Symbolisme du 6ème grade du Rite Ecossais Ancien et Accepté
D∴ L∴
Deus meumque jus
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo ab Chao
Au nom et sous les auspices
Du SUPREME CONSEIL DE France
Liberté Egalité Fraternité
Bon élève et le F sans illusion, je sais bien que vous n’avez pas relu et que une fois l’an seulement à chaque passage vous entendez le rituel du sixième ; vous devez donc comptez donc sur moi pour redire ce qui est dans le manuel, dans le rituel et que nous oublions. Alors en route pour les symboles.
SYNOPSIS ET RAPPEL
6EME degré SECRETAIRE INTIME
REPONSE à êtes vous secrétaire
intime ? « Mon zèle a
été pris pour de la curiosité ».
Avez-vous couru quelque danger ? « Celui
de perdre la vie » « Qu‘avez
vous appris » « à
être zélé, fidèle,
désintéressé et bienveillant ».
SAUTOIR couleur de feu TABLIER
blanc bordé de rouge. Sur la bavette un
triangle d’or.
BIJOU trois triangles entrelacés
formant une étoile à 9 branches DECOR
DU TEMPLE.
Le temple est tendu de noir parsemé de larmes blanches 27
étoiles sur 3 chandeliers à 9 branches.
A l’orient la lettre G brille dans
l’étoile flamboyante. LES OBJETS
SYMBOLIQUES Triangles, étoile, G et symboles
salomoniens chandelier à 9 branches et étoile
à 6 plus 3 branches.
LES PERSONNAGES Salomon, Hiram de Tyr, Johaben, Zerbal, un lieutenant des gardes.
SIGNE D’ORDRE Saisir l’épaule gauche avec la main droite.
SIGNE DE RECONNAISSANCE. Porter la main droite de l’épaule gauche à la hanche droite. La réponse se fait en croisant les mains puis en les laissant retomber l’une sur le pommeau de l’épée, l’autre le long du corps et en levant les yeux au ciel.
ATTOUCHEMENT On se sert mutuellement la main droite puis l’un fait tourner la main de l’autre en disant BERITH (alliance), l’autre fait de même en disant NEDER (promesse) enfin le premier fait à nouveau tourner la main en disant SHELEMOTH (perfection). Mettre réciproquement la main gauche sur l’épaule droite, se serrer la main droite, les pouces étant levés, et formant un triangle par contact MARCHE quatre pas en carré dextrorsum. MOT DE PASSE JOHABEN MOT SACRE IVAH contraction de JEOVAHBATTERIE 999 OOOOOOOOO.
ENSEIGNEMENT deux curiosités, une saine et une malsaine « le zèle n’est permis qu’au sage ». Plus intéressant car non disponible en loge ni dans le rituel la description du tableau de 6ème degré.
LE TABLEAU DE LOGE
Description et analyse critique. Trois étages. En haut la lettre yod dans une fenêtre du temple qui apparaît dans une nuée. Au milieu le mausolée blanc et noir d’Hiram et le palais de Salomon vu de son chemin d’accès. Entre ces deux dessins les lettres initiales beth nun et shem pour bérith, neder et Shelemoth (alliance, promesse, perfection). En bas une pierre tombale ornée en haut de deux lignes de lettre Heth vav rech me HiVRaM peut être hiram Aleph beth yod. En première lecture hiram abi. Enfin en bas un triangle avec la lettre yod en son centre.
Yod est partout dans la fenêtre du temple avec deux sens possible ; « à travers les nuées, dans le temple tu peux apercevoir Dieu » ; « le temple est achevé et consacré car Dieu déjà l’habite ».
Yod enfin dans la série aleph beth yod. C’est-à-dire le A et le B, l’Alfa et le Beta, le début le l’alphabet qui épelle le début de la liste des lettres utile à l’écriture et la parole mènent à Yod première lettre du nom de Yhvh Ceci peut être rapproché du prologue de Jean au début etait le verbe et le verbe était Dieu. Yod enfin est au centre du triangle, donc de l’alliance. Le hiram abi de la pierre est plus troublante car j’ai interrogé des amis hebraïsant. Le plus vieux et apparemment sage et expérimenté m’a traduit les 4 et 3 caractères par havreim abe c’est-à-dire trahison, erreurs du pére. Qui trahit qui ? Y a t’il une critique d’hiram ou la tradition a t-elle de mauvais copiste ? Les transmetteurs de cette tradition étaient ils meilleurs ou moins bon hébraïsant que mon ami. Alors nos symboles seraient ils à double sens ? Seraient-ils mal orthographiés ? Ou le nom d’Hiram Abi mal prononcé serait il une critique de l’autorité du père. Rappeler vous que nous ne devons accepter d’idée derrière le symbole que nous n’ayons éprouvée.
