14° #411012

La connaissance

Auteur:

G∴ S∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS


Sous la juridiction du Suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
du 33° et dernier Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté pour la France


Qu’est ce que la connaissance ?

« Dans son sens relatif c’est un rapport entre un sujet et un objet, un rapport entre l’esprit humain et quelque chose d’extérieur à l’homme. De ce rapport nous ne connaissons qu’un des termes : la sensation qu’il nous cause.


De toutes choses, nous ne percevons que le phénomène, c’est à dire, l’apparence.


Pouvons nous être certain que les choses que nous percevons par nos sens sont telles que ceux-ci nous les signalent ?


En admettant l’existence réelle du monde, comment arrivons nous à le connaitre ?


Par nos sens !? Non ?

Ils ne sont que les avertisseurs de l’esprit. Quand celui-ci n’entend, quand il ne prête pas attention, les choses dont nos sens l’avertissent n’existent pas pour lui. C’est l’esprit qui vérifie les sensations, qui les classe, les coordonne, en fait le système harmonieux que nous nommons le monde. L’esprit seul est créateur, l’esprit seul existe. Lui seul peut nous faire approcher de la Connaissance dans son acceptation non plus relative, mais absolue.

Pour le la construction de l’édifice intérieur, spirituel, ésotérique, le plan c’est le groupement en un système des idées accessoires autour de l’idée principale.

Quant on établit un plan, il faut le traduire dans les faits, c’est à dire le réaliser et pour cela il faut mettre en œuvre une faculté spéciale qui a pour nom la volonté. »


INTRODUCTION

Le savoir et la connaissance ont de tous temps interpellés les francs-maçons. Il faut dire que ces deux termes sont inclus dans les rituels et qu’ils structurent la démarche initiatique, tout en construisant le langage symbolique.

Ils permettent d’aborder, de mieux comprendre le sens de la vie et amènent au cherchant une lucidité qui lui permet de fortifier sa volonté.

Ainsi armé, le franc-maçon est plus fort pour entreprendre toutes les recherches nécessaires qui l’amènent à clarifier l’acquis de l’inné, le signifié du signifiant et le savoir de la connaissance.

Comprendre et rechercher l’origine de cette volonté, c’est vivre sa condition humaine.

DEFINITION

Le « savoir » est un ensemble de connaissance acquises au contact de la réalité ou par l’étude. »

La connaissance est « l’ensemble des domaines où s’exerce l’activité d’apprendre ». C’est aussi, « le fait de comprendre, de connaitre les propriétés, les caractéristiques, les traits spécifiques de quelque chose ».

On s’aperçoit, dans ce contexte, que la définition de « connaissance » pose un problème : elle est parfois prise comme une démarche pour acquérir la compréhension, et d’autres fois elle représente un domaine bien spécifique. C’est pourquoi, il faut bien se référer au sens spécifique de la phrase pour choisir la bonne définition.Parce qu’il nous faut bien comprendre, qu’il existe une connaissance subjective, liée à l’acquisition de données qui incluent tout ce qui touche à la conscience.

Le savoir, est donc une démarche intellectuelle, liée aux domaines analytiques et établit sur une réalité observable et mesurable.

Et la connaissance, est une approche unitaire et fusionnelle de l’homme avec son environnement, sans limitation par la réalité et sans exclusion des lois régissant le domaine sensible.


Nous pouvons donc dire que le savoir est l’intégration cohérente de toutes les connaissances acquises.


Alors, où pouvons nous situer les « connaissances » qui ne sont pas apparentes, et qui pourtant existent ? Car, rien ne peut se créer de rien.


Sont-elles dans notre inconscience, dans nos gènes ?


Interfèrent-elles avec la conscience à notre insu, en connivence avec l’intelligence supérieure pour agir sur notre volonté ?


Avant d’essayer de répondre à toutes ces questions, je voudrai donner la définition de l’éXotérisme et l’éSotérisme.

