#406012

Le temps de travail en Loge de perfection

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Non communiqué



J’aborderai cette réflexion sur « Le Temps de travail en Loge de Perfection » par quelques considérations sur le Temps lui-même.


Etymologiquement, le terme « temps » dérive de la racine indo-européenne « tem » qui signifie « couper ». Le temps désigne donc une certaine forme de coupure qui sépare un élément, ou un individu, d’un tout, mais également une coupure délimitant un dedans et un dehors, l’exclusion de l’élément séparé comme son rassemblement avec le tout.



Le temps se définit comme séparation d’éléments indivis, les instants qui se succèdent, et comme réunification de ces éléments par l’articulation des instants.



Toute pensée philosophique du temps est nécessairement une méditation sur les rapports du temps et de l’être.



Le temps s’impose à nous comme une réalité insondable de l’être, provoquant occasionnellement une crise existentielle. En effet, il est impossible de penser le temps. Pour autant, notre pensée prend ancrage dans le temps, comme un paradoxe supplémentaire.



Le temps est le principe même du changement et du devenir. Il est intrinsèquement équivalent au changement, à l’évolution, aux modifications.


Sans temps, rien ne change, rien ne bouge, rien n’évolue, rien ne naît, rien ne meurt.


Sans temps, l’univers ne serait qu’une éternelle uniformité.



Le temps est mouvement et nous entraîne dans ce mouvement, faisant de l’être l’objet de son inéluctable déroulement.



Mais, sommes-nous seulement objet ? Ne pouvons-nous être sujet, sinon maître de ce temps qui nous échappe ?



J’ai là, conscience de la difficulté de s’aventurer sur le terrain de la métaphysique ou de la philosophie et de l’écueil vers lequel je risque d’être entraînée à vouloir trop y pénétrer, moi qui ne suis pas philosophe.



Aussi me recentrerai-je sur mon sujet.



Il me semble que deux temps nous régissent : celui qui s’impose à nous de l’extérieur et celui, intérieur, que nous façonnons. Le temps maçonnique appartient me semble-t-il à cette dernière catégorie.



A notre niveau, nous opposons le temps profane et le temps maçonnique.


Le temps profane, c’est celui de la cité, de son évolution, du progrès. C’est le temps qui dessine la façon dont l’humanité évolue. C’est aussi le temps usuel, celui de notre vie et de son déroulement.


Le temps maçonnique est un temps ésotérique. (au sens de au-dedans, de l’intérieur)


Un temps symboliquement sacré, consacré, c’est-à-dire destiné. Destiné, par la voie de l’initiation, à une quête spirituelle. Destiné à la recherche de la Vérité, à la recherche de la Lumière.



Le temps imparti aux travaux du Maçon en Loge Bleue est délimité par le passage du soleil aux deux demi-méridiens. Ces bornes, midi-minuit, correspondent au passage du soleil à son zénith, c’est-à-dire au maximum de sa lumière, puis douze heures plus tard, il passe au nadir, dans l’obscurité de minuit. Le travail des Apprentis, Compagnons et Maîtres est ainsi placé sous la lumière du soleil descendant, qui, à peine avoir montré le maximum de sa lumière, va diminuer d’intensité pour faire place aux ténèbres, qu’un pâle reflet lunaire pourrait adoucir.



Midi et minuit interviennent comme des points privilégiés dans le temps chronologique qui délimitent le temps de travail en Loge Bleue. Il s’agit d’une borne, d’une frontière, inscrite au même point du cadran de l’horloge et où le temps s’écoule de l’un à l’autre. Midi marque l’espace- temps dévolu à la lumière du soleil, c’est-à-dire une relation avec le monde visible ou terrestre. Minuit se rapporte au monde invisible, celui de l’initiation et de la lumière spirituelle.



Travailler de midi à minuit permet de travailler à la lumière du soleil mais aussi à celle de la lune, donc de travailler les deux aspects, solaire et lunaire, actif et passif, la raison et les émotions.



Le travail du Maître secret, lui, ne se réalise plus sous cette double lumière. Seule la lumière du soleil dans sa course diurne va éclairer ses travaux, privilégiant l’aspect actif et la raison.


Mais comme le dit Khalil Gibran « Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. »



Et c’est bien encore dans une semi-obscurité ou plutôt dans une semi-cécité que le Maître est reçu, lors de la cérémonie d’accession au 4e degré, le visage recouvert d’un voile.



