16° #413012

La présence de l’ancien testament au 16ème degré

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A∴ Q∴

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Non communiqué

A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS
ORDOABCHAO DEUS MEUMQUE JUS

Au nom et sous la juridiction du Suprême Conseil pour la France
des Souverains Grands Inspecteur Généraux
du 33ème et dernier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté

L’Ancien Testament est présent à tous les degrés maçonniques, par des lieux géographiques ou des villes (Gabaon, Babylone), des expressions et des acclamations (Hoschée), des titres (Athirsata), des noms (Boaz) des nombres (3,5,7 par exemple), des végétaux (acacia), des expressions linguistiques (Schibboleth), des récits, sans compter les noms de Dieu (Adonaï, Jéhovah, lod).

Au 16ème degré, sa présence en est même le thème central, la reconstruction du Temple, le passage du mythe du premier Temple de Salomon au second Temple édifié sous Zorobabel.

La plupart des connaissances que nous avons du règne de Salomon, nous les devons au « livre des Rois » (Ancien Testament) qui débute par les derniers jours de la vie de David. Sont narrés ensuite les détails liés au prestige et à l’empreinte des oeuvres de son fils Salomon. Déjà l’omniprésence aux trois premiers degrés de la Bible ouverte sur l’Evangile de Jean (Nouveau Testament) et la constante référence à la « Loi sacrée » (Ancien Testament), comme les présences de Salomon, ne peuvent qu’interpeller. Et ce d’autant plus qu’au-delà des trois premiers degrés, Salomon est le personnage central pour les deux premiers tiers des « Hauts Grades », pour ensuite s’effacer et laisser sa place à un personnage jamais explicitement désigné, mais omniprésent en « esprit », comme s’il était dissimulé derrière un voile pudique.

Ces données sembleraient signifier que de telles références extraites d’un même corpus constitueraient une invitation à analyser le passage de l’ancienne loi figurée par le Temple de Salomon avec la nouvelle loi, mais aussi à les intégrer toutes les deux dans un processus plus global d’évolution de la pensée humaine dans lequel l’Ancien Testament (via le décalogue et Salomon) constituerait une étape et le Nouveau Testament, la suivante. Mais avant la reconduction il y eu l’exil.

Le rapport de l’Ancien Testament à l’exil est le même que celui du Nouveau à la Pâques. Dans les deux cas le livre est est le témoignage devenu fondateur L’ensemble 15ème/16ème grade appelés « degrés d’exil » contient en condensé le rappel de la captivité et du retour, de ses difficultés mais ensuite vient le renouveau.

L’enseignement du 16ème grade « Prince de Jérusalem » qui repose sur des faits rapportés dans les livres d’Esdras le résume bien. On connaît la trame légendaire: le roi Cyrus qui règne à Babylone, 70 ans après le destruction du Temple de Jérusalem décide, à la suite d’un songe, de rendre la liberté aux hébreux emprisonnés, dont le chef est Zorobabel.

Il décide de leur rendre leur trésor, de les faire instruire à l’art militaire par son général, nommé, selon le rituel du 15ème degré, Satrabuzanes.

Il les décore.

Zorobabel et ses compagnons partent pour Jérusalem mais toujours selon le rituel, ils sont interceptés au pont de de Gandara et doivent combattre pour poursuivre leur route. Ils pourront arriver à Jérusalem pour reconstruire le Temple l’épée d’une main, la truelle de l’autre.

Hélas ! Ils vont se heuter aux Samaritains et Zorobabel se voit contraint de demander de l’aide à Darius qui a succéder à Cyrus. Pour cela, il délègue cinq de ses compagnons qui retournent à Babylone. Darius accepte de les aider et les ambassadeurs reviennent à Jérusalem mission accomplie, et sont dignement fêtés et décorés du titre de Prince de Jérusalem.

Selon l’ancien testament c’est sur la base du décret de son aïeul Cyrus que Darius accepta l’aide. Cyrus à laissé une trace légendaire d’esprit chevaleresque repris également plus tard par Flavius Josèphe. Jusqu’au 16ème grade le rite nous accompagne sur la route sinueuse de l’Israël de l’Ancien Testament, autour du destin d’un grand monument – le Temple de Salomon-dont l’histoire, réelle ou apocryphe, est une image de la quête de l’esprit et de l’ouverture à la transcendance.

Chacun passe inéluctablement par les « crises de transition » et connaît, à un moment ou à un autre, le « sentiment de l’Exil Les » degrés de l’Exil, « s’il les étudie bien, lui apprendront qu’un secours existe, qui vient d’un autre, d’un totalement Autre qui est » plus grand que nous L’Exil finit toujours par s’achever mais seulement parce que l’Espérance, qui vacille parfois, ne disparaît jamais. Le mythe du Messie exprime cette vérité, tel est l’enseignement initiatique des « degrés de l’Exil » et cet enseignement prépare l’adepte à recevoir et à comprendre le 18ème degré.

Si aujourd’hui les spécialistes de l’Ancien Testament sont d’accord sur le fait que l’exil, au sens large, a provoqué la naissance de l’Ancien Testament, l’exil est beaucoup plus qu’une époque historique, c’est la naissance d’un nouvelle identité, une identité qui restera toujours multiforme et conflictuelle, l’actualité nous le prouve encore.

Ce grade de « Prince de Jérusalem » achève le cycle tirant ses sources de l’Ancien Testament, avant d’aborder dans le grade suivant, ceux inspirés par le nouveau.

J’ai dit.

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