14° #411012

Quelle est cette ultime perfection que recherche le GEPSM ?

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T F P GM


et vous tous mes FF GEPSM



Quelle est cette ultime perfection
que recherche le GEPSM ?


C’est le thème de ma colonne gravée que je vais vous présenter aujourd’hui. Les 13ème et 14ème degrés, qui sont les derniers degrés de la loge de perfection, ont pour thème le nom ineffable.Découvrir ce nom c’est parvenir à l’aboutissement de la recherche du mot des maîtres. C’est grâce à son parcours initiatique que le GEPSM y parvient et lui permet d’atteindre cet objectif qu’il s’est fixé au 3ème degré.



Durant son parcours initiatique, le GEPSM a traversé des épreuves, s’est trouvé face à des situations qui d’une part lui ont permis de prendre conscience de son imperfection et d’autre partcette nécessité de se confronter à une situation inconnue pour franchir un palier, remporter une victoire sur lui-même et ainsi poursuivre son parcours initiatique. Je ne vais pas revenir sur les différentes légendes et le contenu symbolique de chaque degré, mais je ne peux m’empêcher de rappeler certains évènements fondamentaux, et ce depuis le 1er degré, qui ont contribué à guider jusqu’à la voûte sacrée le GEPSM qui prétendobtenir cette ultime perfection. C’est l’objectif du Vénérable Maître lorsqu’il est reçu en loge de perfection et l’on verra que ce qui la caractérise est peut-être contenu dans le mot sacré « Iod », « Hé », « Vav », « He » dont je donnerai la signification emprunté au manuel d’instruction du 13ème et 14ème degré. Les légendes du 13èmeet 14èmedegré ainsi que leurs significations symboliques tiennent une grande place dans ma colonne gravée car elles traduisent au mieux le but et l’objet de la loge de perfection. Ainsi Enoch, Guibulum et le nom ineffable seront les fils rouges de mon travail et ainsi pourront étayer mon interprétationau sujet de cette ultime perfection. Enfin dans ma conclusion je ramènerai simplement à notre comportement ce développement.



Mais tout d’abord, je voudrai dire quelques mots sur le titre de GEPSM. Il découle logiquement de cette ultime perfection qui est recherchée. Je m’explique : dans le mot « ultime » il y a l’idée de finalité, le terme, dans ce qui nous concerne, d’une recherche. Tout l’enseignement des degrés de la loge de perfection aboutit justement à cette ultime perfection. C’est donc un cycle qui se termine. J’associerai le terme de « sublime » à celui « d’ultime ». Parce que si dans « ultime »il y a l’idée de finalité comme je l’ai dit, le mot « sublime » qualifie ainsi quelqu’un lorsqu’il se situe au plus haut dans la hiérarchie des valeurs. Il mérite, je cite le dictionnaire, une admiration totale, enthousiaste, et on peut lui donner une autre qualification comme extraordinaire, parfait, transcendant, divin. Ces deux mots traduisent donc pour moi par leurs significations la fin de notre quête en loge de perfection.



Que de chemin parcouru depuis le 1er degré et que de travail accompli aussi depuis le dégrossissement de la pierre brute avec la volonté permanente de se rapprocher de la vérité. Cette progression se traduit dans les ultimes degrés de la loge de perfection par une descente dans une voûte sacrée, lieu où se réunissent les GEPSM. Cette voûte sacrée est la Loge Royale, loge du 13ème degré. Elle se situe au centre de l’endroit le plus sacré de la terre. C’est justement à cet endroit qu’est descendu Guibulum rejoint plus tard par Johaben et Stolkin. Tous les trois vont devoir vaincre leur peur et franchir les neuf voûtes, creusées par Enoch avant le déluge, et situées sous le sanctuaire du temple, dans ce lieu plongé dans la pénombre, inhospitalier qui ne peut être éclairé que par une lampe extérieure. Pourtant c’est en ce lieu que jaillit la lumière divine. Il est intéressant de remarquer que l’on tourne encore une fois le dos à la lumière pour trouver notre propre lumière intérieure. En effet déjà au 3ème degré c’est à l’occident, que les maîtres retrouvent la dépouille de maître Hiram, et non en pleine lumière.



Guibulum le plus courageux des trois s’enfonce dans les profondeurs. Il descend verticalement dans les entrailles de la terre. Il lui faut vaincre sa peur, se confronter avec lui-même et sa persévérance en sera récompensée car il découvre à force de persévérance un triangle d’or scellé sur une pierre d’agate, le tout baigné de lumière. C’est en fait le paradoxe de l’initié : il lui faut descendre au plus profond de lui-même pour s’élever vers le GADLU. Nécessité donc d’une introspection pour franchir une étape. C’est une élévation qui sera d’autant plus spirituelle pour Guibulum qu’elle est liée à la légende d’Enoch. Ce dernier avait été transporté par le GADLU qui lui était apparu en songe, et il lui avait révélé au sommet d’une montagne son nom gravé sur une plaque d’or et lui avait appris à le prononcer. Puis Enoch est emporté et descend verticalement à travers neuf voûtes souterraines creusées les unes sous les autres et trouve dans la plus basse la même plaque d’or sur la quelle était gravée le nom ineffable et imprononçable. Il est curieux aussi de noter qu’Enoch, en songe, peut prononcer le nom ineffable dans le monde céleste mais éveillé il en est incapable dans le monde terrestre. Trouver le même mot c’est dire que ce qui a caractère divin est présent en haut mais aussi en bas.



