12° #409012

L’Immortalité

Auteur:

J∴ C∴ G∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A LA GLOIRE DU SUBLIME ARCHITECTE DES MONDES


SUBLIME GRAND MAITREET VOUS TOUS MES SS FF
GRANDS  MAITRES ARCHITECTES L’IMMORTALITE

A121-8-10A121-8-2A121-8-3A121-8-4

                 L’entréel’autelLe pentagramme   La porte basse

« Il n’est de bonheur que partagé » nous dit le dicton ; c’est pourquoi avant de débuter cette planche, je voudrai vous faire partager le bonheur que j’ai connu lors dupériple que j’ai effectué cet été dans l’Ariège,sur les traces des cathares, qui à la suite de la croisade des Albigeois et de l’inquisition , se sont réfugiés à Montségur et dans des grottes fortifiées appelées « Spoulgas » qui se trouvent à Ussat, Ornolac et Bouan près d’Ax-les-Thermes sans parler desgrottes de Lombrives et de Niaux.

La grotte ci-dessus est la grotte d’Ornolac(appelée par A .G« Bethléem ») lieu de culte et d’initiation.

Cette grotte qui est restée en excellent état est à double issue : D’après les relevés que j’ai effectué la porte basse est au Sud tournée vers l’Ouest( les ténèbres), c’est « la porte des hommes » et la sortie au Nord tournée vers l’Est, la lumière , c’est « la porte des Dieux ». Ces 2 issues sont a rapprocher des 2 portes du château de Montségur qui ont la même orientation,la porte d’entrée côté village des croyants, la sortie côté village des parfaits. L’adepte reçu dans la grotte meurt à sa vie matérielle et ressort par une autre extrémité complètement changé, transformé, plein d’une nouvelle vie spirituelle. La grotte je le rappelle est le lieu de passage, de transition par excellence ; c’est là que s’opère la première transmutation, l’œuvre au noir de l’alchimiste associée à la mort et à la putréfaction. L’autel que vous appercevez sur la 2ème photo est un petit dolmen rappelant que ce lieu de culte remonte à la préhistoire.

Si la mort et la renaissance sont indissociables symboliquement lors de l’initiation,c’est que detout temps pour l’homme « Mourir c’est être initié ».En effet toute initiation comprend la succession :vie, mort, renaissance.Toute naissanceappelle une mort et toute mort appelle une naissance .

Vie, mort, renaissance avec l’initiation nous entrons de plainpieds dans le thème de cette planche.

I – Qu’est-ce que L’immortalité?

C’est le fait d’échapper à la mort pour une période indéfinie voire éternelle.(Internet)


Est-ce à dire que l’immortalité est identique à l’éternité ? je ne le pense pas


L’éternité n’a ni commencement, nifin. L’immortalité qualifie ce qui n’est point sujet à la mort, mais qui a une origine : Emanation ou création .


Toutes les 2 renvoient à la notion de temps.



Qu’est-ce que le temps ?


Saint Augustin disait : «  Si tu ne me demande pas ce qu’est le temps,je sais ce que c’est. Si tu me ledemande je ne le sais plus »


Le temps est inexplicable, c’est un mystère.


Il n’a aucune réalité, ni apparence, ni existence. C’est une création d’homme


A-t-il commencé avec le Big-banget dans l’affirmative qu’y avait-il avant ?


Qu’y-a-t-ilderrière le mur de Plank ?


Le Tout, l’Univers est-il sorti du néant ?

Je ne le pense pas, car d’un point de vue rationnel,la création est nécessairement l’œuvre d’un créateur car ce qui est ne peut résulter d’un non- être.


Existe-t-il une réalité que nous ne pouvons imaginer ou concevoir ?


Question : Serait-ce le Sublime Architecte des Mondes ?Je le pense


Après ce voyage dans le temps et ces considérations d’astrophysique qui confortent cette plancherevenons à la notion d’immortalité


Certains hommes à travers leurs œuvres peuvent être considérés comme immortels :



Les peintres à travers leurs tableaux, Les écrivains à travers leurs écrits ,Les construction de certains bâtiments rendent des peuples comme les Egyptiens immortels.


