11°
#408012
Que cherchiez-vous dans vos voyages
J∴ Y∴ C∴
A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE
DE L’UNIVERS
Au nom et sous la juridiction du Suprême Conseil pour la France
Des Souverains Grands Inspecteurs généraux
Du 33ème et dernier degré du
Rite Ecossais Ancien et Accepté
ORDOABCHAO – DEUS MEUMQUE JUS
TFPM. etvous tous mes FMS
Que cherchiez-vous dans vos voyages
Au nom et sous la juridiction du Suprême Conseil pour la France
Des Souverains Grands Inspecteurs généraux
Du 33ème et dernier degré du
Rite Ecossais Ancien et Accepté
ORDOABCHAO – DEUS MEUMQUE JUS
TFPM. etvous tous mes FMS
Que cherchiez-vous dans vos voyages
Le Maître maçon qui devient Maître secret dans une loge de perfection, accepte de passer du degré le plus élevé de sa loge mère au degré le plus basdes « hauts grades ». Il redevient ignorant etapprenti dans tout ce qui concerne les nouvelles découvertes à effectuer. Alors comme aux premiers grades, il va subir l’épreuve des voyages qui vont lui permettre d’avoir une approche du travail à venir, avec quelques bases qu’il vapouvoir mettre en pratique.
Dés la fin du 4ème voyage une question est posée au MDC:
« Qui voyage avec vous F. MDC. »
et la réponse est :
« desvénérables maîtres en quête de la Parole Perdue ».
Déjà on nous parle de la Parole perdue, mais on ajoute qu’hélas elle n’a pas encore été retrouvée.
Enfin le TFPM., avant que les VM. prononcent leur serment, leur demande:
« Que cherchiez-vous dans vos voyages »
« la Vérité et la Parole Perdue »
Mais puisque La parole Perdue n’a pas été retrouvée, il est indiqué aux VM. que c’est la Vérité qu’ils cherchent.
Entrons alors dans nos voyages.
D’après Guy de Maupassant : « Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve »
Le vrai voyage est toujours un voyage intérieur, une plongée dans notre être profond sur lequel nous allons poser un regard neuf. Et ce regard correspond à une réelle découverte car il pratique du « Connais-toi toi-même » prôné par Socrate. En ce sens il est le premier pas vers la connaissance de soi, puis celle des autres.
Le voyage initiatique est une expérience fondamentale pour l’homme. Il est même une nécessité, l’outil de son émancipation et l’occasion de découvrir d’autres aspects de sa personnalité. Mais ce voyage est aussi une épreuve car il présuppose une confrontation avec soi-même.
Le voyage est alors un outil de la connaissance, mais aussi de liberté. Il est à la fois marche et cheminement, errance parfois, mais surtout une quête, celle de notre réalité, de notre vérité.
Cette quête peut être envisagée comme un pèlerinage où l’homme, comme le suggère MM. DAVY, dans son livre sur la symbolique romane, « va très loin pour trouver la rémission de ses fautes ou pour sa dévotion. Il ne sait pas toujours que le centre du pèlerinage est son propre cœur ».
La « PAROLE » recouvre plusieurs acceptions dont nous devons tenir compte, et dont la principale en ce qui nous concerne est avant tout la transmission d’une certaine connaissance qui transparait encore au travers de certains mythes, et certains rites, et pour nous au REAA, le mythe d’HIRAM.
La Parole est donc à la fois le véhicule et le moteur de cette transmission et le rituel en est un gardien.
La Tradition nous donne la langue, le Mythe nous fait réfléchir au Sens et le Rite nous fait passer du monde profane au sacré.
Pour nous francs maçons le rite est un langage d’initié qui nous permet une quête,aujourd’hui, celle de la « ParolePerdue ».
Au 3ème degré on ne parle pas explicitement de la Parole Perdue, mais on dit que ce qui a été perdu ce sont les Secrets Véritables du Maître maçon, que la Lumière qui nous éclairait adisparue, ainsi quela Connaissance qui repose à l’ombre de l’acacia, mais nous comprenons que ce qui a été perdu et que nous devons rechercher ce sont les secrets de l’esprit ou de l’âme d’HIRAM.
Les voyages circulaires des neuf maîtres autour du cercueil, reconstituent un espace sacré dont le Centre, point par lequel va passer la communication vers le monde de l’esprit, celui des degrés supérieurs qui doit nous permettre d’espérer retrouver les Mots Véritables et partant, la Parole Perdue.
L’expression « Parole Perdue » apparaît pour la première fois dans le rituel d’initiation au 4ème degré, en annonçant qu’elle est la connaissance.
« la connaissance, c’est ce que nous appelons la Parole Perdue »
La Parole est perdue (et non égarée) parce qu’à ce jour nous n’avons su comment la recueillir. Elle est peut-être proche mais pour le moment inaccessible.
C’est en voyageant que nous espérons la retrouver.
On notera d’ailleurs qu’elle n’est jamais employée seule, et qu’elle accompagne les mots « Vérité » et « Lumière ».
A la suite de la mort d’Hiram », la Lumière et la Vérité ont été éclipsées. Nous déplorons aussi la perte de la « vraie Parole » remplacée par le mot « substitué » aux motsvéritables connus du seul Hiram et perdus avec lui.
