de l’Immaculée
Conception. L’Assomption de Marie a
toujours fait partie de la foi constante de l’Église, depuis
l’Église
primitive. Le dogme, proclamé en 1950, n’a fait en
réalité qu’entériner en
termes canoniques ce que l’Église a toujours cru. Puis le
cycle des apparitions
reprit de plus belle.
Du 25 mars 1945 au 31 mai 1959, à Amsterdam (Pays-Bas), Marie apparaît cinquante-cinq fois à Ida Peerdeman, une demoiselle alors âgée de quarante ans, et lui livre d’importants messages pour l’Église et pour le monde. Comme les messages de Fatima, en 1917, et d’Akita (Japon), en 1973, déjà reconnus par l’Église catholique romaine, les messages d’Amsterdam sont d’une actualité dramatique. La Dame parle en termes suppliants de grandes calamités dans l’Église et dans le monde, et indique, dans son amour maternel, l’unique remède efficace pour un vrai renouveau: la conversion sincère des cœurs et la vie sacramentelle. Dans ces messages, Marie se présente comme la Dame de tous les Peuples, car «c’est Elle qui a reçu pouvoir de rassembler les peuples en une seule et unique Communauté. Tous les peuples rassemblés en une grande Communauté, c’est à cela que ce monde et ce temps doivent travailler, et c’est cela que, maintes fois, j’ai annoncé». «Quand aura été promulgué le Dogme, la Dame de tous les Peuples donnera sa bénédiction. C’est alors que la Dame de tous les Peuples donnera la Paix. Oui, Elle vous aidera quand le Dogme aura été promulgué». «Mes pieds sont solidement posés sur le globe de la terre, parce que le Père et le Fils “VEUT”, en ce temps-ci, dans ce monde-ci, m’envoyer en qualité de Corédemptrice, Médiatrice et Avocate. Et tel sera l’objet du nouveau et dernier Dogme marial.»
Le 11
octobre 1954, le pape Pie
XII proclamait à Rome, par la Lettre Encyclique « Ad Caeli
Reginam »,
l’institution d’une fête de la Royauté de la
Vierge Marie. Pie XII institua
donc ce jour là, la fête liturgique de » La Sainte
Vierge Marie Reine
« . Au titre « d’Immaculée Conception »,
« Mère du ciel »
allait se rajouter celui de « Reine
du Ciel et de la terre ».
Le Pape Jean-Paul II souhaitait promulguer le cinquième et dernier dogme marial: Marie, Corédemptrice, Médiatrice et Avocate (les concepts mêmes représentés dans la Médaille Miraculeuse que reçue Catherine Labouré de la part de la Vierge Marie, le 27 novembre 1830 à Paris).
En deux siècles,
l’Eglise catholique romaine sous les
injonctions de la « Vierge » a complètement
révisé les fondement de la
foi chrétienne, faisant de Jésus-Christ un acteur
de second plan au profit de
l’œuvre de séduction de la Vierge Marie
qui prend la primauté en toute chose,
jusqu’à réclamer le titre de
corédemptrice, ce qui revient en fait à
s’élever
au niveau de Dieu Lui-même.
Le culte marial c’est
élevé en véritable alternative dans
l’Eglise catholique à
celui du Dieu véritable
révélé en Jésus-Christ. La
Vierge Marie à désormais ses
lieux de culte, églises, cathédrales, lieux de
pèlerinages, dates et fêtes,
dogmes et prière…
Pendant ces deux derniers siècles une religion nouvelle
c’est lentement mise en
place en Europe, en lieu et place de la religion chrétienne
classique qui
faisait de Jésus-Christ le seul fondement de sa foi. Mais
est-ce vraiment un
culte nouveau ou la résurgence d’un culte plus
ancien qui par syncrétisme (On
désigne par syncrétisme
le processus par lequel deux religions se fusionnent pour en former une
nouvelle.), réapparaît aujourd’hui.
