14° #411012

La mort de GALAAD et le devoir du GÉPSM

Auteur:

H∴ R∴ A∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
:  NC


Le titre de cette Colonne Gravée « La mort de GALAAD et le devoir du Grand Élu Parfait Et Sublime Maçon » s’inscrit dans le cadre du programme des travaux cette année maçonnique 2019-2020 « s’accomplir dans le devoir porté jusqu’au sacrifice » dont la portée marque un peu plus nos esprits au moment où le coronavirus fait des ravages à travers le monde.

Des Grands Élus accomplissent sur toute la surface de la terre, depuis quelques temps leur devoir pour trouver un vaccin, utiliser des remèdes pour combattre le covid 19, aider son prochain (en détresse) d’une façon ou d’une autre.

Chaque Grand Élu accomplit son devoir dans le monde profane en utilisant ses outils.Dès le 4e degré, l’initié «  promet et jure de rester fidèle jusqu’à la mort à tous les devoirs qu’il soit requis d’accomplir envers l’humanité, son pays, sa loge, sa famille, son Frère, son ami, son prochain et ne jamais y faillir en cas de nécessité, détresse, danger et persécution »

Le devoir désigne l’ensemble des règles générales qui guident la conscience morale. Il est accompli par obligation, en dehors de toute autre considération de volonté ou de désir. … Pour le philosophe Emmanuel KANT (1724-1804), un acte n’a de valeur morale que s’il est fait par devoir. Le devoir moral oblige de manière catégorique. Cela signifie que je dois bien agir quelles que soient les circonstances, et indépendamment de ce que je désire ou de ce qui m’intéresse. On trouve dans un devoir plusieurs devoirs, l’un entrainant d’autres accomplissements.

Le Grand Élu se réfère à GALAAD en tant que model de vertu.

Selon la légende «  GALAAD, fils de SOPHRONIE, le chef des lévites et l’un des plus influents des Grands Élus, Parfaits et Sublimes Maçons, était le gardien de la Voûte Sacrée ; il prenait soin que des lampes restent allumées. Iladorait et contemplait le Nom Ineffable. Il fut l’égal d’HIRAM ABI qui, quelque quatre cents ans plus tôt, avait perdu la vie pour ne pas dévoiler le secret des Maîtres. GALAAD choisit d’être enseveli sous les ruines du Temple, plutôt que de révéler par sa fuite l’existence du précieux trésor (le triangle d’or scellé sur la pierre d’agate) qui serait alors tombé aux mains des Barbares. »

Le Grand Élu, Parfait Et Sublime Maçon dit aussi Grand Élu de la Voûte Sacrée est considéré comme étant l’héritier spirituel de GALAAD. Ce dernier s’est sacrifié tout comme le R :.M :.HIRAM (au 3e degré)nous interrogeant sur le sacrifice , que nous pourrions accomplir dans notre progression initiatique, ou nous poser la question sur ce don de sacrifice de nos initiés ancestrales. Sommes-nous dignes de cet héritage ?

Le devoir du Grand élu Parfait et Sublime Maçon n’est-il pas de s’accomplir dans le devoir porté jusqu’ au sacrifice ?Dans ce cas quel sacrifice est-il prêt à accomplir pour l’autre ?

Chaque Grand Élu aura sa propre réponse pour connaitre et accomplir son devoir, par rapport à son serment.

Néanmoins, Le Grand Élu, Parfait et Sublime Maçon a pris un engagement.

Son devoir fut de contracter une alliance avec la Vertu et les hommes vertueux, en fermant son cœur à tout sentiment d’iniquité, de vengeance ou d’injustice et doit toujours être prêt à faire le bien, dans le but de porter la Lumière en faisant connaître la vérité et enseigner la pure morale de la Franc-Maçonnerie .

Cette alliance se concrétise lors de l’initiation des Chevaliers de Royal-Arche au 14e degré, par 03 séquences sacrées, lorsquele Trois Fois Puissant Grand Maître :

1° leurs imprime la marque du GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS« en mémoire de l’onction que reçurent AARON, DAVID et SALOMON ».

L’onction (lat. unctio, de ungere, oindre) est un geste liturgique cérémonial consistant en une application d’une huile sainte sur une personne ou sur une chose. Dans l’Ancien Testament, l’onction se pratiquait en versant (Samuel chapitre16.vers 13) de l’huile parfumée (Exode chapitre 30 verset 22.23) sur la tête d’une personne (Lévitique chapitre 21 verset 10 .Il existait aussi une onction pour les rois : « Par cette onction l’Éternel t’établit chef du peuple » (Samuel 10.1).

Pour AARON(Frère aîné de MOïSE)le droit d’onction, le consacrepremier Grand Prêtre d’Israël, pour DAVID, puis son fils SALOMON, c’est pour les établir Roi.

