18° #415012

T S A et vous tous

Auteur:

G∴ M∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

En introduction à la question à l’étude, j’ai eu envie, ce soir, de vous parler de l’heure du « parfait maçon » en effet, aujourd’hui, dans certaines mouvances ésoteriques, « rose-croix » est un coktail à la mode. La recette est simple, car chacun dose les éléments du mélange selon son goût. Prenez une bonne dose d’alchimie, rajoutez un mélange en quantité équivallente de kabbale, ajoutez un peu d’élixir égyptien, un verre de graal, une cuillère à soupe de christianisme, parfumez le tout à la rose, mixez énergiquement et servez gravèment. Buvez encore plus gravement, comme si vous accomplissiez l’acte le plus important de votre vie. Si tous les éléments ont été bien dosés, ce coktail, après quelques verres,vous emportera dans des mondes peuplés de verités merveilleuses qui danseront rien que pour vous, se mettront à nu et se livreront sans réserve à votre concupiscence.

Mais revenons au parfait maç qui n’a rien à voir avec ce qui précède.

Lorsque le temple fut achevé, les maç négligèrent leur travail et abandonnerent le précieux édifice qu leur avait demandé beaucoup d’efforts. L’ouvrage et les ouvriers partirent à la dérivé, la beauté et la force de l’oeuvre fit place à la discorde et au vice.

Le GADLU décida d’abandonner ce temple matériel pour le remplacer par un temple spirituel qui ne dépendrait ni du temps, ni des hommes.

La pierre cubique d’angle se mit à suer sang et eau, lorsque les ouvriers la briserent la jetèrent au rebus, la maç fut detruite, le voile dechiré, les ténèbres récouvrirent la terre, les outils furent brisés, l’étoile flamboyante disparu, et la parole fut perdue. Après trois jours de voyage dans les ténèbres, les bons maç, retrouverons la lumière, l’étoile, les outils,et le chemin pour les retrouver passait par la foi, l’espérance et la charité.

Les chose se repètent une fois de plus, le temple reconstruit est laissé à l’abandon et se dégrade, ainsi que l’esprit des ouvriers, c’est une grande verité sociologique, un objectif commun soudé tout le monde, une fois celui-ci atteinds, les ouvriers s’en désintéressent et retournent à leurs errements habituels : ambition, discorde, cordonité.

Pourtant, le rituel est très complet et très clair car il inclus la sacralisation du temps : « Quelle heure est-il ? C’est l’heure du parfait maç ».

Cette heure que j’évoquais plus haut est celle ou les ténèbres et la consternation se répandirent sur terre. Et il est remarquable de constater que nos travaux commencent « à l’heure où le soleil s’obscurcti, où les ténèbres se répandent sur la terre », je cite notre rituel d’ouverture, donc nous travaillons dans le noir, le temple noir.

C’est le moment où la vérité cachée derrière le voile du temple est accessible à celui qui vient de quitter un plan de conscience. L’étoile est éteinte, celle la même qui l’avait éclairée en chambre du milieu. On ne sait plus où on est dans l’espace, on a plus d’outils, et la parole qui nous avait guidés est perdue.

Des paroles on en a connu beaucoup depuis notre première mort initiatique, et elles nous ont toutes permies d’avancer sur le chemin jusqu’au moment où elles n’ont plus servies à rien.

Oui, nous, initiés, nous sommes là, nous avons dépouillé le vieil homme, abandonnés nos certitudes et nos doutes, nous sommes nus, desarmés, et dans le noir. Toute progression initiatique se fait ainsi, par des ruptures douloureuses, avec nos difficiles acquis, il faut mourir pour renaître, et c’est juste avant l’aube que la nuit est la plus noire.

C’est l’heure du parfait maç, parce que nous avons accompli le cycle, nous le savons et nous attendons la nouvelle lumière qui apparaîtra tôt ou tard, et dans notre état de denuement, nous sommes prêt à la recevoir. Il n’y a qu’a attendre en compagnie de l’esperance.

A la suspension des travaux, nous avons besoin de nouvelles forces et devons nous reposer. C’est dommage car c’est l’heure du parfait maç, c’est l’instant où la parole est retrouvée, où la pierre cubique s’est transformée en rose mystique, où l’etoile flamboyante a reparu, où les ténèbres se dissipent.

C’est l’heure où nous, chevaliers, avons accomplis notre passage.

Nous connaissons la parole, et même si c’est encore la forme substituée d’une verité qui se dérobe sans cesse, nous savons qu’elle va nous aider à poursuivre notre chemin.

La pierre cubique s’est transformée en rose, qui va mourir, comme l’initié, pour renaître plus belle et s’élever vers le ciel pour s’offrir à ceux qui savent la regarder.

Alors, nous pouvons saisir les outils éparpillés autour de nous, la lumière est revenue, ils seront utilisés à bon escient.

N’oublions pas que nous n’avons que trois couleurs au 18ème degré : rouge, noir et blanc, et je vais citer jung : « celui qui est en route vers la totalité ne pourra échapper à la crucifixion, car il y rencontrera d’abord ce qu’il n’a pas envie d’être, ensuite, ce que lui n’est pas mais ce qu’est l’autre ».

En fait, à ce grade, nous quittons l’univers du moi, à la recherche du soi, de notre inconscient, tapis au plus profond de nous, et nous avons besoin de la pénombre pour le découvrir, ce sera notre nouvelle loi.

Alors, Grade christique ou non. La nouvelle loi vient-elle d’une lointaine autorité morale et spirituelle ? Ou ne serait ce pas celle que son nouvel état dicté à l’initié ?

En realité, ça revient au meme, cette loi que nous avons trouvé au fond de nous a toujours été là, tout notre travail initiatique a été de la decouvrir. Et le parfait maç, à ce stade, est celui qui a fait la découverte, et qui, fatigué va se reposer.

En conclusion, nous cherchons à nous spiritualiser en prenant conscience successivement des divers niveaux de notre individualité : corps, âme, esprit…

En faisant cela, nous modifions notre perception de nous-même, des autres, de la nature, etc.., et nous nous rendons compte que nous ne sommes qu’une infime partie d’un tout qui nous depasse largement.

Alors nous atteignons « l’agapée », l’amour des autres,qui conduit à l’harmonie avec l’univers, ou si vous préférez, la paix profonde.

J’ai dit.

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