30° #427012

La vie est une tension entre deux forces

Auteur:

Non communiqué

Obédience:
OIRAPMM
Loge:
Non communiqué
  
La vie est une tension entre deux ensembles de force

La planche que j’ai l’honneur de vous présenter est intitulée : « Vivre sur le chemin, manifeste une vérité ; la vie est une tension entre deux ensembles de forces : l’une « pousse » vers l’homogénéisation et l’autre vers l’hétérogénéisation ».

Introduction

De par l’application assidue des enseignements du rite, nous avons examiné largement les différents aspects de la tradition et le vécu symbolique des mythes et légendes. Nous avons progressé depuis le 1er degré sur la voie de la recherche qui trouve ici un aboutissement. Il nous a permis de constater que le Chevalier Kadosh n’erre pas, mais entreprend un pèlerinage qui le conduira, au terme de celui-ci, au centre de son cœur, qui constitue une correspondance symbolique du centre du Monde.

Par sa prise de conscience, par les actes de tous les jours, il doit unir son action extérieure à celle de la réflexion agrandie par l’initiation. Il doit prendre le chemin de la rectitude, un chemin droit qui élève vers la puissance cosmique. Par cet effort vers la spiritualité, l’unité est recouvrée. Ayant atteint le sommet de l’initiation, le Chevalier Kadosh peut réaliser virtuellement son grand œuvre initiatique et alchimique, mais il lui faut aller plus loin en utilisant au mieux la force intérieure acquise et enrichie par la compréhension du sens métaphysique de la vie. Soutenu par la confiance et la liberté absolue d’action, il peut agir seul dans le monde. Il est en mesure de définir le sens de sa réalisation descendante. C’est au sein de l’ordre qu’il doit œuvrer pour l’unité du rite, qu’il doit en toute circonstance dépasser ce dualisme inséparable de sa condition humaine, en vue de s’engager sur le chemin de l’Unité.

Pour le développement du thème ci-dessus cité, je propose le plan ci-après :

-1- essais de définition ;
-2- comment vivre sur le chemin manifeste-t-il la vérité ?
-3- la vie est une tension entre deux ensembles de forces : le principe de la dualité ;
-4- l’homogénéisation : de la multiplicité à l’unité ;
-5- l’hétérogénéisation sur le plan ésotérique ;
-6- application ;
-7- conclusion.

1-Essais de définition

Vivre sur le chemin : s’engager sur une voie de recherche de connaissance.
Homogénéisation : selon l’encyclopédie Hachette, c’est l’action de rendre homogène, de la même nature, formé d’une même substance. Traitement que l’on fait subir à certains liquides (lait, particules) pour empêcher la séparation des éléments qui les constituent.
Hétérogénéisation : selon l’encyclopédie Hachette, c’est l’action de rendre hétérogène ou hétérogénie. Traitement consistant à procéder à la séparation des différentes structures d’un corps composé d’éléments forts dissemblables.

2-Comment vivre sur le chemin manifeste-t-il la vérité ?

Dans la mesure où la recherche de la vérité est fondamentale, il importe de tenter de la définir : la vérité, c’est ce qui est, ce qui met d’emblée le chevalier Kadosh sur le plan de l’absolu. Dès lors, comment tout être fini qui vit dans le relatif, peut-il connaitre la vérité ? La recherche de la vérité est un idéal de transcendance qui réclame d’être sincère et honnête à chaque instant, un authentique « Emerech » qui signifie : être vrai en toute circonstance.

Dès le degré de l’apprenti, il est recommandé de fuir le vice et pratiquer la vertu ou encore de creuser un tombeau pour les vices et d’élever un temple à la vertu. Mieux, il est déclaré à l’ouverture et à la clôture des travaux : « que la règle, symbole de l’Architecte Eternelle, nous maintienne dans la voie de la Vérité. » Compagnons, nous avons commencé à nous réaliser en mettant en pratique le deuxième devoir de l’initié : le Travail. Maîtres, la légende d’Hiram nous a enseigné que la vie et la mort sont indissolublement liées et nous a mis en garde contre les mauvais Compagnons. Maîtres Secrets, nous sommes passés de l’Équerre au Compas. Admis au rang des Lévites, nous sommes parvenus devant le Saint des Saints.

Nous avons médité en silence sur le devoir et reçu la clef qui nous a permis d’entreprendre la Quête de la Parole perdue. Nous avions, avec le plus sage des Rois, versé des larmes sur le tombeau de notre Maître Hiram ; mais son meurtre restait impuni. Nous fûmes des neuf Maîtres élus par Salomon pour le venger. Dans la caverne où il se terrait, nous avons découvert le traître, symbole des vices qui corrompent notre âme et nous l’avons exécuté sans faiblesse. Salomon récompensa notre courage en nous armant Chevaliers ; puis nous fûmes reçus Grands Maîtres Architectes afin de poursuivre l’embellissement du Temple.