Les Grands Initiés :Jésus, Mahomed, Bouddha sont immortels.


Les grands Hommes sont immortels à tel point que parfois ils sont divinisé tels : Gilgamesh,Osiris ou Minos



Le 18 Mars 2010 Simone Veil entre à l’Académie Française et devient immortelle.


Mais ce n’est pas de cette Immortalité que je veux aborder ce soir avec vous.


Je vous parlerai de l’immortalité de l’Âme.

Depuis les temps les plus reculés, l’Homme est persuadé qu’il y a « quelque chose »après la mort, comme si l’espèce humaine croyait d’instinct à une vie dans l’au-delà.

Comme le corps physique est mortel,c’est doncl’essence même de l’individu ( le Moi humain)qui subsiste à sa disparition.

Comment se situe cette essence au sein de la création :

Soit elle estla conséquence d’un processus physico-chimique et elle disparait à la mort de l’individu.

Soit elle estune forme d’expression de l’Âme Universelle ; si elle est une parcellede l’Âme Universelle alors elle est immortelle .

Il existe plusieurs façons d’envisager l’immortalité .

C’est en faitl’idée que l’on se fait de Dieu qui détermine l’idée que l’on a d’une vie future

Il y a cependantun point commun aux différentes approches : c’ est celui de l’existence d’une mémoire car il n’existe pas d’évolution sans mémoire.

A cet égard Jean dans l’Apocalypsenous parle du « livre de vie » qui n’est rien d’autre que la mémoire des expériences de chacun.

II -C’est enL’Âme que nous allons trouver cette mémoire

Les premiers Hommes de la préhistoire en prenant conscience de la mort ont imaginé la survivance d’un principe invisible qu’ils dénommèrentÂme.

L’Âme et le corps étaient imaginés comme une dualité : une Âme invisible et un corps physique

Les Egyptiens sont persuadés que gît dans le cœur de chaque homme une âme représentée sous les traits d’un oiseau à tête d’homme dénommé le BA qui s’envole à l’instant du trépas. Le BA continu à avoir faim et soif et vient souvent hanter le corps qu’il a quitté. C’est pourquoi l’on dispose de la nourriture et des boissons dans la tombe en aménageant des issues permettant au BA d’aller et venir. Parallèlement il existe une autre Âme le KA ou force vitale.

A la mort,l’Âme est appelée à effectuer un long et éprouvant voyage qui la conduit au royaume d’Osiris ou elle n’aura accès qu’après avoir reçu l’aval du Dieu. On met en balance le cœur de l’impétrant et une plume d’autruche : un cœur pur ne pèse rien et est aussitôt admis au temple de la félicité.

Chez Platon l’Âme est conçue comme un pneuma, un souffle. Le mot Âme vient du latin anima qui signifie souffle, air.

« Ce qui est divin immortel, intelligible et possède toujours en même façon son identité à soi-même, voilà à quoi l’Âme ressemble le plus » nous dit Platon

Selon ce philosophel’Âme est composée de 3 parties :

L’élément rationnel qui est le plus haut aspect de l’Âme (C’est d’elle que nous viennentla beauté, la vertu, l’harmonie)

Le concupiscibleest le domaine des instincts et des désirs

L’irascible domaine de la colère et de la justice qui canalisentles instincts et les désirs

Chez les catholiques, l’Âme est le principe spirituel par excellence,grâce auquel l’homme devient image de Dieu. Elle véhicule la vie et la personne humaine. L’Homme est conçu comme un tout autrement dit la matière devient humaine grâce à l’Âme. A la mort l’Âme ne meurt pas avec le corps mais se réunira à lui lors de l’avènement final du Christ et de la résurrection des corps. Entre temps la vie de l’Âme est imaginée comme un sommeil.

