14° #411012

La légende des trois mages 14 ième degré

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Pourquoi avoir choisi ce sujet, c’est que mes connaissances en ce qui concernant la BIBLE et la KABBALE ne sont pas d’un niveau très élevé. C’est en travaillant sur un autre sujet avec l’aide des livrets d’instruction et de leurs suppléments du 13ème et 14ème degré, de Claude GUERILLOT, de Jean BAYARD et Jules BOUCHER, que j’ai pu du moins, je l’espère donner quelques idées sur lesquelles nous allons travailler ensemble, ce qui me permettra d’avancer un peu plus sur les voies de la connaissance.



La légende des trois Mages s’inscrit dans le 13
ème degré du REAA, ils ne doivent pas être confondus avec les Rois Mages guidés par une étoile. Cette légende est annexée à l’instruction du 13ème degré du Chevalier de Royal Arche. Sous la forme d’une version KABBALISTIQUE avec les SEPHIROTH, alors que l’initiation du 13ème degré relate la version biblique des voûtes d’ENOCH. La version initiale de la légende avait été très modifiée et altérée au 19 et 20ème siècle. En particulier elle faisait apparaître un anachronisme :


La légende dite des « Trois Mages » débute longtemps après la mort d’HIRAM et de celle du Roi SALOMON… Alors que la Légende originale figurant dans le manuscrit FRANCKEN (Transcription faite en 1783) se situe avant la consécration du temple de Salomon.


Brièvement je vais vous rappeler la légende des trois Mages.



Bien longtemps après la mort d’HIRAM ABI et du Roi SALOMON, trois voyageurs arrivent au pas lent de leurs chameaux à Jérusalem rasée par les troupes de NABUCHODONOSOR ces trois voyageurs étaient des mages, des initiés de Babylone, membres du sacerdoce universel. Ils venaient en pèlerinage et explorer l’ancien sanctuaire.



A l’angle sud-est du temple ils découvrent une excavation, c’était un puits. Le plus âgé se couchant aperçu un objet brillant au

fond du puits, attachant leurs ceintures bout à bout, le chef de ce groupe descendit.



Remontons plusieurs siècles en arrière pour mieux comprendre la nature de l’objet trouvé. Lorsque HIRAM ABI reçu le deuxième coup et prévoyant le troisième il avait jeter son bijou dans le puits situé au sud-est du temple, ce bijou de métal le plus pur avait la forme d’un delta d’une palme de coté suspendu par une chaîne comportant 77 anneaux, sur la face en dedans le non INÉFFABLE était gravé, le revers était lisse.

Descendant dans les profondeurs du puits, le mage constate que la paroi était divisée en dix zones annulaires de couleurs différentes. Après avoir ramassé le bijou, il vit qu’il portait le nom INÉFFABLE qu’il connaissait lui-même, il était lui aussi un initié parfait, il porta le bijou comme HIRAM face en dedans. Examinant la paroi il découvrit une ouverture, il y entra à tâtons dans l’obscurité ses mains rencontrèrent une surface qu’au contact il jugea être du bronze. Il recula alors et avec l’aide de ses compagnons il remonta. Les deux mages en voyant le bijoux qui ornait sa poitrine s’inclinèrent et devinèrent que leur chef venait de subir une nouvelle consécration.



Ils décidèrent d’élucider le mystère en retournant au puits, après avoir noué leurs ceintures à une extrémité retenue par une pierre plate sur laquelle on lisait le mot « JAKIN ». En contre poids il firent rouler un fut de colonne portant le mot ‘BOAZ’. Munis de torches allumées du feu sacré qu’ils avaient avivé, ils se laissèrent glisser au fond du puits. Arrivés devant la porte en bronze et après l’avoir examiné le vieux mage découvrit un ornement en relief ayant la forme d’une couronne royale entourée d’un cercle composé de 22 points. Il prononça le mot « MALKUTH » la porte s’ouvrit puis il descendirent un escalier de trois marches, rencontrèrent un palier triangulaire tournant à gauche, ils empruntèrent successivement un escalier de cinq marches conduisant à un palier triangulaire tournant à droite, puis un escalier de sept marches, et franchissant un troisième palier triangulaire ils descendirent neuf marches. Ils se retrouvèrent devant une porte de bronze portant un décor figurant une pierre d’angle entourée elle aussi d’un cercle de 22 points. Le

mage prononça le mot « IESOD » et la porte s’ouvrit donnant le passage dans une vaste salle voûtée et circulaire dont la paroi était ornée de neuf fortes nervures partant du sol et se rejoignant au centre du sommet.



