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L’oeil sur le tablier

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L’œil sur le Tablier

Après savoir été reçu au degré de maitre secret, mon attention fut portée par les décors qui ornaient le temple et ceux de mon tablier, plus précisément par la présence de l’œil rayonnant sur ce nouveau tablier.

L’enthousiasme qui anime tout maçon qui passe d’un degré à un autre m’a conduit à entreprendre des réflexions sur le symbolisme des décors lié au degré de réception, et particulièrement à la compréhension du symbolisme de l’œil sur le tablier.
Aussi dans la rédaction de cette planche, pour mieux cerner le symbolisme de l’œil sur le tablier, nous suivrons trois axes de réflexion dans la compréhension du sujet à savoir:

–  Rappel sur le tablier,
–  Définir l’œil,
–  Enfin, aborder l’œil sur le tablier.

Le tablier :

Le tablier, étymologiquement ce mot vient du latin « tabula » table. La définition du Larousse nous dit ceci : Pièce d’étoffe ou de peau que l’on met devant soi pour se protéger, préserver ses vêtements ou pour servir d’ornement.
Le tablier est un attribut célèbre chez tous les francs-maçons. Nul frère ne peut pénétrer en loge sans porter ce vêtement rituel qui vari en couleurs selon les degrés. C’est lui, en effet qui traduit de manière visible la qualité d’initié d’un frère et situe sa juste place dans la hiérarchie et dans la loge.
 La couleur blanche est synonyme de pureté, de rectitude morale, un comportement impeccable de la part des frères, mais aussi une pureté mythique et rituelle.

A chaque fois qu’un franc-maçon pénètre en loge, le frère quitte le monde profane pour pénètre dans un univers sacralisé.
Grace au tablier, le franc-maçon à chaque tenue retrouve une nouvelle pureté nous nous débarrassons du vieil homme pour adopter une tenue rituelle qu’ont toujours revêtue les bâtisseurs de temple, depuis des millénaires. Ce simple vêtement relis ainsi les inities d’hier et ceux de demain.
Le tablier marque aussi la nécessité d’unir la voie opérative à la voie spéculative, la main à l’esprit ; il fortifie son désir de participer au travail communautaire.

Quand maitre secret noue la ceinture de son tablier, il se ceint les reins ; symboliquement, il « s’équipe » d’une puissance indispensable pour travailler sur le chantier, et cette force de nature spirituelle lui permet de demeurer en rectitude pour façonner les pierres qui s’intègreront dans la construction du temple.
Le port du tablier efface les différences sociales, il rappel aux initiés la séparation entre les aspects humain et périssable de l’individu et sa fonction symbolique de frère.
Autrement dit, porter le tablier implique que le franc-maçon est pleinement conscient de tous ses devoirs.  Il jette ainsi, un œil avise sur la cite.

L’œil :

L’œil vient du latin « Ocus ou oculus », l’œil est avant tout une ouverture avant d’être un organe des sens.
L’œil est le plus souvent tourné vers l’extérieur. Cet organe physique est un récepteur de la lumière. Un outil permettant de trier les couleurs et les réflexions lumineuses. Par la vue, nous apprenons de ce qui nous entoure. C’est l’œil qui permet l’acquisition de la connaissance comme celle de la lumière.

L’œil, cet organe physique de la vision symbolise la perception spirituelle émanant du rayonnement de l’Intelligence divine, c’est la vision juste ou intérieure, la clairvoyance, mais il peut inclure aussi la perception purement intellectuelle.  On l’associe aux notions de lumière, de connaissance, de fécondité, de conscience de l’âme, d’essence universelle des choses.  On l’identifie diversement à la Conscience suprême, notamment dans son aspect d’omniscience, au Verbe ou Logos, au Principe créateur, le Grand Architecte de l’Univers.  Par sa forme générale de forme ovale, image de l’Univers, portant en son centre la pupille, image du Point suprême ou central, il illustre le rayonnement de la vie par le Soleil.  En relation avec le centre frontal, il désigne l’imagination et la nourriture spirituelle.

En psychologie, l’œil sous-entend un acte de compréhension existentielle.  S’il rend mal à l’aise, il peut traduire un complexe de castration ou de culpabilité.  Il réfère la plupart du temps à un besoin de vérifier une réalité par soi-même.  En songe, l’apparition d’un œil établit un lien avec l’autorité qui juge et sanctionne, ce qui indique qu’on n’assume pas entièrement son autonomie de décision et sa faculté de choix.  Apercevoir plusieurs yeux, traduit une conscience étriquée et timorée, une âme craintive, porteuse de culpabilités éthiques ou morales, menacée de régression ou de dissolution.  Un échange de regard éclaire une communication sympathique ou amoureuse, une action menée dans l’unit d’intention, la confiance mutuelle, l’aptitude à regarder droit devant soi, parfois la réception entre un homme et une femme, il évoque l’équilibre intérieur, le sentiment d’unité, l’amour universel, une perception juste de son orientation, la promesse d’occasions merveilleuses de succès, l’assurance que le chemin est ouvert et bien tracé pour soi, car la Providence y veille.

