12°
#409012
Bien voir, bien comprendre, bien agir
Non communiqué
Au sein de l’initiation du G.M.A au 12° du R.E.A.A, nous lisons qu’à la question posée par le Sublime Grand Maître « Quelle doit être la devise du F :.M :. ? », le 1er Excellent Gardien répond « Bien voir, bien comprendre, bien agir ». Cette juxtaposition de 3 termes peut être l’image globale donnée au 12° du R.E.A.A.
Ces 3 termes sont composés d’un adverbe et d’un verbe. De plus, VOIR et COMPRENDRE s’articulent dans une volonté ‘passive’ qui tend vers une volonté ‘active’ vers l’agissement. Il y a ici une direction donnée au G.M.A : Un extérieur, un intérieur et de nouveau un extérieur puisque, au sens large, voir c’est contempler ce qui existe, comprendre est l’idée de réflexion et de digestion, un certain retrait et enfin agir : c’est l’action sur le monde manifesté. De plus l’adverbe BIEN met en exergue l’idée de regrouper tout ce que l’on voit, tout ce que l’on comprend pour donner sens à l’action dirigée en un centre.
Cela peut nous faire penser à une autre succession de terme que l’on retrouve à la fin du livre de Fulcanelli « Le mystère des cathédrales » et tiré de Zoroastre « scire, potere, audere, tacere » (savoir, pouvoir, oser et se taire).
En arrivant à l’école d’architecture, Le G.M.A a atteint un certain niveau PRISE DE CONSCIENCE de liberté et d’apaisement puisque positionné entre Merogénie et merithanatie, entre la naissance et la mort, parvenu à l’âge de la plénitude que lui confère ses 45 ans, il sait que c’est en lui maintenant que se situe le lieu de construction et d’unification crée par l’énergie divine qui l’anime. Cette attitude lui est donnée par l’acceptation et la compréhension des degrés précédents. Organisation des obsèques, remplacement du maître pour les taches issues directement du chantier, recherche et arrestation des meurtriers d’Hiram puis jugement et condamnation suivit de leur exécution.
En d’autres termes, le G.M.A a subi 3 passages essentiels : La vengeance au 9ème, la justice au 10ème puis la récompense (tirage au sort du divin) au 11ème degré. L’homme vrai en toute circonstance se tient droit sur son cheval tel l’esprit maitrisant sa matière.
A présent il peut, devant la table à dessin, exécuter son trait avec sérénité et sans trembler. Il a nettoyé sa matière. Le 12ème degré est le degré de la consécration. Il devient le seul maître de son destin. Sa liberté nait de sa compréhension. Il a tué ses idoles, ses images et compris que, par l’idée d’un tout harmonieux, seul l’esprit est créateur.
Avec l’étui de mathématique, logique, philosophique, c’est toute la sagesse qui l’accompagne maintenant sur le chantier de son propre édifice. Le G.M.A dispose des moyens pour exercer au mieux l’art du trait. UN PLAN DACTION LA CONNAISSANCE SERVE BIEN
Tout comme l’aspirant compositeur, ayant appris les règles de l’harmonie, de la théorie musicale et du contre-point, après les avoirs bien assimilées et digérées, il doit sans détacher pour libérer ce qu’il y a de plus profond en lui ; être un homme inspiré pour que le génie parle en lui.
Bien faire une chose, est l’idée de réunir le « 2 » en « 1 ». C’est le REBIS de l’œuvre alchimique, l’androgyne des anciens. Voir, comprendre et agir, peuvent faire penser aux 3 premiers grades d’app :., de comp :. et de maître.
En effet, l’app :. voit comme l’enfant, témoin d’un monde inconnu, le compagnon errant essayant de comprendre le monde qui l’entoure en le visitant, et enfin le maitre pouvant agir après avoir élaboré sa pensée.
Le chemin parcouru jusqu’ici met le G.M.A dans un état de mieux percevoir les changements et les combats futurs. Dans un lieu que l’on nomme « Archi-loge » ou « Boulomie », là où l’on veut et l’on construit, la volonté est partout. Elle est le moteur de tout.
Bien voir, bien comprendre et bien agir, sont les 3 éléments constitutifs de la création car pour l’instant le G.M.A organise ici plus qu’il ne crée. S’il le veut, il construira et évoluera tout en sachant dorénavant qu’il a à lui seul la volonté de se questionner soi-même. Il en a la possibilité.
Ce polymathe est au commencement d’un nouveau chemin puisque … la parole n’a toujours pas été retrouvée.