Je cite le rituel :  » Nous savons qu’en obtenant les grades de Compagnon et de Maître, vous avez acquis deux degrés d’instruction. Mais nous considérons que cette instruction n’est pas complète, pas plus que n’est complète la lumière qui frappe vos yeux à travers le bandeau symbolique posé sur votre front. Vous ne comprenez pas bien, de même que vous ne voyez pas bien. »



A l’issue de la cérémonie, le nouveau Maître Secret aura totalement recouvré la vue : « Vous étiez dans l’obscurité, nous vous rendons la lumière et vous mettons sur le chemin du Devoir qui conduit à cette vraie Lumière. »



L’émanation de cette Lumière est annoncée dès l’ouverture des travaux puisque ces derniers débutent à l’heure où l’Eclat du jour a chassé les Ténèbres et où la Grande Lumière commence à paraître.



Les heures de travail commencent donc au moment fugitif où le soleil se lève et se terminent à la fin du jour, quand le soleil décline.



C’est le commencement d’un cycle lumineux dans lequel le Maître Secret accomplit son travail. Un temps relatif, en fonction de la durée des jours entre les deux solstices et variant d’une latitude à l’autre.



Ici l’heure n’est pas importante, c’est ce que ce début et cette fin marquent qui l’est : des bornes flexibles entre lesquelles se déroule un cycle, un cheminement, un mouvement.



Ici le rapprochement avec le mot de passe du grade « ZIZA » est inévitable. ZIZA qui veut dire « Eclat de lumière » mais qui, étymologiquement, peut aussi prendre le sens de « ce qui se meut ». Il faut donc associer ces deux idées : La lumière est mouvement.



Le Maître Secret est lui-même en mouvement, il continue à cheminer pour acquérir les éléments qui manquent à la plénitude de sa maîtrise, pour accomplir son devoir de transcendance. Petit à petit, l’éclat d’un autre monde va bouleverser son vécu.



Elevé au rang de Lévite, c’est-à-dire de serviteur du Temple, le Maître Secret devient le gardien du Saint des Saints. Cette Grande Lumière, qui apparaît lorsqu’on s’en approche, va éclairer le Maître Secret d’un feu nouveau lui permettant de ressentir ce qu’il recèle réellement en lui-même de possibilités. Possibilités qu’il devra exploiter, approfondir par le prisme du Devoir.



Au grade de Maître Secret l’accent est mis sur la quête intérieure, la méditation spirituelle qui ouvrira le chemin de la Lumière. Le Maître Secret se recueille et dessine, par là-même, une étape de son approfondissement spirituel dans une sorte de mouvement de centration vers l’essence de son être, comme un ressourcement lumineux.


C’est une démarche personnelle qui demande de voyager jusqu’au bout de soi-même, comme voyage la lumière, du point du jour à la fin du jour. Un voyage au cours duquel le Maître Secret va réfléchir la Lumière qu’il reçoit.



La lumière ici n’est pas ce qui est vu mais ce qui donne à voir. Sa perception est fugace, semblable au court instant qui définit l’heure de commencement des travaux. Cela demande de méditer, d’abandonner l’illusoire et l’accessoire pour se diriger vers la pleine lumière d’une conscience épurée (dans le sens de pure), comme le suggèrent les paroles prononcées par le Trois Fois Puissant à l’issue des quatre voyages effectués lors de la cérémonie d’accession au 4e degré.*



Si le grade de Maître Secret est le grade du devoir, de la méditation, de l’approfondissement, il est aussi à mon sens celui de l’Illumination.



L’Eclat du jour annonce l’espoir d’une réelle sortie de l’Ombre, Ombre de l’ignorance, des préjugés et des dogmes. Il annonce l’espoir de l’Illumination par la Grande Lumière qui n’est autre que la Vérité, objet de notre quête. Cette Grande Lumière qui se dévoile peu à peu, suivant la courbe du soleil nourricier. L’approche de cette Vérité est un chemin de Lumière qui permet d’amorcer l’élévation au-dessus de toutes choses et de pénétrer dans la sphère de la connaissance spirituelle.




J’ai dit TFP et vous tous mes SS et mes FF MS



I M


1) La maçonnerie vous a fait sortir du pays de l’ignorance, de préjugés et de superstition.


Vous ne vous forgerez pas d’idole, vous ne prendrez points les mots pour des idées,…


2) Ne vous payez pas de mots… Ecoutez tous les humains avec attention et déférence… Respectez toutes les opinions…


Ne profanez pas l’idée de Vérité.


3) …


4) Ce que la maçonnerie vous demande c’est d’aimer la justice, …

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