13° #410012

Le perfectionnement de l’Homme a-t-il

Auteur:

D∴ D∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

a-t-il des limites ?



Sujet contradictoire en soi !



Personnellement : Perfection, perfectionnement, c’est aller au-delà de… ; et limites,  c’est l’empêchement d’aller au delà de …


Pourtant nous allons essayer de démontrer que l’un peut aller avec l’autre, sans contradiction, bien au contraire.


Et que l’un à savoir le perfectionnement, la Perfection va bien avec l’autre : les Limites !


Chaque enfant ou même chaque homme est cadré, il a besoin d’un cadre.


Cadre qu’on inflige à l’Homme volontairement. Cadre qu’il s’inflige, parfois lui-même volontairement ou involontairement.


On lui met, on se met des limites. Or le but du jeu dirais-je est d’aller hors de ce cadre, de ces limites.



Sans ces limites, sans ces cadres quels qu’ils soient on pourrait, il est vrai, s’égarer, mais surtout on ne chercherait peut-être pas à aller toujours plus loin et beaucoup plus loin. Car devant une telle immensité, quelle qu’elle soit, et même par curiosité, on pourrait avoir peur et on ne s’éloignerait pas trop … !!!



Lorsqu’on rentre dans notre Ordre, on ne sait rien, je ne sais toujours encore rien ! Et l’on ne peut imaginer que l’on est cadré, encadré, au propre comme au figuré, que l’on nous impose des limites, mais qu’en même temps on nous donne les moyens de progresser et d’aller au delà de … et surtout au-delà de nous même.


Ceci par l’intermédiaire d’un instrument fabuleux qu’est le rituel.



Les initiations, les mots, les phrases, les nombres, les symboles, les surveillants, les Frères, nous donnent ce qu’il faut et nous limitent comme il le faut.



À nous d’entendre si nous avons des oreilles pour écouter, à nous de voir si nous avons des yeux pour regarder et surtout à nous de travailler. À l’initiation de chaque degré, on nous indique le travail : la progression, les moyens, les outils donc la possibilité de se perfectionner, sans aller trop loin, en respectant les limites, puisque entre autre on ne doit rien révéler de ce que l’on nous enseigne.



Premier degré :


Dans le cabinet de Réflexion : le mot Persévérance, annonce le « programme »


Lors de l’Initiation, il est dit :


Travaillons à notre amélioration à notre perfectionnement intellectuel et moral


Le maillet est le symbole de la volonté de perfectionnement



Deuxième degré :


Par le fil à plomb, nous pourrons atteindre la connaissance de nous-même pour notre perfectionnement


Les sept arts libéraux nous conduirons à la connaissance parfaite


Il y a la découverte de l’Etoile Flamboyante, symbole de l’Homme, de l’Initié parfait qui porte en lui un reflet de la Grande Lumière



Troisième degré :


L’âge est sept ans et plus : preuve que les connaissances doivent s’accroître encore, indéfiniment, même si le nombre 7 est le nombre de la Perfection…à ce grade.


Le Mot Substitué Moabon (Mac benah) qui signifierait en Hébreux possession du monde…( fils du père, la chair quitte les os)



Quatrième degré :


Notre instruction n’est pas complète ; il y a donc encore un long chemin à parcourir et justement :


On met le VM sur le chemin la route du devoir


On commence à pénétrer dans les hautes régions de la connaissance spirituelle, nous sommes sur la Pente abrupte vers le sommet et dans une marche ascendante, etc.



En résumé


L’Apprenti : apprend la connaissance de soi par l’écoute et le silence. Il est cantonné dans le Temple et il est en dehors du temps.


Le Compagnon : apprend la connaissance du monde et la connaissance de soi dans le monde. Il peut sortir du Temple, et connaître le monde extérieur. Il est en dehors de l’espace.


Le Maître : doit apprendre à rayonner et à transmettre et rechercher la parole perdue. Placé au centre du cercle, il peut découvrir l’univers, le macrocosme et le microcosme qu’il est lui-même. Il est hors du temps et de l’espace par sa prise de conscience de cette mort/renaissance.


Le M.S je dirais ce que j’ai ressenti lors de mon arrivée à ce grade : « je rentre dans un autre monde ». Monde où je recommence à zéro en prenant conscience de tout ce qu’il y a à faire, à découvrir. Ne serait-ce que le Saint des Saints où je ne peux accéder, à cause de la Balustrade, mais que je peux apercevoir … Avec cette clé ZIZA, qui me permettra peut-être d’ouvrir la Porte pour accéder à un autre monde, où il y aura encore une autre Porte, …Je suis ici pour mon perfectionnement spirituel.



Chaque grade a ses limites. Et l’on ne peut passer au suivant que lorsque l’on a achevé la perfection de celui-ci afin de pouvoir passer à l’échelon supérieur.



Seule la remise en question peut nous aider à passer l’obstacle.



La perfection à un stade n’est que le début, que le germe du stade suivant. La perfection est l’achèvement, l’accomplissement de quelque chose pour accéder à autre chose.



Le cavalier, Homme ne met pas d’obstacle au cheval, pour qu’il tombe ; mais pour que dépassant l’obstacle, le cheval se dépasse.



L’idée d’être parfait me fait penser à la légende du roi, mort de faim, car tout ce qu’il touchait se transformait en or.


Ainsi à la limite, dirais-je, la perfection absolue, matérielle, devient l’imperfection absolue puisqu’elle sort du domaine applicable à la vie, à toute vie.



Cela s’applique à la recherche de la Perfection matérielle terrestre.



Quant à la recherche de la perfection spirituelle, la démarche est encore plus abstraite et ses limites aussi.



Bien souvent l’Homme recherche une pseudo Perfection terrestre et délaisse la recherche de la Perfection spirituelle.



L’homme est bien loin de saisir le monde qui l’environne. Il ne se passe pas de jour sans qu’il y ait une découverte, et la nature n’a pas fini de nous surprendre par les mystères qu’elle nous dévoile peu à peu. Comment donc avoir la prétention de tout connaître?


La perfection est un but vers lequel nous devons tendre. Dans l’évangile de : Matthieu 5.48: il est dit« Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. »


La perfection n’est pas humaine.



 La perfection de l’Homme est partielle, c’est un cheminement et non un aboutissement, une fin.



Par conséquent, l’homme n’atteindra jamais cette perfection.



Il n’y a pas de limites à la Perfection, et surtout à la recherche de la perfection. Il faut savoir quandmêmeque l’on n’atteindra JAMAIS la Perfection du GADLU.L’homme restant seulement perfectible comment oserait-il prétendre atteindre la perfection du Créateur ? L’homme n’atteindra jamais cette perfection.


Avoir cette ambition serait une preuve d’orgueil, ce serait présomptueux, ce serait renoncer à l’humilité, ce serait renoncer à la conscience de notre ignorance, ce serait renoncer à contrôler nos passions. Hors chez nous en FM c’est le premier enseignement qui nous est fait.



Les seules limites de l’Homme, c’est l’Homme lui-même qui se les met.



Ce qui est sans limites ne peut être compris et ce qui ne peut être compris est sans nom, la perfection est au-delà de touteimagination



Jésus dit : « que celui qui veut me suivre vende tout ce qu’il possède et le donne aux malheureux ». Il faut avoir tout abandonné et ne plus rien posséder pour accéder à l’état de simplicité qui est l’étape préambulaire de la condition d’Etre. Il ne faut rien vouloir, il faut vivre en Etant tout simplement.


J’ai dit.



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