Ensuite, notre patiente progression dans les substructures de l’Ancien Temple, nous a permis de découvrir le Triangle d’or scellé sur la pierre d’agate, de l’apporter au Roi Salomon qui, en récompense de notre zèle et de votre constance, nous créa Chevaliers Royal Arche. Puis, ayant atteint la plénitude de la Perfection, ayant fait alliance avec la vérité et les hommes vertueux, nous sommes devenus Grands Élus, Parfaits et Sublimes Maçons. Quand le progrès de nos connaissances et de notre réflexion nous en eut fait juger dignes, nous avons obtenu la Liberté de passer le fleuve symbolique, pour être armés Chevaliers d’Orient et de l’Épée et travailler à la Reconstruction du Temple. Cette tâche menée à bien, nous avons reçu le titre de Prince de Jérusalem. Le grade de Chevalier d’Orient et d’Occident nous a donné un premier aperçu des symboles de l’Apocalypse. Ainsi préparés, nous avons été initiés au 18e degré. Chevaliers Rose-Croix, nous avons retrouvé la Parole perdue. Du plan de l’intelligence, nous avons accédé aux idéaux de la Foi, de la Charité et de l’Espérance et avons retenu la Grande Loi de l’Amour.

De même que le 18e degré nous a fait réintégrer le monde de la Parole, une fois traversé un feu qui consume mais ne brûle pas ; de même le 26e degré nous a fait revenir dans le monde de la Vérité, une fois surmontées des eaux qui purifient mais « ne mouillent pas ».
Nous avons constaté au 25e degré que le Chevalier du Serpent d’Airain est asservi et que le serpent qui guérit la douleur intérieure symbolise l’énergie qui cicatrise le mal existentiel et qui prépare ainsi le 26e degré, degré du dévoilement s’il en est.
L’enseignement moral du 26e degré est dirigé surtout vers le développement de la charité et de l’abnégation. Il convient d’ailleurs d’observer que le titre de Prince de Mercy fait songer au qualificatif de Seigneur de la Compassion, conféré à Bouddha.
Le 28e degré réunit en quelque sorte science, philosophie et religion. Le Chevalier du Soleil synthétise les leçons reçues puisque par notre travail dans l’Art Royal, nous sommes parvenus au point de désirer connaître la Vérité. Mais, souvenons-nous de ces paroles que je crois être de saint Augustin : « Nous cherchons comme si nous allions trouver, mais nous ne trouverons jamais qu’en ayant toujours à rechercher. »

3-La vie est une tension entre deux ensembles de forces : le principe de la dualité

Tout initié a conscience que l’une des principales clefs de compréhension de l’univers se trouve dans l’approfondissement de la dualité ou du binaire sous son double aspect blanc et noir.
Parmi les puissants symboles de la dualité, on trouve le pavé mosaïque, le soleil et la lune, midi et minuit, l’échelle du Chevalier Kadosh (blanc et noir), etc.
L’ensemble de ces symboles correspond à une juxtaposition des contraires ou opposition des contrastes, ce qui demande à chaque Maçon de comprendre la nature des antagonismes qui sont en lui pour que leurs oppositions deviennent constructives et fécondes.

Epreuves et joies, amertume et douleur se succèdent et s’alternent dans la vie. Vaincre les obstacles, surmonter les chagrins et les peines, c’est l’apprentissage de l’équilibre et de l’harmonie en soi qui permet d’avancer pas à pas sur la difficile voie de la sagesse et de la connaissance.
Si l’Unité est symbole d’harmonie et de paix, le nombre deux ou binaire est celui de la division, de la séparation et de la diversité. Il est dédoublement de l’Unité. Le nombre deux traduit soit des oppositions, soit des compléments, soit une double nature à partir d’une seule réalité apparente. C’est l’opposition des contrastes et des complémentaires du pavé mosaïque que l’on retrouve aussi dans les deux colonnes J et B qui délimitent l’entrée de la loge à l’Occident.

Ces deux colonnes, à la fois semblables et différentes, sont le prototype du symbolisme universel Soleil-Lune. On retrouve encore cette opposition contrastée dans le Midi-Minuit de l’ouverture et de la fermeture des travaux.
Ces repères binaires rappellent à l’initié que le binaire n’est pas seulement autour de lui, mais aussi en lui et qu’il doit impérativement chercher sans cesse son point d’équilibre et de stabilité pour être et vivre en harmonie à chaque instant de la vie.

