14°
#411012
Le 14° sous trois aspects
Non communiqué
Trois
Fois Puisant,
J’ ai reçu l’ affirmation « Dieu est » avec un immense sentiment de joie et de délivrance et comme un soulagement après tant d’années d’incertitude passées à :
faire table rase de ce que la religion et l’éducation m’ont non pas enseigné mais inculqué
et d’autre part, à reconstruire un système de pensées supportable. dans lequel pour qu’il le soit je ne pouvais pas inclure le Néant comme hypothèse valable.. J’en étais et en suis toujours incapable.
( J’admire, au demeurant, ceux et celles quile peuvent, ils sont à l’origine de bien des progrès sociaux, scientifiques et philosophiques.)
J’aborderai ce 14° degré sous trois angles différents :
Mon ressenti et ce que je peux en faire
un point de vue symbolique personnel
et enfin l’approche du triptyque« onction, anneau, agapes »
1. Je me sens bien proche d’une maçonnerie capables de dire «Dieu est» sans rien y ajouter de plus car elle ouvre par cette affirmation grand ouvert le chemin de la réflexion et de la recherche absolue, celle qui efface la page et reprend le travail depuis le début.
Car si Dieu est alors «Etre» a une signification qui rend à la phrase «être est» une dimension toute autre que «être, c’est boire, manger, respirer, bouger, se reproduire ou que sais-je encore, toutes choses qui sont de l’ordre du «faire» et pas du «être».
Les biologistes et les philosophes se donnant pour tâche de définir la vie ne s’y trompent pas.
Et donc, sur ma page blanche, j’ose écrire
Si «Dieu est», et le rituel précise qu’il n’ a rien à jouter à cela,
Alors«Etre est»,
Et cela me rend, capable et donc responsable d’aller de l’avant, ou vers le Haut, ou vers l’intérieur et le Bas, capable de me mouvoir sur cette «échelle de Jacob» personnelle, qui me mène vers un meilleurs pour les autres et pour moi-même.
On peut aborder la question de manière plus symbolique en faisant remarquer que la batterie du XIV ième degré se frappe par 3,5,7 et 9, répétant les étapes capitales du chemin parcouru, au travers de :
– l’initiation qui est en partie une mort,
– du compagnonnage qui est un éloignement,
– de la maîtrise qui consacre le meurtre du Maître
– du grade d’Elu des Neuf qui théâtralise la vengeance et l’assassinat.
Et il est probablement temps, dès lors, de reprendre le chemin de l’amour en s’appuyant sur le fait que «Etre est» et que «Dieu est».
3,5,7 et 9 font 24, le tour de l’horloge est accompli, une nouvelle journée symbolique peut commencer.
D’un point de vue fraternel c’ est une parfaitement bonne nouvelle venant d’une assemblée de VV FF qui aura estimé qu’à ce stade, le chemin parcouru méritait un « coup de pouce », que dis-je, une affirmation forte et claire promettant de nouvelles avancées et je vous en suis gré, Trois Fois Puissant.
Alors le triplet cérémonial « Onction, Anneau, Agapes »?
L’onction est une pratique très ancienne. Elle consiste, se plaçant d’un point de vue ethnologique, à consacrer publiquement un changement d’état du récipiendaire comme par exemple :
– le baptême,
– la mort, on la dit extrême,
– la rentrée dans un ordre religieux.
Cette approche ethnologique permet d’étudier une pratique rituelle en tant que changement d’état par le biais d’un changement de statut de l’individu au sein d’un groupe social constitué au sens anthropologique du terme.
Je vois la notion d’anneau sous deux aspects distincts néanmoins complémentaires.
Premièrement :
soit, il est reçu en guise de témoignage d’un individu à un autre ou d’un groupe à un individu,
soit il peut être vu comme un signe d’appartenance et/ou de reconnaissance, c’est alors sa valeur symbolique au sens propre, le «sumbulon» des grecs qui est prise en compte.
Deuxièmement,
le marquage de l’anneau peut être vu comme une confirmation dela valeur de cet anneau édictée auparavant
ou être le signe physique d’acceptation d’un individu au sein du groupe
ou le signe physique de l’acceptation d’une modification d’un état social établivers un autre.(Au décours ou accompagné d’une onction, par exemple).
Il a alors valeur de marquage physique tout comme un tatouage ou toute autre marqueportée par celui qui vient d’acquérir un statut nouveau.
Quant aux agapes, elles sont le temps des réjouissances après le temps du travail accompli.
Ce temps que nous prenons plaisir à entendre annoncer par le M de la L.
Il s’agit de réjouissances sous forme d’un repas pris en commun mais rappelons à l’occasion que le mot «agape» vient du grec «agapê» signifiant amour, pas «l’eros»,l’autre…
Alors que dire de l’association trilogique «onction, anneau, agapes» ?
D’abord, que c’est une trilogie ce qui a valeur de sens pour nous autres maçons, trilogie qui de plus est réunie dans un même rituel.
Trilogie apparaissant à un moment crucial du chemin maçonnique et qui se nomme: «Dieu est.».
Ce moment réuni les trois éléments que nous analysons, à savoir :
1/ Le changement d’état qui consiste à connaîtreque la phrase «Dieu est.» est une phrase qui porte sens et qui fait partie du «possible» au sens où dès lors qu’elle est prononcée, elle est négociable, discutable, bref qu’elle entre dans le champ sémantique tant comme vocable que comme notion ou que comme idée.
2/ La reconnaissance de ce changement et que ce changementest indélébile, marquer qu’il est du sceau et/ou de l’anneau d’une alliance inexistante auparavant, du moins en tant que telle.
Anneau de l’alliance d’un frère nouvellement élevé à une connaissance qu’il n’avait pas ou du moins,et c’est pareil, qu’il ne partageait pas.
3/ Les agapes « à la table des pains», c’est-à-dire enloge pour la première fois, marquent la réjouissance à la fois de ceux qui transmettent un savoir et de celui ou de ceux qui y accèdent.
En conclusion, ce cérémonial ou ce rituel marqué par son caractère triptyque attire l’attention tant par sa forme que par son contenu réunissant un passage d’un monde à un autre, celui d’un monde hiramique dominé par un roi Salomon vengeur,à un monde fait de transformation, de reconnaissance et « d’agapê » mis en oeuvre au grand jour au sein de la Loge par Vous TPM ce dont je vous remercie.
J’ai dit.