Mais revenonsà Guibulum. Ce dernier après être remonté de la voûte sacrée confie au roi Salomon sa trouvaille, Salomon qui est accompagnée d’Hiram roi de Thyr. Il est temps à présent de conférer aux récipiendaires le 13èmedegré. Mais tout n’est pas réuni pour cela car depuis la mort de maître Hiram le triangle est rompu. Pourtant tous trois sont de bons maçons, ils sont allés au bout d’eux-mêmes et hélas leur ascension est donc arrivée à son terme. Il est donc impossible d’avancer. Pour retrouver le mot des maîtres seul un évènement, une contribution extérieure pourrait leur permettre d’obtenir le grade de Chevalier de Royal Arche.



Cet évènement extérieur, réside dans l’intervention divine et c’est l’illumination. Ce qu’Enoch a reçu par la révélation le chevalier de Royal Arche le reçoit par l’initiation qui est celle de la connaissance du véritable nom du GADLU. Initiation quiconduit grâce à cette découverte à une élévation personnelle de dimension spirituelle et qui tend vers un éveil de la conscience, un éveil progressif de l’être en quête de lumière et à la recherche de la véritéLe fait de découvrir ce triangle d’or gravé du Saint nom des noms rapprochent les récipiendaires de Dieu. Se rapprocher de Dieu c’est se rapprocher de la vertu et c’est en empruntant les chemins de la vertu que l’on peut s’approcher de la vérité qui devient alors objet de perfection. L’illumination est donc le troisième terme qui va ainsireconstituer le triangle avec Salomon et Hiram de Thyr et permettre aux récipiendaires d’être reçu Chevalier de Royal Arche.



Puisque maintenant les Chevalier de Royal Arche connaissent le Nom Ineffable je voudrai ouvrir une petite parenthèse à ce sujet et surtout comment en sommes nous arrivés àce mot imprononçable. Les signes mystérieux découverts sur la pierre d’agate sont le plus précieux trésor des maçons car c’est le véritable nom de Dieu. Ce nom, découvert sous la voûte sacrée ne peut-être ni écrit ni prononcé. Il y a analogie avec le 1er degré : l’apprenti ne sait ni lire ni écrire, il ne sait qu’épeler. Savoir lire et écrire, c’est être en capacité d’accéder à la connaissance. Il est encore trop tôt pour l’apprenti qui accède seulement au mot sacré et passera compagnon en découvrant le mot de passe.



Au3ème degré, le maître se doit de rechercher ce qui a été perdu, c’est-à-dire les secrets véritables du maître maçon. Puis de secrets véritables on passe à des mots véritables introuvables qui deviennent des mots substitués et qui désigneront désormais tous les maçons du monde entier. Hiram renait en ce nouveau maître mais celui-ci ne possède pas comme lui ce mot qui en faisait sa grandeur. D’où la nécessité d’entreprendre cette recherche et de postuler à la loge de perfection.A ce propos que font lesGEPSM lorsque le roi Salomon devint sourd à la voix de l’Eternel ? Ils martèlent le Nom sacré et le rendent illisible, conservent dans leur cœur ce précieux trésor et se dispersent par toute la terre. Ainsi comme au 3ème degré les GEPSMse retrouvent soi avec un incomplet ou imprononàable et c’est uniquement grâce à leur propre mémoire qu’il sera transmis suivant les formes traditionnelles.



Les secrets véritables ont donc été enfermés dans des mots qui sont devenus par la suite des mots substitués. Au 14ème degré ces secrets deviennent le plus précieux des trésors mais au final il manque toujours quelque chose. Aussi parfait soit-il, leGEPSM n’a pas encore atteint cette plénitude qu’il est en droit d’espérer, la plénitude de l’être. Marteler le nom sacré et ne pas pouvoir le prononcer c’est aussi s’interdire de donner un sens qui restreindrait l’expression et le contenu du Divin. En effet sa traduction ne serait pas des plus fidèles car sujette aux différentes interprétations des hommes. Cela limiterait le champ de notre recherche et notre quête initiatique se terminerait de la même façon pour tous. Il est heureux que le parcours du maçon ne se résume pas uniquement à la connaissance d’un mot.



