14° #411012

Qui est Franc Maçon

Auteur:

Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers
Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil de France
ORDO AB CHAO

Vous, moi, nous tous ici réunis. Je suis d’ailleurs assez fier de faire partie de cette confrérie qui a intégré des hommes aussi célèbres que Montesquieu, Voltaire, Goethe, Mozart, Louis Armstrong, Winston Churchill ou Théodore Roosevelt. Et à côté d’eux beaucoup d’autres, comme moi, moins connus, mais qui doivent bien partager quelque chose avec eux. Tous les initiés à la franc-maçonnerie ont-ils quelque chose en commun. En plus d’être libres et de bonnes mours, partagent-ils un même idéal ?

Qu’est-ce qui constitue le maçon ? Quelles qualités a-t-on détectées en moi pour que je mérite l’initiation et quels espoirs ai-je placé dans cette initiation ? Voilà les questions auxquelles il faut essayer de répondre pour savoir qui est franc maçon. A partir de la vie des maçons célèbres ou de leurs ouvres, comme la flûte enchantée de Mozart ou le Faust de Goethe, peut-on esquisser une typologie du franc-maçon. Ce qui, d’abord paraît rassembler tous ces hommes qui ont demandé l’initiation maçonnique est l’idéal. Tous sont habités de la même foi en l’homme, croient en la perfectibilité de l’homme. Ne pouvant pas se contenter d’avoir, et d’accumuler les biens matériels, tout maçon se préoccupe de l’amélioration de l’humanité. Tout maçon, dès son initiation, et souvent même avant, commence cette démarche de construction d’une humanité plus fraternelle.

Les maçons ne sont pas les seuls à être habités par cette foi humaniste mais eux, font cette démarche dans la liberté individuelle, en dehors de tout dogme politique et de toute vérité révélée. Le maçon s’engage dans la recherche de la vérité sans préjugé, sans catéchisme, sans doctrine. Il n’est pas seul pour faire cette démarche, il la fait en groupe dans une loge, mais la loge n’est pas une école, elle n’est là que pour fournir la méthode et les outils de la recherche.

La loge n’est pas non plus une tribune pour le maçon. Il n’y vient pas pour briller, pour épater les autres par de belles planches intellectuelles, mais pour accepter de se changer et d’aller au contact des autres, pour trouver ce qui, en l’autre le fera progresser. Et, vouloir être intégré dans un groupe ne signifie pas pour autant que l’on recherche une fusion anonyme, en calquant ses comportements sur ceux des autres, comme des moutons de Panurge. Au sein de la loge, le maçon conserve toujours son individualité, comme il conserve sa liberté, son libre-arbitre et son esprit critique. Chaque membre de la loge travaille à la construction générale par une participation individuelle et différenciée, et c’est ainsi que chacun peut travailler à sa construction, travailler à défaire ses propre nouds. Engagement et liberté dans la recherche d’un idéal caractérisent d’abord le maçon. Il refuse de réduire sa vie à des préoccupations matérielles et ne se contente pas davantage d’une foi superstitieuse et aveugle.

Le maçon ne craindra pas de se remettre en question pour avancer dans la vérité ; il devra faire preuve de tolérance et de respect des autres au sein de la loge. Ne se contentant ni d’avoir, ni de croire, et certain de ne pas détenir la vérité, le maçon se place dans une démarche de recherche et de recherche au sein d’un groupe. Mais cette recherche est d’abord une recherche en lui-même. Dans la démarche maçonnique, il ne convient pas de vouloir changer les autres, ce qui est toujours plus facile, mais être prêt à se changer soi-même. Voilà, à mon avis les pré-requis pour entamer une démarche maçonnique, ce que, pour ma part, je cherche à détecter chez tout candidat à l’initiation. Etre maçon, c’est certainement avoir les trois vertus que l’historien Ernest Lavisse recherchait chez le laïque : « la charité prise dans son sens originel, c’est-à-dire l’amour des hommes, l’espérance, c’est-à-dire le sentiment bienfaisant qu’un jour viendra où se réaliseront les rêves de justice, de paix et de bonheur que faisaient en regardant le ciel les générations passées. La foi, c’est-à-dire la volonté de croire à la victorieuse réalité de l’effort perpétuel ».