Après examen et pensant qu’il n’y avait pas d’autre issue ils pensaient se retirer. Le chef des mages comptant les nervures découvrit dans un coin une nouvelle porte en bronze portant un soleil rayonnant toujours inscrit dans un cercle de 22 points, prononçant le mot « HOD » la porte s’ouvrit donnant accès à une deuxième salle. Successivement les mages franchirent sept autres portes après avoir prononcés les mots « NETSAKH » « TIPHERETH » « KHESED » « GUEBURAH » « KHOKHMAH » « BINAH » « KETHER ». Découvrant sur les sept portes une tête de lion, une lune resplendissante, une règle, une courbe molle et gracieuse, un oeil, un rouleau de la loi, et enfin une couronne royale. Quand ils entrèrent dans la neuvième voûte, elle était brillamment éclairée par trois lampadaires d’une hauteur de onze coudées, ayant trois branches sur chacune desquelles étaient trois lampes. Ces lampes brûlaient depuis des siècles malgré la destruction du royaume de JUDA, le démantèlement de Jérusalem et l’écroulement du temple. Eteignant leurs torches, ôtant leurs chaussures il s’avancèrent en s’inclinant neuf fois devant les lampadaires et découvrirent à leurs bases formant un triangle un autel cubique de marbre blanc de deux coudées de coté. Les objets suivant étaient représentés sur les faces de l’autel :


Face avant est– en or, les outils de la Maçonnerie, la règle, l’équerre, le compas, le niveau, la truelle et le maillet.


Face nord – des figues géométriques : le triangle, le carré, l’étoile à cinq branche et le cube.


Face latérale sud – les nombres 27, 125, 343, 729, 1331, 2197. (Cube des nombre 3, 5, 7, 9, 11, 13)


Face arrière – l’acacia symbolique.



Sur cet autel était posé une pierre d’Agate de trois palmes de coté. Dessus on lisait en lettres d’or le mot « ADONAÏ ». Les deux mages disciples s’inclinèrent et adorèrent le nom de Dieu le vieux mage déclara alors « il est temps pour vous de recevoir le dernier enseignement qui fera de vous des initiés complets. Ce nom n’est qu’un vain symbole qui n’exprime pas réellement l’idée de la conception suprême ». Il prit alors à deux mains la pierre d’Agate se retournant en leur disant :



Regardez la conception suprême la voila : vous êtes au centre de l’idée. Les disciples épelèrent les mots « IOD » « HE » « VAV » « ». Et ouvrirent la bouche pour prononcer le mot, mais il leur cria : « SILENCE » c’est le nom « INÉFFABLE » qui ne doit sortir d’aucune lèvres. Il reposa la pierre d’Agate sur l’autel, prit sur sa poitrine le bijou de Maître HIRAM et leur montra que les mêmes signes s’y trouvaient gravés. Il expliqua que la pierre fut placée non par SALOMON mais par ENOCH qui vécut longtemps avant le premier de tous les initiés, l’initié, initiant qui ne mourut point et qui survit dans tous ses fils spirituels.



On ne sait à quelle époque furent bâtis les huit premières voûtes et cette neuvième creusée dans le roc. Les nouveaux grands initiés parcourant la vaste nef d’une hauteur prodigieuse découvrirent une onzième porte sur laquelle le symbole était un vase brisé. Ils demandèrent alors au maître son ouverture. Essuyant un refus, ils prononcèrent au hasard les mots qu’ils avaient entendus de la bouche de leur maître. Ils allaient renoncer quand l’un d’eux prononça : nous ne pouvons pas cependant continuer à l’infini «EIN SOPH ». Sur ces mots la porte s’ouvrit avec fracas, un vent violent les coucha à terre les lampes s’éteignirent.



