13° #410012

La pierre d’Agate et le nom ineffable

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« Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain… »

Nous sommes au 13ème degré du REM, embrassés par les « souffles » des « Noces » de la pierre d’Agate, de l’or et du nom ineffable…

L’Eternel s’adressa à Moïse sur le Mont Sinaï, en message, ciselé sur la « pierre ». Cette pierre, est le socle intemporel, inébranlable, conçu comme le principe fondateur de l’Architecture. « Motéria Primo », elle est l’origine « substantielle » de la manifestation universelle. Solide, digne de force permanente, perfectible sous san aspect secret symbolique, elle représente nos degrés d’évolution. Reflet de notre intériorité, irradiante, elle est née d’une cristallisotion évolutive. Son centre est soloire. Pierre sacrée, créatrice, brute, polie, noble dans notre progression initiatique, elle nous scelle ou Temple idéal de l’Humanité. Cachée, elle est le trésor que notre trovail sons cesse remis « sur le rnétier », dévoilera.

De la pierre brute à la pierre d’Agate, la gemme se fait précieuse.

Son nom lui fut donné par le philosophe et naturaliste grec, Théophraste (4ème et 5ème siècle avant J.C.). Exploitée depuis 3000 ans, elle est une variété de calcédoine, riche de dépôts cristallins et formée de crypto-cristaux agglomérés. Amulette, talisman, colmant du corps, de l’âme et de l’esprit, dotée d’attributs magiques, elle séduit toutes les civilisations traditionnelles. La Bible la mentionne comme une « pierre de feu », donnée à Moîse. La sardonyx, agate de vertu, fait partie des 12 pierres fines incrustées dons les fondations du mur de Jérusalem. Enoch la choisira pour supporter le nom ineffable de la Conception Suprême, ce qui nous place en des temps antédiluviens…inaltérable, dure, douce, pareuse et toillable avec finesse, elle est nourrie de fluides chauds magmatiques. En son coeur, dorment des énergies ssubtiles, issues des flux de la Terre, aussi ne restitue-t-elle jamais ce qu’elle absorbe. Pierre de mémoire, gardienne de secrets, elle est gorante d’éternité.

Devant les ruines du Temple de Solomon, trois mages mis en scène par la légende de notre rituel, parviennent à la neuvième arche, en pénétrant une vraie spirale initiatique. Comme d’autres plus symboliquement auroient atteint, de Malkouth vers Kether, la neuvième séphira Hochmah, l’architecte Guibullum, dans sa quête vers l’ultime connaissance, découvre un éclatant delta d’or, où figure le vrai nom de Dieu, gravé sur une pierre d’Agate. Voilà une possible traduction de la Parole perdue, censée donner accès à la Vérité, à la nature authentique de la conscience, à la Tradition. Ce dépôt initiatique revient à Enoch, c’est le trésor, la pierre cachée trouvée en « rectifiant » notre quête : tel est le sens de V I T R I O L. Le tétragramme c’est quatre consonnes : quatre est le nombre de l’émanation, de la manilestation du Verbe, sous son spect « substantiel ». Mais imprononçable est-il, car signifiant la nature ineffable du Principe, transcendance non réductible aux forces de la Création. ll est en effet « l’incréé ». Ces quatre lettres hébraïques ont une signification propre au sein de l’alphabet sacré, représentant une énergie active, dans une période déterminée, autant en ce qui concerne la création des univers, que dans notre vie…

Le YOD représente la graine, la semence, la potentialité que doit posséder tout ce qui est porteur de quelque chose. C’est le Père, le masculin, la volonté, l’impulsion propre. Le HE est la terre dans laquelle le YOD doit se matérialiser, la gestotion, la mère, la fécondité. Ces deux lettres
s’unissent pour composer le mot ETRE. C’est à la fois, l’invocation la plus radicale, de l’ETRE et l’invocotion du son primordial. Le VAV représente le fils, le résultat de l’action du YOD sur le HE. C’est l’élément actif qui recueille la potentialité et la transforme en actes. Le deuxième HE, le résultat final de ce cycle d’activités, contient les graines de nouvelles réalisotions. Nous parlons d’un Nom ineffable : le nom est une définition de la nature essentielle de l’individu, le programme de la réalisation : la valeur symbolique des noms s’utilise comme élément initiatique. La porole, quant à elle, transmet, traduit, interprète, commente, trahit parfois par obligation de compromis. Les mots écrits, enfin, pourraient avoir la fonction d’aide et de soutien à la mémoire : ils forment le texte. Nous pouvons souligner que le nom seul, va au-delà de la transmission, par la réalisation de l’idée, et de l’enseignement transmis par l’oeuvre. Seul le Grand prêtre, de la tradition hébraïque, qui portait « le pectoral », arborant douze pierres, dont l’Agate, prononçait le « nom divin », durant la bénédiction sacerdotale.