Mais il ne suffit pas de remplir ces conditions, ni même d’avoir reçu l’initiation pour être maçon. D’ailleurs, malgré les diplômes et les décors maçonniques accumulés au fil des degrés, personne ne peut se dire franc-maçon et à la question : « Etes vous franc-maçon » la réponse est : « Mes frères me reconnaissent pour tel ». Etre maçon, ce n’est pas faire partie d’un club de pensée, d’un groupe militant, d’une confrérie de notables ou encore moins d’une association affairiste. Et la seule façon de s’affirmer maçon c’est sa façon d’être, c’est de travailler sur soi-même pour être reconnu maçon par l’exemple que l’on donne, et non pas revendiquer cette qualité comme on porte une médaille.

Personne ne peut s’affirmer maçon. Comme on reconnaît l’arbre à ses fruits, on reconnaît le maçon à ses signes, mots et attouchements. Ceux ci lui sont délivrés quand il en est jugé digne par ses frères et il peut grâce à eux partager avec tous les maçons de la terre qui les possède. Partager une communication intense et intime venant de son moi profond, et très éloignée des futilités et autres mondanités de la vie sociale et professionnelle.

Le maçon, reconnu maçon n’est plus un étranger pour ses frères ; il est entré dans une fraternité universelle et les barrières culturelles, sociales, religieuses, linguistiques ou raciales tombent grâce à la possession des signes, mots et attouchements qui font se rencontrer et se reconnaître des hommes qui, sans eux, seraient restés étrangers, incapables de s’affranchir de leurs apparentes différences.

La fraternité vient ainsi à bout de tout ce qui éloigne les hommes, parce que le maçon sait que dans le frère qu’il reconnaît, il y a un homme qui se livre à la même démarche que lui, qui a été reconnu par ses pairs comme ayant accompli le parcours initiatique de son grade.

L’amour et la fraternité ne sont pas des sentiments naturels et innés, la compétition entre les hommes est même profondément ancrée dans leur nature. Et, dès l’enfance, la jalousie et l’hostilité sont les réactions naturelles envers les autres, la guerre n’étant que ces mêmes pulsions poursuivies collectivement.

L’homme est un être naturellement agressif et belliqueux, et les occasions lui sont nombreuses pour exercer sa violence contre l’autre : possession des biens matériels, des femmes, désir d’imposer sa supériorité par vanité, vengeance d’un outrage ou différences de croyance. Est maçon celui qui, possédant les signes, mots et attouchements du maître aura abandonné l’ignorance, le fanatisme et l’ambition en tuant les trois mauvais compagnons en lui, pour renaître en Hiram. Est maçon surtout, celui qui devient maçon, et dans les grades suivants la maîtrise, l’initié continuera à devenir ce qu’il est. Chez le maçon l’agressivité et la lutte pour la compétition envers ses semblables laissent progressivement la place aux notions de fraternité, de compassion et d’entraide.

Au 4ème degré le maçon, maître secret, va apprendre les valeurs de la discrétion et le sens du devoir, le 5ème degré, maître parfait, en miroir du précédent lui enseigne par le cour d’Hiram, la quadrature du cercle, la différence entre savoir et connaissance, le lien entre humain et divin, la possibilité de connaître son devoir pour l’accomplir.

 Le 6ème degré met l’accent sur les dangers d’une curiosité mal placée qui détourne le maçon de sa recherche de perfectionnement, et au contraire comment une saine curiosité peut être signe de dévouement et aider à marcher vers la vérité.

Au 7ème degré, l’initié possède la clef d’or qui lui permet d’accéder à la cour d’Hiram, la cour qui, dans la tradition biblique représente l’homme intérieur, le siège de l’intelligence et de la sagesse et pas seulement des émotions ; l’ouverture de la cassette donnera à l’initié le sens de la justice et de l’équité.