Les origines babylonienne de la reine du ciel
Les pratiques mariales sont semblables à celles des Israélites pervertis, dénoncés par le prophète Jérémie dans l’Ancien Testament : « les enfants ramassent du bois, les pères allument le feu, et les femmes pétrissent la pâte, pour préparer des gâteaux à la Reine du ciel, et pour faire des libations à d’autres dieux, afin de m’irriter » (Jérémie 7: 18). Elles rappellent également les pratiques des Phéniciens de l’Antiquité, qui appelaient la lune Ashtoreth ou Astarté, épouse de Baal, et Reine du ciel. Astarté était la déesse phénicienne antérieure à l’Aphrodite grecque. Les Sumériens la connaissaient sous le nom d’Inanna ; les Babyloniens sous celui d’Ishtar. Comme Reine de l’Etoile du Matin (Vénus), Astarté était une déesse de la guerre. Comme Reine de l’Etoile du Soir (Vénus), elle était une déesse de l’amour. Ishtar (Inanna, « la Dame du Ciel », en sumérien), est la déesse le plus vénérée par les Mésopotamiens, appelée aussi la « Reine du ciel et de la terre ».
Ishtar (Inanna,
« la Dame du Ciel », en sumérien),
est la déesse le
plus vénérée par les
Mésopotamiens. Chaque grande ville lui dédiait un
ou
plusieurs temples qui étaient tous très
visités. Le syncrétisme lui a donné
plusieurs attributs. Elle est tantôt la fille de Anu et de
Ki, tantôt la fille
de Nanna (Sîn) et de sa parèdre Ningal. Au
départ, Inanna était la déesse de
l’amour des Sumériens. Ishtar a repris ces
caractéristiques pour devenir la
déesse de la discorde et de la guerre des akkadiens, et elle
a de plus été
assimilée à la divinité babylonienne
Delebat,
la planète Vénus.
Ishtar était donc la déesse de
l’amour et de la guerre, phénomènes passionnels,
violents chacun à leur
manière. Ishtar a au cours de l’histoire religieuse
mésopotamienne peu à peu
absorbé toutes les autres divinités
féminines, notamment la déesse
sumérienne,
Ninhurshag, et était ainsi devenue la déesse de
la fécondité, de la fertilité,
héritée de la « déesse-mère »
des temps les plus anciens. Elle a
ensuite transmis ces traits à la déesse
phénicienne Ashtarté, puis à
Aphrodite/Vénus chez les Grecs et les Romains. Ishtar
était le seul personnage
féminin a occuper une place importante dans la religion
mésopotamienne, et le
fait qu’elle ait accaparé les attributs de la plupart des
déesses sumériennes
et akkadiennes est à la fois la cause et la
conséquence de cela. Ses lieux de
cultes sont nombreux du fait du syncrétisme. On ne peut donc
pas lui attribuer
un temple principal, car chacun de ses bâtiments
étaient généralement
dédiés à
une de ses fonctions. On retiendra cependant l’Eanna, à
Uruk, qui est l’un des
plus anciens lieux de culte d’Inanna. Les symboles associés
à Inanna/Ishtar
sont l’étoile, les roseaux liés ou le
lion.
Le syncrétisme religieux de Rome à Sumer nous entraîne par générations successives en remontant à la source, aux dieux babyloniens. Le nom même de Babylone nous donne la clé des mystères qui l’entoure, car tout est dans le nom. Apocalypse 17 : 5 Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. Babylone signifie (du babylonien Bab-ilim ou Babil, « porte de dieu »), et la porte principale de la ville était la porte d’Ishtar.
Babylone (La porte de dieu)
Comme déesse principale vénérée à Babylone, Ishtar était aussi la déesse des prostituées et un temple lui était dédié à ce titre. Avoir des relations sexuelles avec une prêtresse de ce temple permettait d’être lavé de tout péché et le » pénitent » devait alors s’acquitter d’un don. Ishtar était la promotrice de toutes les formes de sexualité, incluant toutes les perversités possibles.