2° leurs présentele pain et le vin dont le partage symbolise l’entraide.

Au 1erdegré, on trouve la présence du pain dans le cabinet de réflexion, alors qu’au 2e degré, le terme compagnon (du latin cum, avec et panis, pain) symbolise le partage du pain

Le pain et le vin se retrouvent dans la célébration de la Saint-Jean d’hiver (qui marque le passage des ténèbres à la lumière) lors d’un banquet (en juin dans l’hémisphère sud) où le Vénérable Maître annonce «  Que ce pain que nous rompons réconforte notre corps et éveille notre intelligence »… Que ce vin que nous buvons, réchauffe nos cœurs et répande notre amour fraternel. »

3° leurs présente (à chacun) un anneau symbolisant l’alliance contractée avec la Vertu et les hommes vertueux.

C’est seulement après ses 03 séquences, que le Grand Maître des Cérémonies va revêtir les nouveaux Grands Élus des insignes de leur grade.

Pour rappel, Ils passeront par trois phases avant leur consécration en tant que G.E.P et S.M :-prestation de serment, séquence sacré puis mise en place des insignes de leur grade.

Le devoir du G :.E :.P :.S :.M :.de contracterune alliance avec la Vertu et les hommes vertueux ne se fait pas en un jour, le voyage de l’initié du 1er au 14e degré étant un voyage sur un long fleuve houleux, si l’on suit l’âge de l’initié durant ses 13 degré : 3ans (1er degré), 5ans(2e degré ),7ans et plus(3e degré ),81ans(4e degré ),16ans(5e degré ),pas d’âge au 6e degré ,64 ans(7e degré),27ans(8e degré),9ans (9e degré),pas d’âge au 10e degré et 11e degré,45ans(12e degré),63 ans(13e degré),27 ans(14e degré)

Contracter une alliance avec La vertu n’est pas évident chez l’homme.

Les concepteurs du R.E.A.A l’ont sans doute compris en créant les 33 degré. Il s’agit tout au long de notre apprentissage maçonnique de rester vigilant, en gardant la foi dans cette volonté d’avancer quel que soit-les « obstacles ». La vigilance requiert de mourir au préjugé du vulgaire, de mieux réfléchir en nous servant de la verticale descendante au 1er degré, un peu plus au 13e et 14e degré au centre de l’endroit le plus sacré de la Terre ,c’est-à-dire les neuf arches souterraines et sous la Voûte Sacrée .

Le Grand Élu parfait et Sublime Maçon se sert aussi de sa verticale ascendante, pour élargir son esprit grâce au compas en travaillant avec des hommes vertueux et sans doute des hommes non-vertueux que l’on vacomprendre et essayer de changer s’ils veulent bien.

Quelques phrases sur GALLAAD.

Chef des lévitesse référait-il au Respectable Maître HIRAM, lorsqu’il achoisi d’être enseveli sous les ruines du Temple, plutôt que de révéler par sa fuite l’existence du précieux trésor ? Je me suis posé la question en réfléchissant sur la référence légendaire au 14e degré. Imaginons sa souffrance physique, puisqueles vivres n’ont pas résisté au temps.

Puisqu’il a choisi par lui-même de se sacrifier, dans ce confinement, n’a-t-il pas maintenu la persistance de la Lumière sous le sanctuaire du Temple de son vivant et après sa mort enreliant les morts et les vivants ?

La bague du récipiendaire, l’anneau d’or en forme d’alliance, avec ces mots gravés à l’intérieur «  VIRTUS JUNXIT, MORS NON SEPARABIT » (La Vertu a uni ce que la mort ne pourra séparer) répond à une partie de la question. Le 14e degré -Grand Élu, Parfait et Sublime Maçon- inséparabledu 13e degré -Chevalier de Royal-Arche- clôt la légende salomonienne.

La communion du Trois Fois puissant Grand Maître avec les récipiendaires -en buvant le même vin et en mangeant le même pain , est un prélude à la série des grades capitulaires précise l’instruction au 14e degré du S.C.D.M, en concluant « initiatiquement, son enseignement est que l’accomplissement de l’Ancienne Loi, à l’aide de la Connaissance conduit à la Nouvelle Loi, par la voie de la Spiritualité et de l’Amour ».

Conclusion

Le devoir unit GALAAD et ses héritiers spirituels que nous essayons d’être.

La dimension du « sacré » s’impose entre nos ainés passés à l’Orient Éternel, nos ainés qui ont pu réaliser le Suprême Conseil de Madagascar et les jeunes Grands Élus .

Notre devoir n’est-il pas de sacrifierles préjugés au nom d’un but sacré supérieur pour renaitre plus radieux que jamais. Puisarrivé au terme du grade de Perfection, de transmettre comme un sacerdoce, ce qu’il a appris et compris pour mettre sur la voie les plus jeunes toujours sur le chemin.

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