La construction du moi à travers l’autre
S∴ P∴
ALA GLOIRE DU GRAND
ARCHITECTE DE L’UNIVERS
Ordo ab chao
Deus meumque jus
Suprême ConseilDes Souverains Grands Inspecteurs Généraux
Du 33° et Dernier Degré Du Rite Écossais Ancien et Accepté
pour la France
Ordo ab chao
Deus meumque jus
Suprême ConseilDes Souverains Grands Inspecteurs Généraux
Du 33° et Dernier Degré Du Rite Écossais Ancien et Accepté
pour la France
Introduction
comment faire tenir dans la même planche le moi , l’autre , démontrer que le moi se construit ;(c’est ce que l’on espère );que cette construction non seulement se fait par l’autre mais plutôt si je relis bien le sujet à travers l’autre;ce terme est particulier; pour voir a travers une vitre il faut une surface transparente ,pouraller d’une pièce à une autre je passe a travers des portes je traverse ,il semblerais donc que pour aller du moi à l’autre je doive déplacer mon point de vue pour que l’autre me soit limpide ou que je me retrouve en lui et lui en moi avec tout le respect que je lui dois . Enfin il me faut rapporter le fruits de ces pensées à la démarche maçonnique dans laquelle mon moi c’est engagé avec vous autres.
La notion du moi dans l’histoire
Il est généralement admis que la notion de je est une notion relativement moderne qui remonterais a peu près à la notion du COGITO de Descartes, l’antiquité ne donnait pas cette place au Je car l’être humain était compris dans un grand tout .
Cet œuf univers créateur, englobant la totalité de sa création implique que la créature vit ici et maintenant la présence de dieu ou des dieux selon les époques.
Vers le 5eme et 4 ème siècle avant J. C. unglissement se fait sentir entre une conception ésotérique ou mythique de l’univers à une conception philosophique ou rationnelle des choses.
Pour Parménideil y aurait identité de la pensée et de l’être.
La philosophie des écoles grecques se basant surla croyance qu’il est impossible à l’homme de trouver des règles de conduite ou d’atteindre le bonheur sans s’appuyer sur une conception de l’univers déterminée par la raison ,ouvre la porte à de nombreuses écoles de pensée qui dans les siècles suivants ,essaieront de préciser la place du je dans l’univers qui l’entoure.
Le « je pense donc je suis »de Descartes démontre que le fait de penser implique l’existence du pensant, l’existence du je qui pense. Mais quel est ce je ?
Le vers est dans le fruit ,séparant pensée et être tous les philosophes des décennies suivantes rempliront des ouvrages pour réconcilier l’être et le MOI .
Au début des années 1920 et la théorie du moi de Freud propose en résumé cette théorie :Freud oppose au ça, système inconscient des exigences pulsionnelles, et au surmoi, système des exigences normatives également inconscientes, le moi, système de choix et de rejet par lequel le sujet se reconnaît comme une individualité cohérente et autonome, ayant pour double tâche de s’adapter aux exigences de la réalité extérieure et de maîtriser les conflits internes.
Toute
ces digressions ont pour but de montrer que la notion
de moi reste très variable selon les époques mais
aussi selon les croyances
personnelles de chaque individus,il nous est impossible de faire table
rase du
passé car il est inscrit dans nos acquis affectifs
éducatifs et culturel , il
existerait même selon les biologistes une mémoire
cellulaire qui stockerais les
informations de générations en
générations .
La question idiote
Lors de mes cogitations sur cette planche ,m’est venue une question idiote
et la construction du moi sans l’autre!!!oui peut on se construire sans l’autre parait être une antithèse intéressante pour la suite du raisonnement:
Dans le monde individualiste dans lequel nous baignons on pourrait dans un grand délire d’égocentrisme se croire tellement différent de tous les autres,tellement génial que notre pensée serait notre propriété ,notre exclusivité que la partager n’aurait pas d’intérêt car elle serait déjà un système complet en soit. Ainsi tournant sur nous mêmes tels des toupies nous pourrions vivre en vase clos admirant narcissique-ment notre petit ego,il serait bien sur important d’éviter toute collision avec les autres toupies ,c’est un peu ce que proposeraientles mondes virtuels de l’informatique quand on les pousse à l’extrême ,cela peut être le résultat de l’addiction à certaines drogueset le signes de pathologie mentales ,c’est rarement le signe d’une bonne santé intellectuelle ou physique.