L’or est ici le symbole de l’ultime transmutation alchimique. L’Agate est alors le symbole de la différenciation, contenant en puissance, toutes les possibilités d’évolution à l’image du Principe. Voilà donc découverts, dans la neuvième voûte, ce bijou en or, triangulaire, équilatéral, rappelant le triangle en loge, c’est-à-dire le ternaire fondamental, prototype d’harmonie, d’équilibre, de lumière, qui résume la démarche métaphysique. En vérité, nous ne pouvons « nommer » l’infini, dans notre condition finie de mortel La compréhension du nom de Dieu, est fondamentole pour comprendre les mécanismes de la vie, des lois cosmiques.

Le titre de Chevalier de Royal Arche, ne désigne pas une fonction opérative symbolique, mais est l’essence de ce que nous sommes : le lien, l’Arche, le coffre où l’innommable, l’incommunicable sont à jamais enfermés. Chacun de nous est le lieu même du mystère, dont le nom ne peut ni ne doit être prononcé. S’il l’était, le mystère s’efface. Nous sommes donc l’Arche cachée dans la crypte, du temple universel. En nous est le secret, étagé entre le 12ème degré de consécration des Maîtres, et le 14ème degré de consécration des Elus. La pérégrination du Chevalier de Royal Arche nous plonge dans ce puits en dix zones annulaires, sur la voie de la quadrature du cercle, symbolisant l’effort de l’Homme à transformer sa propre substance en substance divine ? Afin de se purifier, s’épurer et se perfectionner ? Mettre en oeuvre sa propre transcendance ? Lui qui se « nomme », est son « soi », son « essence ». C’est l’effet-miroir avec le Principe. L’initié est l’archétype du principe irradié qu’il est…il se crée. Après la chute de l’égo, lors des décapitations des 9ème et 10ème degrés, le Chevalier se transcende par l’acte juste…

Le Chevalier de Royol Arche, découvre la pierre d’Agate et le tétragramme qui concerne beaucoup plus Dieu en tant qu’il s’incarne dans l’Homme. Les quatre lettres du tétragramme nous fondent, informent la totalité de notre Etre, jusqu’ù la forme de notre corps : tout Chevalier possède une épée. Le Zohar dit que le tétragramme est une épée ! Le Yod serait le pommeau, le Vav, la lame, et les deux Hé, les deux tronchants… La lettre hé est le souffle, et les deux hé sont les poumons qui se prolongent par les deux moins… Nous sommes ce « iod-hé-vav-hé », qui est cet arbre de la Connaissance qui est en nous… Ce n’est pas l’arbre de la connaissance du bien et du mal, mais celui de la Connaissance de ce qui est accompli et
de ce qui n’est pas accompli… Le tétragramme, « non prononçable », par son caractère, est un symbole représentatif de la nature inexprimable ou « ineffable » du divin. Il indique l’immense distance qui nous sépare du Très-Haut, il signifie sa pure transcendance, sa nature incomparable. La totale transcendance de l’Eternel impose donc, que rien ne soit utilisé pour le représenter. Le Chevalier, illuminé de lumière divine, debout sous toutes les voûtes de la crypte et de son corps-âme-esprit, se tient dans l’axe… Il sort du Moi, pour dépasser la condition humaine : il relie enfin le fini et l’infini, étant « éveillé » en harmonie, ayant relié son évolution intérieure avec l’évolution universelle. La Perfection est en marche.

L’Agate est la pierre oraculaire parfaite, pour être le support tutélaire du nom ineffable. Nous sommes devenus cette pierre d’Agate, nous tutoyons l’esprit du tétragramme, devenu cette éternité divine, qui « fut, est et sera ». Le Chevalier de Royal Arche, devient « celui qui est ce qu’il est ». Parvenu au Centre de l’idée, il affirme, juste entre les mondes, « je suis qui je suis. Je suis ce que je suis. Je suis ». C’est ce qu’a attendu Moise : Aeyeh Asher Aeyeh, bien que la voix soit celle de « Je suis ». A ce grade, le Chevalier est un être accompli, ayant l’approche de son essence, de son « soi ». Nommer, se nommer foit exister l’être.

Tel l’aigle planant autour de sa couvée, avant d’engendrer l’aiglon qui ne s’éblouira jamais, face au soleil ;

tel l’esprit divin soufflant dons les six directions, manifeste le LOGOS AU CENTRE DE TOUTE CHOSE, et nous régénère et nous élit ;

tels les cercles concentriqaes cristallins de la pierre d’Agate girent et absorbent le
tétrogramme, comme le ferait un vortex ;

telles les « Noces » de l’agate et du nom ineffable sur fond d’or, sont vivantes.

Les ravages du temps, la destruction du Temple n’y changeront rien, sous les décombres, les « Noces » demeurent, tout comme elles sont en nous, espérant que nous en prenions conscience, afin que nous rejoignions le Centre de l’idée, lumière de feu et principe de tous les êtres…

Notre ascèse, nous invitera encore à la descente et à la remontée, dessinant la verticale, alors que l’horizontale nous éguilibrera par les degrés de rencontre : puissions-nous être cette intersection, qui est une Croix symbolique, « moteur immobile » de notre feu intérieur prompt à brûler tout ce qui s’oppose à notre élévation, jusqu’à la Perfection. La recherche de la parole perdue est la queste de l’état « paradisiaque » …Je suis qui je suis, je suis ce que je suis, JE SUIS…

J’ai dit.

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