L’œil sur le tablier :

De ce constat, l’association de l’œil sur le tablier, sur la bavette peut être mise en relation avec l’œil du delta lumineux dans nos loges Ecossaise.
 En effet, ce qui est en bas est comme ce qui est en haut dit hermès le trois fois grand. L’œil du delta rayonnant représente la conscience universelle ou divine, alors que l’œil sur le tablier est un rappel à la prise de conscience individuelle nécessaire au 4eme degré.

En réalité, il nous accompagne en tous lieux, que nous le portions sur le tablier sur celui MS ou non, de la loge à n’importe quel point du monde, du cœur de la lumière au milieu des ténèbres. Il nous scrute jusque dans chacun de nos intentions puisqu’il sonde aussi notre cœur et notre âme. Il nous évalue dans chacun de nos actions dont il jauge et mesure les effets et la conséquence, dans chacun de nos paroles, quel sois bonne ou mauvaise, critique ou parole de lumière, de paix et de consolation envers celui qui souffre.

Si nous assimilons l’œil au delta lumineux, nous dirons que la présence du divin est omniprésente dans tous les milieux, il est substantiellement pressent, qu’il s’agisse du microcosme humain ou du macrocosme, du metacosme, tout cela constitue le temple solennel du GADLU. La, comme partout l’œil reste attentif et présent.

Sous la voute céleste ou plane le compas du GADLU, le cherchant est émut quand il contemple la voute Etoilée et les strates supérieures tout en emprunt le chemin du fil aplomb pour sonder son âme sur le déroulement de ces actes quotidiens.  De savoir si malgré les circonstances de la vie ici-bas il bénéficiera de sa protection toute puissante, s’il persévère sur le chemin de la vertu.

L’œil sur le tablier de MS est placé quand on porte son tablier a la base du nombril, ou se transfert la vie. Cet œil nous rappelle le lien entre nous et le divin et nous rappelant ainsi que chaque parole chaque action, chaque pensée sera pesée sur la balance de justice.
En tant que maçon, nous devons évoluer dans l’existence en nous rappelant cet échéancier capital par ce qu’elle demeure fondamentale pour l’art royal. Tous nos enseignements rituels nous le confirment en nous prévenant sous des formes discrètes. Nous ne pouvons pas oublier, ou ne pas tenir compte, sous peine de faillir à nos multiples serments ou engagements dans l’ORDO, donc à nos devoirs.

Mais notre cœur, notre âme, notre raison s’offrent ils avec grâce à son inquisition permanent ? Somme nous des juges infaillibles ? Somme nous sincère, d’abnégation et de pureté ? Notre comportement dans la cite est-il exemplaire ? répond-il aux vertus humaines, aux vertus divines que sont la foi, l’espérance et la charité ? L’amour fraternel nous animes-t-il  et nous rassemble-t-il véritablement ? Notre cœur nous insiste-t-il à exercer le premier, le meilleur des dons du ciel, le soulagement, vis-à-vis de tous les hommes dans la détresse, en commençant par nos frères dans l’affliction ? La recherche de la vérité, celle de la parole perdue persévèrent-elle dans notre cœur ?

Ces interrogations diverses prise sur le chemin trace par le fil à plomb nous ramène à nos devoir permanent, et à nos sentences et à ce que nous devons accomplir à chaque instant de notre vie. Nous sommes des êtres imparfaits, mais ces questions présentent l’avantage de nous aider à nous connaitre. C’est en faisant le premier voyage de la terre pour identifier nos défaillances et erreurs que l’on pourra les corriger en toute sincérité. C’est en nous comportant en véritable maçon que notre cœur deviendra le siège naturel de toutes les vertus spirituelles, morales et sociales.  Alors nous ne faiblirons jamais sous l’impitoyable examen de l’œil de l’éternel qui voit tout.

Notre cœur doit devenir le temple vivant de la divinité car la volonté de servir, la pureté du cœur et la renonciation à soi l’emportent en effaçant toutes les erreurs, tous les retards, tous les refus de reconnaissances passes.

Aussi, mes frères n’oublions jamais cela et remontrons-nous toujours dignes de notre condition de porteur de la lumière de l’orient vers l’occident. Et rappelons-nous que chaque jour nous rapproche de la mort et que nous serons jugés avec « les nombres poids et mesures » que   nous aurons mérités et que notre bilan sera jugé par l’œil qui voit tout.  A la fin de la journée fais sont notre analyse de conscience, sollicitons son assistance puis témoignons notre reconnaissance, en toute humilité et révérence au GADLU pour les faveurs dont il nous comble.

Implorons Son soutien dans nos efforts pour que notre voie devienne belle et paisible, pour qu’il affermisse nos actions dans l’harmonie et le respect de toutes les vertus morales et sociales.

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