Du silence de l’apprenti au signe du maître secret

Auteur:

T∴ G∴ M∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
L'Acacia - Orient de Libreville

ALGDGADL’U
Deus Meum Que Jus
Ordo ab chao
AU NOM ET SOUS LA JURIDICTION DU SUPREME CONSEIL
POUR LA COTE D’IVOIRE
Des Souverains Grands Inspecteur Généraux du 33ème et dernier Degré
Du Rite Ecossais Ancien et Accepté

Au moment où l’éclat du jour a chassé les ténèbres et que la grande lumière commence à paraître, je vais vous faire part de ma modeste contribution sur le thème « Du silence de l’apprenti au signe du Maître secret ».

Il s’agit pour nous ici de donner la première lettre et recevoir de vous la deuxième, à travers vos contributions et/ou questionnements pour in fine, enrichir la présente colonne gravée. Mais avant, attardons-nous, un temps soit peu, sur la syntaxe du sujet pour donner une trame à notre exposé.

En effet, dans la langue française, l’emploi « Du…Au », « DE…A » évoque en général, une durée limitée dans le temps, une trajectoire bornée dans l’espace et/ou dans le temps, une transition sur un plan dynamique. Aussi, s’agit t-il donc pour nous, en abordant le thème évoqué supra, de retracer le parcours du maçon à travers les différents paliers franchis par lui, à savoir : la phase d’apprentissage, du compagnonnage, de la maîtrise, et enfin celle de maitre secret et notamment le signe et apporter un éclairage sur l’implication du maçon et parallèlement l’apport de chacune des étapes dans sa réalisation.

L’éveil de l’apprenti

Depuis les temps immémoriaux, les traditions initiatiques ont toujours eu en partage la pratique du SILENCE et du SECRET. La franc Maçonnerie n’y a pas échappé.

En effet, dès son admission en franc maçonnerie, le nouvel impétrant est confronté au silence dans le cabinet de réflexion pour réfléchir et méditer sur les symboles qui lui sont présentés. Ceux-ci pour la plupart, tels que la faux, les ossements évoquent en lui, sa mort philosophique prochaine, là où d’autres, comme le coq, la formule alchimique du V I T R I O L laissent transparaitre l’espoir d’une renaissance à une vie nouvelle et ce, grâce à l’initiation. En d’autres termes, la grande leçon tirée du cabinet de réflexion qui guidera l’impétrant toute sa vie est qu’il se doit de se débarrasser du vieil homme qu’il est, pour renaitre en véritable initié.

A l’issue de son initiation et de la lecture de ses impressions y relatives, l’apprenti est astreint au silence. Celui-ci, imposé par l’ordre, peut sembler, de prime abord, comme une forme de brimade. En réalité, il n’en est rien et l’apprenti s’aperçoit rapidement que ce silence lui sert de refuge, de sécurité et affermit son humilité. Comment en serait-il autrement, lui qui ne sait encore rien ? Aurait-il seulement pu intervenir sur un quelconque sujet traité en loge ?

Très rapidement il va découvrir les vertus du silence qui lui est imposé, il va progressivement aiguiser son sens de l’observation et de l’écoute de son environnement extérieur, tant en loge que dans la cité. Puis, grâce à l’invite de PERPENDICULAIRE et de la formule alchimique du VITRIOL qui lui commande de descendre sur un axe vertical au fond de lui, l’apprenti, dans le silence découvre le tumulte et le chao ambiant de son Etre intérieur. Il se découvre tel qu’il est, il S’EVEILLE à lui. Alors, aidé en cela par la méditation, il peut faire un tri de ses ressources et faiblesses intérieures, dissocier en lui, le bon grain de l’ivraie pour parfaire son comportement au plan maçonnique, personnel et professionnel.

En cela, la pratique du silence et de la verticalité descendante en phase d’apprentissage induit une rencontre avec soi-même, elle favorise la connaissance de SOI et participe à l’EVEIL ou à la reconstruction de l’Etre ; ouvrant ainsi la voie vers une paix profonde, la voie vers la rencontre avec le DIVIN qui sommeille en nous.

La préparation du réceptacle en phase du compagnonnage

Devenu compagnon, le maçon n’est plus astreint au silence, toutefois, ses prises de paroles, étant à l’ordre, restent mesurées et contenues. Aussi, s’aperçoit-il qu’il doit continuer à travailler sur l’axe vertical descendant, la connaissance de SOI n’étant pas un acquis irréversible, elle est, bien au contraire, fugace comme la lumière qui luit dans les ténèbres et que les ténèbres ne peuvent saisir. Il se doit donc de faire quelque soit le degré, son introspection en vue de déceler des éventuels manquements en lui pour ensuite rectifier le tir.