Pour rappel :

L’exotérisme, analogiquement relié au savoir et à l’acquis, s’intéresse d’une façon générale aux faits prouvés et reconnus par l’expérimentation scientifique et rejette tout ce qui est caché et du ressort de l’imagination.

L’ésotérisme relié à la connaissance et à l’innée, prolonge l’étude dans d’autres dimensions, grâce à l’utilisation d’un langage symbolique et analogique qui apporte au propos un éclairage nouveau et plus global.

LA SCIENCE ET LA VIE EN SOCIÉTÉ

Le savoir, donc l’éXotérisme, est représenté par la science, les techniques et les recherches scientifiques. C’est grâce à ce savoir que l’homme a progressé d’une façon aussi considérable durant 50 dernières années. Ce qui d’ailleurs, lui a donné l’illusion qu’il maîtrisait seul son destin.

La raison s’est substituée à l’intuition, et cela a entraîné la disqualification de la plupart des textes sacrés, qui pendant longtemps ont été la seule porte d’accès à la connaissance.

L’homme s’est déchargé de nombreuses tâches répétitives, mais paradoxalement il est resté attaché à une vision matérialiste de son destin, ce qui a laissé le champ libre à toutes les fausses connaissances.

Ce qui nous conduit à penser que la découverte des connaissances matérielles sans association à l’innée, c’est à dire à l’ésotérisme, ne débouche que sur des certitudes bloquant l’évolution spirituelle et l’élévation du niveau de conscience de la société.

Cela provoque une situation d’insatisfaction permanente et créatrice de conflits sociaux, ceci, parce que les connaissances purement scientifiques ne représentent qu’une des facettes de la réalité et qu’elles masquent toutes les autres enfouies dans l’inconscient.

C’est par l’initiation que celles-ci peuvent surgir à la conscience tout en en élargissant le champ d’investigation.

L’homme nouveau devient la résolution du problème. L’ésotérisme prend le relais et intègre l’homme dans la réflexion analytique.

Cette nouvelle « connaissance » sera d’ailleurs combattue par tous les adeptes de la méthode scientifique parce que considérée comme non raisonnable et surtout contribuera à alimenter le conflit entre les partisans d’un développement matériel illimité et ceux qui ne veulent pas jouer aux apprentis sorciers.

Le savoir est donc un admirable moyen mis au service de l’homme, mais est une science vouée à l’échec, puisque la gestion et l’identification des conflits sont malheureusement insuffisantes pour empêcher le désastre écologico-sociétal à l’échelle de la planète. A ce propos, il serait souhaitable que dans notre société où l’économie est devenue une philosophie politique, que la recherche scientifique travaille en collaboration avec des comités d’éthique, indépendants des pouvoirs politiques, et que ces comités aient aussi des qualités spirituelles élevées.

Parce que nous ne pouvons pas dissocier le rationalisme scientifique de l’innée et de la connaissance, sous peine de détruire les équilibres naturels.

Dans le cas où le progrès matériel resterait dissocié de l’innée, un abîme s’ouvrirait entre le monde moderne, qui a tendance à considérer l’esprit comme une auto illusion du sujet pensant, et la Tradition dans lequel est inclus la Connaissance.

CONNAISSANCE OBJECTIVE, SUBJECTIVE ET INITIATIQUE.

La prise de conscience de la « connaissance » n’est qu’un équilibre du monde suggéré et du monde conscient.

De même que le présent est une perception fugitive d’un équilibre nécessaire pour transmettre les connaissances afin de construire un réseau de valeurs lié au savoir.

Ainsi, nous constatons que les notions d’objectivité permettent d’acquérir des connaissances, et les notions de subjectivité ouvrent au doute, pour nous amener à la voie de la recherche.

Mais alors, que deviennent les connaissances initiatiques ?

Je parle de celles qui s’acquièrent en dehors de toute réalité raisonnable.

Autrement dit, pouvons-nous penser que seul l’usage de l’intellect est formateur de connaissance et nourrit le savoir ?

Alors, que deviennent les connaissances issues de la Révélation, de la Rédemption, du Saint Esprit, de l’Amour et du GADLU ?