Pour les cabalistes et en particulier dans le Zohar,

L’Âmeest composée de 3 parties essentielles qui vont de la plus basse à la plus haute :

La Nefesh qui se trouve en tout homme car elle entre en lui au moment de la naissance :.

– La Ruac’h ou anima est mise en actionlorsqu’un homme parvient à s’élever au-delà de son état de simple existant.

– La Neshama ou spiritus est la plus importante des 3. Elle permet àl’Homme de percevoir la divinité et les secrets de l’Univers.C’est l’Âme telle qu’on l’entend.

En plus de ces 3 parties les cabalistes ont rajouté 2 parties supplémentaires, plus élevées, Hayyahet Yehidalesquelles furent considérées comme représentant les degrés les plus élevés de l’intuition de Dieu.

« Dieu fit l’Homme » correspond à Neshama « lui insuffla le souffle » est traduit par Ruac’h et l’Homme devint Nefesch, l’Âme vivante. Ces trois principes correspondent à l’Esprit, l’Âme et le corps des Grecs et des Latins.

A ce stade nous pouvons noter que tous les cabalistes s’accordent sur la préexistence de l’Âme et sur les lois générales de la transmigration

L’ontologie Cathare n’est pas très éloignée de l’approche cabalistique. Rappelons que cabalisme et catharisme se sont développés durant la même période à la fin XI °/début XIV° siècle

L’Homme possède dans le monde céleste un corps céleste- la tunique de Lumière- une Âme (l’Âme individualité) et un Esprit : c’est le corps astral,éthérique.

et dans le monde matériel- ou l’Homme est en exil-il possède un corps physique, une Âme (l’Âme personnalité) et un Esprit,le Soi qui est commun au 2 corps (terrestre et spirituel).

Il y a donc eu lors de la chute scission de l’Âme en 2 parties : une céleste et parfaite l’Âme individualité et une terrestre, incarnée et imparfaite l’Âme personnalité

L’Âme dans le monde matériel est l’Âme personnalité. C’est elle qui se réincarne. C’est elle quià la mort physique recueille la mémoire du subconscient.Elle se transmet de père et mère en fils et fille. Ce mode de transmission s’appelle traducianisme (de Tertullien II siècle).l’âme de chacun remonte ainsi à une âme originelle descendue dans la matière au moment d’Adam et Eve.

Après la chute l’Âme personnalité devenue amnésique par son incarnation est imparfaite et doit apprendre les épreuves et les leçons de la vie terrestre pour se perfectionner. Lorsque l’Âme personnalité à la suite d’une longue trajectoire de vies aura acquis un degré de perfection suffisant, elle auraalors la conscience et la connaissance que l’Esprit Saint est son Soi, son Maître intérieur. Cette union consciente de l’Âme personnalité et de son Âme individualitéc’est le mariage mystique au cours duquel se reconstituela tunique de lumière citée par Isaie.

L’imposition des mains, au cours de la consolationdonnée aux mourants,annonce le mariage mystique entre l’Âme et l’Esprit.

Immortalité, Âme, ces 2 notions nous renvoient à la mort avec cettecertitude quenous mourrons tous.

Qu’est-ce que la mort ?

Elle n’est pas un accident ;Je suis né pour mourir !

Est-ce un changement d’état physique ou chimique ou alors un changement de plan psychique ou spirituel ?

Qu’y-a-t-il après la mort ?

Je vais tenter de répondre à ces 2 questions en abordant l’immortalité de l’Âme chez les philosophes, le monothéisme et le monisme.

III – Chez les Philosophes

Tout d’abord chez Pythagore qui est un disciple deL’Orphisme (Source Internet)

Pour Pythagore les âmes sont liées au corps à titre de châtiment. Le corps est une prison dans laquelle la divinité les a jetées pour les punir, et il y a migration indéfinie de l’âme (Karma) en des corps différents, ce qui est une pénitence car elle doit expier le péché originel. L’âme a le pouvoir de se purifier au cours descycles.