Mais allons y: moi sans l’autre est ce au moins envisageable ai je le choix .
L’homme animal social par culture ou par nécessité.
Que dit on des hommes livrés à eux même dans la littérature ;je ne parlerais pas deRobinson Crusoé car sur son ile déserte il a trouvé vendredi.
Les enfants sauvages élevés par des animaux ?
les rares cas montreraient que l’être humain est très adaptable a condition que les animaux capable de l’accueillir soient structurés en clans et systèmes proche du modèle humain .Peux de cas sont en effet rapportés d’enfants recueilli par des fourmis des poules ou des lézards .
Une autre expérience inhumaine a montrée que des nourrissons privés de toute communication orale ou affective avec d’autres humains se laissaient dépérir.
Les ermites vivant dans les déserts ou des forêts perdues ont eu des géniteurs ,ils ont étés contaminés par l’autre il leur a suffit d’apprendre à parler grâce à l’autre , d’ouvrir un livre de Lewis Carroll ,Camus ou Freud ou pire la Bible pour savoir qu’il ne sont pas seul au monde qu’il y a un avant un après, un début une fin ,la construction du moi sans l’autre est donc une utopie irréalisable et même in-envisageable.
Donc nous sommes le produit de l’éducation reçue par nos géniteur éducation imposé par la société qui nous entoure ,elle même modelée par des siècles de doctrine politique religieuse de conflit résolus ou non entreétats et nations tout cela baigné dansles aléas génétique, les mutations dues aux changement climatique de notre petite planète elle même soumise à la gravitation et aux mouvements des nombreux systèmes planétaire qui l’entoure .
ON ne ,peut se penser sans le filtre d’autrui , pour cela il faudrait être né sans géniteur ,seul être unique représentant de sa race ,dans un monde sans système social y compris animal,et même dans cette hypothèsenous n’aurions aucune conscience de notre situation.
Si l’autre m’est imposé,comment comprendre cet autre qui n’est pas moi ?
pour ce faire il serait nécessaire d’opérer un effort de decentrement
Est-ce possible, réalisable? Peut-on se décentrer, oublier la particularité de son point de vue pour adopter celui d’autrui ; ou nos points de vue sont-ils irréductibles ; y a-t-il des limites à l’effort de décentrement.
Si ce déplacement est possible comment s’opère-t- il ?
-.par sympathie, compassion émotive (la pitié chez Rousseau) ;
– par effort intellectuel d’universalisation ( l’impératif catégorique de Kant) ;
– par analogie, par assimilation des informations, immersion culturelle dans le milieu de l’autre (thèse anthropologique et phénoménologique).-
Chacun, s’il veut l’entendre, porte l’autre en soi :
-comme un héritage ;
– comme un devoir ou comme un fardeau ;
– comme l’affre d’un désir ;
La question essentielle devient « comment pacifier cette présence de l’autre à moi ? Comment éviter les deux écueils inversés de l’indifférence et de l’identification fusionnelle puisque toutes deux abolissent le rapport à l’altérité
Le respect de l’autre semble permette de résoudre ce dilemme.
Le respect peut procéder d’une compassion sentimentale (la pitié chez Rousseau) ou d’un impératif rationnel (« Agir selon un maxime qui soit universalisable sans contradiction » comme chez Kant). Dans tous les cas, le respect d’autrui s’inscrit dans un mouvement de générosité qui vise la réalisation d’un espace politique et social harmonieux.
Respect des différences
La connaissance du monde s’enrichit par les échanges de point de vue sur le monde. Il faut donc accepter l’idée qu’aucun point de vue n’est indépassable et définir l’effort de connaissance comme un effort de décentrement.
