#401012

Trois fois vingt sept ans accomplis

Auteur:

H∴ C∴ G∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Phoibos - Orient de Montpellier

A la Gloire du Grand Architecte de L’univers
Ordo ab Chao
Deus Meunque Jus
Au Nom et Sous la Juridiction du Suprême Conseil pour
la France des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
du 33ème et Dernier degré du REAA

Encore une fois, je suis subjugué par la précision des mots employés par les rédacteurs de nos rituels. En effet, si le but du degré de maître secret est le devoir, son âge en signifie tout le but de ce quatrième degré.

Cette association de mots, en réponse : quel âge avez vous se compose d’un nombre et d’un adjectif, traduction pronominale du verbe accomplir, s’accomplir. Verbe transitif, dont l’origine latine est : complere, remplir autrement dit :

satisfaire à un engagement, le devoir du maître secret. Ce simple mot, résume tout l’enseignement du maître secret. Et résume ainsi les sentences édictées après chaque voyage. Le F M tout au long de sa vie initiatique est assorti d’un âge en fonction de son degré. Trois ans apprenti, cinq ans compagnon sept ans maître, mais dans son cas il a sept ans et plus. Ce plus qui nous a conduit à notre reception au quatrième degré du REAA. Ces différents âges qui jalonnent notre parcours maçonnique nous renvoie à la symbolique des nombres que nous avons entrevue aux trois premiers degrés. Je pense qu’il faut ici préciser ce qui est un nombre et un chiffre. Le nombre est la suite énumérée 1, 2, 3 etc. Le chiffre étant la transcription graphique du nombre énoncé.

Pour Pythagore, le monde constitué, est soumis à l’ordre des nombres et le fameux tetrackys nous renvoi à l’unité puisque dix égale un.

Le maître secret a donc, trois fois vingt sept ans accomplis soit la somme de quatre vingt un, en guematria :

Huit plus un = neuf si nous decomposons vingt sept = neuf
le trois, age de l’apprenti, est le nombre des couleurs alchimiques.
negredo=noir – albedo= blanc – rubedo= rouge
Aattardons nous un peu sur la somme retenue de quatre vingt un.

– nombre de cieux, selon le taoisme ;
– le tao est compose de 81 chapitres, je vous conseille la lecture du chapitre 42 sur l’engence du nombre un, qui nous conduit a l’âge de l’apprenti, que je résume : le trois se compose de trois souffle, le yin, le yang et le vide median. Confucius résume ce postulat : quand on se promène ne serait ce à trois. Chacun est certain de trouver en l’autre un maître. Yung ne dementira pas cette tehorie en consacrant une partie de ses études sur l’âme humaine, à l’alchimie.

– l’existence de l’homme qui atteint cet âge en chine est considerée comme achevée. Pour la prolonger, on arrache les boules d’un abaque chinois (boulier) et on les jettes par la fenêtre, afin que le prepose aux registre des vivants et des morts, n’ayant plus aucun moyen de comptabilisation, laisse le veillard vivre au-delà du terme fixe.
– en chine, ce nombre est consideré comme parfait.
– c’est à l’âge de 81 ans que Bouddha et Platon moururent.
– pour Dante cet âge correspond à la durée de vie de l’homme parfait.
– le nombre neuf, quand à lui résume tout le parcours maçonnique puisqu’il est le nombre de la sagesse, nombre que seul l’individu initié peut atteindre, et le quatrième degré nous en ouvre la voie. Neuf est le carré de trois.

En fait, à partir du maître secret, nous quittons la progression linéaire aritmethique des âges 3, 5, 7, de la loge bleue pour aborder une nouvelle dimension, à partir de l’âge de l’apprenti cette quatrième dimension, met en relief le fait que le maître secret commence à s’élever de la surface de la terre, ce qui lui donne la capacité de rassembler ce qui est épars, il a presenté la capacité de porter un regard qui favorise l’approche de l’absolu et de l’unité inhérante à la création.

Il est par ailleurs intéressant de noter que certains rituels nous précise que Hiram avait 81 ans lorsqu’il fut assassiné. Huit plus un est le nombre des élus chargés de venger la mort d’Hiram.

A la fin du premier voyage du V M, le T F P M énonce :

tu ne prendras point les mots pour la réalité, tu t’efforceras toujours de découvrir l’idée sous le symbole.

Ceci est une mise en garde à la fois contre une expression non maîtrisée des mots et une exagération dans l’interprétation.

Découvrir l’idée sous le symbole fait appel au langage analogique des le seuil franchi de l’initiation. Il nous faut donc utiliser le langage des symboles comme générateur d’idée et en conséquence maîtriser le sens de l’image. Le postulat de la F M est de mettre l’homme en rapport avec le principe qui le transcende, sa quête n’est pas finie, elle continue. La recherche de la parole perdue et la voie qui mêne du monde de la dualité vers le un,vers le principe à
partir duquel tout a été créé. Le un qui est le souffle primordial l’unité première.

J’ai dit.

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