12° #409012

Rendre la justice sans faiblesse d’un cœur, purifie de toute haine

Auteur:

T∴ F∴ P∴ M∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
NP
A la Gloire du Grand Architecte de L’univers
Rite Ecossais Ancien et Accepte
Ordo ab Chao
Au Nom et Sous les Auspices du Suprême Conseil Uni

La justice est l’application des règles qui doivent être conforme aux lois de la société. Quel est l’individu passant devant un palais de justice n’a pas observé la balance de justice pour voir si elle ne penchait pas d’un côté plutôt que de l’autre, car parfois des injustices se produisent.

Le G M A doit fermer son cœur à tout sentiment d’iniquité, de vengeance ou d’injustice, car il a compris au cours des degrés qu’il a franchi qu’il doit exercer la justice sans faiblesse ni haine. Elle restitue ce que chacun est en droit d’attendre en toute équité.

Les interférences de partialité et de préjugé conduisent à influencer dans le droit d’équité, car il intervient la notion de haine, d’affection ou de vénalité dont on est enclin à subir ou d’avoir subi ce qui modifie la notion de justice.

Le pouvoir de justice est le pouvoir de faire droit à chacun de récompense ou de punition, l’exercice de ce pouvoir est la justice humaine.

SALOMON est investi du pouvoir divin, il est donc Juste de justice car l’intégrité et l’équité sont l’attribut de sa fonction.

La justice du G M A est l’identifiant de SALOMON, donc elle doit être similaire dans l’exercice symbolique de sa charge.

Le G M A doit être un homme juste, qui n’est pas seulement celui qui respecte la loi, c’est aussi celui qui éventuellement se montre capable de suppléer au silence de celle-ci. L’homme juste doit se montrer capable de contester l’ordre établi, lorsque celui-ci met en péril les bases de la justice.

Ces deux règles doivent animer son existence de maçon et de citoyen. Il est celui dont les actes respectent toujours le rapport d’équité déterminé par la raison.

Il peut commettre une injustice par ignorance ou par erreur tout en pensant être de bonne foi. Etant un jeune G M A élu par mes pairs, je vais essayer de définir cet esprit de justice en survolant les degrés du 1er au 12ème degré.

Le mot justice nous accompagne depuis notre première entrée dans le temple. Lors de la cérémonie d’initiation « les épées sont pointées vers le profane » quand le V M l’averti  que les frères puniront le parjure.

L’apprenti est informé que la F M est une école de justice mutuelle où le F M doit obéir aux lois de son pays, vivre selon l’honneur, etc. etc.

On peut considérer la justice établissant un rapport d’équilibre à l’intérieur de la loge, tout comme dans le monde profane, de la cité, du pays, à travers le monde, tout en sachant que chaque pays ont leurs lois, leur religion et leurs coutumes.

Au 3ème degré au cours de l’instruction HIRAM apparait comme l’homme de devoir, le juste qui souffre et périt pour une noble cause.

Au 4ème degré toutes les sentences ont pour objectif d’éclairer et donner au M S la direction du chemin à suivre, sachant que sa priorité reste la recherche de la vérité et de la justice dans sa quête de la parole perdue.

Le devoir du M S est d’avoir une parfaite sincérité dans ses propos, de ne pas tricher, ni contourner les règles imposées, mais de rester en accord avec lui-même dans une démarche cohérente.

N’oublions pas dans ce 4ème degré La main de justice où l’index symbolise le commandement, mais également le jugement, l’équilibre et le silence.

Au cours de l’initiation le T P M nous déclare « ce que la F M vous demande c’est d’aimer la justice, de la révérer, de marcher dans ses voies, de la servir de tout votre cœur et de toute votre âme ».

Notre manuel d’instruction du 5ème au 12ème degré nous dirige vers une période de vengeance, de justice, d’équité après la mort de notre maître HIRAM, cela afin d’éradiquer l’intolérance, l’ignorance, le fanatisme, intégrisme et l’ambition pour avancer peu à peu vers la recherche de la lumière, de la vie et de la connaissance.

Ces grades de perfection nous dirigent vers les 4 vertus cardinales : la justice, la prudence, la force et la tempérance.

Au grade de M PARFAIT le symbolisme de l’épée qui nous sert à combattre extérieurement et intérieurement, l’injustice et la malfaisance, afin de maintenir la justice et la paix en tout temps et en tout lieu.

Son utilisation doit être source du beau, du bien et du vrai à chaque instant, c’est-à-dire lutter inlassablement contre toute forme de tyrannie, d’asservissement et d’esclavage, des plus grossières aux plus subtiles.