Au-delà de l’axe vertical descendant, le compagnon qui est passé de la perpendiculaire au niveau, travaille sur l’horizontalité. Il peut désormais voyager, comme le lui commande le quatrième pas de sa marche, pour découvrir d’autres cultures, d’autres rites et in fine, s’enrichir de la diversité.

Grace au sens de l’observation et de l’écoute acquis lors de la phase d’apprentissage, le compagnon aiguise ainsi au contact des autres, son sens du DISCERMENT, facteur essentiel pour ajuster sa conduite, son comportement et corriger ses faiblesses au miroir et à l’équerre des autres.

On peut donc dire que la pratique de l’horizontalité participe du renforcement des liens fraternels, de l’identification sur le plan social et sociétal des menaces et/ou opportunités susceptibles de compromettre ou d’améliorer notre Etre, notre comportement et notre relation avec les autres. Elle renforce également la compréhension et l’AMOUR d’autrui. Globalement, il s’agit pour le compagnon de comprendre la condition humaine par l’intégration de UN dans le TOUT, de son intégration dans la globalité avec notamment, la mise en éveil de ses cinq sens. Toutefois, cette intégration est assujettie, non seulement, à la pratique du silence intérieur entamé en phase d’apprentissage, mais également, au silence, tourné vers l’extérieur et en relation avec les serments contractés, de ne point divulguer les secrets communiqués. Dans ce dernier cas, le silence revêt une dimension d’HONNEUR.

En définitive, en se servant de l’horizontalité et de la verticalité descendante, le maçon se purifie, harmonise et prépare son ETRE pour recevoir l’épanchement de l’influx divin : DIEU ne peut se révéler ou se manifester qu’à ceux qui se sont réellement préparés et à ceux qui ont stabilisé et affermi leur temple intérieur par la pratique du silence (tourné vers l’intérieur et vers l’extérieur), par l’appropriation des symboles et par la pratique constante des rituels.

La prise de conscience du maître

Au troisième degré, le maçon découvre la légende d’Hiram qui lui commande de rechercher l’idée sous l’allégorie.

Aussi comprend-t-il, à travers l’assassinat du maitre par les trois mauvais compagnons (le V M, le 1er S, le 2ème S), qu’il porte en lui, une part d’ombre qui subsiste dans son intellect, son affect, son corps et, qu’il convient pour lui, de maîtriser. Par ailleurs, en se situant désormais entre l’équerre et le compas, le maître sait qu’il ne doit déterminez aucun choix, il doit restez au milieu, au centre où se manifeste la Vérité. Il doit exprimer ses convictions, sa détermination, dans la cohérence et la tempérance et surtout préférer à toute chose, la justice, la vérité, l’amour fraternel et l’amour de tous les HOMMES.

A cela, il convient d’ajouter que la nouvelle rencontre avec la mort, fait prendre conscience au maitre maçon que la vie et la mort font partie intégrante d’un TOUT. Ces morts successives induisent des changements d’Etat de conscience qu’il doit s’efforcer à atteindre toute sa vie durant. Cet aspect d’accomplissement du devoir constitue, fort à propos, sa part de SACRIFICE.

Avec la légende d’Hiram, la mort prend une dimension SACREE, car le maitre renait pour s’élever au dessus de la matière, il doit désormais emprunter l’axe de la verticalité ascendante, comme le lui suggère le deuxième pas de sa marche de maître, qui s’élève pour enjamber la tombe. Il doit maintenant, plus que tout, essayer de communier avec DIEU, dans le silence, à l’aide de la prière et de la méditation.

A travers le relèvement à l’aide des cinq points parfaits de la maîtrise, le maître maçon prend conscience que la coordination et l’union sont des facteurs indispensables à la réussite de tout œuvre humaine. Aussi, se doit-il de jouer un rôle d’encadrement en loge comme dans la cité. Le maître doit désormais sacrifier sa vie, à l’instar du maitre Hiram, à guider ses frères moins instruits et les conduire sur un chemin qu’ils ne connaissent pas encore. Il doit être une source de connaissance intarissable, il doit « rassembler ce qui est épars », chercher la brebis égarée (matérialisée par le profane que l’on va chercher dans la masse et à qui on ceindra le tablier en peau d’agneau), et in fine, retrouver ce qui semble perdu en lui, dans son temple et dans le monde.

Entre autre, dans ce degré, le maître meurt pour ne pas avoir divulgué la PAROLE aux trois compagnons qui sont pourtant des initiés, au même titre que lui. Or la PAROLE, issue du SILENCE ABSOLU, a été créatrice et ordonnatrice de toute chose au commencement, elle relève donc du Divin. Dans ce cas, le silence du MAITRE avec cet aspect lié au divin, transcende le silence de l’apprenti et du compagnon, il n’est plus lié à la découverte de SOI ou à une quelconque transmission d’ordre humain, il relève de la CONNAISSACE donc incommunicable : seuls ceux qui parviennent à percer les mystères, en sont détenteurs ou dépositaires, c’est donc un secret intuitu personae. Aussi, le silence du maître prend t-il ici, une dimension SACREE.