Il est vrai que le « Larousse » ne fait aucune référence aux transformations des connaissances par l’intuition. Pourtant ce processus modifie la connaissance objective acquise par l’étude et la réalité en une nouvelle connaissance subjective qui pourrait devenir objective si elle redevenait la perception de tous.

N’est-ce pas ainsi que naissent les religions ?

Cette quête est la force de l’initié. L’initié peut discerner. Il devient cet homme cosmique qui vit sa transcendance par l’acceptation de la dualité. Il sait que le pavé mosaïque est le tremplin pour vivre la Lumière et rechercher un enseignement adapté à sa personnalité.

L’ENSEIGNEMENT, LA SPIRITUALITÉ ET LA POLITIQUE

L’enseignement est l’outil de la connaissance et nous devons le transformer. L’école, elle, ne cherche qu’à adapter les connaissances scientifiques au service de la société civile.

Dans un tel enseignement, ce sont les valeurs horizontales qui dominent, ce qui fait que les actes sociaux sont incompatibles avec le respect de la dignité humaine.

Ce déficit des valeurs spirituelles permet un comportement négatif, caractérisé par le racisme, la purification ethnique qui a eu ses lettres de noblesse sous le régime hitlérien ou dans les pays communistes et qui ont décimés des millions d’hommes.

De telles idéologies sont nuisibles, mais comme elles font appel à l’égo et à sa glorification, elles peuvent facilement substituer l’ordre « transcendantal naturel » par une immanence humaine et devenir « bonnes ». Dans ce contexte c’est l’homme qui devient Dieu ! Le langage symbolique n’a plus court !

Et dans de telles sociétés, les rites funéraires sont minimisés, sauf pour les dignitaires qui sont momifiés et entreposés dans des mausolées. La mort n’a plus de sens philosophique.

L’ARBRE DE VIE ET DE LA CONNAISSANCE DU BIEN ET DU MAL

L’enseignement est fondamental pour l’acquisition des connaissances. Chaque enfant qui naît est unique. Il fait partie d’une histoire et la façon dont celle-ci sera racontée va influencer sur la qualité des connaissances qu’il va acquérir. Le code maçonnique nous rappelle avec évidence cette réalité.

En naissant, le nouveau né est l’expression de l’arbre de vie. Il reflète la vraie Lumière. C’est vers elle que nous sommes attirés et c’est pourquoi, nous devons rechercher l’enfant qui sommeil en nous.

Les fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ont été consommés. Le jugement est devenu une réalité. Ainsi la naissance et la mort sont le cycle naturel de la vie manifestée. Il existe donc dans l’homme un état permanent, garantissant la qualité de l’origine et qui apporte l’espoir : c’est la Connaissance.

Aucun savoir ne peut être dissocié de la « Connaissance », c’est à dire de l’arbre de vie qui éclaire avec force mais sans aveugler.

L’initiation permet à l’évolution humaine d’apporter une transmutation des connaissances acquises. Car ce qui est important ce n’est pas seulement l’acquisition, mais la manière de le transformer en concept. Rappelons nous que la conceptualisation sans cohérence ne nourrit que l’intellect !

Un savoir brut relié à rien n’a pas d’intérêt, mise à part rigidifier la pensée. Il lui faut passer à travers les états émotifs, voire même les souffrances, afin qu’il soit formateur, révélateur de la « Connaissance ».

CONNAISSANCE ET QUÊTE INITIATIQUE

L’inspiration est nécessaire à la création. La beauté n’est que la transmutation du savoir dont le niveau ne dépend que du ternaire : apprendre, comprendre et vivre.

Le franc-maçon connaît ce mystère de la transmutation du savoir, car son seul trésor incommunicable par le verbe, est son vécu initiatique. Ce vécu initiatique est une référence qui permet de construire le temple universel et il est la clé qui donne accès à la « Connaissance ».

