4° #401012 Etes-vous Maitre Secret ? Je m’en glorifie. Auteur: Non communiqué Obédience:REAA Loge: Non communiqué Je me glorifie d’avoir été élevée au 4e degré, le grade de Maitre Secret, mais au-delà de cette satisfaction, sans me vanter, ni triompher qui sont pourtant des synonymes du verbe se glorifier, je suis consciente qu’il me faut exclure toute notion de vanité. J’écoute et j’applique le message du rituel : « Vous ne prendrez pas les mots pour des idées, vous vous efforcerez de découvrir l’idée sous le symbole ». Ici tout est symbole cherche et tu trouveras ! Nous le savons depuis quelques années. Il faut entendre l’expression : Je m’en glorifie, analyser symboliquement et le travail que je vous présente aujourd’hui est le résultat de cette recherche d’idées sous ce symbole. Etes- vous Maitre Secret ? Je m’en glorifie. Pour moi cela veut dire : je m’engage et travaille ma personnalité. Se glorifier c’est rechercher la libération intérieure, clore sa bouche pour élargir sa vision, la lumière recherchée étant en soi, notre devoir est de la faire rayonner. Se glorifier c’est acquérir par son travail sincère, l’honneur de s’élever. Il est important de vaincre le superficiel et le paraître en se penchant plus à fond sur ce que nous sommes réellement, assimiler le « connais-toi toi-même ». Il ne s’agit pas de renoncer à ce que nous sommes mais de travailler sur nos défauts pour partager avec les F∴ et S∴ les énergies individuelles. Comme dans les voyages, la corde au cou, quand nous cheminons avec le Grand Expert : « seul, on ne peut rien, ensemble on peut tout ». Le sceau sur les lèvres, le signe du secret, marque l’attitude appropriée, un travail permanent d’analyse pertinente et de compréhension réfléchie. Le mental a besoin de silence pour se reposer. Se re-poser les bonnes questions. « Je ne sais qu’une chose c’est que je ne sais rien ». Le silence ouvre les portes vers le discernement, le jugement, la mesure la modération, la prévoyance et la prudence. Il permet de se détacher de son propre monde, de son confort, sans satisfaction personnelle, ni recherche de récompense, pour s’intéresser aux autres afin d’apprendre peu à peu, en conscience à lire écrire et à parler VRAI. Le travail va dès lors consister à agir en conformité avec ma conscience. Il s’agit de faire ce qui doit être fait dans une exigence réfléchie en respectant de ma personnalité. Pour être honnête et vrai avec nous-mêmes, nous devons faire de notre mieux en toutes circonstances. L’accomplissement du devoir demande une parfaite sincérité et de rester en accord avec soi. En appliquant l’article 4 de notre constitution internationale qui précise que notre ordre travaille à la recherche de la vérité, mon comportement doit passer par une ferme volonté d’allier dans ma recherche : parole et vérité. J’interprète cet équilibre : Parole et Vérité, comme l’adéquation de mes dires et de mes actes, entre la réflexion et l’action. Je comprends ce comportement comme la détermination d’être UN dans la synthèse de ma chair et mon esprit. Etes-vous Maitre Secret ? Je m’en glorifie, pour moi cela veut dire : je m’en nourris et travaille ma spiritualité. Oswald Wirth dit de l’initiation : « L’erreur consiste à s’en tenir à ce qui tombe sous le sens, alors que la véritable initiation ne s’adresse qu’à l’esprit ». La démarche consiste à élever son esprit. L’élévation du niveau de conscience est une quête solitaire et comme toute recherche visant à la découverte, elle passe par le travail et ses devoirs. Ce message est donné depuis l’entrée dans le cabinet de réflexion, ou le profane médite sur les devoirs de l’Homme envers lui-même, sa famille, sa patrie, l’humanité, accompagné de la sentence : VITRIOL, qui lui enseigne que le premier devoir est de descendre au plus profond de lui-même pour parvenir à la connaissance, la pierre cachée. Pour nous Franc-maçon, le travail correspond à une volonté d’ordonnancer son être, de le maitriser. Le mot Maître prend ici tout son