Honte à ceux qui acceptent des devoirs, et qui ensuite les négligent

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Cette phrase du rituel, trace une ligne de conduite du Maître secret.

Si j’accepte des devoirs, cela suppose que j’ai réfléchi suer les obligations qui m’attendent, vis-à-vis des autres et vis-à-vis de moi. Même, sur mes possibilités à remplir et sur la confiance qui, m’est accordée dans ce but.

Il faut distinguer, les devoirs envers les autres et les devoirs envers nous même.

En Franc maçonnerie, il y a quelque chose, en nous, qui rend le devoir tout naturel, c’est notre aspiration à devenir meilleur, et notre sens moral.

Comment peut-on y arriver ?

En écoutant, en faisant connaissance, en regardant vivre les autres, nous serons ainsi amenés à discerner l’erreur qui est en nous, à nous en éloigner et aussi à nous rapprocher du vrai. Nous irons donc à la découverte de la connaissance, de la compréhension de soi. Prise de conscience qui nous conduit à entrevoir nos carences et à vouloir nous enrichir. Ce sera notre motivation profonde à travailler, à venir en loge, à croire en ce que nous faisons.

Pour se connaître soi même, l’intuition ne suffit pas, s’il est vrai que le cœur joue un rôle important dans la marche du Franc Maçon vers la lumière, il n’en demeure pas moins que la raison et l’intelligence sont pour lui des auxiliaires précieux, et qu’il a tout intérêt à développer.

La honte est un sentiment pénible de son indignité, de sa bassesse ; de la crainte du déshonneur (définition du Larousse).

Accepter des devoirs, pour moi, c’est accepter certaine responsabilité, c’est avoir une responsabilité morale. En ce cas, nous devons répondre de nos actes, en notre for intérieur, c’est-à-dire devant le tribunal intime de notre conscience.

L’homme qui se sent responsable devient vite compétent, les efforts, ne lui coûtent rien. L’homme se soumet à l’œuvre, et pour l’accomplir, donne sans compter sa peine, ses ressources, sa vie.

L’homme responsable d’une tâche fait promptement corps avec elle. Avec la responsabilité, germent les initiatives, et les vigilances qui, font aboutir. Aucune contrainte ne peut obtenir d’efforts comparables.

Nous nous jugeons en conscience responsable d’un acte, nous apercevons tout de suite qu’un tel jugement implique deux conditions.

Pour être responsable, il faut être capable de discerner le bien et le mal.

Nous ne nous reconnaissons l’auteur de nos actes, tenus d’en répondre devant notre conscience, que si, nous avons le sentiment de notre liberté.

La responsabilité morale implique donc à la fois la connaissance des valeurs et la liberté. Ces deux conditions relèvent de l’expérience intérieure.

Un Maçon que prend une responsabilité doit se connaître, il doit savoir vers quelle voie il s’engage, ce qui rejoint la maxime du cabinet de réflexion du « CONNAIS-TOI, TOI-MEME ».

Le jour de l’initiation maçonnique, n’y a-t-il pas dans le cabinet de réflexion une longue période où le profane se retrouve sel, face à lui-même, avec des questions contradictoires, envie de rester, envie de fuir. Cet état d’âme rejoint la cérémonie d’initiation, où à un moment bien précis le profane est confronté avec le miroir. Le Vénérable Maître lui dit que les ennemis ne sont pas toujours devant lui, mais derrière lui, quelle n’est pas la stupéfaction de s’apercevoir dans ce miroir. Miroir qui nous permet de voir notre image, telle que les autres la voient, et prendre ainsi conscience que nous pouvons être, pour celui qui nous regarde un miroir qui reflète non seulement notre image, mais aussi notre personnalité.

Chaque maçon qui prend un engagement, même si cela l’amène à certains sacrifices. Il doit savoir de lui-même, s’il est capable de tenir sa promesse, s’il fera l’effort nécessaire pour découvrir, connaître, et essayer de s’améliorer.

En maçonnerie, comme dans le monde profane, tout engagement doit être pris en connaissance de cause. Cet engagement ne doit être une contrainte, car dans ce cas, il serait pris sans liberté, et sa réalisation qui devrait être positive deviendrait négative.

Accepter un devoir, c’est se sentir tenu de l’accomplir, même s’il est contraire à son intérêt, à ses passions, à sa nature. La conscience se reconnaît soumise à une obligation qui la dépasse. Le devoir peut être contraignant, certes, mais justement, accepter les devoirs, c’est aller au-delà des contraintes, c’est donc les dépasser, se mettre à l’écoute des autres en s’oubliant soi même.

Ce n’est pas toujours facile car il faut imposer le silence à notre nature charnelle, et il faut au prix d’un effort certain plier l’humaine nature à la loi du devoir. Ce devoir qui a des exigences, peut être récompensé par l’effort, que nous faisons pour soumettre notre nature à des obligations. Celui qui fait son devoir sans joie et seulement comme une corvée, est vraiment à plaindre.

Kant disait : « agis toujours de telle sorte que tu traites l’humanité en toi et chez les autres comme une fin jamais comme un moyen ». Une des sentences du quatrième degré n’est elle pas : « le devoir est pour nous aussi inflexible que la fatalité, aussi exigeant que la nécessité, impératif comme la destinée ».

Cette sentence, est énoncée par 3 fois, à mots couverts, une voix à l’est, une voix au septentrion, et une autre voix au midi. Cela nous rappelle l’importance du devoir. Le devoir s’éveille en nous le matin, et prend place sous notre oreiller la nuit.

Dans le tumulte de la cité, dans la solitude, le devoir est avec nous toujours impératif comme la destinée. Toujours au cours de l’élévation le F ou la S inspecteur, précise que la maçonnerie est un devoir, sans songer à une récompense.

Il est toujours agréable de s’investir dans une cause, car les recherches faites, la réflexion apportée et le résultat obtenu sont une récompense. Accepter des devoirs, c’est accepter d’agir volontairement.

L’acte volontaire porte la marque du MOI. Je me reconnais en mes actes volontaires, je les assume, je m’en attribut la responsabilité.

Le devoir entraîne plusieurs facultés chez l’être humain. Comme le dit le rituel, le maître secret, cherche à suivre un chemin, mais connaît il vraiment son devoir avant de pouvoir le faire ?

Tout au long de l’élévation au quatrième degré le mot DEVOIR est évoqué, dans les sentences, mais l’exercice de son devoir le franc maçon n’a pas attendu d’être au quatrième degré pour le pratiquer.

Son premier serment a été le l respect de la parole donnée. Compagnon il a pu commencer à exercer sa responsabilité. Maître il a eu sa pleine possibilité d’action et il a compris qu’il avait pris un véritable engagement d’honneur pour le Franc Maçon, le devoir, ne pas être une contrainte, et il ne peut pas le négliger, puisque sa conduite envers lui-même et envers les autres est tout naturellement le respect des serments prononcés.

J’ai dit.

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