La sagesse égyptienne at temps des pharaons – 3000 ans de sagesse
Non communiqué
De tous temps, l’homme a été en quête de sagesse, cet élément invisible, impalpable, qui à l’instar d’une puissante levure opère de l’intérieur pour élever le niveau d’une civilisation.
Pour
comprendre et approcher la Sagesse égyptienne, il nous faut abandonner
les
conceptions de notre siècle, essayer de penser dans un autre langage,
nous
placer dans un autre portique, renoncer aux présomptions de notre
époque et non
en les projetant sur le passé.
Abordant aux rivages du passé, nous sommes alors confrontés à une
civilisation
très différentes, basée sur un ordre cosmique, en quête de Sagesse,
chérissant
la Vérité, engendrant, la Beauté, non par accident, mais par dessein.
Pythagore,
vécut 22 ans dans les sanctuaires égyptiens, il définissait la
philosophie
comme un désir d’amour et de Sagesse, et le philosophe, comme un homme
qui se
consacre à la contemplation des belles choses. Pour lui et ses maîtres
égyptiens cela signifiait l’étude du ciel tout entier et de tous les
astres
qu’il contient. L’ordre avait commencé dans les cieux. L’harmonie
cosmique
était le modèle de l’harmonie sur terre. Ainsi au-dessus, aussi
au-dessous.
L’examen de son œuvre a fourni de précieux indices pour la
compréhension de
cette Sagesse.
C’est de cette Sagesse toujours vivante que je vais essayer de vous
parler. Peut-être
pourrions-nous trouver un enrichissement dans la contemplation, même
éphémère
de cette Sagesse et de ses corollaires : Beauté, Vérité,
Connaissance.
Tout
acte avait une double signification : profane, et cosmique.
Pour
comprendre les motivations des Egyptiens, nous devons nous souvenir
qu’ils
cherchaient leurs propres significations par rapport aux grands
évènements
cosmiques de l’espace et du temps, n’oubilant jamais les étoiles.
Pour nous, les étoiles ont cessé d’être des réalités physiques, des
présences
symboliques et des moyens pratiques de mesure du temps, mais les
Egyptiens,
considéraient certainement les étoiles en ces trois capacités.
De
nombreux peuples anciens se sont intéressés à l’astronomie.
Parce que nous avons découvert que quelques textes consacrés à
l’astronomie,
nous avons pensé que les Egyptiens en étaient peu informés, alors que
d’énormes
monuments de pierre témoignent de leur connaissance, des mouvements
célestes.
Ainsi deux français ont constaté, une interprétation stellaire rituelle
du
complexe de GUIZEY.
Selon eux les trois pyramides ne sont pas placées ainsi par hasard.
KEOPS, KEPHREN
et MYKERINOS pourraient faire échos aux trois étoiles de ceinture
d’ORION,
d’autres pyramides réparties dans la plaine complétant la figure de
cette
constellation.
Aussi à l’intérieur de la pyramide de KEOPS, deux conduits partant de la chambre dite : La chambre du Roi, notant jusqu’à la surface. Deux astres qui s’élèvent de ce qui a été appelé la Chambre de la Reine, sans toutefois atteindre l’extérieur. Le conduit méridional de la Chambre du Roi est aligné sur ORION, l’étoile d’OSIRIS. Celui de la chambre de la Reine, est aligné sur SIRIUS, l’Etoile d’ISIS.
Les deux français suggèrent de la RE naissance ritualisée de Pharaons, dessiné à marcher parmi les étoiles.
N’oublions pas que pour les Egyptien la pyramide était le « MOI » signifiant instrument de l’Ascension.
Cette interprétation ne devrait pas aussi nous faire perdre de vue le talent égyptien pour les applications à niveau multiples. Les étoiles pouvant être utilisées comme moyen d’évaluer les dimensions de la terre par leurs prêtres : » Observateurs du temps »
C’est
ainsi que le prêtre astronome HARKHEBI qui vécut au troisième siècle
avant J.C.
Est décrit comme versé dans les écritures.
Les Egyptiens baignaient dans la symbolique. Le symbole adoptant toutes
sortes
d’aspects (objets, images, couleurs, volumes, des temples avec leur
forme
architecturale).
Pour le non initié, le symbole constituait une barrière, une porte
close. Pour
l’initié, la multiplicité des significations avait été révélée. Ce
symbole
était la première Clef de cette Sagesse et la transmission des savoirs
s’effectuaient par les symboles.
Chaque temple était la résidence de Dieu, sa maison, « Maison
d’éternité »
Chaque temple dédié à un seul Dieu, rien n’y était laissé au hasard, ou
démuni
de signification. Le Dieu ou la Déesse étaient al manifestation de la
SAGESSE.
MAAT par exemple « la Dame de la Grande salle du
Jugement »
représentant la DROITE REGLE, la règle de la loi divine, qui, est
VERITE
parfaite et SAGESSE absolue, représentant l’ordre cosmique, portant le
sceptre
OUAS signe de Régénérescence et l’ANKH, la croix ansée Egyptienne
signifiant la
CLE DE VIE. MAAT portant sur sa tête la plume blanche de la Vérité.
Tous
les
grands temples possédaient une bibliothèque que l’on nommait la
« Maison
de Vie ». Si les monastères furent créés pour les services
d’une religion,
La « Maison de Vie » était au service d’une SAGESSE
ésotérique. Les
Egyptiens ont peu parlé de la « Maison de Vie » car
elle n’avait
besoin ni de justification, ni de publicité. Elle travaillait dans le
SILENCE
et la DISCRETION qui conviennent aux détenteurs d’une tradition de
SAGESSE.
