Le parcours initiatique du Grand Elu, Parfait et Sublime Maçon
M∴ A∴
Le parcours initiatique du 14ème degré ne peut être dissocié de l’ensemble de notre démarche maçonnique, mouvement entamée avec notre première entrée dans le temple.
Nous avons ce jour là, abandonné les habits du vieil homme, mais peut être aussi mis nos pas dans ceux de notre lointain ancêtre qui un jour décida d’enterrer un défunt en position fœtale, tourné en direction de l’est.
Par cet acte, cet être doué d’intelligence se mettait en recherche, à la découverte d’un ailleurs, prémices à l’espérance du sacré.
Volonté éternelle de l’homme de vouloir se survivre à soi, au-delà de la petitesse de notre corps terrestre et de ses contingences.
A l’issue de notre initiation au 1er degré, nous avons pu être quelque peu déçut, dépité de n’avoir reçut aucun enseignement ou message, la F M n’étant pas dogmatique, elle ne nous fournira que des éléments de réflexion propre à stimuler notre pensée et notre progression.
Les symboles et les rituels contenant plusieurs sens, analogique, moral, littéral, anagogique ou allégorique, le Maçon ne monte pas en grade, il franchit des étapes, il est invité à se construire lui-même selon son propre rythme et les éléments de son vécu.
Je vais donc essayé d’extraire les éléments essentiels de l’enseignement de chaque grade. Apprenti, nous avons appris le sens symbolique des outils, obligé à garder le silence et soumis au secret.
Compagnon, nous obtiendrons de nouveaux outils, la lettre G, première approche de la notion de GADLU, le compas et l’ouverture à l’étude de toutes les connaissances, nous retrouvons aussi la parole, une parole ordonnée.
Au troisième degré, nous allons connaitre la véritable première initiation, celle qui va constituer l’accession à la voie spirituelle, l’équerre et le compas en seront les outils et la légende d’Hiram le support narratif.
Salomon et Hiram vont être les deux figures tutélaires de cette légende ; Salomon président de huit des douze ateliers détient le pouvoir sacerdotal et le pouvoir royal, il va représenter l’image du guide, de l’initiant initié. Hiram va lui représenter l’homme initié, juste et fidèle préférant mourir que faillir à son devoir.
Le 3ème degré confère au Maçon la totalité du statut d’homme initié au travers d’un psychodrame ou il va successivement être la victime et les trois mauvais compagnons, il va mourir, renaître et se substitué au Maître assassiné.
Cette mort va laisser inachevée l’édification du temple matériel auquel l’initié va substituer celle de sa propre construction spirituelle, de son perfectionnement, aller vers un temple spirituel, vers la Jérusalem céleste, à la recherche du sens, en quête de la parole perdue. L’homme est un temple semblable à l’athanor des alchimistes, ce terme a thanatos se traduit en grec par « ne meurt jamais », dans ce vaisseau ou dans cet œuf selon les alchimistes, ce qui est destiné à mourir renait afin de survivre et de parvenir à une purification de l’essence, a un épanouissement, à une élévation spirituelle. Le « mourir et renaître » de la tradition maçonnique est très proche du « Solve et coagula » des alchimistes, séparer le subtil de l’épais, développer l’emprise de l’esprit sur la matière.
Au 4ème degré « l’éclat du jour a chassé les ténèbres et la grande lumière commence à paraître… », à ce degré pas de légende, mais un rappel des devoirs et des obligations du maître secret, se taire, garder le silence, rester fidèle, rechercher la vraie parole, quête de la connaissance. Salomon devenu trois fois puissant maître va cumuler les fonctions.
D’initiation, de commandement et de détenteur de la justice.
A ce degré nous allons vivre deux archétypes, en effet, le rituel va mettre en action deux images celle d’Adoniram, chef des lévites, successeur terrestre d’Hiram et la notre Hiram régénéré, symbole complémentaire des oppositions, du ciel et de la terre.
Le secret du maître secret va consister en l’approche métaphysique de son être intérieur, en la sacralisation de la construction de son temple, une fusion de sa conscience et de son inconscient. La clé d’ivoire sera le symbole de cette ouverture et auto initiation, ouverture de la recherche de la lumière spirituelle enfouit en lui.