Le 8ème degré insiste sur l’exactitude, l’esprit d’ordre, la fidélité et le zèle qu’il faut mettre dans l’acquisition d’une nouvelle connaissance.

Du 9ème au 11ème degré, l’initié va acquérir le sens de la justice et apprendre à pardonner. La justice n’existe pas spontanément dans la nature, et c’est par construction que l’homme doit passer de l’instinct de vengeance à la pratique d’une justice équitable. Aux débuts de l’humanité, les affronts se vengeaient dans le sang et, même les premières sociétés adoptèrent le principe de compensation de l’affront par des représailles : oil pour oil, vie pour vie. Puis sont venues les amendes pour payer le prix du sang, et les dommages étaient habituellement payées en femmes et en bétail. Les Hébreux furent les premiers à abolir cette pratique, et Moïse leur enseigna qu’ils ne devaient pas prendre de rançon pour la vie d’un coupable. Mais la punition d’un coupable en lui infligeant des tortures restait pratique courante et admise. Le code d’Hammourabi nous donne de nombreux exemples de mise à mort, plus ou moins cruelle en fonction du crime commis.

Au 12ème degré, le grand maître architecte doit reprendre la construction du temple, interrompue par la mort du maître Hiram. L’initié doit maintenant démontrer qu’il est capable de concevoir un édifice et de le construire. Art de marier la théorie et la pratique, de la conception à la réalisation, science du trait, de la mesure et de l’harmonie des proportions, alliant la maîtrise de la matière à l’esthétique des formes, la force à la beauté, l’architecture est vraiment la science de l’initié. Alberti, un architecte et humaniste du XV ème siècle pour qui l’architecture était la forme suprême du bien, en a donné une définition qui pourrait s’appliquer à l’idéal du maçon. Je cite : « J’appellerai architecte celui qui, avec une raison et une règle merveilleuse et précise, sait premièrement diviser les choses avec son esprit et son intelligence, et secondement comment assembler avec justesse, au cours du travail de construction, tous ces matériaux qui, par les mouvements des poids, la réunion et l’entassement des corps, peuvent servir efficacement et dignement les besoins de l’homme ».

Au 13ème, puis 14ème degré, degré terminal de la légende salomonienne, le maçon retrouve la parole perdue, le mot ineffable qu’il ne peut pas prononcer mais seulement épeler. Ainsi l’initié virtuel va progressivement devenir maçon en acquérant les vertus et en rejetant les vices et passions d’une série de personnages qu’il incarne successivement dans des mises en scène qui, souvent tiennent du psychodrame, mais visent à marquer les esprits par leur outrance même.

Et, au 14ème degré, c’est Moïse qui incarne le modèle de l’initié à devenir pour être franc-maçon. Moïse, le seul homme qui ait vu Dieu et qui permettra des progrès déterminants pour faire triompher l’humanité de l’ignorance et du fanatisme par la connaissance et le respect de la loi morale. Moïse a libéré son peuple de l’esclavage, l’a arraché à l’oppression d’un tyran d’origine divine, le Pharaon. Puis il a transformé cette horde de fuyards en peuple organisé. Il a éveillé ce peuple à la transcendance, au dépassement de la matérialité en le faisant passer de l’idolâtrie à la loi, la loi cosmique qui régit tout dans l’univers et la loi morale qui permet aux hommes de cohabiter entre eux. Intercesseur en faveur de ses frères auprès du Créateur de l’univers, il a ainsi commencé l’ouvre universelle à laquelle celui qui est maçon travaille encore aujourd’hui, cette ouvre utopique de propagation de la fraternité à l’humanité toute entière. Moïse est le seul à avoir approché Dieu ; c’est pour cela qu’il est un modèle pour les maçons. Nous avons perdu la parole par le meurtre d’Hiram, puis nous l’avons retrouvée au 13ème degré et de nouveau perdue par ce désir insatiable d’aller toujours au-delà de notre condition humaine, de ne pas accepter de limites à nos désirs et de vouloir égaler les Dieux.