Je ferme à présent cette parenthèse car les trois récipiendaires connaissent le nom ineffable et réunissent toutes les conditions pour être reçus au 14ème degré qui n’est que la conclusion de cette recherche qui a débuté au 3ème degré. Si d’une part leur conférer ce degré c’est les récompenser de leur zèle et de leur persévérance dont tous trois ont fait preuve, ce degré est aussi le témoignage de leur connaissance, à savoir le Nom Ineffable du GADLUqui se trouve au centre de l’endroit le plus sacré de la terre. Ce parcoursexigeant jusqu’à émouvoir les trois récipiendaires est très intimiste. Il est le témoignage de cette volonté qui les y a conduits et ce Nom Ineffable réside à présent dans le Tabernacle de leur cœur. Si la lumière a irradié leur découverte elle se répand également au plus profond d’eux-mêmes. C’est une force qui ne peut s’exprimer que par leur volonté à transmettre avec amour l’enseignement reçu jusqu’au 14ème degré et qui a atteint une dimension spirituelle par la connaissance du Nom Ineffable. Cette volonté de perfectionnement de l’initié implique à présent qu’il se mette au service de l’humanité toute entière. Il est le témoin vivant de la puissance divine et le fait d’avoir parcouru et gravi l’échelle initiatique en a fait un homme parfait qui doit se sublimer, se transcender en répandant cette lumière dont il est l’un des détenteurs.



Car le GEPSM se doit à présent de communiquer. Il le fera en se remémorant tout ce qu’il a retiré et appris de sa démarche initiatique. La signification du Nom sacré « Iod », « Hé », « Vav », « He » résonne dans son cœur et symbolise tout ce dont il doit se sentir pénétré.


« Iod » est le principe de toute activité, c’est l’unité du principe créateur.


« Hé » traduit l’expansion du souffle créateur. C’est la vie et l’action.


« Vav » figure le rapport entre la cause et l’effet, loi selon laquelle s’exerce toute activité.


« He » manifeste le résultat de l’action. C’est la création en voie d’accomplissement.



Dans cette traduction du Nom sacré on trouve tous les éléments indispensables à la formation du GEPSM. Celui-ci est porteur de lumière. Animé par le souffle de vie il est acteur, créateur et puisqu’il a conclu une alliance avec la vertu et les hommes vertueux il doit en être aussi un serviteur. Vouloir se dépasser et témoigner d’un courage à toute épreuve comme l’a fait Guibulum c’est se mettre au service d’une cause sublime. Il doit l’accomplir avec autant de force, de passion, de puissance comme l’a fait le créateur en gravant en lettres de feu la Loi Universelle sur cette pierre que Moïse a emporté avec lui. Comme aussi le buisson ardent qui flamboie à tout jamais à l’entrée de la voûte sacrée et qui est le témoignage de la puissance du divin mais aussi de l’amour dont les hommes doivent faire preuve pour construire la cité idéale, la Jérusalem céleste.



Le GEPSMest aussi un guide qui tend la main aux autres hommes pour les conduire sur le sentier de la vertu, les guider vers la vérité, leur propre vérité avec justice et équité. L’amour qui anime leur cœur est une richesse inestimable et doit s’exprimer par cette alliance conclue avec l’humanité toute entière car tous les hommes se doivent de partager cet idéal et s’impliquer dans cette alliance. Homme vrai en toute circonstance il doit être exemplaire et susciter l’admiration en conduisant les autres hommes vers plus de sagesse, plus de spiritualité, spiritualité qui ne s’exprime non pas en priant je ne sais quoi ou je ne sais qui mais en exprimant tout l’amour et la bonté qui doivent unir les hommes animés par le sens du partage et par l’attachement aux valeurs de la Tradition. Chacun doit se sentir concerné par cette alliance, cette union sacrée qui touche chaque être au plus profond de lui-même. Chacun doit être envahi par ce désir de servir une cause juste qui ne peut s’exprimer que par la force et la préexistence d’un ordre auquel chacun adhère. C’est en ayant à l’esprit tout ce qui a été transmis depuis le 1er degré que le GEPSM peut rayonner à présent au milieu des autres et enseigner la pure morale de lafranc maçonnerie.



Le fait d’avoir franchi les neuf voûtes, chacune marquées d’un nom des neufs premiers architectes, noms du Dieu, a permis au Chevalier de Royal Arche de trouver leprincipe qui permettrait à l’homme de se sublimer, de s’accomplir. Principe qui est le terme et la plénitude de la perfection. C’est dans leur cœur que les GEPSMconservent le précieux trésor, le nom ineffable. C’est l’esprit libéré qu’ils peuvent à présent poursuivre leur quête et enseigner par toute la terre la vérité sur l’Art Royal. Bannis les sentiments d’iniquité, de vengeance ou d’injustice. L’alliance contractée avec la vertu et les hommes vertueux témoignent de la pureté de l’esprit et le partage du pain et du vin de l’entraide et de la solidarité entre les frères.



Et l’homme dans tout ça me direz-vous ? Les différentes légendes qui nous ont conduits jusqu’au 14ème degré doivent nous donner matière à réfléchir sur notre comportement et notre engagement. Nous devons être fidèle à notre ordre et être en accord avec nos convictions. Les a syllabes du nom ineffable dont j’ai donné la signification du livret d’instruction peuvent avoir aussi une interprétation sans doute utile à l’homme ordinaire.


-recherche de l’unité pour atteindre la sagesse.


-montrer un esprit créateur et insuffler un dynamisme et une envie de vivre nécessaire à l’action.


-ne jamais oublier la cause pour maîtriser au mieux l’effet.


-l’accomplissement est comme la quête initiatique, sans limite.

J’ai dit TFPM

S A

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