Au grade de secrétaire intime, comment agir pour que la justice soit équitable ? Par un travail ordonné et méthodique, sans zèle intempestif. A ce degré le 6ème nous sommes dans le temple qui n’est autre que la salle d’audience du roi SALOMON et dans laquelle il rend des jugements successifs :

Le premier précipité où il condamne ZOHABEN à mort car il a fait une action intempestive en espionnant HIRAM DE TYR car ne le connaissant pas, il craignait pour la sécurité de SALOMON.

Le deuxième où JOHABEN obtient l’acquittement grâce à l’intervention de ZERBAL le capitaine des gardes.

Le 7ème degré PREVOT ET JUGE.

Le roi SALOMON en instaurant la justice ou plutôt en faisant l’ordre et la paix sans quoi le travail ne peut être fécond. Ce sera la tâche du PREVOT ET JUGE. Il symbolise la surveillance du chantier du temple mais aussi du chantier de la vie. Il doit être prêt à toute heure, en tout lieu pour faire régner et respecter la justice. C’est le degré s’approchant le plus de la notion de justice. Nous sommes en présence de la balance symbole incontestable de la justice.

Le 8ème degré INTENDANT DES BATIMENTS il découvre les neufs attributs de l’éternel, et parmi eux, la justice se trouve placée entre la perfection et l’amour. La justice nous demande de poursuivre notre devoir aux trois degrés suivants.

Nous arrivons aux degrés des MAÎTRE ELUS.

Maître élu des neufs (9ème degré)

La punition des meurtriers d’HIRAM. Le maître découvre les difficultés pour résoudre ce problème. La vengeance n’est pas la justice, l’évidence se découvre à ce degré. Il nous est demandé de concevoir et même de comprendre la vengeance et le meurtre. Nous dépassons la notion de justice pour atteindre celle de clémence.

ILLUSTRE ELU DES QUINZE (10ème degré)

La justice est difficile à rendre, elle doit être ferme, impartiale, sans faiblesse, mais ouverte à l’amour. Ce degré corrige et tempère les intransigeances ou plutôt les passions menant à un jugement expéditif, mais le crime ne peut rester impuni, la notion d’exemple est présente à ce degré.

SUBLIME CHEVALIER ELU (11ème degré)

Il reçoit la récompense c’est-à-dire l’épée de justice avec pour devise vaincre ou mourir. Il devient EMEREK, homme vrai en toutes circonstances, justice est faite.

Les degrés précédents sont des mises en garde contre nos propres pulsions. Je suis devenu EMEREK grâce à mon zèle et à mon désir de justice.

Les mauvais compagnons mis à mort sommeillaient au plus profond de mon cœur. Mon devoir est maintenant de les combattre, ma vie durant, en toutes circonstances. Cette série des trois degrés d’élu qui marque l’achèvement du cycle de l’assassinat d’HIRAM et de la mort de ses meurtriers, conduit à réfléchir aux problèmes de la justice et de la vengeance. La démarche du F M doit être celle du sage ou du juste, le G M A se substitue à HIRAM.

Au 12ème degré la justice a été rendue.

Pour protéger son égo, le profane portera plutôt son attention sur les défauts d’autrui. Le G M A porter son attention sur les siens et s’attaquera à les corriger sans faiblesse mais aussi sans haine. A l’image de la balance, il y a un équilibre à respecter entre les défauts et la correction à leurs apporter.

Une absence de remise en question et nous tombons dans le narcissisme, la suffisance et la prétention. Mais il ne faut pas tomber dans l’extrême, la dépréciation de soi, pouvant aller jusqu’à la négation de soi.

Le F M doit tendre vers le juste milieu qui suppose la juste correction de son égo. Comme un juge s’appuyant sur la loi morale, il va apprécier le degré du défaut et lui appliquer la juste peine.

Il doit savoir accepter et ne pas juger les défauts d’autrui, pour autant il ne peut tolérer l’intolérable, et comme le juste il doit savoir condamner.

Enfin, le F M doit savoir condamner quand les valeurs communes sont menacées. Rendre la justice de manière équitable, demande d’être éclairé par une conscience qui vient d’en haut, c’est-à-dire une ouverture plus grande du cœur et de l’esprit.

La justice pourrait être aussi définie comme un principe général englobant le droit et l’équité. Cette équité qui met en lumière l’inévitable imperfection du droit, elle peut être invoquée dans diverses circonstances, et sert, à compléter, corriger ou humaniser les règles du droit.

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