9°
#406012
La Vengeance
C∴ T∴
Quelqu’un qui décide d’opter pour la vengeance, devrait creuser deux tombes (Salomon) (silence)
J’hésite à prononcer les mots rituels : j’ai dis, tant tout est contenu dans cette phrase (silence)
Me reprenant, je risquerais aussitôt de tomber dans l’excès inverse, car l’on ne peut parler de vengeance à notre degré sans plancher sur la transgression, et plus encore sur le pardon.
Thomas BORGE, déclarait : notre vengeance sera le pardon.
La vengeance est un sujet profane qui passionne, pour preuveFrançois Mauriac disait:La vengeance déguisée en justice est notre plus affreuse grimace ou François BACON, celui qui s’applique à la vengeance garde fraîche ses blessures.
Alors je vais tenter sans que cela soit totalement cohérent de vous faire part dans un premier temps de la nature de mes interrogations, puis ma compréhension du symbolisme de ce grade.
Pourquoi grade d’élu alors que les maîtres font l’objet d’un tirage au sort et non pas d’une élection sauf que l’on pourrait ainsi y voir que par tirage au sort, on n’est placé sous le niveau, et que cette équité que symbolise l’équerre, et provisoire puisque l’on passe de l’équerre au compas au 4 ème grade, Le maître secret devrait savoir tracer la courbe idéale de son comportement.
J’attire votre attention sur le fait que Johaben, n’est pas un inconnu, puisqu’au 6 éme grade de Secrétaire intime, il attire déjà défavorablement l’attention par son excès de zèle, se dissimulant craignant dit-il pour la vie de SALOMON, et ouïr la conversation entre celui-ci et HIRAM roi de THYR ; peut on penser de ce fait qu’il est en fait une sorte d’homme à tout faire de SALOMON étant le serviteur déjà absous par SALOMON.
Un autre regard ? l’on peut raisonnablement penser, que si il y a mansuétude de la part de SALOMON, il y a humilité, voire humanité, dans l’acte de pardon. Si la mansuétude est le fait du prince, l’humilité dans le jugement qui conduit au pardon place SALOMON dans une pleine humanité.
Pourquoi JOHABEN boit il d’abord à la source, avant de commettre son forfait, la logique voudrait qu’en guise de purification il s’abreuve après avoir commis son crime.
Ceux qui tout au longde notre mythe fondateurs nos 3 mauvais compagnons, ne sont-ils pas nécessaire, tel Judas, pour que tout s’accomplisse.
Cette violence et cette transgression, dans ce cas précis, ne sont-elles pas fondatrices en revêtant le sens d’une progression eu égard au statut de l’interdit bafoué.
Il est vrai qu’il s’agit d’une mise à mort, mais celle-ci, n’est-elle pas l’éradication complète des trois vices.
La transgression est pourtant parfois nécessaire, par exemple, cette dernière a permis des progrès scientifique,en allant à l’encontre d’interdits religieux, comme la dissection du corps humain. L’on pourrait alors dire que la transgression, n’abolie pas l’interdit, mais ouvre dans celui-ci un accès, tout en le confirmant.
Je vais a présentdire deux mots sur la vengeance profane, sans remonter à la loi du talion, cet aspect profane est icibien secondaire.
La Némésis grecqueavait pour ultime raison, d’empêcher les orgueilleux mortels de devenir les égaux des dieux.
Puis ileut un étroit rapport entre la vengeance et la justice, la déficience de celle-ci, semblant entraîner le développement de celle là, par exemple la vendetta Corse, remontant àla période génoise, les Corses subissant quotidiennement des dénis de Justice, étaient obligés à se faire Justice eux même.
La vengeance, est ensuite devenue une forme primitive du droit, en punissant les coupables a proportion des crimes qu’ils ont commis
Mais revenons plutôt a notre symbolisme du 9éme degré ; Elu des neuf :
– Salomon envoyant 9 maîtres, lors de la disparition d’HIRAM,
– 9 période de la gestation,
– DEMETER parcourantle monde pendant 9 jours à la recherche de sa fille,
– Les anges seraient hiérarchisés en 9 chœurs par trois triades etc. etc.
Il s’agit d’un inconnu qui vient révéler le secret de la cachette de AB HIRAM, dont le nom pourrait signifier :qui rejette le père, le préfixe AB, indique l’écart ou la séparation.
Concernant l’inconnu qui se propose de montrer la cachette des meurtriers, cette notion requiert toutefois deux mots car cette notion d’inconnu, en général effraie, et ce récit démontre qu’il faut aussi savoir accueillir en nous cette part d’inconnu, pouvant nous permettre de sortir d’une forme d’ignorance, et c’est cette part d’inconnu, qui est susceptible de nous guider.
JOHABEN frappe l’assassin au cœur c’est-à-dire le centre de soi même, avant de lui couper la tête, c’est-à-dire séparer, l’essence soit la tête de la substance le corps. Se décapiter, c’est tuer toutes nos certitudes.
