12° #409012

La Boulomie

Auteur:

W∴ L∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS


Sublime Grand Maître et vous tous mes Frères Grand Maitres Architectes…



Le lieu où l’on veut


« Je veux et je construis »


Comme après toute nouvelle initiation, augmentation, élévation et autre que j’ai vécu depuis que suis en Franc maçonnerie. La première chose que je fais en rentrant chez moi, c’est de lire le rituel qui m’a été confié. Le lire et essayer de le comprendre. Chose pas toujours évidant.

Donc, comme d’habitude, de retour de mon initiation au 12 ème degré, j’ai pris mon petit rituel et je l’ai lu. Relu, rerelu. Et je n’en croyais pas mes yeux.

Apres toutes ces années passées en Loge avec mes Frère,j’ai appris beaucoup, sur la symbolique, sur la Fraternité, sur moi-même. Bref j’ai découvert énormément de choses qui on servit (je l’espère) à m’améliorer. Mais parmi toutes ces choses il y en a une qui revenait sen cesse et qui était une base pour toutes les autres. C’était le sens du mot devoir.

Il était partout.

D’abord, ce fus le devoir de se taire sur la colonne du Nord, pour prendre le temps d’apprendre, d’écouter, d’observer,de méditer.

Puis, est venu le devoir de mettre en pratique les premières basses de la Franc Maçonnerie et commencer à se servir de mes outils sur la colonne du Sud.

Enfin, il y a eu le devoir de donner mon aide et detransmettrela lumièresur les deux colonnes quand je suis devenu Maitre.

Arriver au 4 ème degré, celui du Maitre secret. J’ai pris pleinement conscience de la différence entre le devoir naturel,qui varie en fonction des critères de la vie profane et le Devoir essentiel. Et le Devoir que l’on doit envers le G.A.D.L.U. C’est-à-dire la recherche de la parole perdue, la vérité, en rassemblant ce qui est épars. Devoir de retrouver les mauvais Compagnons. Devoir de reprendre la construction du Temple.

Je ne vais pas revenir sur tout ce parcourt initiatique, vous le connaissez bien pour l’avoir suivit aussi.


Toutes ces étapes mon permis de ressentir au fond de moi la satisfaction du devoir accompli.


Et puis un jour, au détour d’une initiation, je devrais plutôt dire d’une suite d’initiation.


On me dit que suis dans une Loge, rectification une Archiloge qui s’appelle la « BOULOMIE » qui désigne le lieu ou l’on veut.


Mais quelle est se nouveau verbe « VOULOIR ».


Il implique une notion de volonté, de détermination, de choix. Et en rajoutant devant JE, le pronom personnel. C’est ma volonté, ma détermination, mon choix.

Quel grande découverte et changement pour moi. Je ne suis plus dans l’obligation du Devoir mais dans le choix du Vouloir. Oui mais Vouloir quoi.

Le vouloir est une forcede détermination pour une action pensée et réfléchie. Il favorise et conforte le sens de la responsabilité, de la liberté et perfectionne la maitrise des reflexes et des pulsions. Le vouloir, c’est la faculté de se déterminer à agir, à avoir l’esprit d’entreprendre et de décider.

Me voici grand Maître Architecte, le rêve de tous Maçon, pouvoir dessiner ces propres plans. Ce grade a une très forte valeur symbolique. Je suis responsable de mon architecture. Puisque je peux dire « je veux et je construis ».

Cependant vouloir construire est insuffisant si on ne s’en donne pas les moyens. On reste impuissant à passer du désir à sa réalisation. Vouloir ne veux pas toujours dire POUVOIR.

Ilfaut aussi éviter toute volonté impulsive au profit d’une volonté mûrement pensée. Il faut agir s’en excès de zèle.

En Maçonnerie tout d’abord il est nécessaire de se construire soi-même et comme tout est lié dans l’univers, par cette construction intérieure on participe activement à la construction du Temple. Ce Temple symbolique que tout Grand Maitre Architecte doit construire est basé sur ses connaissances. Toute construction même si elle est symbolique à besoin d’un plan, il ne peut y avoir improvisation. Ce plan demande une représentation graphique d’une idée directrice. Dessiner un plan avec un tracé précis nécessite de mettre en œuvre cette notion de Vouloir.

PourVouloir construire et reconstruire,il faut de solides et saines fondations. Cela demande de rasé les vielles ruines du passé, il faut passer par une phase de destruction de tout ce qui est inutile et nuisible. Ce qui signifie qu’il faut vaincre tous ses préjuges, toutes conception fausses ou contraires à la mise en lumière de la Vérité. Cela implique d’avoir au préalablecompris et accepter la nécessité de mourir. Nous devons accepter de mourir, de mourir à nouveau et de mourir encore une fois jusqu’à la dernière mort, l’ultime, celle dont même nos frères ne nous tireront pas.

La mort d’Hiram nous à fait vivre l’expérience de l’illusion de la mort et la certitude de la résurrection par nos Frères en nos Frères.

Le secret d’Hiram n’est peut être que cela. La pérennité des idées, de la pensée, du débat, de la transmission, de la remise en question.

C’est en tuant Hiram que le secret nous a été dévoilé, une certaine immortalité de la beauté, de la sagesse et de la force. Il devait mourir pour que nous puissions prendre sa place, pour que nous nous émancipions. (Ça ne vous rappelle pas une autre histoire tout cela).

Par l’interruption des travauxdu fait de sa disparition. Nous avons du progresser dans l’Art du Trait, pour permettre aux Maçons que nous sommes, de parvenir par notre zèle et notre discrétion, à la plénitude de la perfection.

D’Hiram, l’Architecte disparu, au Grand Maitre Architecte que nous sommes censé devenirs’accomplit un cycle. Le Grand Maitre Architecte se substitue à Hiram pour achever l’œuvre en cours de réalisation, déterminé à rechercher l’harmonie dans l’univers conformément aux plans que nous sommes devenu apte à concevoir et à tracer.

Nous passons du DEVOIRau VOULOIR.

Alors, n’ayons pas peur de mourir. Nous n’avons rien à craindre, nous n’avons rien à perdre mais tout à gagner et à découvrir, parce que l’amour de nos Frères et Sœurs nous est acquis, que le notre leur est acquis, à jamais, ici et ailleurs.

Par cette destruction physique, en sachant aussi identifier les ennemis de la construction, par la maitrise de la vengeance et la pratique de la justice, nous pourrons retrouver la sérénité et l’harmonie, pour pouvoir répondre à la question :

Et maintenant, que faites-vous ?


Je veux et je construis !

J’ai dit, Sublime Grand Maître.

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