Le cycle infini des réincarnations peut être brisé par une vie d’ascétisme, que propose l’orphisme

IV – Pour Socrate et Platon à travers le livre du Phédon :

L’Homme participe de 2 mondes : l’intelligible (le monde céleste) et le sensible(le monde terrestre). Il y a d’une part le corps d’autre part l’Âme. L’Âme emprisonnée dans le corps est sujette à l’inconsistance et au trouble. Ors elle doit se définir comme les Essences, tenduevers le monde parfait auquel elle appartient par sa nature et par son origine.

Par son appartenance à l’espèce divine l’Âme est divine, immortelle, intelligible, semblable à elle-même, indécomposable.

Le corps est humain, mortel, non-intelligible, multiple. Le corps est promis à la décomposition, l’Âme est indissoluble.

Après la mort, l’Âme libérée, sedétache du corps et redevient ce qu’elle était avant de lui être soumise. Elle s’élève vers ce qui estde même nature qu’elle, vers un lieu noble, pur, invisible.

V – Nous allons maintenant aborder le monothéisme et la résurrection

Le monothéisme met l’accent sur le fossé qui sépare l’Homme de Dieu. Je ne serai jamais Dieu.

Par contre il n’existe aucune différence entreles Hommes tous seront jugés à la même aune.

Je ne serai jamais Dieu, mais je n’existe que grâce à lui ; Dès lors je ne doute pas de l’Amour qu’il me porte, je ne peux que m’en remettre à lui. Yahwehest le berger et il n’abandonnera jamais ses brebis.

Qu’en est-il de la vie après la mort ?

L’Âme et le corps sont indissociables. On ne peut donc ressusciter que dans sa totalité c’est-à-dire en chair et en Esprit.

Le livre de Daniel mentionne la félicité ou la déchéance éternelles « …et beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière se réveilleront les uns pour une vie éternelle, les autres pour les opprobres. »

Chez les chrétiens c’est parce que le Christ, mort sur la croix, renaît à la vie,que nul ne peut douter de la vie éternelle.

Paul nous précise que le corps qui ressuscite ne sera point animal mais spirituel et glorieux.

La position actuelle de l’Egliseindique que le corps avec lequel l’Homme est censé ressusciter à la fin des temps sera son propre corps transfiguré en un corps de gloire ou corps spirituel.

En résumé Il n’y a pas d’âme immortelle. Il n’y a pas de division entre le corps et l’âme. Il n’y a, à la mort, aucune séparation entre les deux. L’âme est mortelle, parce que le corps l’est. Mais il y a résurrection.

Nulle part la Bible ne décrit l’homme, ou une « partie » de celui-ci, comme immortel. La notion d’immortalité de l’âme n’est pas biblique. Il faut donc chercher ailleurs cette origine et en particulier chez Platon

Chez les Juifs l’attente du Messie s’accompagne de la foi en la résurrection.

L’Islam emprunte au Judaïsme et au Christianisme la croyance d’une autre vie après la mort. La résurrection permettra de connaitre la félicité éternelle comme l’a promis Allah le Miséricordieux

Les religions du Livre ont foi en la résurrection ce qui ne va jamais de pair avec l’idée de l’immortalité de l’Âme.

Pourtantelles deviendront intimement liéesnotamment avec la notion de purgatoire, même si à la réflexion je ne saisis pas très bien l’intérêt de ressusciter si je suis immortel.

VI – Pour Le monisme

qui est un système philosophique qui réduit tout ce qui est à l’Unité (Substance ou principe).

L’Homme, qui ne fait qu’un avec la réalité, continue à évoluer, d’une façon ou d’une autre après sa mort jusqu’à ce qu’il s’épanouisse enfin, en se fondant dans l’UN alors que pour le Monothéisme il y a dualité : Dieu et l’Homme.