Cette question reste ouverte. Deux réponses en première lecture :
1. Hiram abi en approximation tout le reste n’est que couper cheveu en quatre et délire intellectualisant et je devine des hochements de têtes.
2. Plus intéressant le doute bienveillant qui fait que le zèle est nécessaire car ni Salomon, Hiram et Hiram, ni nos copistes de la tradition ne sont infaillibles, donc vérifions et allons au delà de l’obéissance et de la tradition s’il le faut. Analyse du Symbolisme du 6eme. Quatre grands axes. Outillage rationnel du symbolisme du REAA. Développement sur le 3 les 3 9 27 3 puissances.
3. Les objets : triple triangle, 3 chandeliers à 9 branches le trois fois illustre président. 2 répétition aussi de l’évocation d’YHVH Yaveh concentré en yvah ou Yod le tableau de loge, le tablier, le mot sacré 3 couleurs et qualités. Le noir et les larmes du deuil, le blanc de la pureté, le rouge et l’or de la royauté. Les deux royautés, les gardes, le palais et la vigilance, la discrétion, le secret, le zèle évocation de l’alliance, des promesses et de l’idéal de perfection.
4. Le relativisme, la gouvernance, la fidélité une affaire de cour. Mais aussi une équipe amputée, une triade, Hiram Salomon et Hiram de Tyr qui ramené à 2 ne peux plus fonctionner. A la façon de Jules Vernes titrant un chapitre de ses romans. Où l’on verra un roi escroqué faire reproche à un roi en deuil, un serviteur zélé qui n’est pas à sa place mais avait raison de se substituer à un service d’ordre défaillant, un roi sourcilleux de ses secrets, une réconciliation après une grâce obtenue. Ou l’on verra aussi que l’indiscrétion peut être aussi utile que dangereuse.
En fait à la manière cette fois de Balzac on se retrouve dans la vraie vie aussi avec une province nue pour payer du bois précieux et de l’or, des amis qui se brouillent, des rois mal gardés ; on se donne les mots de fidélité, promesse, perfection mais personne n’est parfait dans cette histoire ; Salomon ne paye pas correctement sa promesse contre les cèdres, Hiram se met en colère contre Salomon puis contre Johaben qu’il veut faire tuer, les gardes sont absents, Johaben écoute aux portes ; dettes mal honorées, mauvaise foi, colère, curiosité, on est en pleine humanité. Donc les gouvernants sont parfois défaillant, leur serviteurs zélés prennent des risques, les conflits sont sans cesse à prévenir ou régler ; le zèle n’est permis qu’au sage, mais cela reste dangereux car parfois, c’est avoir tort que d’avoir raison trop tôt ; et le salaire des serviteurs zélés est la confiance et l’intimité des grands.
Dans les grades de la vengeance nous sommes dans le deuil et l’attente. Comment remplacer ce que l’on a perdu, à qui faire confiance. Cet incident mettra Johaben en avant et du coup se verra confier la charge de juge, la recherche d’un des assassins mais trop zélé à nouveau il outrepassera ses instructions. Tout dans ce grade met le FM en garde contre les passions, l’appât du gain, la colère, l’enthousiasme mal canalisé, la vengeance. En fait le zèle n’en est plus quand il est mis en mouvement pour des objectifs vains ou mesquins ou quand il dépasse ses objectifs.
Les secrets mystères et privilèges
que nous découvre pas à pas le REAA ne sont que
des mises en perspective de nos préoccupations
usuelles : la recherche du vrai voire de la
Vérité, l’acceptation ou la
peur de la mort, le rapport à la culpabilité,
à l’obéissance, aux devoirs, au Devoir,
le pouvoir, la maîtrises des passions, la canalisation des
désirs, le combat moral entre un bien souhaité et
un mal inévitable donc probablement utile, le partage entre
un sage renoncement et un courageux refus du présent et du
futur… Chacune de ses interrogations vous l’avez
remarqué pouvant faire un livre dense. Ce mythe du
secrétaire intime, entre autre relève du combat
eschatologique c’est-à-dire moral et métaphysique
entre la réalité et le bien
La réalité est qu’un roi paye un roi en
monnaie de singe, des terres pourries et stériles et que
l’autre en roi vient faire de juste reproche au
« sage Salomon »
pas très honnête en l’occurrence. La
réalité c’est un service
d’ordre et une sécurité du palais
déplorable, un jeune fidèle transgresse les
règles de discrétion et de
sécurité en n’étant pas
à sa place et écoutant aux portes.
