14° #411012

J’ai contracté une alliance avec la vertu et les hommes vertueux

Auteur:

Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Que vais-je faire de ma vie ? Quelle orientation vais-je lui donner ? Telles ont été les questions que je me suis posées en rédigeant mon testament philosophique au soir de mon initiation.

La F M m’a vite apporté la réponse en me permettant de diriger mes pas vers mes idéaux, idéaux de voyage intérieur, de découverte.et de progrés. Dés le 1er degré, le rituel nous fixe le chemin à suivre pour le restant de notre vie : le F M doit fuir le vice et pratiquer la vertu etc. Quel programme ! Le champ d’action sur moi-même et envers les autres. Pour aboutir aujourd’hui à contracter une alliance avec la vertu et les hommes vertueux.

Je vous parlerai donc :

– De ma définition de la vertu.
– Des vertus au fil de nos rituels.
– J’ai contracté une alliance avec la vertu.
– J’ai fait alliance avec les hommes vertueux.
– Et enfin quelques réflexions personnelles avant ma conclusion.

La vertu

La vertu, répète t-on depuis Aristote, est une disposition acquise à faire le bien. Mais il faut en dire plus, elle est le bien même.

La vertu est le symbole, de l’effort à faire pour bien se conduire pour aboutir à Bien être. Elle est l’énergie, la force d’âme nécessaires dans la lutte contre les instincts de notre ego et dans la maîtrise de nos passions. La vertu est un bien absolue qui sommeille au fond de nous et sa pratique constituera, une arme, un rempart contre nos vices pour devenir une éthique de vie C’est le triomphe de la volonté sur nos vils désirs, le sacrifice de soi-même et de notre bien être au profit et en faveur d’autrui.

La vertu est un sommet entre 2 vices, une ligne de crête entre 2 abîmes ainsi le courage entre lâcheté et témérité, la dignité entre complaisance et égoïsme ou la douceur entre la colère et l’apathie, je pourrai vous parler de la politesse, de la fidélité de la prudence de la tempérance de la générosité de la compassion de la miséricorde de l’humour etc., mais ce serai trop long pour ce soir.

Un sentiment d’humilité doit toujours nous accompagner lorsque l’on parle de vertus face à toutes celles encore à découvrir et à expérimenter.

Les vertus au fil de nos rituels

Le chemin initiatique de chacun de nous est une singularité personnelle encadrée par des règles, par des repères communs fournis par les rituels successifs à vivre de manière dynamique. Nous l’avons donc vu notre progression doit donc se faire sous l’égide de la vertu, et sa pratique devrait nous rapprocher du principe.

Au 1er degré il faut vivre en préférant en toute chose la justice et la vérité alors il sera également ami du riche et du pauvre s’ils sont vertueux (notons qu’il y a déjà là une certaine notion d’alliance) Compagnon il ne parviendra à la vertu que par un long cheminement, qui alimentera son sens de la mesure.

Au 3ème Hiram (homme exemplaire par excellence) incarne la vertu qui doit être notre démarche de Maître M en poussant le courage et le devoir jusqu’au sacrifice.

Le 4ème met justement en exergue le devoir mais aussi l’engagement et la persévérance sous couvert de patience.

Au 5ème le maître parfait doit trouver la solution à son problème avec la compréhension de la quadrature du cercle. Mort au vice, il espère revivre par la vertu et faire des progrès vers la parfaite connaissance.

Au 6,7,8ème il développe respectivement les vertus de curiosité noble et utile, de zèle, de justice et enfin le sens de la fidélité à ses frères.

Au 9ème le mal rode autour de la vertu, il se manifeste par la trangression de la loi et met en lumière la dangerosité des pulsions vengeresses.

Le 10ème fait passer l’élu des quinze dans la justice collective et sereine où toutes les passions sont épuisées, il exécute tous ses actes sans faiblesse, d’un coeur purifié de toute haine.

Le 11ème apporte l’émergence d’une récompense d’un zèle manifesté avec la satisfaction du devoir accompli et en fait un homme vrai en toute circonstance.

Au 12ème Le GMA en pleine possession de ses moyens a toutes les qualités et les connaissances pour achever de bâtir le Temple. Il arrive à la plénitude de son métier par la voie active du perfectionnement. Ce grade de reconnaissance exige la mise en oeuvre de bons nombres de vertus, orientées vers la réalisation du beau, du bien et du vrai.

Au 13ème le chevalier de la royale arche jure de renouveler son zèle en faveur de l’ordre et d’accroître encore ses sentiments d’amitié envers ses frères une vertu de fidélité.

L’exigence culmine au 14ème par le serment du GEPSM qui jure de ratifier les vertus qui élèvent l’homme au-dessus de l’animalité.

