14° #411012

Le Mythe du Graal, à travers Parzival de Wolfram von Eschenbach

Auteur:

Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS
ORDO AB CHAO–  DEUS MEMQUE JUS
AU NOM ET SOUS LA JURIDICTION DU SUPREME CONSEIL POUR LA FRANCE
DES SOUVERAINS GRANDS INSPECTEURS GENERAUX DU 33e ET DERNIER
DEGRE DU RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE
Trois Fois Puissant Maître, T.III.F., et vous tous Maîtres Secrets



Que sait-on, à l’heure actuelle, de précis sur cette mystérieuse tradition du « GRAAL », et surtout, quel intérêt pourrait-il y avoir de nos jours, à tenter d’en savoir plus sur la question ?


Les sources ? :


Elles sont multiples, et se rejoignent toutes, peu ou prou, dans le Parzival de Wolfram von Eschenbach, œuvre du 13° siècle.
Avant de développer l’histoire, quelques précisions peuvent ne pas être inutiles : il importe avant tout de bien situer l’œuvre de Wolfram dans l’ensemble de la tradition du cycle Arthurien de la Table Ronde ainsi que dans la succession des diverses manifestations du Graal depuis le IVè siècle jusqu’au XIIIè siècle inclus. On peut reprendre ici ce qu’en expose, de manière concise, un livre de Werner Greub :


« Aborder aujourd’hui, de quelque manière que ce soit, ce qui touche au ST Graal des poètes médiévaux, peut toujours prêter à confusion. En ce qui concerne le Graal, en tout premier lieu, dont on sait qu’il fut écrit, selon le cas ; soit comme une Coupe par Chrétien de Troyes ; soit comme une Pierre par Wolfram. Le récit du premier n’ayant jamais été achevé, la plupart des auteurs se sont donc reportés à la tradition délivrée par le second dans son Parzival.


En foi de quoi, Wolfram ayant été contemporain de l’épanouissement du Catharisme aux XIIèet XIIIè siècles. Beaucoup admirent comme allant de soi, tout ce qui touchait au Graal »



Que s’est-il passé ?


Parzival fils d’une veuve (tiens comme Hiram) de haute lignée alsacienne,Herzeloide ,se voit confier la mission d’élever son fils dans la tradition johannique, en vue de l’initier un jour à la contemplation des mystère du Graal cultivée dans le plus grand secret au sein d’une confrérie templière.
Initiée elle-même aux condition d’une telle formation,en tant que fille du Graal , Herzeloide se retire avec Parzival en un lieu écarté de l’arrière pays bâlois, dépendant des domaines d’Anfortas, Grand Maître de l’ordre en question dont le siège se situe à Monsalvage.


Soustrayant son fils à tout contact et à toutes connaissances du monde extérieur et en particulier aux règles chevaleresques profanes d’Arthus(Arthur), elle laisse celui-ci s’occuper de la nature. Ce qui sera le cas jusqu’à l’irruption d’une troupe de cavaliers richement harnachés lancés à la poursuite d’un criminel en fuite. Parzival, ébloui par la tenue et la présentation des chevaliers décide de les suivre, il abandonne sa mère, sur le champ, celle-ci sera victime d’un malaise qui lui sera fatal, mais malgré cela il ne reviendra pas en arrière.
Parzival va choisir la voie de la noble aventure, c’est pour lui la quête de la Vérité et de la Connaissance.


Au début de ce chemin initiatique, notre héros manque de discernement, il ne se pose aucune question, ce qui va être la cause de bien des désillusions dont il fera l’expérience.


Son errance et ses erreurs vont durer plusieurs années, et la preuve en est que mis en présence du Graal, il ne vit rien, ne s’inquiétât pas de la souffrance du Roi, il était encore dans les ténèbres, il se taisait, il n’avait pas réaliser que de s’inquiéter de la souffrance du Roi c’étaits’inquiéter de ce qui règne sur nous, c’est entrer en amitié avec soi, pour pouvoir s’ouvrir ensuite aux autres.
Il va devoirchoisir, et c’est ce qu’il fait, et c’est à ce moment que commence sa quête. 


