Le Chevalier
F∴ A∴
La question qui m’a été proposée comme réfléxion à cette planche est la suivante : le rituel du 13ème degre vous dit : « Vous etes au centre de l’idee, regardez qu’est-ce que cela veut dire ? »
Pour mieux comprendre ce chemin initiatique, je vous propose de nous resituer dans l’espace et le temps. nous sommes au 13ème degrés du rite écossais ancien et accepté, celui de chevalier de royal arch., nous sommes également à la croisée d’une légende, le mythe d’Hiram (notre fil conducteur depuis le 3ème degrés symbolique) et une tradition: la kabbale.
Les trois mages du rituel, venu de babylone bien après la destruction du temple, nous confirme l’influence judaique venue d’orient, voila qu’un nouveau chemin initiatique semble s’ouvrir à moi.
La kabbale signifie en hebreu « récéption et par extension tradition » le maçon devient donc, à ce stade, celui qui reçoit la tradition. La kabale nous offre principalement un outil : l’arbre de vie ou des séphiroth. Elle se veut être un outil de réfléxion sur soi et l’univers. Dans le rituel du 13ème degré symbolique la kabbale revêt un fil conducteur important et prend le pas sur la legende d’Hiram.
Que nous enseigne le rituel sur le plan symbolique et sur mon propre chemin initiatique ? Puis-je déjà considérer que je suis l’un des trois mages symbolique ?
Lors de l’initiation nous étions 3 participants physiquement au rituel. Nous sommes donc au bord d’un puit. Symboliquement le puit est l’image de notre propre descente au plus profond de nous-même, symbole également de la verite qu’il renferme.
Le message maçonique est evident pour celui qui cherche la vérité et à ce perfectionner, il nous faut bien descendre au plus profrond de notre propre puit, y travailler, degagé de tous prejuger pour mieux revenir à la surface si possible dégage de nos peurs, angoisses, croyances. C’est un vrai travail initiatique qui doit nous faire progresser vers notre lumière intérieur, notre vérité. Je deviens donc grâce à cette énergie ce que je suis et celui qui suit son chemin.
Dans notre rituel nos trois mages doivent faire une longue descente (pas si evidente que cela) puisque 10 portes seront à ouvrir avant d’arriver au sujet qui nous interresse.
Figurant la progression des séphirotes de la kabbale, 10 portes marquantes de notre propre progression vont s’ouvrir, tel un flo d’énérgie oeuvrant comme des vases communiquants, au son de leurs noms respectifs chacune symbolisee d’une représentation materiel et symbolique de « malkuth a kether » nous dit le rituel. Ce travail sur soi doit me permettre, nous permettre de trouver notre propre voie et en principe nous libérer de nos apparances. Les portes ne s’ouvrent qui si nous nous y sommes prépare ; à noter que les différents grades nous ont fait travailler sur des sujets aussi important que la force la sagesse la beauté…tel un puzzle le chemin commance à apparaître.
La dernière porte « kether » est le symbole du courronnement et de l’accomplissement. En ouvrant cette porte le maçon que je suis serait-il arrivé à l’accomplissement de lui-même ? Aurais-je enfin trouvé la vérité sur la mort d’Hiram ? J’en doute car comme tout est symbole en maçonnerie il y a surrement une autre voie à découvrir avec humilité et sagesse.
Posons le décor : nous sommes dans une voute éclairée par une lumière qui semble venu de la nuit des temps et au centre ce trouve une perre cubique ornée sur le trois faces d’outils symboliques qui nous sont familliers.
Le tout sumonte d’une pyramide avec en son sommet une pierre d’agathe (pierre de la fondation selon mackey) grave d’un mot « adonai ».
Nous sommes au cœur de notre rituel. Mais un des trois mages « gubuldum » nous dit : « ce nom n’est qu’un vain symbole » il retourne la pierre d’agathe et nous explique « vous êtes au centre de l’idee » ; regardez.
Les mages épèlent les mot : iod he vau he mais ensuite le silence est impose. Il est interdit de prononcer le mot inéfable, nous ne pouvons pas le nommer.
Je pensais être arrivé a une vérité, la miene peut être et voila que cette phrase m’interpelle. Nous ne parlons plus de vérité ou de parole perdue mais « d’idée » je me retrouve comme un apprentis qui ne sait qu’eppeller mais en plus qui ne peut pas reconstituer le mot.
J’ai pris conscience à ce moment que je n’étais pas à la fin d’un chemin, mais bien au debut d’un autre chemin intitiatique. J’ai compris aussi qu’a ce stade je ne serais plus intitié, mais que je devrais m’initié par une recherche permanente et personnelle. Que la transmission ne suffit pas, l’expérience et la connaisssance devant imperativement être vécu.
Voila donc que l’idée abstraite devient le somaire de quelque chose, une conception neuve. Je dois donc transformer cette idée neuve pour quelle devienne le pivot d’un nouveau raisonnemment et le germe de mes nouvelles réflexions.
