L’echelle mystérieuse
N∴ G∴
Selon le dictionnaire des symboles les aspects du symbolisme de l’Echelle sont le lien entre la Terre et le Ciel, symbole d’ascension graduelle e t, voie de communication à double sens entre différents niveaux ; ainsi au même titre que l’Echelle de Jacob toutes les échelles sont propres à l’ascension, céleste.
L’Echelle du Boudhha à sept couleurs, celle des Mystères Mithriaques sept métaux, celle du Chev Kadosch 2 fois sept échelons par volée.
A notre connaissance, seule l’échelle du CH K est double, sa signification symbolique de ce fait, la différencie des autres.
Composée de deux fois deux montants, l’un blanc, l’autre noir, nous sommes face à la dualité toujours présente ; Le fait qu’elle soit double implique une montée et une descente, et suppose qu’elle soit stable, tout comme sont stables nos bases et fondements qui nous ont conduits à ce degré.
Le montant de gauche s’intitule, Amour de la Vérité OHEB ELOA.
Celui de droite Amour de l’Humanité OHEB COROBO.
La stabilité matérielle de l’échelle représentée est alliée à l’équilibre qui résulte de la composante des deux rangées de volées, celle du Septentrion et celle du midi alliance conjuguée du matériel et du spirituel, le but étant d’atteindre l’Unité de l’Etre.
Nous sommes sur la voie d’un travail Alchimique de nos propres transformations, je cite « Lao Tseu » le but n’est pas le but mais la voie « Le but qui me semble être la réalisation pleine de l’humain, (ordo Ab chaos) me paraît néanmoins important, et la voie empruntée essentielle à sa réalisation. Effectivement le Chev Kadosch a bien les pieds sur terre la tête dans les étoiles ».
L’échelle est mystérieuse
Son mystère réside, comme tout symbole en « l’objet visible » qui conduit à l’invisible, ici par la gravitation de ses échelons, c’est peut – être pourquoi j’ai été d’emblée, Interpellée par l’Echelle recouverte d’un Voile,tout comme les textes hermétiques sont voilés à la pensée, et, est surmonté d’un voile l’arbre des Séphirots.
Elle me paraît en contradiction avec cette sentence :
Nous n’avons plus rien à vous apprendre, car bien qu’ayant tous les outils il me semble avoir encore un long chemin de découvertes.
Cette Echelle me semble de prime abord être liée à la connaissance, aux connaissances. J’en retiens la Symbolique d’acsension spirituelle, certes celle,à laquelle tout Maçon et Chev Kadosch aspire.
Nous aurions pû supposer que l’échelle puisse représenter le chemin initiatique parcouru jusqu’ici ; le récipiendaire soutenu par les Colonnes, représentées ici dans l’échelle par les montants.
D’après mes recherches, elle est présente dès les tous premiers rituels des sublimes Aréopages, les mots écrits sur les montant et les échelons peuvent différer selon certains rituels, leurs signification profonde reste inchangée.
Echelle que je gravis en esprit, le soir de mon élévation, après que les mains de ma S et les miennes se soient jointes au-dessus du voile qui la recouvrait afin de soulever ce voile des apparences que nous ôtons en un, geste d’union, d’échange et de complémentarité, qui nous renvoie au signe et contre-signe effectués par les Chev au 18ème degré.
Bien consciente que la montée implique pour chacun des Chevaliers, une descente, qui peuvent s’effectuer l’une et l’autre de côtés indifférés et complémentaires.
La découverte de l’Echelle, nous confronte aux réalités de notre ignorance, nous nous aventurons sur un chemin riche de nouvelles connaissances, sans nier la richesse de nos acquis, mais conscients de nos faiblesses, descente, montée, notre devoir étant d’atteindre notre plus haut niveau de perfection possible, afin de pouvoir éclairer l’œuvre commune.
Chaque volée représente un niveau de conscience intégré, c’est-à-dire soigneusement re-visité et médité, en des notes qui se complètent.
Je cite Annick de Souzenelle :
« un échelon émergé des ténèbres, devenu lumière, est un champ de conscience intégré, il est accompli. Les échelons qui restent à gravir sont encore dans les ténèbres. Ce sont des terres intérieures inexplorées, des champs de conscience inaccomplis ».
Examinons les volées :
Sur les volées de droite sont exprimées : Le TRIVIUM : La GRAMMAIRE, RHETORIQUE, DIALECTIIQUE, Puis le QUADRIVIUM ARITMETIQUE, GEOMETRIE, MUSIQUE, ASTRONOMIE, sans lesquels nous serions vains et qui s’associent dans leurs consonances.