Le temple est achevé, Salomon fait jurer aux chevaliers de la royale arche de pratiquer les vertus de charité, de bienveillance et de faire en sorte que la justice et l’équité soient toujours le fondement de leurs actes. Le GEPSM sait maintenant quel sentiment l’anime celui de l’amour de la vertu et d’être vrai en toutes circonstances.

Dans cette quête de lucidité, c’est le dépassement de l’intérêt personnel pour celui de l’intérêt général qui est recherché qui permet d’accéder à un niveau élevé de conscience dans la paix et la sérénité intérieure.

Nous avons donc vu que la richesse des rituels au R.E.A.A.nous fait, découvrir toutes les qualités humaines, notre monde intérieur, toucher du doigt l’ensemble des vertus que l’on doit posséder et plus largement la grande architecture de l’univers démarche de Maître M en poussant le courage et le devoir jusqu’au sacrifice.

Le temple est achevé, Salomon fait jurer aux chevaliers de la royale arche de pratiquer les vertus de charité, de bienveillance et de faire en sorte que la justice et l’équité soient toujours le fondement de leurs actes.

Le GEPSM sait maintenant quel sentiment l’anime celui de l’amour de la vertu et d’être vrai en toutes circonstances. Dans cette quête de lucidité, c’est le dépassement de l’intérêt personnel pour celui de l’intérêt général qui est recherché qui permet d’accéder à un niveau élevé de conscience dans la paix et la sérénité intérieure.

Nous avons donc vu que la richesse des rituels au R.E.A.A.nous fait, découvrir toutes les qualités humaines, notre monde intérieur, toucher du doigt l’ensemble des vertus que l’on doit posséder et plus largement la grande architecture de l’univers.

J’ai contracté alliance avec la vertu

On ne devient pas vertueux par illumination soudaine mais par une patiente obstination et un contrat d’appliquer. Me voilà F M et le contrat moral que je passe pour la conduite à tenir fait ressortir deux notions fortes :

– Une convention de recherche et conduite de vie volontairement consentie.
– Des obligations d’engagement incontournables envers moi-même et mes Frères.

Je dois faire union avec les vertus afin cela devienne ma vraie nature, celle de mon idéal ; Il ne suffit pas de les comprendre, mais il faut les pratiquer. Pour moi dans ce contrat grâce à la pesévérence une promesse de trouver la paix et le bonheur sont associés. Avancer sur le chemin de la vertu nécessite de la discipline, du courage, de l’obstination, de la foi et de l’amour. Cette alliance est révélée au 1er degré avec l’épreuve du feu (puisse ce feu se transmuter en un amour ardent pour vos semblables) elle est sous-jacente lorsque nous promettons de verser jusqu’à la dernière goutte de notre sang pour nos F et également lorsque épée en main nous jurons d’un même élan de protéger l’ordre.

Le serment au 14ème scelle cette alliance et crée un lien spirituel très fort. La spiritualité (lien avec l’esprit) incline à l’expérience intérieure animée par la volonté d’appliquer les vertus sans espoir de récompense sauf le sentiment du devoir accompli.

Le GESPM témoigne son alliance avec les vertus en suivant le chemin du REAA et du SCDF affirmé par des serments qui stipulent de toujours renouveler son zèle en faveur de la recherche de la vérité, la vérité de ce que l’on est, d’accroître ses sentiments d’amitié envers ses F.

Notre rituel nous propose un discours théologique qui permet de donner un sens spirituel à notre vie traduit par le lien entre le ciel et la terre, le haut et le bas, l’esprit qui entre en contact avec la matière pour mieux la transcender. Le coeur doit devenir le tabernacle de cette l’alliance par la foi au principe.

J’ai fait alliance avec la vertu. Je deviens ce que je suis et que je suis seul à faire, j’écoute ce que me dit mon intuition. J’ai compris qu’il y a de situations qui ne dépendent pas de moi (comme les douleurs du passé etc.) mais d’autres qui dépendent directement de moi comme ma conduite dans le quotidien.

J’ai donc grâce à la compréhension de tous ces rituels mise en place l’exercice des principales vertus qui sont a mes yeux :

La prudence, c a d avoir en toute circonstance du discernement pour le véritable bien et choisit les justes moyens pour l’accomplir ;
La tempérance qui assume la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintiennent les désirs dans les limites de l’honnêteté ;
La force ou le courage qui permet dans les difficultés d’avoir de la fermeté et de la constance pour la poursuite du bien ;
La justice consistant dans la constance et la ferme volonté de donner moralement à chacun ce qui lui est universellement dû.

En pratiquant ces vertus je me rapproche petit à petit de l’essence du Principe. Et il me reste aujourd’hui à découvrir les vertus qui émanent directement de lui et adapter ma vie sur dc nouvelles bases. Dans mon parcours, je ne néglige pas le rôle qu’ont joué mes F.