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Son temple à Babylone
s’appelait l’Etourkalama, la
« maison qui est la bergerie du pays ». Les
cérémonies qui s’y
déroulaient avaient une forte connotation
érotique et semblaient plutôt liées
à
la prostitution sous ses formes sacrée et profane.
L’entrée de la bergerie
d’Inanna représentait l’entrée dans son
utérus duquel toutes les choses
vivantes commencent. Elle était marquée par une
porte spéciale, une vulve
symbolique qui était représenté par
deux paquets de roseaux aux extrémités
incurvées. Ce symbole a
été souvent trouvé dans des temples,
il représente donc symboliquement la porte
d’Ishtar. La porte, vulve d’Ishtar,
représente le passage vers la vie divine.
Dans ce temple était
pratiqué le mariage sacré, une
hiérogamie. La hiérogamie
est un terme qui vient du grec et qui signifie : « mariage
sacrée ». Il
s’agit de l’union sexuelle entre deux divinités. Lors des
cérémonies de la fête
du Nouvel an, le roi s’unissait avec une prêtresse qui
représentait une déesse.
Cet acte symbolisait la création et avait pour but
d’apporter la prospérité au
pays.
En effet, en plus des offrandes matérielles, Astarté demande le sacrifice de personnes humaines, non qu’on doive les immoler devant son autel, mais la déesse de l’amour réclame des femmes (et parfois des hommes) qui veulent la servir, par le sacrifice de leur beauté. Cette pratique occupe une importance particulière dans le culte de la déesse Astarté. La prostitution sacrée est un rite qui vise à multiplier la force génératrice d’Astarté, dans l’espoir de garantir le renouveau perpétuel de la nature, la fécondité des femmes et l’accroissement du cheptel. Les hiérodules, ou courtisanes, faisaient partie des prêtresses et n’exerçaient la prostitution qu’à l’intérieur de l’enceinte sacrée, offrant leurs gains à la divinité.

Rien d’étonnant donc, que sur le front de la grande prostituée décrite dans l’Apocalypse, soit inscrit le nom Babylone. Il est donc intéressant de suivre l’évolution du symbole d’Ishtar/Inanna, les roseaux liés qui représente la porte (vulve de la prostituée Ishtar) du temple d’Ishtar au cours du temps.

Les faisceaux de roseaux devinrent les colonnes des temples et palais. C’est aussi devenu l’emblème de la dignité épiscopale des évêques de Rome. Comme le montre le blason de la ville de Bâle.
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Mais le symbole de la porte d’Ishtar, la porte du dieu, Babylone, ne s’applique pas qu’aux symboles religieux. En voyant la grande prostituée, l’apôtre jean fut saisi d’un grand étonnement. On ne le serait à moins, quand on voit jusqu’à quel point le malin a imprimé sa marque sur la bête qui monte de l’abîme pour former le septième royaume.
La cosmogonie babylonienne.
Dans la cosmogonie babylonienne, au
commencement de tout,
alors qu’il n’y avait encore ni ciel ni terre, seule une
matière indifférenciée
s’étendait de toute éternité, les eaux
primordiales. De leur masse se
dégagèrent deux principes
élémentaires, Apsu et Tiamat. Apsu,
considéré comme une
divinité masculine, représente la masse d’eau
douce sur laquelle flottera la
terre. Quant
à Tiamat, divinité
féminine, elle n’est autre que la mer, l’abîme
d’eau salée d’où sortent toutes
les créatures. De ce couple
divin vont naître des dieux
secondaires, les « éléments supérieurs
» et les » éléments
inférieurs », puis Anu le dieu du ciel, Enlil le dieu de la
Terre et Enki
le dieu des eaux, de la sagesse et protecteur des hommes. Apsu,
dérangé par les
actions des jeunes dieux, veut les anéantir. Mais Enki,
ayant appris
l’intention de son aïeul, le tue et le remplace comme dieu
principal. Puis il
engendre
Marduk (qui signifie :
taureau-veau du soleil). Mais les jeunes
dieux sont très
turbulents et irritent rapidement la quiétude de la
déesse des eaux salées, Tiamat.