Parvenant à refermer la porte, plongés dans l’obscurité, en grand danger, il réussirent à traverser les huit voûtes, arrivèrent au pied de l’escalier de 24 marches, il gravirent les 9, 7, 5, et 3 marches et se retrouvèrent au fond du puits. Il était minuit les étoiles brillaient, le maître leur montra le cercle découpé dans le ciel et leur dit : les 10 cercles que nous avons vus en descendant symbolisent

les neuf voûtes et l’escalier, la dernière correspond au nombre 11, celle d’où a soufflé le vent du désastre. C’est le ciel infini et ses luminaires hors de notre portée qui le peuplent. Regagnant l’enceinte du temple en ruine, ils se mirent en selle et s’éloignèrent, en méditant au pas lent de leurs chameaux vers Babylone.


L’origine et le contenu de cette légende se rapportent au temple d’ENOCH composé de voûtes superposées. Bien avant le déluge, ENOCH, 7ème patriarche depuis Adam, fils de JARED et père de MATHUSALEM eut en songe la révélation du nom INEFFABLE et de sa prononciation. Conformément à sa vision il construisit un temple souterrain.



Ce temple comportait neuf cryptes les unes en dessous de autres, il déposa dans la dernière le triangle d’or dont il était seul à connaître l’existence. Selon la légende du rite de perfection de 1765, le temple d’ENOCH, se situait dans la vallée de TAPHET au sud de la vallée de JEHOSAPHAT et du mont SION. Là ou se trouvait avant le christ le champs du potier que l’on appel depuis le champs sanglant « confère Claude GUERILLOT dans le livre LA ROSE MACONNIQUE ».



Le temple était donc à quelques distances du futur temple de Salomon, le champ du Potier étant celui acheté avec l’argent de la trahison de Juda « Ev. Mathieu XXVII – 7 – 10 ». Ces quelques précisions apportées, de la légende des trois mages nous pouvons tirer plusieurs enseignements tant les symboles sont riches. (Voir en annexe explication triade).



Les trois mages vont découvrir successivement dix portes portant des décors. L’ouverture des portes se faisant par la prononciation des noms des dix SÉPHIROTH, à chaque ornement correspond le sésame d’une SEPHIRA. La découverte de la première porte comportant une couronne royale entourée de 22 points trouve sans doute pour origine les 22 lettres hébraïques qui expriment l’UNIVERS. Le cercle entourant la couronne est lié à

MALKUTH « royaume » qui contrôle la première porte ouvrant sur la matière qui représente la présence de Dieu dans cette matière.



On peut penser
que cette porte sera l’entrée du royaume que le Chevalier de Royal Arche devra glorifier.


La deuxième porte ornée d’une pierre d’angle liée à YESOD « fondement » sera la stabilité nécessaire à toute entreprise reposant sur tout jugement.


La troisième porte présentant un soleil rayonnant est associé à HOD « splendeur » sera la plénitude de l’être qui devra rayonner par ses actes vertueux.


La quatrième porte liée à NETZAKH « victoire » qui sera la victoire sur soi-même.


La cinquième porte aura une lune resplendissante associée à THIPHERET « beauté » qui sera la nature essentielle de chacun, la hauteur et la profondeur. Suivant la tradition KABBALISTIQUE, elle aurait du être ornée du soleil car la lune est liée à YESOD.


Sur la sixième porte se trouve la règle le mot GUEBURAH « force » l’ouvre suggérant le discernement, la vigueur.


Sur la septième porte une courbe gracieuse est dessinée le mot KHESED « miséricorde » sera prononcé, se sera l’impulsion créatrice liée au dévouement.


Sur la huitième porte figure un oeil associé au prononcé de BINAH « intelligence » qui sera la différenciation, l’oeil intérieur.


La neuvième porte présente un rouleau de la loi, le mot KHOCHMAH « sagesse » sera l’intégration du corps et de l’esprit suivant certaines lois.


Sur la dixième porte une couronne royale est gravée liée à KETHER « couronne » c’est toutes les ressources inconnues de l’être.


Sur la onzième porte figure un vase brisé, le vase suggère un sens de trésor. Brisé il peut être l’anéantissement de ce qu’il présente, ce vase est lié à la prononciation de EIN SOPH « infini » car le vent violent éteignant toutes les lumières peut vouloir dire que

l’homme ne pourra pas avoir accès à la création. Sa conscience ne peut pas saisir ce qui le dépasse.


