Il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer

Auteur:

S∴ D∴ P∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A la gloire du Grand Architecte de l’Univers.


Ordo ab chao Deus meume jus


Au nom et sous la juridiction du Suprême Conseil pour la France


des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33ème


et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté


Trois Fois Puissant Maître, très illustre Frère,


et vous tous mes Frères Maîtres secret.

Il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre
ni de réussir pour persévérer


Cette maxime telle une sentence nous rappelle que l’action d’entreprendre est liée à notre travail et que pour s’élever celui-ci n’est jamais fini.
Certes nous nous fixons des objectifs en espérant y parvenir, réussir ce que nous entreprenons pour nous permettre d’accéder à d’autres connaissances par la persévérance.
C’est pour cela que nous sommes Francs-maçons car nous travaillons sur nous à notre propre amélioration dans notre propre intérêt et dans l’intérêt universel.
Il faut combattre ses vices pour faire des progrès en Franc-maçonnerie.
Etre Franc–maçon c’est travailler sans relâche pour son propre perfectionnement, entreprendre par la pratique des rituels et des symboles la taille de sa pierre pour en supprimer les aspérités ; pratiquer son auto-formation.


Depuis notre petite enfance l’éducation que nous avons reçue nous a permis d’apprendre à entreprendre.
Par exemple les premiers pas que nous avons faits avec l’aide de nos parents, servant d’appuis et de guides.
Rapidement ensuite le fait de marcher tout seul marque en quelque sorte le prémisse de l’autonomie, d’une forme de liberté.
Il s’agit là d’une progression avec l’image représentative de la verticalité.
Puis avec les années, l’éducation et l’enseignement qui nous font aller de l’avant , nous devenons libres de choisir parce que nous sommes devenus « des hommes ».
Des hommes avec des imperfections, des fragilités, mais aussi des hommes responsables avec de nombreuses responsabilités, engagements et devoirs.
Des obligations envers nous même en rapport aux espérances d’aboutir dans nos projets qui nous tiennent à cœur : professionnels, affectifs etc.
Le devoird’apprendre à ne pas faiblir en liaison directe à l’engagement d’apporter le maximum de bonheur à nos proches et à ceux qui nous sont chers.
Le devoir que nous portons en nous de révéler notre autre moi par un travail persévérant et rigoureux sur le chemin de la connaissance, sans jamais nous en écarter pour ne pas nous enliser.
Par la voie initiatique la Maçonnerie nous révèle le devoir à assumer.
Selon Kant, le devoir est une exigence morale.
La morale correspond à un ensemble de devoirs auxquels nous sommes tenus de répondre parce qu’ils s’imposent à nous comme des obligations.
Il faut agir par devoir sans prendre en compte ses propres ambitions mais en projetant notre devoir sur le plan universel de la Franc-maçonnerie.
Le devoir repose sur notre engagement et celui-ci repose sur la pureté de nos intentions.
Nous sommes préparés à accomplir le Devoir parce qu’il est le Devoir, sans songer à la récompense.
Il faut parce qu’il faut.
C ’est un engagement que nous prenons lorsque nous prêtons serment en étant reçus dans notre ordre. Cet engagement que nous renouvelons à l’augmentation de salaire, ensuite à notre élévation au grade sublime de maître, puis en étant nommé au grade de maître secret.
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Nous nous sommes engagésindividuellement et en toute liberté en franc-maçonnerie dans un parcours spirituel qui nous anime collectivement.
La responsabilité de l’engagement est basée sur l’esprit de liberté car s’engager dans son for intérieur c’est se donner en gage, se porter garant de soi.
Je cite Jean-Paul Sartre :
« L’homme est libre pour s’engager mais il n’est libre que s’il s’engage pour être libre ».


Notre serment de fidélité est la promesse de la constance à l’attachement de notre alliance et àl’obligation de toujours accomplir nos devoirs.
La fidélité qui nous unit à notre ordre, nos frères et le GADLU .


L’enseignement que nous recevons de notre ordre nousguide vers la compréhension des lettres et des symboles et ce cheminement n’est pas toujours très facile.
En Loge bleue, aux premiers degrés, il faut œuvrer de manière rigoureuse au moyen des symboles, des outils, du rituel tout en étant soutenus de nos Frères.
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Au grade de Maître Secret, il faut persister sans relâche à la recherche de la Vérité en étant non seulement exigeant envers soi mais aussi envers ses Frères.


L’espérance est un sentiment ancré dans le cœur de l’homme qui permet de surmonter les épreuves et les souffrances.
Nous pouvons penser à l’espérance qui anime notre Foi pour combattre la douleur occasionnée par la perte d’un proche.
L’espérance laisse entrevoir la réalisation d’un désir, par exemple le fait de nous fixer des objectifs

Alexis Carrel ( 1873-1944 ) dans « l’homme cet inconnu »écrit : «  l’espérance engendre l’action . »
L’action de penser et d’imaginer et l’action de réaliser.
C’est ce que nous pratiquons en Franc-maçonnerie par la spiritualité, par notre enrichissement à la fois personnel et collectif qui nous permet de « poursuivre au dehors l’œuvre commencée dans le temple. »
Porteurs de la Lumière nous voyageons de l’orient vers l’occident pour la répandre et nous sommes à la recherche de la Vérité et de la Parole Perdue.

« Il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. »

J’ai dis , trois Fois Puissant Maître

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