Celle-ci préparant sa vengeance se dispose à
faire la guerre. Les autres dieux
affolés demandent à Marduk de la combattre. Il la
tue puis coupe le cadavre de
Tiamat en deux : une moitié devient le ciel,
l’autre la terre. et de son corps
crée ainsi l’univers tel que nous le connaissons. La
victoire de Marduk
sur le dragon ancien mère de
tous les dieux, en fit le dieu
principal en Mésopotamie et dieu tutélaire de la
ville de Babylone.
Le vainqueur ayant sauvé les dieux, est reconnu comme leur
nouveau chef. Il
décide alors de se faire constr
uire un sanctuaire sur terre
autour duquel se bâtira la ville de Babylone. Marduk sera
représenté
symboliquement sur la porte principale de Babylone, sous la forme
d’un taureau
et le dieu qu’il a terrassé, Tiamat, sous la forme
d’un dragon. Par générations
successives de dieux, le serpent ancien des mésopotamiens
c’est mué en astre de
lumière par sa descendance qui finira par
détruire cette mauvaise image. Marduk
prit la tête du panthéon mésopotamien
quand celle-ci devint capitale, et régna
sur tous les autres dieux y compris les anciennes divinités
sumériennes. La
légende en fit alors le père des dieux, Tiamat le
dragon ancien s’effaça alors
définitivement de la mémoire des hommes comme
mère des dieux. Par syncrétisme
encore les deux image du dragon et du taureau fusionnèrent
pour laisser à
Marduk celle d’un dragon cornu, le serpent devint dieu.
La porte d’Ishtar est le syncrétisme de toutes les croyances babyloniennes

La cité, avec le territoire
qui en dépend, forme dans la
société une cellule ayant sa vie propre. Sa
fondation est une œuvre religieuse.
Le dieu est le véritable souverain de la cité. Il
habite la cité avec son
épouse, ses enfants et ses serviteurs. Le temple est sa
maison. Domaines
particuliers, greniers, étables, esclaves lui appartiennent.
Le dieu
n’administre pas la ville par lui-même. Il se choisit un vicaire,
l’ishakkou. Le roi est
aussi grand prêtre du dieu du pays ou de la cité.
Il consulte les dieux,
construit et restaure leurs temples, leur offre des cadeaux.
Lui-même se fait
parfois déifier, il porte alors la tiare
à cornes symbole divin, reprit
par le pape de Rome.
La porte bleue d’Ishtar, qui
était
l’entrée
principale de
Babylone,
offrait le spectacle saisissant de la force et de la grandeur. C’est un
double
portail constituant un passage protégé,
organiquement lié aux deux enceintes
défensives. Le devant est flanqué de tours
carrées crénelées en dents de scie.
La surface externe du portail est recouverte de faïence bleue.
Sur la
décoration en briques émaillées se
trouve un fabuleux bestiaire où s’alignent
575 animaux sur 13 registres superposés. Ce sont des dragons
qui alternent avec
des taureaux et des lions, symboles respectifs de Tiamat, Marduk et
Ishtar.
La porte d’Ishtar, traduisez la « porte de l’étoile », symbolise le ciel où vivent les dieux. La porte de l’étoile ouvre la voie vers Babylone, elle même appelée « la porte de dieu ». En suivant la voie royale en procession, le peuple « monte » donc vers ses dieux en passant symboliquement des portes célestes, la ville elle même étant l’ultime porte, là où trône le dieu principal Marduk. Bab’ilim si proche si on fait abstraction des voyelles chez les sémites de bab Elohim le Dieu véritable, révélant de ce fait la vraie nature de la cité : Babylone est une parodie terrestre de la Jérusalem Céleste, où trône le Seigneur véritable de l’univers et des hommes.
La porte originale d’Ishtar a été dégagée en 1902, puis entièrement démontée et transportée au Pergamon Museum de Berlin, au cœur de l’Europe. Il s’agit d’une énorme structure en briques cuites, d’une hauteur de plus de 23 mètres.


Schoenel