Il cherche d’autres valeurs que celles qui étaient les siennes jusqu’à alors. L’admiration des autres ne lui suffit plus, il recherche le moi qui est en l’homme et qui représente la structure humaine.
L’ego c’est ce qui sépare le moi souvent encombrant, du soi, et capable de faire de nous des hommes ouverts à la dimension divine ; avant ce n’est pas la peine d’essayer de retrouver la Parole Perdue.


L’ermite Trévrizent, qu’il rencontre quelques années plus tard, apprend à Parzival ce que contient le Graal, une nourriture spirituelle, l’esprit comme le corps à besoin de cette nourriture, il comprend que le visible du Graal est le signe de l’invisible. Cet ermite qui est aussi son oncle lui demande de changer d’attitude et de mettre la contemplation dans son action. Cette rencontre avec l’ermite à lieu le vendredi saint, jour de l’annonce de Pâques, et pour Parzival un changement radical de vie.


L’ermite lui explique que ses souffrances sont venues de la façon immature et irresponsable de quitter sa mère, comme de son attitude devant le Graal. Sa faute, c’est son incapacité à aimer les autres, il est sous la dominance de son Moi égocentrique.


Il doit dorénavant se poser la question pour qui ai-je une intelligence, pour qui ai-je un cœur ?


Se poser des questions c’est avancer, Parzival prend conscience que dieu n’est pas la réponse à ses questions, mais qu’il reste la question.


Dans le Rituel du 4°, une phrase retient notre attention : «  Que la volonté de Dieu soit faite ». 


Quel rapport entre cette phrase et le Mythe du Graal ?


La Quête du Graal, contient les illuminations de nombreux chercheurs de spiritualité, ces valeurs restent disponibles dans l’inconscient collectif de l’humanité. Cette quête du Graal constitue aussi et surtout une image de cette lente et douloureuse maturation intérieure que Jung appelle le « processus d’individuation, se mettre en quête, ne serai-ce pas en définitive, s’ouvrir à la réalisation de soi, autrement dit accueillir dans son temple intérieur l’incarnation du Divin ;
Le Mythe du graal, symbole de la grâce, rapprochement et participation au Divin, rencontre avec Dieu, avec lui-même dans l’homme, union transformatrice de la créature avec le modèle Divin.
Connaissance directe de Dieu et de son verbe.


Le mystère du Graal réside avant tout dans le cœur de l’homme lorsque celui-ci a pleinement pris conscience de la présence de Dieu en lui, car si l’être humain ne peine nullement à reconnaître que ses pieds sont sur terre, il n’en demeure pas moins que ses racines véritables sont ailleurs. Tant qu’il n’est pas parvenu à cet état de conscience, sa vie n’est en réalité qu’un long sommeil
Le Mythe associé à la quête du Graal s’avère donc ainsi comme l’un des plus sur moyen d’évolution spirituelle, car si le Mythe universel en fait un objet de connaissance, il doit être surtout considéré comme un moyen privilégié pour accéder à la connaissance suprême.


Pour avancer, certains hommes pensent parcourir de grandes distances dans leurs agitations permanentes et comme Parzival sont en réalité immobilisés dans leur progression intérieure à cause de leur blocage. Si nous voulons des réponses nouvelles il faut nous poser des questions nouvelles et non rester sur nos acquis.
L’aventure du chevalier à la recherche du Graal nous concerne, au moyen agel’homme aspire à sortir de la confusion, l’homme moderne est aussi en manque, il ne sait pas de quoi parce que il ne se pose pas la question, là réside son mal être.


A cette époque, si troublée, cesserait-on de croire que l’évolution spirituelle des êtres demeure toujours opportune ?


En ces temps d’hésitation et de paradoxes multiples, ou l’abstrait accède au rang de dogme, il n’est sans doute pas superflu de méditer cette phrase de Michelet :
« L’homme qui pense comme son temps, disparaît avec lui »


J’ai dit ;


A G


Bibliographie :
Parzival de Wolfram von Eschenbach
Les secrets du Graal de Patrick Rivière.

Vous devez être abonné pour accéder à ce contenu


S'abonner

Retour à l'accueil