Que nous apportez-vous ? Mon amour de la Maçonnerie et mon désir d’approcher la perfection
Non communiqué
1-Mon amour pour la
Maçonnerie : Initiée en Janvier 1975, je pense
que mon amour pour la Maçonnerie n’est plus à
prouver. Il coule d’ailleurs de source, puisque les
différents mots de passe m’ont menée
jusqu’à vous. Ce d’autant plus que par deux fois j’ai
rencontré le mot « schibboleth »
qu’il faut savoir bien prononcer pour franchir le guet. Mais j’y
reviendrai au cours de ma réflexion.
Disons que c’est une longue histoire d’amour avec tout ce que
cela comporte de joies et de peines ! Pour autant que l’on
doive ou puisse le prouver seul le résultat compte et comme
le dit Saint-Exupéry : « Aimer,
ce n’est pas se regarder l’un l’autre, mais regarder ensemble dans la
même direction ».
Regarder ensemble dans la même direction, ce
n’est pas contempler ses actions passées, c’est progresser
c’est partir ensemble sur ce long chemin qui n’aura jamais de cesse,
c’est partir à la « recherche
de la Parole perdue », c’est essayer de
réparer la « brisure des vases ».
C’est aussi ne pas attendre d’être payée en retour
et de continuer à travailler à la gloire du
GAD L U.
2- Mon désir d’approcher la perfection : En
hébreu, réparer se dit « letaken »
et le mot « réparation »
se dit « Tikoun »
(Tikoun est le nom que j’ai proposé au Triangle de
Perfection que nous avons crée ici en Israël). Le
mot « Tikoun »
a plusieurs sens :
1-c’est la réparation d’un manque ou d’un défaut, qu’ils soient dans la fabrication ou dans ce qu’est devenu un objet, une personne, une situation. C’est le « processus » réparateur, ou bien « l’état » atteint après la réparation. Un traitement en cours est un Tikoun et, s’il est réussi, il a réalisé le Tikoun. Cela peut être sur le plan corporel, spirituel, moral, etc.
2-le verbe « Tiken » veut dire perfectionner. Mais, dans la Kabbale, il a une autre signification, un autre sens, dans le sens de démarche, de recherche de la perfection ou plutôt de la perfectibilité.
3- Et ici je ne puis m’empêcher de faire le
rapprochement entre la conception du Tikoun dans le judaïsme
avec celle des LL de Perfection : « Le
peuple juif, disent nos sages est engagé dans un « Tikoun »
du monde où agissent des forces positives et
négative. La « réparation »
a commencé avec les patriarches, elle s’est poursuivie sur
le plan familial, puis national ; il y a eu des rechutes comme les
phases de destruction du Temple ; il y a aussi une certitude
que le processus de réparation n’échouera pas et
qu’il y aura des phases propices au retour au projet divin. On trouve
là le concept de téchouva (retour) ».
N’est-ce pas là notre plus grande aspiration ?
Le Tikoun doit toujours commencer par les mesures du comportement, par
la réalisation concrète du bien, par
l’écoute et la disponibilité à
l’Autre. De cet effort perpétuel découlera le
Tikoun des conceptions sur les âmes,
l’éternité, la venue des temps messianiques.
Je vous livre ici le passage d’un très beau texte de
Philippe de Bouleau dans : « L’Encyclopédie
des mystiques » (ed.Seghers-tome2)
intitulé : « La Mystique
Maçonnique » qui m’a
aidée et m’aide encore dans la construction de mon temple
intérieur. L’auteur y fait un rapprochement entre la
mystique juive et maçonnique et écrit :
« Le Temple Idéal, c’est le
moment où l’histoire s’arrête, parce qu’il n’y a
plus de conflits, c’est le paradis terrestre retrouvé. Le
mythe du Temple Idéal exprime, en même temps que
l’éternelle nostalgie de l’innocence, l’aspiration affective
à la fraternité universelle. Par là,
il rattache la franc-maçonnerie au courant de
pensée messianique illustré par le
judaïsme et en même temps et de ce fait, il justifie
l’intervention du franc-maçon dans la vie de la
cité. La vision du Temple Idéal à
construire oriente nécessairement l’initié vers
la remise en cause de l’ordre établi et dans l’engagement
philosophique et politique dans les mouvements de progrès
social ».
Et il conclut en écrivant : « Tout ce
qui est mystique se désolidarise du temps et de l’histoire
et se veut éternel. La méthode initiatique, du
seul fait qu’elle survit, témoigne d’une
nécessité éternelle, permanente, chez
l’homme. D’autre part, une mystique a une finalité. La
mystique maçonnique est une mystique de type messianique,
c’est-à-dire une mystique de progrès ».
Je cite ceci pour mieux aider à comprendre cela…mais je ne
me glorifie pas d’être ce que je suis en plus c’est une
double responsabilité et pour être plus
précise, une triple puisque nous le F François
et moi-même avons implanté le Droit-Humain en
Israël.