Le symbolisme de la caverne, est le symbole de l’inconscient, qui nous rappelle à l’introspection, au VITRIOL de l’apprenti. Ce fond obscur de nous même ou se tapit sournoisement le mal qui est en nous et la encore qui nous renvoi au cabinet de réflexions
Ce symbole de l’inconscient et le lieu du refoulement. Le sentiment même de responsabilité est lui-même refoulé, puisque ABHIRAM, dort au fond de la caverne.
La lampe ou la bougie qui éclaire la caverne, c’est l’image du feu qui brûle en nous, qui devrait éclairer notre intériorité défaillante. Il est dans un ancien rituel du RER une phrase disant a peu près ceci La lumière a pour but de faire apparaître les ombres de nos insuffisances.
La source, l’eau symbole de la fécondation, afin que la germination se fasse, ces deux symboles réunis d’eau et de lampe, sont là pour nous rappeler la dualité des ténèbres et de la lumière. Mais cela indique aussi, qu’au cœur de l’inconscient se trouve les racines d’espérer, pour peu, que nous nous abreuvions à la source et que la petite lumières’allume au fond de nous, et nous éclaire sur nous même
Le poignard, arme de pénétration, pénétration de l’esprit, grâce auquel on accède à la compréhension sur le chemin de la connaissance. Le poignard, est bi métallique, et symbolise de ce fait la dualité le male et la femelle, le yin, et le yang, la lune et le soleil, en fait a tout les degrés on revisite avec un nouveau regard des choses ayant un goût de déjà vue ou au moins perçues.
A l’issue, cette épreuve devrait permettre a JOHABEN, notre alter égo de faire germer en lui la graine de l’esprit après que celui de la basse matérialité se soit exprimée à ce 9 éme grade.
Cette réalisation que nous devons opérer en nous assurera le passage de l’équerre au compas de la matière à l’esprit. Cette élévation au 9 éme degré est l’occasion d’une germination vers le haut.
Ce meurtre a manifestement un effet miroir, JOHABEN découvre, que AB HIRAM, ne lui est pas totalement étranger ?.Dans ce reflet, il se voit lui-même par substitution de personne. Ce Crime, est du domaine de l’intime.
Cet effet miroir établit un dialogue entre moi et moi. Il apparaît de ce fait et sans jeux de mots et dans les deux sens du terme : réflexion, réflexionaussi bien dans le sens optique que dans le sens d’examiner un problème.
Pour en finir avec le miroir, qui n’est pas l’objet de la planche mais que l’on nepeut raisonnablement occulter miroir se dit en latin « spéculum ».
Johaben connaît la passion ce sentiment, qui domine la raison et qui déchaîne les pulsions primitives et conduit à la violence. Dans le grade de maître le maçon est victime de la violence dans celui d’élu le désir de vengeance qui l’habite lui fait comprendre que cette violence est en lui. JOHABEN, devenu élu des 9 sait désormais que l’antre obscur ou s’est réfugié le criminel, n’est autre que le substratanimal de la conscience de tout être humain, qu’il a encore beaucoup de chemin à parcourir sur la voie de la perfection.
JOHABEN, est allé au-delà de ce qui lui était demandé. Alors qu’un acte de justice était requis, il a accompli un acte de vengeance effectué dans la précipitation, poussé par une force intérieure et des pulsions inconscientes, il faut donc qu’il apprenne à les reconnaîtres et surtout, à les dominer, .Notre rituel, par les petits pas rapides, nous rappelle que cet acte a été de plus accompli dans la précipitation, qui comme la colère, est mauvaise conseillère.
Nous savons depuis notre accession à la maîtrise, que les trois meurtriers d’Hiram sont symboliquement trois de nos vices redoutables, trois vices contre lesquels, nous sommes amenés à lutter afin de nous en préserver ou nous en défaire. Si cette lutte semble avoir été mise en sommeil du 4 ème au 8 éme degré ce 9 éme degré rappellent violemment ces vices à notre attention. La violence du récit, est la pour nous choquer et le terme, n’est pas trop fort oui nous choquer, afin de nous remettre au travail.
Ce rituel rappelle que rien n’est jamais acquis définitivement et cette violence, est un appel pour nous mettre en certe je viens de le dire au travail mais surtout en éveil
Avant de clore ce travail mes FF soyons honnêtes, et me garderais de donner un début de réponse.
Qui n’a jamais éprouvé en lui cette pulsion de mort, même dans le cas d’une agression. Qui n’a jamais eu une réaction démesurée suite à cette agression ?, Qui n’a jamais eu envie de se venger ?, qui n’a jamais éprouver le désir de punir de façon radicale ?, qui n’a jamais éprouvé dans son EGO ce sentiment de fierté d’avoir été élu, qui n’a jamais manqué d’esprit de justice et d’humilité. Ne nous arrive t-il pas de donner le dirons nous le change.
Mes frères notre priorité est la construction du temple intérieur, mais ne nous laissons pas griser par cette ambitieuse expression, l’emphase des termes, ne saurait occulter la carence de notre action.
J’ai dit