4- L’homogénéisation : de la multiplicité à l’unité

En référence à la définition de l’homogénéisation ci-dessus, il sied de faire l’analyse à partir de l’échelle mystérieuse.
Mais comment parler de l’échelle mystique ou mystérieuse sans parler de l’échelle de Jacob ?
Dans Genèse 28, verset 12 et suivants : « Jacob eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle.
A l’endroit où Jacob eut cette vision, il fit édifier une pierre en forme de pilier qui est l’image de l’axe du monde substituée à l’échelle elle-même ».
Cette vision onirique de Jacob signifie que le Ciel et la Terre peuvent communiquer aisément. Il y a une échelle, mais les Anges sont les seules créatures appelées à s’en servir pour établir cette communication. Si l’Homme de la Terre, c’est-à-dire matériel, que représente Jacob, veut lui aussi s’élancer vers le Ciel, il lui faut éveiller en lui l’un de ces Anges ou mieux, son Double Divin, pour entrer en contact avec l’Éternel Dieu qui se situe, selon la Genèse, tout en haut de cette « échelle ».

Rappelons qu’en hébreux, Kadosh signifie saint, séparé.

Donc le Chevalier Kadosh peut arpenter l’échelle pour réaliser le travail de sublimation en quittant la multiplicité vers l’unité avec le Grand Architecte.

On peut également donner à l’échelle un sens plus profond : de degré en degré, de vie en vie peut-être, chaque échelon figure une progression, un effort consenti à se maîtriser, à se surpasser, en vue d’un élargissement de la Conscience. Ainsi, l’être « monte » toujours plus haut vers les plans supérieurs, vers le Divin pour être UN : c’est la remarquable fonction d’homogénéisation.

Le Maçon est et reste toujours humain et avec l’homme, vu le cortège (de la multiplicité) qui l’accompagne toute sa vie : orgueil, vanité, cruauté, désir inextinguible du pouvoir, …… et nous en revenons au début, au point de départ, au bas de l’échelle. Ainsi, l’on peut avoir tout gravi, mais l’on doit se rendre à l’évidence ce qui est la base de la Sagesse selon Hermès Trismégiste : « Ce qui est en haut est le reflet de ce qui est en bas et vice-versa ».

Les sages de tous temps, en tous lieux, l’ont dit, redit et écrit qu’il faut essayer de vivre avec les autres en les respectant, ne pas chercher à les dominer ou les asservir et ne pas prétendre détenir les clefs de « La Vérité ».

5- L’hétérogénéisation sur le plan ésotérique

Sur le plan ésotérique, l’hétérogénie peut se présenter soit sous la forme de la multiplicité, soit sous la forme d’un travail parallèle qui conduirait à la dispersion des forces.
L’homme, si petit au regard de l’Indicible, doit faire face à sa vie, donc à sa mort.
Le rituel nous dit : « Mon Frère, veuillez contempler l’Echelle Symbolique. Elle indique les sources de la méthode que vous devrez toujours utiliser pour faire triompher la Vérité, ainsi que les principes sacrés dont vous êtes devenus le Chevalier ».
Elle se compose de deux montants et de sept échelons, plantés en terre.

L’un des montants se nomme : Oheb Eloah (amour de Dieu), c’est-à-dire à la fois l’amour que Dieu a pour nous et l’amour que nous lui portons. Le second montant se nomme Oheb Kerobo (amour du prochain, mais aussi de l’ensemble des hommes qui peuplent l’univers) et représente les 7 arts libéraux, consacrés aux sciences requises pour assurer le triomphe des doctrines gnostiques, rappelées sur l’autre montant. Ce dernier est en fait un rappel et un résumé des enseignements de la Kabbale.

En effet, parvenu au stade ultime de sa réalisation métaphysique, le Chevalier Kadosch a compris que si, lorsqu’il gravissait l’échelle, la finalité était Aime ton Dieu, une deuxième finalité en découlait automatiquement et était le Droit de Dieu, à savoir Aime pour Moi. Cet Amour pour Dieu sous-entend de respecter le droit de Dieu en chacun des êtres de l’univers et implique une descente, un retour parmi les hommes.
Ce qui est remarquable, c’est que le grade de Kadosch fait appel d’une façon d’ailleurs très diversifiée, à l’échelle qui est depuis longtemps le symbole initiatique par excellence. Mais ce ne sont pas les étapes franchies qui caractérisent l’initiation du Kadosch, mais le fait que ces étapes soient successivement montantes et descendantes.

L’échelle de Jacob conduit aux cieux. L’échelle du Maçon ramène sur la terre. Le Maçon n’ignore pas les cieux, mais il revient auprès de ses frères et d’ailleurs est-il jamais autre chose que l’ignorant, le faible, l’orgueilleux, le fanatique, le cruel qu’il doit combattre : c’est l’hétérogénéisation.
Nous pouvons rattacher l’échelle au symbolisme de l’arbre de vie. C’est, dans le même ordre d’idée, un symbole axial universel sur lequel s’effectue un mouvement perpétuel ascendant et descendant. Une différence, si différence il y a, est la forme de l’échelle qui est constituée de deux montants entre lesquels des marches ou barreaux sont disposés pour permettre d’y cheminer dans un sens comme dans l’autre selon un certain nombre de paliers ou degrés d’évolution. Cela indique les deux approches de l’hétérogénéisation.