De la notion du maitre secret et du signe

Parvenu au quatrième degré, la réception est matérialisée par l’apposition du seau du secret sur les lèvres du récipiendaire, comme pour les clore. Celui-ci découvre ensuite, le signe du maître secret ou du silence qu’il fait lui-même, en s’apposant les deux doigts de la main droite, index et majeur tendus, sur ses lèvres, les autres doigts étant repliés.

T F P M, avant d’aborder le signe du secret, permettez-moi de faire une digression sur la notion de « maître secret ».

Sur ce point, le rituel indique : « Revêtu du décor de vénérable maitre, je me suis assis sur les colonnes de la loge des trois premiers degrés, j’ai constaté l’assiduité des frères aux travaux, j’ai été témoin du soin avec lequel ils instruisaient les apprentis, conseillaient les compagnons, préparaient les maîtres, etc…et je me suis alors décidé à les proposer pour être présentés au 4ème degré du rite ». Ce passage laisse transparaitre que le Maître secret participe aux travaux des loges bleue en toute discrétion, sans se faire reconnaitre comme tel au risque d’attirer des convoitises, d’altérer son jugement, de faire des erreurs dans ses choix et risquer de proposer à la cooptation des frères peu méritants.

De ce point de vue, nous pouvons conclure que le Maître secret participe en secret aux travaux des loges bleues. Cette assertion, semble t-il, trouve sa source dans les loges d’antan qui ne comprenaient qu’un seul Maitre, le Vénérable Maitre élu parmi les compagnons, les autres frères étant tous, apprentis ou compagnons. Dans le même temps, le maître secret qui est admis parmi les lévites, donc fidèle gardien du Saint des Saints et un des sept frères nommés pour remplacer notre Maître Hiram-Abif, pour poursuivre la construction du Glorieux Edifice, sait exactement, où se trouve le tombeau de l’architecte H.A, il connait l’ACACIA, l’arbre de vie éternelle qui s’enracine profondément dans la terre et élève son tronc pour situer son ramage dans le ciel. Il est donc détenteur d’un secret de la plus haute importance, il sait désormais, mieux que quiconque, qu’il doit, tel l’ACACIA, délaisser l’horizontalité matérielle pour emprunter la verticalité et s’élever au dessus de la matière, accroitre sa spiritualité et tenter de communiquer avec Dieu, à travers le silence, la prière, la relaxation et la méditation. Car c’est dans le silence et seulement dans le silence que nous établissons le dialogue avec Dieu. A travers nos prières nous montons vers lui et lui descend en nous par son épanchement divin.

En tout état de cause, la dénomination de « maître secret » intègre deux aspects. Le M S est à la fois, un maître en secret et un maître détenteur d’un secret.

Qu’est-ce alors à dire ?

Dans la vie courante comme dans la loge, ceux qui exercent une influence, ceux qui inspirent la décision doivent être discrets et doivent l’être absolument, au risque d’être harcelés et perdre tout esprit critique et d’analyse, car celui qui sait, connait nécessairement, les limites de son pouvoir et il se tait. Si le maître est détenteur d’un secret, on peut aisément comprendre pourquoi il s’appose les deux doigts sur les lèvres. Mais alors, pourquoi deux doigts au lieu d’un seul ?

Dans la tradition occidentale, l’index symbolise le commandement, le jugement et le silence alors que le majeur est l’emble du destin. La tradition chinoise donne également une symbolique particulière à chaque doigt de la main : Le pouce serait en relation avec les parents, l’index avec les frères et sœurs, le majeur avec soi-même, l’annulaire avec le conjoint et l’auriculaire avec les enfants. En nous appuyant sur ces traditions, le maître secret en s’apposant le majeur et l’index sur les lèvres s’engage à ne pas divulguer, non seulement les secrets initiatiques vécus à titre personnel, mais également le secret qu’il partage avec ses frères ayant en commun, l’empreinte morale indélébile du sceau du secret. Le seau étant pour tout M S, un commandement à taire les secrets, à maitriser le verbe, à relativiser les connaissances humaines acquises jusqu’alors, pour se consacrer à la connaissance de Dieu et à la vaste étendue des mystères.

Le signe du silence apposé sur les lèvres renvoie à une double dimension du secret : l’une relative au secret d’appartenance à un groupe et l’autre, relative au secret initiatique.

