Comment je vis ma fraternité

Auteur:

M∴ A∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

V
M et vous tous mes SS et FF en vos degrés et fonctions,


J’ai envie de répondre au premier abord comme lorsque je suis passée sous le bandeau et qu’on m’a demandé, au milieu de l’interrogatoire : «Madame, comment vous sentez-vous en cet instant ? », et moi de répondre par un « ça va … » qui en a fait rire plus d’un.



Mais je ne vais pas m’arrêter là.


Que dire de ma fraternité ? Je devrais commencer par le début, par mon initiation, car je ne savais pas ce que c’était la fraternité. J’ai vécu mes 3 voyages par la musique et les mouvements, les yeux bandés. Je me suis laissée emmener en confiance par ceux qui me donnaient la main et m’ont guidée. Et pourtant j’étais terriblement angoissée.


J’ai ainsi appris qu’il y aurait toujours une main tendue d’une S ou d’un F pour

m’aider dans ma vie maçonnique, et effectivement, il y a toujours la main d’une

S ou d’un F pour m’aider et m’encourager. C’est cela que j’appelle

« fraternité ».



Lors des premières Tenues, certainement comme tout nouvel initié, j’ai eu l’impression que je n’y arriverais jamais, que je ne pourrais pas tout savoir, que je serais gauche, que j’oublierais l’une ou l’autre chose, l’un ou l’autre geste. Mais c’est vrai, jamais je ne saurai tout, jamais je ne serai parfaite, je sais seulement que je fais de mon mieux pour progresser. Mais un signe, un geste pour me faire

remonter la bavette de mon tablier lorsque j’étais App, un clin d’oeil d’une S

ou d’un F, signe d’encouragement, des conseils vu ma nouvelle fonction actuelle

de Secr au sein de mon At, ces messages d’aide, d’encouragement, sans

jamais me juger, c’est cela que j’appelle « fraternité » .



J’ai appris … par les gestes, par les témoignages d’affection, par les visites que

les SS et FF ont rendues à des SS de ma L, restant auprès d’elles jusqu’à

leurs dernières heures, leur donnant la main pour les accompagner en toute sérénité vers cet autre chemin … j’ai appris ce que le mot « Fraternité » voulait dire.



Mais mon chemin parcouru en FM n’est pas encore bien long, il est pour tout

Maç:. semé d’embûches, je sais, mais je sais aussi que je pourrai compter sur une

S ou un F pour me guider, m’éclairer sans jamais me juger. Tout comme je

pourrai à mon tour aider, guider et éclairer avec ma petite lanterne sur son

chemin maç:., sans le juger, une S ou un F. C’est cela ce que j’appelle la

K fraternité ».



C’est cette fraternité qui permettra à chacun de nous, SS
et FF, d’avancer,

en toute confiance, en toute sérénité, de progresser avec ses idéaux propres et ses interprétations personnelles.



Je terminerai par cette phrase entendue lors d’une tenue :
«L’important n’est pas ce qu’on a fait de nous, mais bien ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous » (Sartre)



J’ai dit VM.

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