J’ai fait alliance avec des Hommes vertueux

Dans le tuilage pour l’accession au 4ème il est demandé ce qu’est la F M et la réponse est : une alliance d’hommes éclairés etc. … Nous sommes donc passé d’une alliance d’hommes éclairés à une alliance d’hommes vertueux.

Je pense parce que les Maçons arrivés au 14ème ont bien intégré les degrés successifs. C’est le résultat de leurs parcours et que leur vie et leurs comportements sont empreint de devoir et de vertus. Nous sommes passés du s’avoir bien vivre à un s’avoir bien être.

Maintenant que le temple est détruit ne suis-je pas nécessairement obligé de me rapprocher de mes F pour continuer le chemin en venant fortifier cette alliance.

Chacun de nous possède une connaissance personnelle en fonction de ses qualités, de ses progrès. Nous pouvons dire que la connaissance est donc fragmentée. Pour moi il est donc nécessaire de faire alliance avec les autres afin de réunir ces fragments. Nous réunissons donc ce trésor pour mieux le transmettre.

Le champ d’application des vertus est immense. L’homme isolé ne peut pas le maîtriser. Dés le 4ème le M S est sollicité pour faire alliance avec les autres hommes (symbolisme de la corde) confirmé par les paroles prononcées : Si vous voulez trouver la vraie lumière et la parole perdue… Contractez une sincère alliance avec nous.

Avec les hommes vertueux quel est donc ce lien ? Pour moi c’est l’amour « agapè » enseigné par le principe qui permet le dépassement de soi de son intérêt égocentrique et de faire très attention aux personnes qui ont besoin de notre aide (ex aide reçue lors de la descente dans la descente des voûtes). Cette alliance prend mille forme, mais il nous fait entendre la même musique du lien et du don.

Le GESPM c’est celui qui a fait le tour de toutes les vertus qui les a complètement intégrés. Donc homme vertueux, il emprunte la voie de l’exemplarité, il voyage par toute la terre pour faire connaître la vérité et enseigner la pure morale issue du Principe.

Il n’est plus seul et isolé car l’alliance avec les hommes vertueux qui ont déjà parcouru ce chemin constitue une fraternité agissante qui a vocation de se perpétuer de génération en génération.

L’alliance avec les hommes vertueux implique à mes yeux une grande responsabilité de constance, de respect, d’intégration et d’efforts que je vis comme un honneur.

Réflexions personnelles

Les alliances que j’ai contractées m’ont engagé dans la pratique des vertus non pas pour mon compte personnel quoique, mais surtout pour un meilleur partage.

Le bonheur qui en découle est une certaine activité de l’âme en accord parfait avec les vertus. Le parcours m’a appris que pour connaître et appliquer les vertus 5 conditions indispensables :

– Être conscient de ce que l’on fait
– Choisir librement ses actions
– Accomplir ses actes avec un esprit ferme et déterminé
– Un accomplissement répété de nos actes justes
– Une gestion modérée de nos affections et afflictions.

La grande ambition qui m’a guidée a été dans la transformation pour atteindre un état de paix intérieur de joie et de conformité aux vertus afin d’être le plus utile possible aux autres. Le REAA et le SCDF nous enseigne à mettre de l’amour entre tous les hommes. A mes yeux il n’y a pas de démarche maçonnique sans volonté et pas de volonté sans désir. Ainsi pratiquer les vertus nous mettent en résonance avec l’esprit et par la même nous uni à lui. Ainsi relié à l’esprit bien au-dessus du monde ordinaire nos sommes entré dans la dimension spirituelle et de ses lois.

Conclusion

Même si ce chemin a été rude, j’en apprécie aujourd’hui tous les bienfaits dans mon être. Il est le résultat du respect de mes engagements pris au fil des divers grades et de leur compréhension.

J’essaie aujourd’hui à ce que toutes mes actions soient remplies de vertus et qu’elles soient conformes à ces dernières. Cela m’apporte bonheur et réconfort d’être utile et d’être en adéquation avec mes idéaux.

Il me plaît d’être dans cette démarche car il répond plus aujourd’hui qu’hier à mes attentes d’ordre spirituelles. Il m’apporte le plaisir qui entre dans la catégorie des états de l’âme, activité de l’âme conforme à la vertu.

Ce chemin répond tout à fait aux questions que je me suis posées et que j’ai évoquées dans mon introduction.

J’ai confiance dans mon avenir car maintenant, j’ai fait alliance avec des hommes vertueux et ce lien ne pourra jamais se briser car le rituel nous le dit : Virtus Junxit Mors Non Separabit.

J’ai dit.

Vous devez être abonné pour accéder à ce contenu


S'abonner

Retour à l'accueil