C’est dans cette neuvième voûte que se trouve la conception suprême, le centre de l’idée. Lorsque le vieux mage prend la pierre d’Agate, se retournant et dit « regardez la conception suprême, la voila ! » vous êtes au centre de l’idée. Le vieux mage exprime qu’à l’idée de descente en soi s’ajoute la descente orientée vers le centre spirituel. Le Chevalier de Royal Arche par ce récit cherchant la lumière est invité à élever sa conscience jusqu ‘à l’idée qui les contient toutes. La conception suprême évoque ce qui émane, de ce qui rayonne. C’est l’idée d’unité centre de toute manifestation.



La découverte du nom INEFFABLE sera un instant suprême car ce nom est essence et source de toute connaissance. Elle est bien la quête à l’intérieur de soi-même. Cette idée est métaphorisée par un des noms de Dieu « IOD – HE – VAV – HÉ » le Chevalier de Royal Arche peut devenir un être libéré par la connaissance qui doit le conduire vers des niveaux supérieurs de conscience.


Par la symbolique de l’Arche et de la Voûte, il entrevoit l’infini et le dépouillement nécessaire qu’il devra mettre en oeuvre pour atteindre ce que l’on peut nommer « la paix intérieur ».



A la fin de l épopée des trois mages, le plus sage montre les étoiles dans l’ouverture circulaire du puits, nous réalisons qu’au bout du voyage il y a le silence, et comme l’énonçait HERMES TRIMEGISTE : ce qui est en bas et comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. La remontée du Chevalier de Royal Arche va le conduire à réaliser la quadrature du cercle, tout appel le Chevalier de Royal Arche à une transformation profonde de son être, à renaître à l’autre, à devenir celui qui va donner, transmettre et aimer.



J’ai dit.



D
J



A142-7-1
Annexe


Les SEPHIROTH sont au nombre de dix. Leurs sens courant dans l’ordre le plus fréquemment utilisé est le suivant. Ils se regroupent en TRIADE.


1. KETHER, couronne, jupiter.


2. KHOKHMAH, sagesse, soleil.


3. BINAH, intelligence, lune.


TRIADE QUI REPRÉSENTE LA CONNAISSANCE


4. KHESED, amour, grasse.


5. GUEBURAH, force, vigueur


6. THIPHERETH, beauté, mercure.


TRIADE QUI REPRÉSENTE LES MANIFESTATION DE L’ESPRIT


7. NETSAKH, victoire, éternité, mars


8. HOD, splendeur, majesté, vénus


9. IESOD, Fondation, saturne.


TRIADE QUI REPRÉSENTE LE MONDE DE l’ACTION INTELLECTUELLE


10. MALKHUTH, royaume, royauté, saturne Associé à HOD, NETSAKH. TRIADE QUII REPRESENTE LE MONDE DE l’ACTION TRIADE QUII REPRESENTE LE MONDE DE l’ACTION MATÉRIELLE



La légende de la voûte. Elle était supportée par
9 Arches chacune porte un nom des 9 premiers architectes :


IOD – IAHO – IAH – EHEIEH – ELIAH – IAHEB – ADONAÏ – ELKANANAN – IOBEL


où noms de Dieu. Noms remplacés par ceux des SEPHITOTH. Qui sont également des attributs divins.


Le nom sacré INEFFABLE se compose des lettres :


« IOD, HE, VAV, HE »


IOD, est le principe toute activité, c’est l’unité du principe créateur.


HE, traduit l’expansion du souffle créateur, c’est la vie et l’action.


VAV, figure le rapport entre la cause et l’effet, loi selon laquelle s’exerce toute activité.


HE, manifeste le résultat de l’action, c’est la création en voie d’accomplissement.



Dieu, en hébreu est EIN – SOPH, « infini ».


Cet EIN – SOPH inconnaissable, source des mystères de l’univers, se manifeste de quatre manières


ATSILUTH, l’émanation, BERIAH, la création, YETSIRAH, la formation, et ASIAH, l’action.


Ces quatre plans de manifestation sont répartis en les 10 SEPHITOTH étapes de l’émanation de Dieu en tant que créateur et principes grâce auxquels le monde crée peut exister.

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