La parole engendre le son qui s’associe à la musique laquelle est en relation avec l’arithmetique, associée à la géométrie et à l’astronomie, d’où se dégagent des champs de vibrations en relation même avec la nature.
Ces Arts libéraux nous sont connus dès le second degré et ont contribué au polissage de la pierre du compagnon.
Au 12ème degré le Grand Maître Architecte est porteur de ces valeurs qui contribuent au traçé du plan. Sur les Volées du Septentrion Sagesse Justice, Prudence, Force, Temperance, Foi, Espérance, Charité, sont les vertus dont nous ne devrions nous départir : Par la Justice, il s’agit de situer, définir, à quelle justice nous faisons référence, me détachant de la justice divine, je m’associe à une justice libre et éclairée, dans laquelle sont impliquées, la raison, la conscience et la prudence alliée à la réflexion, afin de pouvoir Oser et Agir avec Force et Temperance tout en gardant toujours la Foi dans L’Esperance.
Confiance et Foi en soi et dans l’Humanité sont nécessaires à la réalisation de nos projets de Vie. Que ces vertus nous conduisent à la Sagesse, celle à laquelle nous aspirons, telle qu’indiquée dans le rituel afin de nous diriger vers l’action, avec compréhension et tolérance.
Et si la vie humaine n’est qu’un moment de l’éternité, faisons en sorte que par la Charité, qui est empreinte d’Amour, nous sachions la faire partager.
Associant ses connaissances à sa connaissance intérieure, celle de son Ego, le Chev peut atteindre au dernier échelon gravi une parcelle de l’Essence de son être, et redescendre par l’autre volée, avec humilité et compréhension, afin de pouvoir transmettre nos valeurs dans nos AT et dans le monde profane. Désormais, nous devons méditer avant d’OSER et AGIR.
Chaque volée représente un changement de plan, Passé, Présent, Avenir, nous avançons en portant notre regard sur ce qui nous entoure avec un prisme différent.
Profitant que chaque marche gravie soit propice en une pause à la méditation, méditation propre à la sentence inscrite sur la Volée, réflexion propice à l’approfondissement de nos connaissances afin d’être plus efficaces et mesurés dans nos actions,ne laissant de place au Hasard, le Hasard existe-t-il ?
Le Montant du Septentrion s’appuie sur la SAGESSE, et la JUSTICE, sagesse à laquelle tout Maçon aspire.
Le deuxième échelon m’interpelle tout particulièrement la force s’interprête en hébreu Shor-Lavan Taureau blanc signifiant Force et innocence des Templiers, bœuf Apis des Egyptiens évocateur de Sacrifices animaliers, et dans un, à contexte hébraïque, c’est celui que je retiendrai, le taureau blanc est le sacrifice non sanglant de l’animalité qui est en l’homme, alors réfléchissons à ce paradigme dans la vie profane, à titre personnel, et à tout ce qu’il implique dans notre monde !
C’est un travail Alchimique qui s’opère encore et toujours ; Fusion Des connaissances et de ma Connaissance vers un Etat de conscience plus élevé (je monte et je redescends) passage et libération des énergies, tout comme l’esprit descend dans la matière par l’énergie mercurielle, ici, vers le profane en un être affermi, meilleur, affiné et comme Au 18ème degré par l’alliance du signe et du contre signe. je puise l’énergie et je la redistribue.
Par ailleurs redescendant les volées de l’Echelle face au Septentrion, ne revisitons nous pas l’accomplissement des vertus que nous possèdons, c’est une forme de Marche à Reculons de notre conscience.
Nous replongeant dans l’arbre SEPHIROTIQUE, nous pouvons imaginer un couronnement, que nous pourrions aborder comme KHETER, pour laquelle au – delà pour les kabbalistes tout est hors de portée.
Nous ne pouvons imaginer qu’ayant gravit les volées tout soit accompli. Par essence, nous, Franç-Maçons savons que le travail jamais ne s’achève et que le champ des connaissances est infini.
Au-delà n’est-ce pas l’inexprimable ?
Le rituel nous dit : Vous avez connu deux modes d’approche de l’unité transcendantale, celle du cœur et celle de la raison, toutes ces richesses qui élèvent vers l’infini, en ce sens je rejoins aussi en Soph. L’aspiration spirituelle de la symbolique de l’échelle étant de nous faire atteindre l’unité absolu de notre être d’en dégager l’essence.
Le Chev redescend sachant qu’au -dessus il ne peut aller plus loin et se doit de poursuivre ses engagements et sa quête.
En conclusion je m ’interroge, lorsque nous aurons peut être perçu l’essence ultime de notre Être, et ensuite l’absolu ? L’Infini ?
J ’ai dit.