Mais revenons à notre mot « Tikoun
» :
= 400
= 100
= 6
= 700
——————
Or 1206 = 1+2+0+6 = 9 = (teith)
Madame Annick de Souzenelle dans son livre :
« La lettre chemin de vie »
écrit :
« Cette lettre prononcée Teith
n’est pas l’initiale d’un mot ; elle est un idéogramme
très ancien qui dessine un serpent se mordant
la queue ».
Elle ajoute un peu plus loin :
« Le 9 n’est pas encore le 10. Nul ne
pourra connaître le 10 qui n’ait atteint le 9, cette
perfection du crée, mystérieusement
symbolisé par un signe d’accomplissement, celui du serpent
dont la tête rejoint la queue ».
Et elle ajoute un peu plus loin :
« Si donc le Teith est le symbole d’une
perfection atteinte, il introduit aussi inexorablement la
nécessité d’une destruction pour atteindre
à une plus grande perfection (le parfait, l’imparfait et le
plus- que- parfait de nos verbes en sont un lointain souvenir). Le
dessin du serpent dont la tête rejoint la queue n’est donc
jamais fermé, Car si la perfection absolue était
atteinte, ce serait aussi la mort absolue ».
Et dans « L’homme
intérieur et ses métamorphoses »,
Mme MM D écrit :
« L’homme est soumis à une loi
d’évolution. Cette évolution se
présente comme un perpétuel
perfectionnement. L’homme peut se perfectionner et c’est là
sa grandeur et sa beauté. Sa vocation exige qu’il
réponde à sa finalité : il est
perfectible et peut atteindre son but : se déifier ».
Mais ce n’est pas une voie facile ! Qui a dit que cela devait l’être ?Cependant, pour y arriver, nous Maçons sommes munis d’un :Premier mot de passe : « Schibolet », que nous devons absolument savoir bien prononcer. En effet le Shin : peut se prononcer Shin ou sin, selon sa ponctuation. Or, il a suffit d’un point mal placé, d’un défaut de prononciation pour que les Ephraїmites trouvent la mort.
Notre mot de passe nous indique donc que toute parole mal prononcée ou mal répétée est source de malentendu, voire de mort. Notre mot de passe nous invite donc à faire attention à nos dires, faits et gestes, à y mettre le cœur ! (en hébreu, faire attention, se dit : « lassim lev » (mettre le cœur).
Notre mot de passe nous invite, par sa première lettre « à la Paix. Cette Shalom si souvent menacée, parce que les hommes ne savent plus prononcer correctement son nom. Notre mot de passe nous invite, telle la nature, à travailler sans relâche dans le secret de nos cœurs sur le grain semé, afin qu’il devienne épi ».
Cet épi deviendra le pain de Vie que nous
partagerons avec nos FF et SS de l’Univers pour semer avec
eux « la parole de
Vérité qui germera de la terre
» (Ps 85 vers.12), afin que, comme nous le signifie
d’ailleurs notre instruction : « Les
grands élus sublimes maçons voyagent sur toute la
surface de la terre pour faire connaître la
Vérité et enseigner la morale pure de la Mac ».
Notre mot de passe nous invite à partir à
« la recherche de la Parole Perdue »,
afin d’essayer de retrouver la prononciation de notre mot
sacré : « Jehova »
que notre religion nous interdit de prononcer.
Une légende Maçonnique raconte que le Delta d’or était un bijou porté par notre M Hiram. Ce delta d’or a une face cachée et une face visible. Sur la face cachée se trouve inscrit le Nom Sacré, quant à la face visible, elle est constituée par un miroir.
Le miroir, l’eau, le puits où se cache la vérité (selon un dicton populaire). Vérité qui annonce les temps messianiques. Or, autre coïncidence, Il est dit dans le Zohar que : le sceau de Dieu porte le mot Emeth=Vérité.
Vérité qui comme je l’ai écrit plus haut : « germera de la terre », comme notre branche d’acacia, par la mort, mort à nous même. Et si l’on retire le aleph du mot emeth, nous avons justement le mot meth (mort). Emeth est formée de l’aleph et du tav (première et dernière lettre de l’alefbet). Mais puisque l’Amour fort comme la mort, écrivons donc ce mot en hébreu et nous avons : mot formé de 4 consonnes comme notre Tétragramme ou l’on retrouve les deux. Regardez !
Je pourrais m’arrêter ici, car la boucle est
bouclée, mais permettez-moi de rajouter ceci qui me semble
le plus important pour notre recherche :
Si l’on retire le yod du tétragramme nous avons le mot
malheur, catastrophe (hova). Peut-être une explication
à : « malheur à
celui qui retranche une seule lettre… »
Rabbi Ismaël a dit à Rabbi Meir, qui
était scribe :
« Sois très soigneux car ton
travail est une oeuvre divine, s’il manquait une lettre ou si tu en
ajoutais une, le monde tout entier serait détruit »
(Talmud bab.sota 20a).
« Soyons très soigneux, car
notre travail est une oeuvre sacrée, s’il manquait une
lettre ou si nous en ajoutions une, le monde entier serait
détruit ».
« Que la Force, la Sagesse, la
Beauté et l’Amour nous soutienne ».
J’ai dit.