Mais ce « mot substitué » qui nous a été donné en remplacement des « mots véritables », n’est pas la « Parole ». Or ce que nous recherchons, c’est le sensde ces motsqui sont euxla « PAROLE », celle toujours perdue.
« Au commencement était la Parole, et la Parole était prés de Dieu et la Parole était Dieu ».
Seul « HIRAM » connaissait le sens de cette « Parole » qui existait au jardin d’Eden avant la chute. C’est Elle, dont nous sommes maintenant privés que nous devons constammentrechercher jusqu’à ce qu’elle soit retrouvée.
Ainsi l’objet de notre quête en tant que MS. estde continuer le travail entrepris au grade de maître.
Pour envisager notre réponseil est nécessaire de distinguer la Vérité et la Parole Perdue :
D’une part, cette Parole Perdue n’est-elle pas au fond de nous même, n’est-ce pas là qu’il faut aller la chercher, au fond de notre « inconscient », comme quelque chose qui n’a pas encore été révélé, mais qui a pour finalité de l’être
D’autre part, à la fin du 2ème voyage de l’initiation au 4eme degré il est dit :
« Ne profanez pas le mot de vérité en l’accordant aux conceptions humaines »
La Vérité suprême est « inaccessible » à l’esprit humain, car elle dépasse la dimension de l’Homme, il s’en approche sans cesse mais ne l’atteint jamais.
Il est clair ainsi, que nous-mêmes, F.M., serons nous assez avancés dans notre démarche pour être capables ou même dignes d’accéder à la Vérité.
Souvenons-nous de l’instruction au 3ème degré. Envisagée sous l’angle moral, la légende d’Hiram qui peut aussi exprimer la lutte perpétuelle entre la Vérité immortelle, (le Principe), maistoujours menacée, et ses trois ennemis, l’ignorance, le fanatisme et l’ambition.
L’ignorance qui s’oppose à la connaissance,
Le fanatisme, conséquence d’une trop grande confiance en soi issue de la conscience de posséder la vérité et d’être le seul.
L’ambition qui relève des mêmes causes que le précédent et la quête du pouvoir que peut procurer une soi disant connaissance totale.
Avant de prononcer notre serment, et conscient que notrerecherche sera difficile, nous devons répondreà la question posée par le TFPM.:
« Que cherchiezvous dans vos voyages »
en même temps que la réponse nous est soufflée par le maître des cérémonies :
« La Vérité et la Parole perdue »
Alors pouréviter de nous égarer en chemin, le TFPM. nousrappelle que l’étoile, faiblelumière qui nous guide, et que nous avons perdue de vue lors de notre élévation au 3ème grade, est toujours là pour nous guider, et que, même si nous ne la percevons qu’imparfaitement, cette lumière, part de Véritéqui est en nous,
estplacée à la portée de tout hommequi veut ouvrir les yeux et qui veut regarder.
Le Devoir y conduit sûrement.
Si la route du devoir y mène sûrement, la Vérité est donc abordable. Elle s’inscrit dans un cheminement personnel, dégagé des considérations profanes et matérielles, et le Devoir est le chemin qui nous conduit dans la recherche de la Vérité et de la Parole Perdue.
C’est l’objet de notre premier voyage. Ecoutons la voix du TFPM. qui nous dit :
« La maçonnerie t’a libéré de l’ignorance, des préjugés et des superstitions. Elle t’a tiré de la servitude et de l’erreur »,
ce qui peut être interprété par le constat que si nous échappons à l’erreur c’est que nous sommes sur le chemin de la Vérité, grâce au travail sur nous-mêmes.
Mais la difficulté va résider dans notre capacité à rester sur le chemin sans être distrait. De nombreux pièges existent inhérents à notre nature humaine. Le danger se situe alors dans la difficulté d’appréhender la Réalité sans se laisser prendre au piège des illusions, tu ne prendras point les mots pour la réalité, tu répondras toi-même de tes actes (Idée sous le Symbole), tu écouteras, essayeras de comprendre, et n’accueillerasles opinions que si tu les juges justes, tu ne profaneras pas le nom de Vérité en le donnant aux conceptions humaines.
De même nous ne devons pas considérer comme Vérité, les parts de Vérités glanées sur notre chemin, carseule laVérité, est Unique, et l’homme ne peut en entrevoir que les manifestations multiples dans sa contemplation du spectacle de l’Univers.
Il nous faut donc abandonner nos petites vérités profanes pour trouver cette Vérité enfouie dans les profondeurs de notre cœur.
N’oublions jamais que la quête du MS. consiste en l’édification de son temple intérieur pour y rechercher ou recevoir l’Etre dans la lumière Divine.
Ainsi cette Vérité nous transcende. Elle est une fin en soi, elle mérite donc que nous y consacrions le maximum de notre temps.
Le 4ème degréest à la fois un résumé du travail précédemment accompli et un panorama du travail à venir.
Le MS. reçoit une clef qui lui ouvre la porte du chemin de la découverte de son « Etre ». Cette nouvelle dimension essentiellement spirituelle le rend apte à connaître la part du divin, c.à.d . lapart de Vérité qui est en lui.
Il est dans une recherche où le chercheur devient l’objet de la recherche, et partant, se retrouve seul sur son propre chemin, avec l’assurance toutefois qu’il peut compter sur ses frères pour le soutenir dans sa recherche et l’exhorter à ne pas abandonner.
J’ai dit TFPM.