Titre
J∴ M∴ A∴
L’Aura
Trois fois puissant maître et vous tous mes FF MM Sec en vos grades qualité et fonction. Au préambule de cette planche je voudrais vous présenter mes remerciements et ma profonde gratitude de m’avoir permis d’accéder à un nouveau degré dans l’échelle de la maçonnerie.
De plus c’est avec une immense joie que je m’adresse à vous, pour présenter cette planche intitulée : l’aura est devenue couronne de joie.
Nous définirons en premier lieu l’aura, puis nous tenterons de présenter la démarche à suivre afin que celle-ci devienne effectivement couronne de joie en prenant appui sur la tradition primordiale et sur le symbolisme du 4ème degré.
L’aura est une énergie lumineuse plus ou moins dense qui enveloppe en permanence tout corps. Cette assertion peut être interpréter selon une approche scientifique. Nous savons tous que tout corps est constitué atome. Celui-ci est représenté par un noyau positif autour duquel gravitent un ou plusieurs électrons de polarité négative. Nous pouvons déduire que la matière est de l’énergie condensée. Ainsi de tout corps matériel émane un champ magnétique. Celui-ci sera plus ou moins rayonnant en fonction de sa fréquence vibratoire et selon le règne dans lequel nous situons : minéral, végétal ou animal. Certains courants spiritualistes dénomment ce champ énergétique corps éthérique, quelques uns corps astral, d’autres corps subtil, bref peu importe la terminologie employée seul compte la réalité exprimée ou manifestée. Son étendu et la qualité de son rayonnement en dise long sur notre santé. D’ailleurs il est incontestable qu’il y a un lien intrinsèque entre la qualité de nos pensées, l’aura et notre santé.
En effet la qualité de nos pensées agit sur notre santé. Par exemple lorsque les circonstances l’imposent, toutes nos facultés sont mobilisées, nous faisons face à la maladie avec témérité, cela se vérifient notamment sur le plan professionnel. Lorsque la tâche arrive à son terme, que le corps physique est fatigué, de même que la vigilance est au repos, apparaît alors inéluctablement la maladie.
Pour exemple, la plupart des maladies psychosomatiques sont les conséquences directes de pensées négatives que nous générons dans notre vie quotidienne. De même, le milieu dans lequel nous vivons, (famille ou société) peut être un facteur très influent et très perturbant, de sorte qu’il peut générer des sentiments négatifs plus ou moins destructifs en fonction de leurs intensités. C’est le cas de la dépression après un espoir qui s’effondre, la trahison d’un ami etc., tout cela produit des bouleversements affectifs nuisibles pour le corps et l’équilibre mental.
Nous pouvons de surcroit faire allusion à la peur, qui, dans bien des cas, est le fruit de notre l’ignorance. Dans une relation conflictuelle, ou dans un environnent incertain nous pouvons observer en nous, les symptômes produits par la peur.
Elle est avant tout une réaction purement émotionnelle dont la manifestation prend naissance dans la zone ventrale aux alentour du plexus solaire. Ce dernier se charge et s’alourdit au point de créer une véritable inhibition en matérialisant dans le corps par une présence élevée d’adrénaline.
Le teint devient pale, les jambes sont flageolantes, une sudation importance se manifeste dans tout le corps, l’estomac est vraiment noué.
La maîtrise de soi réside en grande partie dans la maîtrise de la pensée afin d’éviter qu’elle ne vagabonde. En maçonnerie nous dirons il faut faire silence.
Faire silence est le moyen, grâce auquel on évite la dispersion de la pensée et on apprend à trouver en Soi, la source de la vie c’est-à-dire l’unité dans la diversité apparente. Ce même silence permet aussi de cultiver une attention de tous les instants sur les émotions et les évènements de la vie. Par sa pratique régulière, les émotions seront apaisées on pourrait même dire purifiée, on assiste alors à l’émergence de qualités comme le calme, la sérénité…, la méta-conscience ainsi présente, permet de ressentir les impulsions de l’âme.
Les effets de l’aura équilibré peuvent être favorisés en ayant une vigilance de tout les instants, des pensées orientées sur de grands sujets philosophiques et spirituels, en cultivant les idéaux les plus élevés, en respectant sa parole, et surtout, en appliquant dans sa vie les principes des vertus cardinales et théologales. Cela se manifestera par le fait que notre présence sera recherchée, les gens se sentirons bien en notre compagnie, une assurance et une détermination se dégagerons dans nos différentes actions, nous aurons foi dans l’avenir. Nous allons rayonner, nous allons resplendir, nous aborderons la vie avec joie et confiance.
En élevant des autels à la vertu et des tombeaux pour les vices, notre conscience sera enfin libre et de bonnes mœurs et elle pourra revêtir sa couronne de lauriers et d’oliviers, symbole solaire d’immortalité et de victoire.
Un rapprochement judicieux peut être mis en exergue entre cette citation : « l’aura est devenu couronne de joie » et la 22ième lames du tarot.
Le tarot nous raconte, à travers le voyage initiatique du bateleur, comment cette matière brute devient or pur, comment l’être, à travers 22 confrontations avec lui-même, progression difficile et pleine d’embûches, va se transformer et évoluer. Cette matéria prima c’est lui même et c’est sur lui qu’il va devoir travailler.
Le bateleur est en route vers son accomplissement, pour y parvenir, tout est en lui. Chacun est dépositaire d’un matériau de base, cette matéria prima, assez semblable pour tous mais en même temps unique. Chacun ayant à sa disposition des outils, qualités ou potentialités bien réels et qui lui sont propres.
La grande différence entre les êtres réside essentiellement dans la manière d’utiliser ces outils qui leur sont accordés : les utiliser un peu, beaucoup, à la folie ou…pas du tout ! Ceci a pour nom libre arbitre !
Et ainsi s’oriente notre destinée, mais…il nous est donné d’en saisir les rênes et de la diriger en toute clarté et en toute conscience afin élaborer notre propre destin.
Un descriptif sommaire de cette lame met en exergue une femme nue debout tenant deux baguettes dessinant le V de la victoire à l’intérieur d’une couronne de laurier. Autour de celle-ci nous retrouvons les quatre symboles évangéliques des éléments.
L’Aigle signe d’Air de Jean, l’Ange signe d’eau de Mathieu, le Lion signe de feu Marc et le Taureau signe de terre de Luc. Nous sommes en présence de la fin d’un processus initiatique. Il s’agit du couronnement, celui du grand œuvre alchimique enfin abouti. La pierre philosophale est née.
Au travers des arcanes, le Bateleur, l’initié a appris, éprouvé, évolué et il est parvenu au terme du grand œuvre alchimique, il a réussi la transmutation de la matière brute en or pur. Nous retrouvons le même processus dans la Kabbale. La voix de la réintégration commence par Malkuth et se termine par Kether dont un des symboles de celui-ci est la couronne. Et surtout, n’oublions pas que la maçonnerie est aussi dénommé Art Royal. En conséquence nous sommes tous conviés à devenir notre propre Roi, dont l’attribut majeur est la couronne.
Pour conclure, il importe de souligné que le symbolisme du 4ème degré met aussi en exergue la notion de devoir.
Nous pouvons remarquer que dans le mot de devoir nous retrouvons le verbe voir, lequel permettra la capacité de discernement. Ainsi donc, nous dirons que le devoir du maçon consistera à faire en sorte que le mental se taise pour recevoir l’inspiration et l’impulsion de l’âme. Alors l’esprit dominera la matière, et nous obtiendrons à ce moment bien précis le compas sur l’équerre, symbole de la maîtrise.
J’ai dit