Dans la neuvième voûte, le mot redevient imprononçable et au 14ème degré, nous le retrouvons puisque nous nous identifions à Moïse devant le buisson ardent. Mais cela ne veut pas dire pour autant que nous connaissons Dieu, car quand Moïse demande à Dieu qui il est, il répond : « Je suis ce que je suis » ou « Je suis qui je serais », selon les traductions de l’expression hébreue « Eheyeh asher èheyeh ». Enigme indéchiffrable, Dieu se laisse approcher, mais ne se laisse pas connaître. Le maçon ne parvient pas à la connaissance ultime de la vérité. Comme Descartes, qui au bout de sa quête de savoir, aboutit à Dieu et qui dit, à propos de la divinité : « sur le point de monter sur la scène du monde, je m’avance masqué ». Alors être franc-maçon, cela ne servirait à rien ? La démarche initiatique serait-elle un leurre ?

Nous avons abandonné nos certitudes de savoir pour nous engager à la recherche de la connaissance, et tout çà pour nous apercevoir que, pas plus que par la révélation, nous ne pouvons arriver à la vérité. Mais vérité et mort sont bien proches et en hébreu seule une lettre les sépare, en enlevant la première lettre du mot « EMETH » qui signifie vérité, on obtient « METH » qui signifie mort. Mais, tout cela n’est pas vain, car c’est la recherche qui nous aura enrichi et initié. Comme le kabbaliste, le maçon ne peut obtenir la liberté qu’en perfectionnant sa connaissance de Dieu. Pour reprendre la classification de Spinoza, ayant abandonné la connaissance du premier type basée sur la superstition et la religion de l’ignorant, dépassé la connaissance du deuxième type qui est la recherche de la connaissance par la raison, le franc-maçon recherche la connaissance du troisième type, celle où l’approche des attributs divins mène à la connaissance de l’essence des choses et où la découverte de Dieu se confond avec la connaissance des lois immuables de la nature.

L’intuition de la réalité ultime est fondée sur une longue recherche et sur un travail approfondi. Alors, comme l’a fait Moïse, être franc-maçon c’est renouer le lien avec le  créateur. C’est pour cela que le temple a été bâti, c’est pour cela que nous recherchons la parole perdue jusqu’au 13ème degré, pour dépasser le fini et aller vers l’infini, pour approcher la lumière divine, entrevue dans les trois premiers degrés. Moïse avait un sort enviable à la cour de Pharaon : recueilli par la fille du souverain, il est élevé comme un prince au palais. Il aurait pu se contenter de cette vie dorée. Mais il ne peut se taire devant l’injustice faite à ses frères par les maîtres égyptiens, et ira même jusqu’à tuer un des tortionnaires. Après les fastes du palais de Pharaon, Moïse va connaître pendant 40 ans la vie humble de berger dans le désert, période véritablement initiatique où dieu se révélera à lui. Il exhorte, alors son peuple à quitter l’Egypte pour se libérer du joug de l’oppresseur ; il enseigne que tous les hommes ont droit à la dignité et au même respect, le serviteur comme le maître. Il donnera à son peuple un père unique, et, tous ayant le même père, seront alors des frères.
Moïse a ainsi enseigné la liberté, l’égalité et la fraternité et a réagi contre l’injustice et l’oppression. Il est difficile de savoir si Moïse a vu la face de Dieu ou non. Il semble y avoir une contradiction entre deux versets de l’Exode. L’un dit que nul ne peut voir Dieu et rester vivant (Ex. XXXIII, 20-23 et aussi XIX, 21) et l’autre dit : Dieu parle à Moïse comme on parle à un ami, face à face (Ex. XXXIII, 11 ; D’eût. XXXIV, 10). Dieu se révèle en se dérobant et le tétragramme reste imprononçable. Mais Moïse apparaît comme un modèle initiatique : il est bègue, car la connaissance ne se transmet pas par de grands discours, pas plus qu’elle ne se transmet par des images. Il abandonne une vie de confort, pour vivre 40 ans comme berger dans le désert, puis reçoit la révélation du nom de Dieu et ensuite il transmet la loi morale qu’il a reçue du Créateur de l’Univers. Enfin, il meurt sans voir l’achèvement de son ouvre, l’arrivée en terre promise. Et nul ne sait où se trouve son corps.