A- Le fondement du monisme est la Notion de Karma ( Action)

Le Karma désigne un principe d’équilibre moral.

Le Karma repose sur le libre arbitre ; Je ne suis pas prisonnier de mon karma, j’en suisl’auteur ; Il fait partie de ce qui m’est donné. Ma vie est régie par le karma ou chaque acte porte en lui-même sa conséquence précisément proportionné : « On récolte ce que l’on a semé ». Si je comprends cela je suis en mesure de me forger un bagage karmique dont je récolterailes bénéfices dans une vie future .Jefabrique moi-même ma destinée. Je suisamené à entreprendre à mon niveau une évolution du même type que l’évolution de l’Univers à cette réserve que je ne peux la mener d’un seul trait mais au cours de vie successives. C’est précisément la raison d’être de la réincarnation. Il s’agit d’une quête spirituelle très longue.

Les bouddhistes n’ont pas la même notion du Karma : Pour eux le karma est une malédiction dont il faut se libérer par l’éveil pour sortirdu cycle des réincarnations.

Les philosophies Orientales  développant les notions de réincarnation et Karma peuvent être découvertes dans lesUpanishad textescomposés entre le VI° et IV° siècle avant JC ;

Les Âmes humaines sont considérées comme émanées (et non pas créées) de l’Âme Unique et Suprême comme d’innombrables étincelles qui jaillissent d’un feu immense.

Elles ne sont point nées et ne peuvent donc mourir. Elles viennent du Brahman et y retournent. Leur essence est celle de la Divinité qui la dote d’intelligence, de raison, de sentiment et d’immortalité

L’Âme de l’individuou Atman,doit s’épanouir en union avec l’esprit du monde ouBrahman, l’Âme cosmique. L’important est de s’épanouir en se fondant dans l’Unité. Cette démarche est avant tout une expérience intérieure ou l’on privilégie une stratégie personnelle de la libération : la Moksha

(A côté des Upanishad existe un autre texte laBhagavad-Gîta que je n’aborderai pas ce soir la présentation de cette ouvrage ayant été faite lors d’une tenue blanche par JL Leguay)

Dans les Upanishad je suis un individu embarqué dans un processus évolutif extrêmement long. Ma vie n’est qu’un épisode sur le chemin de cette progression vers le Tout, l’Un, Brahman. L’idée de base de la réincarnation ’est qu’il y a une justice immanente, contrairement au monothéisme ou une seule vie suffit pour aboutir à une éternité de souffrances ou de félicité.

L’Âmereste perfectible et conserve après la mort une potentialité énorme d’évolution. Confrontée au principe du karma elle vatisser la trame de ses vies futures.

Cette doctrine fait de l’Homme l’unique responsable de son avenir grâce à sa connaissance des lois justes de la Création.

Pour l’Occident la réincarnation n’est pas conçue comme une malédiction comme dans le Bouddhisme,mais comme une opportunité pour l’Âme,de se perfectionner. Elle apporte à l’Homme une compréhension de la vie fondée sur une vraie justice et engage sa responsabilité face à son avenir. Cet avenir est considéré comme tendant vers la perfection. Il se construità partir des actions du passé et du présent .Ainsi la compensation des fautes et des bienfaits peuvent intervenir dans une prochaine vie.

L’idée de réincarnation incite l’Homme à apprendre toute son existence puis qu’il bénéficiera dans une autre vie du fruit de ses études. C’est le principe de l’évolution.

L’idée de réincarnation implique que la mort n’est pas une fin mais bien plutôt une espérance en un devenir meilleur. Moralement ce concept est beaucoup plus satisfaisant car on récoltera ce que l’on a semé au cours de vies successives alors que la résurrectionimplique un jugement et une sanction définitive.