Les deux montants peuvent être assimilés aux deux piliers de l’arbre des séphiroth et à l’aspect duel de l’arbre de la science. Dans l’arbre des séphiroth, le pilier n’est pas représenté de façon sensible, mais il est figuré par la notion d’équilibre dans le rapport duel des deux piliers de la Miséricorde et de la Rigueur. La progression vers le monde Divin se fait de façon graduelle comme le signifie si bien la forme même de l’échelle.
L’échelle nous offre un symbolisme très complet du pont vertical qui relie la terre au ciel. Sa signification est évidente dans le symbolisme biblique de l’échelle de Jacob, le long de laquelle les anges montent et descendent.

Les anges sont les états supérieurs de l’être tout comme les échelons qui en signifient les degrés d’élévation. L’évolution doit avoir un sens ascendant comme la position de l’échelle qui est posée à terre et s’élève vers le ciel. Elle nous indique la direction à suivre. Dans les mystères mithriaques, l’échelle est représentée avec sept échelons correspondant aux sept planètes et formée des métaux que symbolisent celles-ci, les planètes.

Le Chevalier Kadosch parvenu au sommet de son parcours initiatique doit alors « redescendre sur terre » afin de transmettre à ses Frères, ses connaissances, en passant par les sept échelons de l’échelle mystérieuse où sont inscrits les noms des sept arts libéraux abordés au grade de Compagnon : Grammaire, Rhétorique, Logique, Arithmétique, Géométrie, Musique, Astronomie. C’est l’hétérogénéisation qui peut être symbolisée par le travail Horizontal que nous devons faire c’est-à-dire le partage avec les frères.

L’échelle mystique est aussi en nous, elle est un pont, un passage pour la Jérusalem céleste. Elle représente alors ce même chemin de la matérialité vers la spiritualité, de l’humain au divin, de l’ombre vers la lumière, etc. Il faut se regarder attentivement, avec bienveillance, pour en distinguer les degrés et ensuite, en suivant la voie ainsi tracée, évoluer par paliers successifs vers plus de sagesse et de vérité.

6- Application

Je voudrais à présent partager une expérience douloureuse relativement au thème du présent morceau d’architecture quoiqu’on en dise. Né d’une famille de religion catholique, je suis en règle de tous les sacrements vis-à-vis de l’église. Je me fais le devoir de respecter ma conviction religieuse qui veut que je sois régulier aux cultes et de me confesser à un prêtre périodiquement de mes péchés si péchés y a, afin de me communier selon les commandements de l’église.

Mais, là où le bas blaise est que de temps à autres, les officiants n’hésitent pas à affirmer dans leur homélie que la foi catholique est incompatible avec l’ésotérisme qui ne reconnait pas le christ comme un dieu voire le sauveur.
Pour moi qui suis volontairement dans l’ésotérisme judéo-chrétien depuis de longues années, je ressens ces déclarations comme une force qui pourrait être considérée contraire à ma visée d’aller jusqu’au bout dans la recherche de la Vérité qui reste et demeure un idéal.
En bref, une force me « pousse » vers l’homogénéisation dans la recherche de la Vérité tandis que l’autre « pousse » vers l’hétérogénie.

7- Conclusion

La leçon initiatique du 30ème grade est en définitive une véritable leçon de sagesse. Si haut que nous puissions aller dans le domaine de la connaissance ou de la création ou de l’amour, il nous faut toujours revenir aux vérités élémentaires.
Cependant, en Chevalerie comme en Maçonnerie, il y a un élément très important, là, la parole donnée, ici, le serment maçonnique. La parole donnée est en effet le triomphe du verbe, l’intervention d’un lien créateur qui naît du verbe et permet, à celui qui la donne, de se lier au monde conformément aux lois de celui-ci et qui est en Maçonnerie, la glorification du Grand Architecte de l’Univers.
Comme toute voie spirituelle, l’accomplissement de la voie chevaleresque ne peut que concourir à la manifestation de la Gloire du Créateur de toutes choses.

J’ai dit.

Bibliographie :

– Rituels du 1er au 30e degré du Rite ;
– Livres d’instructions du :
. 28e degré- Chevalier du Soleil ;
. 29e degré- Chevalier de Saint André ;
. 30e degré- Chevalier Kadosh.
– Symbolisme des Grades Philosophiques- Irène MAINGUY- Editions DERVY 2015 ;

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