sens. Le travail que je dois réaliser dans mon cheminement initiatique révèlera des qualités et des vertus à-même de m’assister pour remplir en toute conscience mes devoirs de citoyen, d’être humain et d’initié. En Maître Secret, je donne le temps à mon esprit d’analyser, d’interpréter dans une vision démunie de tout à priori. Avec si je puis dire, une vision guidée par l’Esprit. Dans cette conscience, il y a là, la notion de devoir et celle de liberté d’être, de repousser ses limites, de se dépasser soi-même. Dans nos ateliers, nous travaillons pour que s’accomplisse l’union de ces deux concepts, avec la liberté comme clé et chemin confié dès l’initiation, et le devoir comme grande loi de la Franc-maçonnerie. Au premier degré, l’apprenti a comme premier devoir de méditer les enseignements du rituel. Ensuite au grade de Compagnon, celui de connaître le monde et de se connaître dans ce monde. En tant que Maître celui de faire rayonner sa conscience relative. Au grade de Maître Secret, nous devons approfondir la notion de devoir dans son accomplissement, le devoir qui est pour nous impératif. Rituellement mis à mort et relevé dans une autre dimension, c’est l’esprit maçonnique qui m’anime pour mettre mon énergie dans le devoir. J’ai suivi ce parcours : « Mes F∴ et S∴ me reconnaissent comme F∴M∴, j’ai vu l’étoile flamboyante et l’acacia m’est connu ». Etes-vous Maitre Secret ? Je m’en glorifie, cela veut dire pour moi : je cherche l’équilibre entre personnalité et spiritualité. L’image que nous donnons de nous est différente, selon que nous sommes gouvernés par l’une ou l’autre, ou selon notre maîtrise de l’une ou de l’autre. L’union de la personnalité et de la spiritualité en juste harmonie permet l’élévation de notre Ame par l’élévation spirituelle. Vivre en harmonie en moi et autour de moi. C’est là mon engament et mon devoir. Sénèque résume bien mieux que moi quand il dit : « La vie heureuse est celle qui est en accord avec sa propre nature et celle du monde ». Nous, Franc-maçon, avons un devoir d’exemplarité et pour cela, nous devons percevoir les autres et avant tout nous-mêmes, avec justesse, à l’exemple de Salomon. Le principe et le principal est de mettre en adéquation nos principes, nos idées et notre parole avec son vécu au quotidien, en trois mots, en Maître Secret, je dois « ACTER MON IDEAL ». Le Franc-maçon voyage depuis le départ en quête d’un espace symbolique ou il sera face à lui-même. Face au miroir de l’initiation. Le miroir n’est plus seulement derrière nous mais en nous, car il est l’expression même de notre réflexion. Par ce miroir symbolique, l’être humain rayonnera, selon qu’il saura apaiser les passions de sa personnalité, selon qu’il saura la compléter par sa spiritualité, sans pour autant négliger l’une ou l’autre. En conclusion: L’image reflétée dans le miroir se trouvera changée par cette union dans l’harmonie de la sagesse acquise par la spiritualité, de la force nécessaire au travail d’équilibre et de la beauté de la personnalité, permettant l’épanouissement d’un Homme nouveau puisque recrée dans la Paix, l’Amour et la joie. En Maître secret, le silence est nécessaire pour contempler la beauté de l’œuvre à accomplir. C’est par ce travail permanent que je pourrai remplir mes obligations lues dans mon serment. Je l’ai prêté sous la couronne de laurier et d’olivier mais je comprends que cette GLOIRE n’est qu’un couronnement par anticipation, me laissant sur le chemin du devoir pour tendre vers un perfectionnement qu’il me reste à réaliser. En travaillant sur ce devoir parce qu’il est le DEVOIR, j’ai essayé au cours de ce travail de montrer pourquoi, si l’on me pose la question de savoir si je suis Maitre Secret, je peux espérer répondre : « Je m’en Glorifie ». J’ai dit Navigation des articles Planche Précédente "L’initiation en Loge Symbolique serait-elle virtuelle, deviendrait-elle réelle à partir du 4ème Degré ? Si oui, pourquoi et comment?" Planche Suivante "Je connais le cercle et sa quadrature"