VII – Un point sur les études réalisées par des scientifiques qui pourraient conforter l’idée d’une vie après la mort ?Les Expériences de MortImminente ou E MI

Le docteur Elisabeth Kübler- Ross a effectué de nombreuses études sur le comportement psychologique des agonisants. Ces études ont révélé entre autres que des sujets ramené à la vie après avoir passé un certain temps (12 heures environ) en état de mort clinique- respiration interrompue, cœurarrêté, activité cérébrale nulle- relataient parfois des aventures étranges qui leurs seraient advenues pendant leur bref passage dans l’au-delà.

L’étude réalisée par le Docteur Moody rapportant une cinquantaine de témoignages sélectionnés parmi les plus significatifs a fait l’objet d’un livre en 1975 « la vie après la vie » qui a eu un succès retentissant.

Les étapes relatées le plus fréquemment par ceux qui ont connu une EMI sont les suivantes :

La décorporation (60 % des cas)

La sortie se fait généralement par le haut du crâne sans aucune douleur, ni angoisse. La perception est ultraperformantePossibilité de voirà 360°. La grande majorité des sujets se sont sentis nantis d’un autre corps qu’ils n’arrivaient pas à décrire

Le tunnel : Le sujet se sent aspiré à une vitesse incroyable dans un cylindre noir à l’intérieur

La rétro cognition qui est la capacité de se souvenir de toute sa vie dans les moindres détails

Le contact avec d’autres entités spirituelles dont le rôle semble consister à faciliter le

passage vers la mort

La lumière :

Elle resplendit au bout du tunnel. Pâle au début elle devient vite de plus en plus éclatantejusqu’à atteindre une brillance supraterrestre qui ne brûle pas les yeux.

Aucun sujet n’a exprimé le moindre doute quant au fait qu’il s’agissait d’un être de lumière. La chaleur et l’amour qui se dégage de cet être dépasse toute possibilité d’expression selon tous les témoignages. En somme c’est aussi difficile que de décrire le goût du sel

La limite : Plusieurs témoignages rapportent qu’ils ont rencontré un obstacle à ne pas franchir

Le retour : Au cours des tous premiers moments qui suivent la mort le sentiment le plus

communément éprouvé est un violent désir de réintégrer l’enveloppe corporelle. Cependant dès que le mourant atteint le stade de la lumière il ne souhaite plus revenir.

Ceux qui ont vécu cette expérience ne seront jamais plus comme avant. Beaucoup se sont mis à réfléchir sur des problèmes philosophiques fondamentaux : importance de l’amour du prochain. Bien d’autres insistent sur l’importance de la recherche de la connaissance.

Un mot sur les régressions :

Je cite ce phénomène car il confirme les cycles des réincarnations.

En effet la notion même de voyage dans le passé repose sur une supposition essentielle : l’existence d’un processus continuel, d’un cycle éternel naissance-vie-mort etc…Au cours des régressions dans le passé l’être humain expérimente ce cycle. Dans le processus de naissance l’être passe à travers un tunnel noir, avant d’émerger dans l’espace et la lumière.

Et enfin le clonage peut traduire la volonté de l’homme de se perpétuer. Mais cette continuité est simplement physique, l’essence en estabsente.

VIII – Approche Maçonnique à travers notre rituel de tenue funèbre

Notre rituel de tenue funèbre précise : « … notre rite ne professe aucune doctrine métaphysique concernant la vie future…. Le grand Mystère de nos destinées ultimes ne se dévoile pas à nous avant l’heure de l’Initiation Suprême… Nous ignorons ce qui est hors du cercle limité de nos constations et nous évitons donc d’affirmer ou de nier avec présomption…

Au-delà de la tombe,commence pour nous la Nuit Sacrée dont il serait impie de profaner le mystère…Devant ce mystère inclinons-nous humblement,conscient de l’étendue de notre ignorance et de l’infinitude de ce qui dépasse notre savoir. ..»

Pour ce qui me concerne tout est dit.