Kant dans la Critique de la faculté de juger recommande en ce sens un esprit ouvert : c’est la seconde maxime du sens commun : il s’agit de raisonner en se mettant à la place de tout autre parce que chacun, quand il juge, risque d’être victime de la particularité de son point de vue. Le dialogue est la pierre de touche de la vérité. Le débat contradictoire est la seule façon de tester efficacement la validité d’une pensée.L’autre par son intervention devient une chance de sortir de l’étroitesse de notre point de vue.
Gilles Deleuze :L’apparition d’autrui est, dans mon champ perceptif, la présence d’un autre point de vue possible. La présence d’autrui donne virtuellement corps à ce que je ne vois pas mais qui existe pour l’autre .
Or toute perception est par nature limitée, tronquée.
Les phénoménologues parlent à ce propos de perception par esquisse et donnent l’exemple du cube : jamais je ne perçois un cube selon sa définition géométrique car jamais je ne parviens à voir ensemble les six faces et les douze arêtes, au mieux je perçois trois faces et neuf arêtes. Les choses s’esquissent seulement et ne nous sont jamais données à connaître dans leur totalité : elles s’esquivent autant qu’elles s’esquissent.
Dès lors il faut toujours soupçonner un autre angle d’approche ; il faut toujours mimer la démarche d’un autre regard afin de surprendre une autre réalité ( « le dessous des cartes » ou « l’envers du décor »…).
Deleuze précise : « Lorsque j’aurai fait le tour pour atteindre cette partie cachée, j’aurai rejoint le point de vue d’autrui. ». La réalité est infiniment complexe, la connaissance est à penser comme une succession d’explorations qui demandent toujours à être complétées.
Sympathie compassion,effort d’universalisation ,assimilation, immersion ,decentrement ,gardons à l’esprit tous ces éléments pour réexaminer notre parcours maçonnique,j’en fais un rapide survol ,je compte sur vous pour en compléter les manques!
Tout commence par le cabinet de réflexion ,un passage solitaire à l’issu duquel nous est demandé un testament philosophique, Vitriol :il faut faire un point ,pour tracer une direction il faut bien commencer par un point !
Dès la sortie du cabinet de réflexion nous serons toujours accompagné ;le maitre des cérémonies et l’expert seront à nos coté pour nous permettre d’accomplir nos voyages initiatique l ‘épreuve du miroir,les serments de fidélité, nous intégrons une fraternité ,qui signe l’appartenance à la même famille. A un même métier , immersion dans le groupe , réunions d’apprentis,agapes .
La pierre brute sera dégrossie le moi sera analysé trituré lors des travaux et des échanges fraternel ,l’apprenti est placé au silence il faut réapprendre à écouter ,faire silence pour laisser place à l’opinion d’autrui . Pour que mes frères me reconnaissent pour tel.
Le compagnon dans ses voyages vas devoir emmagasiner une somme de connaissance universelle pour espérer poursuivre sa route car l’ignorance est la mère de tous les vices , se plonger dans les écrits qui ont fondés des siècles d’évolution de l’humanité est un moyen de rendre la pierre intégrable dans l’édifice à bâtir .Il faut apprendre l’art de la communication rhétorique, grammaire. Savoir communiquer.
L’étoile flamboyante au travers de laquelle nous devons nous intégrer nous renvoie entre autre à Léonard. de Vinci unhomme marquant de l’humanité.
La maitriseremet notre petit Moi face à saréalité ;les trois mauvais compagnons nous entrainent dans la chute dont seule une intervention collective de l’autre pourra nous sauver (rappelez vous que sans les autre je ne Puis rien)ainsi dans cette opération magique ou le maitre réapparait plus radieux que jamais ,l’autre fusionne avec nous il y a peu de moments dans nos cérémonies ou le contact physique est poussé aussi loin que lors de le relevé du maitre le contact des pieds genoux et l’accolade plus les mains des autre frères qui aident à l’opération donnent une sensation de fusion des participants.