La réalité c’est un monarque pas chez lui qui demande l’exécution d’un de ses non sujets pour une simple indiscrétion. Que de fureurs shakespeariennes. Avec pour finir un happy end tout autant théâtrale : on se pardonne on s’aime on se donne de bonne terre contre de beaux cèdres, on donne une promotion a l’indiscret Ite missa est la pièce est donnée musique douce de Mozart, générique, décor et costume du REAA avec dans les rôles principaux Salomon, Hiram de Tyr, Johaben et Zerbal, rideau !
Revenons sur terre. Pour la partie spirituelle et morale première leçon. Gouverner c’est renter en conflit, être vigilant, exiger obéissance et respect combattre pour son territoire même par la mauvaise foi (attention danger) si l’objectif est grand (construire un temple à Yaveh ; attention dogmatisme éventuel et confusion possible entre un temple à Adonaï et un temple à la gloire de moi, Salomon.
Deuxième leçon. Servir c’est parfois aussi oser, transgresser, vouloir comprendre, entrer dans le secret, tantôt par le don des aînés tantôt par sa propre initiative. La transgression des mauvais compagnons fatale a l’architecte est nuisible à l’ensemble de l’humanité par le meurtre et la perte des secrets ; peut être sans mort et sans destruction elle aurait pu être une preuve de maturité et d’utile improvisation pour se substituer a une carence du pouvoir ou s’opposer à un danger imprévu. Bref le conflit intelligent entre un devoir d’observance et un devoir de désobéissance, tout deux louables, est totalement dépendant des circonstances. A un certain niveau on n’est plus à discuter bien contre mal mais d’un bien contre un autre bien, et nous avons alors à choisir entre des voies calmes et lentes de l’obéissance et des voies parfois plus rapides ou efficaces mais transgressives. Combien d’œuf peut-on casser pour qu’une omelette reste justifiée ? Le rituel nous dit que « j’ai appris à être fidèle, zélé, désintéressé et bienveillant ».
Face à un pouvoir respectable c’est assez facile, le Devoir est clairement évident. Face à un pouvoir discutable, le devoir est clair mais les moyens à utiliser et l’opportunité de l’action doit faire mesurer risques et efficacité. Mais quand on détient soit même un pouvoir c’est beaucoup plus difficile. On rentre dans le dangereux jeu du pouvoir qui de fait et de nécessité est le jeu du mensonge.
Laissons parler Salomon « Je sais, je suis le Sage, je suis le roi, j’ai le pouvoir, je détiens des secrets, je veux qu’on m’obéisse je peux me faire tuer, être mal servi, mal obéi, on peut me trahir, je dois donc contrôler informations et serviteurs, je peux ignorer des informations qui ne me sont pas arrivées, je peux faire savoir que je ne veux pas savoir certaines choses car elles me déplairont, je peux donc me trahir moi-même en refusant de voir ce qui est de plus je connais les défauts de chacun et je sais qu’il peuvent défaillir, je suis obligé de faire construire avec des pierres imparfaites des édifices imparfaits par des moyens imparfaits car je n’ai pas les moyens de faire mieux, tout au plus puis je cultiver l’idée et le désir de perfection et le transmettre ».
Que peut-on en déduire pour soi. Ou on
continue tôt ou tard en mentant et se mentant et en jouissant
de ce faux semblant de pouvoir. Où on arrête un
jour quand un autre peut vous remplacer, le souhaite et veut apprendre
ce qu’est le juste pouvoir, écouter, arbitrer,
colmater
Passer la main, tout en restant à disposition
« après moi viendra un
bâtisseur, dites lui que moi aussi j’ai compris ».
« La fin du chantier est interdite ».
« La fin du chantier m’est
interdite ». « Après
moi viendra un bâtisseur, dites lui que moi aussi
j’ai compris ».
J’ai dit.