« Nous sommes au centre de l’idee ». Revenons un peu en arrière ; au 12ème degrés symbolique (grand architecte) le centre est le symbole de l’esprit humain, foyer de la connaissance qui projette la lumière sur les choses et réfléchit l’image ou l’idee. Au 13ème degrés symbolique (royal arch) le maçon penettre au centre de l’endroit le plus sacre au monde represente par le delta lumineux d’énoch (le premier initié) et nom plus Hiram. Hiram nous a montré le chemin materialisé par le bijoux au fond du puit mais c’est « enoch le premier initie » qui a donc dans ma crompréhension de la légende transmit la connaissance à Hiram.
Je suis donc l’acteur, au centre de moi-même et au centre de quelque chose de plus grand encore que je ne peux pas nomer car je ne le connais pas. Mais qu’est ce donc que le centre ? C’est avant tout l’origine, le depart de toute chose, c’est le point principal, sans forme, presque invisible « mais primordial ». Je deviens donc à mon tour à l’origine, au centre d’une nouvelle idée à partager.
Pour qu’il y ait centre il doit être en relation avec le cercle. Revenons au 12ème degré symbolique, l’on distingue le cercle le centre et la circonférence. Le cercle étant une figure sans commencement ni fin. Il est la représentation symbolique de l’infini « kether ». L’idée commence à germer en moi « malkhut » la terre, l’homme matérialisé.
Pour tracer un cercle je dois utiliser un outil bien connu : le compas, outil de mesure exacte qui va m’aider à definir par le centre : un rayon et une circonférence. Je suis à la fois le point et le cercle. Point fixe quelque part dans l’univers et cercle tracé par le compas. Mon chemin initiatique s’ouvre, comme les branches du compas, peu à peu au monde, à l’espace, à l’univers. Ce travail m’implique encore plus à la compréhension de l’univers et de sa création mais en me dégageant des apparances comme le mot « adonai » du rituel.
Voila peut être l’idée, le dépassement de l’humain vers l’universel.
Je suis humblement qu’« un ». D’accord je suis ce que je suis ; mais je ne peux rien sans les autres. Nous n’avons pas à titre indivuduel le pouvoir sur les choses mais bien les uns avec les autres et c’est l’intersection des différents cercles individuels qui construisent « l’universel ». « L’origine » m’échappe encore mais le centre est partout et chaque centre a sa propre révélation, sa propre création et sa propre histoire de vie.
Dans la phrase du rituel il est demandé de « regarder ». Au cours de mes recherches sur le rituel deux symboles m’ont renforcées dans cette approche de l’inter-connection des cercles de l’homme, du cosmos, de l’univers, voir plus…
Le premier symbole concerne la 1ère et la 10ème porte : « malkuth » la première est ornée d’une couronne entourée de 22 points. « Kether » la dixième est ornée du même symbole. Pouquoi ? La porte la plus proche de la surface est identique à celle la plus proche du centre.
Symboliquement, il est donc nécessaire de faire le chemin de haut en bas et de bas en haut (telle la perpendiculaire de l’apprentis) jusqu’au moment ou le haut et le bas n’aurons plus d’importance. Puiser le plus profond de soi-même pour mieux remonter et transmettre à l’extérieur. Ce qui confirme cette approche correspond à l’image de l’arbre de vie « kether » est au sommet et représente l’indéfinissable, la non matière, l’énergie primordiale. « Malkut » est en bas et represente la terre, l’enveloppe formalisée, l’homme.
Symboliquement dans notre rituel nous descendons physiquement, mais en réalité ne faisons nous pas le chemin inverse : monter vers l’énérgie primordale ?
Le deuxieme symbole concerne cette 11ème porte bien mystérieuse : si le chiffre onze n’a pas semble-t-il une valeure symbolique particulière, le 5 et le 6, soit 11 : oui.
Le cinq représente le microcosme et le 6 le macrocosme. La aussi nous savons que l’infiniment petit et l’infiniment grand sont indissossiables. Les hommes sont infiniments petits par rapport à l’univers. Nous sommes éphémères, de passage sur terre sous notre forme physique.
Voila pourquoi symboliquement nous ne sommes pas en mesure d’ouvrir cette onzième porte « ensoph » qui désigne dans la kabbale : l’infini et dont la puissance du vent ne peut être que « divine » puisqu’elle est la seule force qui puisse étendre les lumières et ainsi nous détruire.
N’ouvrons pas les portes n’importe comment, surtout s’il y a tentation ou curiosité. Ne soyons pas comme les mauvais compagnons qui ne se rendent pas compte de leurs actes, actes qui peuvent avoir des conséquence désastreuses.
Voila aussi pourquoi nous ne pouvons nommer ce que nous ne connaissons pas et se qui nous dépasse largement. Restons humble avec une dose de sagesse mais il y a surrement d’autres voiles à comprendre et à lever.
Pour conclure : je suis ce que je suis, je suis celui qui suit, je suis, humblement et en perfectionnant « le centre de l’idee » il y a peut être un autre « je suis » que je ne connais pas encore.
J’ai dis.