Outre l’aspect de la non-divulgation du secret, le signe du M S, au même titre que dans les trois premiers degrés, est un élément de reconnaissance visuelle du grade. C’est également pour le M S, une suggestion au recueillement lié à perte du maître HA, à sa propre perte, au respect que la créature doit à son créateur, et au respect, en sa qualité de lévite, des lieux sacrés dont il a la garde : le Saint des Saints, son Saint des Saints. Il doit donc à l’aide du silence qu’il s’impose à travers le signe, faire son introspection pour lutter contre ses trois mauvais compagnons, symbolisés par le voile translucide et, autant que faire se peut, chercher avec la clé qui est réellement en lui, à ouvrir son saint des saints pour retrouver la parole perdue, sa véritable essence divine, la raviver, l’entretenir pour rayonner à travers ses actes. C’est donc armé du courage personnel et avec la force du groupe que chaque maitre secret peut œuvrer à son perfectionnement au moyen d’une introspection permanente dans le silence.

De plus, le M S qui a été couronné de Laurier et d’olivier, dans l’espérance de ses victoires futures, a également été couronné me semble t-il, pour ses victoires antérieures. Dans ce cas précis, le Laurier symbolise la victoire du M S sur les trois Chakras liés aux trois signes pénaux, siège des passions, des émotions et de l’animalité primaire. A ce titre, il ne se met plus à l’ordre. Sa mise à l’ordre est intérieure, l’olivier dont il a été couronné évoque en cela, sa paix intérieure.

Jean CLIMAQUE dit, dans l’échelle sainte, « Celui qui a pris connaissance de ses fautes garde sa langue ; mais le bavard ne se connait pas encore, il le devrait », en ce sens, le signe du silence que s’appose volontairement le M S avant chaque prise de parole, lui commande de bien concevoir ce qu’il va dire, de taire son égo, de ne pas ergoter, de ne pas se valoriser au point de paraître érudit vis-à-vis des autres. Le vrai maçon, le vrai M S qui se connait, est peu prolixe, il est avare des discours et insensible aux félicitations et acclamations de l’assistance. N’est-il pas dit que « tu ne te forgeras point d’idoles humaines ? », autrement dit, tu ne te glorifieras point par tes paroles et tu ne te célébreras point.

La tempérance doit donc être le guide du M S dans sa prise de parole, car si la parole est créatrice comme au commencement, elle peut être, tout aussi destructive, pour celui qui ne sait pas manier sa langue avec habilité. En cela, le silence est une vertu, il inspire le respect, l’admiration à celui qui le pratique. Les hommes d’Etat, les vrais initiés qui détiennent un secret, un pouvoir, parlent souvent peu. Aussi, le M S se doit de taire les secrets communiqués ou à recevoir, les révélations passées ou futures, dans le cadre de son cheminement maçonnique. Ces dernières relevant, surtout et avant tout, du domaine de l’incommunicable, du mystère. A chacun de parvenir à sa VERITE et à son rythme. Donc, si nos travaux sont collectifs, nos conclusions, elles, sont nécessairement personnelles.

En conclusion mes F F M M S S, le silence apparait comme une véritable ascèse maçonnique. Dans son parcours, du premier au quatrième degré, le maçon est assujetti au silence, qu’il soit de dimension intérieure, d’honneur, volontaire ou sacrée et toutes ces variantes de silence concourent à sa REALISATION.

Le silence de l’apprenti comme celui du M S marque le début d’un cycle de perfectionnement. Grace au silence, l’apprenti apprend à se connaître, à purifier son Etre, le compagnon s’affermit par lui, pour être réceptif à l’influx divin et le Maître, quant à lui, bien qu’étant habilité à s’exprimer librement, doit à travers son silence volontaire, s’efforcer à se placer au dessus de la matière, autrement dit, de passer véritablement de l’équerre au compas pour faire éclore l’HOMME déifié, qui sommeille en lui, dans toute sa dimension. Pour cela, il doit célébrer en permanence sa part de lumière et combattre sa part d’ombre.

Mes frères, poursuivons donc par la pratique du silence actif, notre ascension à travers cet escalier tournant qui nous mène vers notre perfectionnement. Ajustons-nous quotidiennement, au miroir des autres M M S S, en rappelle au signe inverse que nous faisons de la main gauche au T F P M ou au frère inspecteur. Persévérons dans notre démarche et continuons à gravir, l’une après l’autre, les marches de cet escalier, emblèmes de nos connaissances acquises ou futures, pour espérer ouvrir, peut être un jour, notre saint des saint à l’aide de la clé d’ivoire.

Mais ! Cette clé ne serait elle pas véritablement notre propre silence ? T F P M, la fin du jour est proche, aussi arrive-je à la fin de cette colonne gravée et j’appose de nouveau le signe du silence sur mes lèvres pour être à l’écoute de vos contributions et enrichissements.

T F P M et vous tous mes frères M M S S,

J’ai dit.

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