En préconisant l’adoration de Dieu, il impose à l’homme une autolimitation, car quelle que soit sa position sociale ou sa puissance, il sait qu’il y a un Dieu, une puissance supérieure, au-dessus de lui. Si Dieu n’existait pas, tout serait permis à l’homme, et ne pas croire en Dieu, c’est peut être, ne pas pouvoir croire en l’homme. Travailler à la gloire de Dieu évite ainsi à l’homme de travailler à sa propre gloire, d’être le propre objet de son culte, ou adorateur du dieu dollar, et après le veau d’or, de retomber dans une nouvelle idolâtrie, celle de l’argent et du matérialisme. L’Alliance conclue par Moïse n’est pas l’imposition d’une loi de façon autoritaire et unilatérale par Dieu vers ses sujets, mais, en quelque sorte, le résultat d’une médiation entre les hommes et le créateur de l’univers, l’intégration en eux-mêmes de la loi cosmique et de la loi morale.

Moïse déploie beaucoup d’énergie dans cette mission d’intercesseur entre le peuple d’Israël et Adonaï-Elohim. Comme le veut la tradition hébraïque, j’emploie le titre d’Adonaï pour nommer le tétragramme imprononçable. Dans un premier temps, Elohim dicte sa loi du haut de la montagne, menaçant et vindicatif, retenant Moïse auprès de lui pendant quarante jours, sans prendre aucunement en compte les attentes du peuple. Celui-ci, trouvant le temps long, revient à ses anciennes idoles en priant Aaron, le frère de Moïse de lui bâtir un veau d’or pour pouvoir l’adorer. En voyant cela, Dieu entre dans une colère effroyable et veut exterminer ce peuple à la nuque raide et, il faut toute la diplomatie de Moïse pour convaincre Elohim de donner une deuxième chance au peuple d’Israël. Mais pour la deuxième tentative de l’Alliance, Adonaï, qui a aussi besoin des hommes et de leur conscience, descend de son piédestal, et les discussions avec le peuple, par l’intermédiaire de Moïse, ont lieu dans une tente, la tente d’assignation, dressée à mi-chemin du camp et de la montagne, au même niveau que les hommes. La parole circule alors horizontalement entre Adonaï et le peuple.

Il est d’ailleurs intéressant de noter le changement du nom de Dieu dans cet épisode de l’exode, Elohim, nom pluriel, devient Adonaï, celui qui connaît le nom de Moïse et lui parle face à face. Les impératifs fixés par le décalogue sont aussi catégoriques que la première fois, mais leur mode d’élaboration rend possible leur acceptation par le peuple, et les tables de la Loi sont gravées et seront placées dans l’arche d’alliance. C’est évidemment ce Dieu, Adonaï, dont le tétragramme imprononçable, est gravé sur le triangle d’or fixé sur la pierre d’agate trouvée dans la neuvième voûte au 13ème degré. La révélation du nom ineffable marque un changement fondamental dans l’histoire des hommes, car maintenant Dieu ne sera plus seulement une divinité des eaux, de la terre, des forêts ou des cieux, divinité que l’on invoque pour faire venir la pluie, avoir de bonnes récoltes, ou se protéger des épidémies, mais il est devenu une présence intégrée dans le cour de chaque homme, lui rappelant l’équilibre des forces voulu par le Grand Architecte de l’Univers, et la règle de vie qui doit régir la vie des hommes entre eux. Le respect de ces lois implique un dépassement de l’homme pour satisfaire aux exigences de vérité, de justice et d’amour, et se libérer de toutes les tyrannies. Pour réaliser son accomplissement, l’homme devra respecter la loi cosmique et la loi morale alors que tout dans sa nature le pousse au meurtre, à la jalousie, à l’adultère et à la convoitise. Nous sommes encore à la recherche de cette paix universelle et, à la suite de Moïse, soyons maçons pour continuer à bâtir l’alliance entre les hommes.

C M

Vous devez être abonné pour accéder à ce contenu


S'abonner

Retour à l'accueil