Si ce n’est que je souhaite insister sur le symbolismede l’acacia,car aucours de cette tenue funèbre, chaque frère dépose à la tête du catafalque une branche d’acacia. Le tombeau d’Hiram est également signalépar une branche d’acacia. Cet arbre comme le dit notre ritueld’exaltation au3° degré est« la représentation de l’éternelle vie,symboliséepar la graine mourant en terre,pour mieux renaître. C’est le symbole de la renaissance ».

La branche d’acacia placé sur le catafalque représente la vie éternelle, celle qui se perpétue à travers les cycles de pourrissement, transformation, régénération. L’acacia symbolise l’immortalité de l’Âme.

Lorsque le 1er surveillant dit : « L’acacia m’est connu » cela veut dire que même si mon corps est enterré dans latombe, mon âme s’est élevée aux cieuxen triomphant et ressuscitant de la mort. Elle signifie aussi que toutes les formes du devenir m’ont été dévoilées, me sont connues et que j’ai conscience de la vie véritable.

IX – Pour conclure

Présenter une planche sur l’immortalité de l’Âme n’est pas chose facile. La présentation que je viens de faire semblera insuffisante à celui qui cherche des preuves tangibles. Il est très difficile de prouver de manière philosophique l’existence de l’Âme et son immortalité commeil est impossible de prouver le contraire.

Nous pouvons simplement constater que l’ensemble des philosophies et des religions postulent que nous retournerons à la source qu’il s’agisse d’une fusion avec perte d’identité ou d’une alchimie dans laquelle l’Âme est à la fois unie à Dieu et distincte de lui.

Une certitude : quelques soient les maîtres spirituels,que ce soit dans le monothéisme, le monisme, etchez les philosophes,leur enseignement comporte  «  in fine » la suppression du mal. Ils parlent tous d’une ultime félicité. Ce but est la clé et le guide de l’évolution ainsi que la véritable doctrine de la réincarnation.

Ceci étant la compréhension du phénomène de l’Âme et de son immortalité reste une affaire personnelle de conviction intérieure.

Ma convictionest :


Le corps sert de véhicule à l’évolution de l’âme humaine. C’est parce qu’elle possède un corps physique qu’elle est capable d’évoluer sur le plan terrestre. Sans lui, elle ne pourrait acquérir les expériences grâce auxquelles elle doit se parfaire et prendre progressivement conscience de sa perfection potentielle, en vue de sa réintégration définitive dans l’Âme Universelle. Pour les profanes qui ne savent pas vraimentpourquoi ils vivent, ils ne peuvent donner à leur existence la dimension spirituelle qu’elle devrait avoir,même siceux qui ont une quête religieuse sont nombreux, maiscette quête est fondée essentiellement sur la croyance, et non sur la connaissance. Or, la science de la vie n’est autre que la connaissance.

Mais qu’est-ce que la connaissance? Tout d’abord, c’est savoir que je vis pour évoluer vers la perfection de ma propre nature divine. En second lieu, c’est connaître les lois spirituelles et lesappliquer. Ce sont ces lois (le beau, le bien, l’amour) qui poussentl’homme vers unidéal de perfection et de connaissance. Parmi ces lois, il y a le karma. Comme je l’ai indiqué plus haut cette notion nous apporte une compréhension de la vie fondée sur la vraiejustice. Elle engage ma responsabilité face à mon avenir. Le fait d’en avoir conscience n’est cependantpas suffisant pour m’inciter à toujours bien penser, bien parler et bien agir carje n’ai pas toujours la volonté d’appliquer ce que je sais, non seulement au regard de la loi karmique, mais également au regard d’autres lois se rapportant à mon évolution intérieure (lois de prudence, de justice, de force, de tempérance, de foi, d’espérance et de charité. )

De toute évidence, je dois cultiver cette volonté et en faire la base de mon existence, afin de vivre conformément à la ligne de conduite que je me suis fixé. C’est pour cette raison que je suis entré en Maçonnerie

J’ai ditSGM

Vous devez être abonné pour accéder à ce contenu


S'abonner

Retour à l'accueil