Un dernier exemple : La présentation d’une planche est aussi un grand moment de cette construction du moi à travers l’autre .Ce travail se fait en deux temps , d’une part une démarche individuelle solitaire ou l’on est sensé trouver au fond de soi (et sur internet ,et l’encyclopédie Universalis)les éléments pour construire quelque chose de personnel à présenter devant l’atelier ,d’autre part un travail collectifoù chaque frère essaiera d’apporter sa pierre à l’édifice qui ne sera complet qu’après les conclusions du frère orateur .
Mais la fraternité ,l’athanor ,le partage de l’initiation n’implique pas que nous sommes identique. Leprocessus d’individuation auquel nous prenons part est une démarche individuelle dans un milieu collectif .Si tous les postes dans la loge sont interchangeables c’est pour placer tous les frères sur un pied d’égalité entre des individus uniques. Quand il est conseiller au maitre secret de ne point se forger d’idole humaine , c’est entre autre pour fermer la porte du temple aux gourous ,pour apprendre à chacun l’estime de soi .
Nous sommes tous le maitre qui est reparu aussi radieux que jamais.
Pour réussir cette alchimie nous avons tous besoin du même ingrédient ,la fraternité.
Seule une relation de réciprocité peut instituer l’autre comme mon semblable et moi-même comme le semblable de l’autre : l’estime de soi, loin de replier sur le souci de soi accorde à l’autre les mêmes possibilités d’action et de vie heureuse que pour moi-même. La condition pour que cet autre demeure un autre que moi et ne se réduise pas à un alter ego,tient dans cette relation mutuelle qu’est l’amitié où chacun aime l’autre en tant que ce qu’il est . Une telle réciprocité suppose d’une part qu’il faut être ami de soi pour être ami de l’autre, c’est-à-dire que l’existence de l’homme de bien soit désirable pour lui-même, et d’autre part que l’homme bon et heureux a néanmoins besoin d’amis. À l’estime de soi l’amitié ajoute, sans rien retrancher, l’idée de mutualité et son corollaire, l’égalité, qui mène sur le chemin de la justice.(encyclopedie universalis)
À l’image du révélateur photo, l’autre est le médiateur indispensable entre moi et moi-même. Son regard éclaire mes zones d’ombre, dévoilant ainsi des facettes que j’ignorais.
Pour communiquer, il faut retrouver les origines ; et, pour retrouver le temps originel, il faut remonter en soi-même jusqu’aux sources de la communication. « Boire l’eau d’oubli pour se mettre dans l’état d’un homme qui commence à vivre », tel est le précepte d’une rêverie paradoxale et méthodique. Paradoxale, cette rêverie est entièrement solitaire, et pourtant elle conduit à trouver au plus profond de soi l’autre semblable dans le silence et la communication affective. La seule langue commune possible, celle de la passion amoureuse par exemple, se parle en silence ; langue des signes, elle passe par les signes éloquents que sont les larmes, les soupirs, les regards échangés, le chant à l’unisson, les serrements de main « sans proférer un seul mot ». Telle est la condition de l’authenticité : là, au cœur des émotions primitives, le philosophe ou le franc maçon retrouvera le mode d’identification ancestrale : la pitié fondamentale, pitié pour tout ce qui vit et source de tout rapport entre les hommes.(je n’aime pas le mot de pitié )
Je termine volontairement sur ces deux citations qui ne sont pas de moi mais que d’autres ont si bien dit qu’il m’est difficile d’en retrancher quoique ce soit.
Que dire de plus. Si tout à été dit , tous nostravaux nesont querediteset compilations.
L’être humain ne peut se penser sans l’autre mais ilsemble que l’évolution ne puisse se faire qu’en se pensant comme original, sinon unique , ilfaut croire que le génie parle en nous .
Et si je n’aime pas l’autre?
Et si je ne m’aime pas ?
Et si tout cela n’avait aucune importance?
Rien ne va plus …
Pourtant j’ai choisi de construire !!!
Les matériaux de construction sont souvent les mêmes mais les temples qui se construisent sont tous différents, la nature à partir des mêmes cellules nous donnera un beau cancer ou un organisme parfait .( à définir )
S’il est réduit le choix est possible et c’est dans ce possible que s’inscrit ma démarche .
J’ai dit .