Cette « Maison de Vie » était le cœur ésotérique du temple,
fonctionnant
comme des archives, mais était plus qu’un ensemble d’informations
historiques.
Chaque
grand temple abritait sous le même nom, toutes les branches du savoir :
Mathématiques,
Astronomie, Architecture, Médecine, Philosophie, Magie, Mystères,
Rituels.
Toutes les branches du Savoir étant considérées comme divers aspects
d’un seule
et même SAGESSE.
Dans notre univers matérialiste, le Savoir est fragmenté, dans le
temple, il
était la manifestation de la SAGESSE DIVINE ; et l’acquérir
était observé
par le DIVIN à l’œuvre. Toutes les connaissances étaient englobées dans
la
noble, exaltation du savoir qui était la SAGESSE SACREE.
A la tête de la hiérarchie du Temple, le grand prêtre, devait connaître dix livres et comprendre la totalité de la SAGESSE des INITIES sur les sujets des LOIS et des DIEUX.
Les
livres en question étaient des livres de THOT ; le Dieu à tête
d’IBIS.
Dieu de la connaissance, seigneur de la SAGESSE, la maison de Vie était
la
maison de THOT, mais aussi la maison des scribes.
Le prêtre égyptien n’était pas seulement un théologien, mais aussi un
expert
dans un domaine particulier du savoir .
La SAGESSE du Temple produisaitdes
prêtres architectes, des prêtres astronomes, ou encore médecins, alors
que nous
n’attendons pas cela de nos prêtres.
Chaque clergé développait sa propre spécificité, l’unité fondamentale
des divers
domaines de connaissance, n’était jamais perdu de vue :
« l’esprit de
synthèse, La SAGESSE était toujours présent.
A côté de la Sagesse Sacrée, une sagesse profane, disons code de
savoir-vivre
constitué de préceptes moraux et de conseils édifiants. Le cursus du
scribe visait
à la fois à enseigner l’écriture et une morale pratique.
Durant la 5ème dynastie (2560-2420 avant J.C) nous trouvons par exemple PTAH-HOPTEP le Sage, aborde successivement tous les secteurs de la vie et de ses activités générales.
Je Cite :
– Ne laissez pas votre savoir vous rendre arrogant et ne soyez pas si sûr d’être un homme instruit.
Prenez
conseil de l’ignorant comme du SAGE, car nul n’atteint les limites de
la
science et aucun artiste ne possède pleinement son art.
– Ne soit pas cupide dans le partage, ne convoite rien, hors de ce qui
t’appartient
-Si tu es devenu grand après avoir été petit, si tu fais fortune après avoir connu l’indigence dans la ville que tu connais, ne te vante pas de ce que tu as acquis, ne te fis en tes richesses, tu risquerais d’être dépassé par un de tes pairs à qui la même chose est arrivée.
Celui qui est sage prend soin de son esprit et par là affermit sur terre sa bonne fortune. On reconnaît le Sage à ce qu’il sait et le noble à ses bonnes actions. Son cœur et sa langue sont en harmonie, ses lèvres sont justes quand il parle ; ses yeux voient, ses oreilles se palissent à entendre, ce qui est utile, ainsi en est-il de celui qui fait la VERITE sans aucune injustice.
Si
vous
souhaitez bien vous conduire, être débarrassé de toutes choses
mauvaises, méfiez-vous
de la convoitise qui est une maladie, une infirmité incurable. Avec
elle
l’amitié est IMPOSSIBLE. Enfin les sages d’Egypte semblent avoir fait
preuve
d’un savoir consommé ou d’un merveilleux instinct, quand pour nous
révéler leur
SAGESSE, ils n’ont pas employé, des lettres correspondantes à des sons,
mais ce
sont exprimés par l’écriture hiératique (les hiéroglyphes) moyens de
transmettre ce qui est ésotérique et dans leurs mystères ont assigné
symboliquement un emblème paticulier à chacun d’eux. Seuls les initiés
connaissaient cette écriture.
D’après les écrits, l’EGYPTIEN voyait grand et dédaignait les détails.
Une
envergure imposante de l’esprit. Pas de vaines prétentions, mais des
réalités
tangibles. Une certaine SAGESSE parfois bien différente à notre époque.
Toujours d’après les écrits, il semble qu’un verbiage futile laissait
un
égyptien d’élite silencieux, calme, sérieux et son silence même parlait
la
langue de SAGESSE.
Les
divinités
égyptiennes que l’on peut admirer expriment leurs volontés par des
gestes et de
leurs visages émane une profonde et mystérieuse SAGESSE.
La SAGESSE est fondée sur la connaissance et découle directement de la
compréhension. Elle engendre la BEAUTE sous toutes ses formes, ses
actions reflètent
la lumière intérieure. La SAGESSE se manifeste à travers les âges et ne
peut
durer éternellement.
De grands voyageurs Grecs visitèrent l’Egypte, HOMERE,
THALES , PLATON,
HYPOCRATE. La plupart de ces noms familiers incarnent pour nous, SAVOIR
et
SAGESSE. Dans leur quête philosophique, ces voyageurs, rencontrèrent
uje
civilisation ancienne sur laquelle régnait un DIEU ROI, une société
créatrice
de temples superbes et mystérieux, avec des prêtres experts dans divers
domaines. La curiosité les y avait conduits et ce qu’ils découvrirent
dépassait
de loin ce qu’ils avaient pu imaginer.
Parlant de cette SAGESSE EGYPTIENNE un égyptologue a écrit :
Il fut un temps où sur une étroite bande de terre, l’homme réalisa un équilibre presque parfait avec son environnement et créa une société aussi proche de la perfection qu’il ne nous a jamais été possible de rêver
j’ai dit