Ce qui est important, c’est la prise en conscience d’une réalité objective, c’est à dire la Tradition exprimée par l’intelligence du cœur voulue par les rituels maçonnique.

LA GNOSE, UN CHEMIN VERS L’UNITÉ

La gnose, ou la voie de la connaissance qui n’est que la formulation de la tradition primordiale, est une composante sur laquelle l’homme doit adosser ses comportements. Passage de l’acquis à la vérité de la tradition qui s’effectue lors d’une initiation et qui est un retour à l’unité, par la perte des valeurs analytiques.

Cette transcendance amène l’adepte à un style de vie respectueux de la diversité et des valeurs humaines. C’est pourquoi la maçonnerie l’utilise comme symbole. Elle signifie que le savoir reste inclus dans la connaissance et qu’il faut faire confiance à son intuition afin de retrouver les chemins qui mènent à la Vérité.

L’homme qui suit son intuition, sait qu’il butine dans la béatitude cosmique, en acceptant aussi la finalité parce qu’il pourra se libérer des pesanteurs inutiles.

Il sera à même de comprendre l’inutilité des mauvaises connaissances qui créent le surhomme.

Le vrai initié travaille toujours entre le noir et le blanc, à la frontière de deux mondes gérés par le jugement. Il accepte naturellement une relation d’autorité entre la Connaissance et le savoir mais sans référence dogmatique afin de vivre un présent vrai, porteur d’espoir. Il écoute de la musique au lieu de bruit. Il connaît les notes mais son oreille recherche les rythmes de son corps. Cette liberté de conscience s’affirme dans le partage, dans l’amour de ses frères et du genre humain sinon l’initiation ne sert à rien.

LA LIBERTÉ, LA TRAVAIL ET LA MORT

Aujourd’hui, il est difficile de vivre et d’enseigner cette liberté initiatique. Elle suppose un gros effort sur soi-même pour contrer les forces du bas. Beaucoup de théories psychanalytiques aiment à découper les mécanismes de notre psychisme et font croire que tout est dans une rationalité parfaitement explicable.

Trop de certitude tue le désir d’être et c’est pourquoi, l’homme rejette l’homme.

Il ne faut pas avoir peur de l’effort. Chaque coup, donné sur la pierre correspond à une récompense. Cette force est la même pour tous les animaux de la terre : c’est la survie de l’espèce. L’homme, dernier maillon de cette chaine a acquis la conscience d’être, et en même temps, a acquis le doute. Cette énergie obéit à la conscience individuelle mais aussi à la conscience collective qui lui est supérieure.

Le travail de cette conscience ne se fera pas avec l’égo ou par mimétisme, mais dans le cadre d’une initiation vécue de cette énergie.

Par cette action, il deviendra un homme libre, lié à un niveau de conscience supérieur. C’est ainsi que nos Frères ont compris le sens de la fraternité et nous ont légué le REAA.

L’initié peut poursuivre sa quête de Vérité afin d’accéder à l’état de fils de la Lumière. C’est pourquoi nous constatons l’importance de l’acquis vers une identité métaphysique inspirant notre conscience et combien la Connaissance et le savoir sont indissociablement liés aux valeurs initiatiques.

Pour l’homme initié, la réalité du Cosmos est incluse dans l’Unité ce qui permet d’accepter un absolu dans notre identité humaine.

CONCLUSION

J’ai essayé tout au long de ce travail de comprendre les mécanismes relationnels entre les connaissances, Connaissances et le savoir. J’ai utilisé pour cela le symbolisme de l’arbre de connaissance du bien et du mal et je suis resté fidèle à notre culture judéo-chrétienne. Naître dans une culture c’est avant tout en respecter son histoire, c’est aussi la comprendre et la vivre à travers ses mythes qui sont les témoins lointains de la conscience de nos ancêtres.

Le REAA nous donne à cet égard des initiations cohérentes qui apportent aux esprits curieux et amoureux de la gnose une vision lumineuse et pleine d’enseignements

Elles permettent de comprendre ce que Leibniz nous dit : « Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien ? »

J’ai dit

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