Au 5ème degré le grade de Maître parfait va nous conforter dans le commencement du processus d’élévation spirituelle de l’homme initié, le maître secret va être chargé des funérailles de Maître Hiram, mission qu’il va réussir et devant laquelle Salomon va s’écrié « Tout est parfait ».
Au-delà d’une lecture exotérique, à l’issue de l’inhumation du corps d’Hiram et de l’élévation dans une urne du cœur du maître c’est bien la séparation entre la partie matérielle et la partie spirituelle de l’initié qui s’accomplit. Hiram, esprit est donc devenu, un signifiant céleste il investit l’initié, qui ainsi peut être qualifié de maître parfait.
Avec le grade de secrétaire intime, nous allons vivre la mésaventure de Johaben, serviteur du roi Salomon qui pour s’être montré trop zélé va encourir ses foudres. L’idée maîtresse en sera non pas la curiosité mais le fait que le secret doit être gardé et protégé et l’acte de dévouement de Johaben sera compris par Salomon qui va lui accordé son pardon.
Ce dernier est un acte important sur la voie du perfectionnement moral, c’est une qualité qui n’apparait qu’après que l’on est résolu les dilemmes entre vengeance et clémence, au-delà des pulsions et des passions.
Au 7ème degré, Johaben se voit confier une clé d’or ouvrant le coffret d’ébène contenant les plans du temple ainsi qu’une balance.
L’or manifeste ici
l’idée de connaissance, il est
l’emblème de la pureté et cette
clé donne accès au lieu intérieur ou
cette connaissance se cache.
La balance exprime depuis la plus haute antiquité le symbole
de l’administration de la justice que selon le rituel nous
devons aimer et qui doit être exercée sans
préjugé ni partialité en maintenant
les deux plateaux bien équilibrés.
Bien que nous ayons reçus la clé et que nous ayons été jugé apte à nous en servir, c’est aussi une invitation à évalué le travail effectué jusque là et à le juger par nous-mêmes.
Au 8ème degré, nous devenons Intendants des bâtiments. Salomon veut faire construire une chambre secrète proche de la voûte sacrée, il décide de désigner cinq intendants et le premier choisi est Johaben. Nous pouvons imaginer que cette chambre secrète désigne la connaissance sacrée que recherche l’initié, en suivant la voie que le rituel lui propose, il peut quitter sa nature d’homme ordinaire pour aller vers une construction secrète.
9ème degré, Maître élu des neufs. Le 9ème degré est le premier d’un groupe de trois grades dénommés grades d’élus. Selon certains auteurs dont Guy Piau dans l’ouvrage (Initiation maçonnique et symbolisme alchimique) ce degré constitue la dernière phase de l’œuvre au noir, ultime purification avant la sublimation, stade de l’homme ayant atteint la plénitude de la nature humaine.
Après le temps du deuil et des funérailles il s’agit de faire justice et de châtier les assassins. Chargé par Salomon d’aller cherchez et de ramener l’un des assassins d’Hiram qui se cachait dans une grotte, Johaben va laisser libre cours à sa passion vengeresse en poignardant puis en décapitant le meurtrier. De par son empressement sans mesure ni réflexion Johaben va désobéir et encourir la colère de Salomon qui va le condamner à mort.
Attentif aux supplications des autres maîtres, Salomon va comprendre que Johaben n’a agit que par excès de zèle et lui accorde son pardon. En agissant ainsi Salomon fait comprendre à Johaben que tout crime doit être sanctionné, la justice doit s’exercer sans esprit de vengeance et il le guide en lui montrant que le pardon est la voie du cœur.
A ce degré la présence de la caverne nous remémore le texte de Platon qui faisait de cet endroit un lieu d’ignorance et de souffrance ou l’âme humaine était enchainée, symboliquement y pénétrer constitue un renoncement de la vie terrestre au profit de l’esprit, une descente dans le moi profond de son être.
Autre symbole fort, la présence du buisson nous rappelle l’omniprésence de l’esprit, allégorie se manifestant sous la forme du feu, l’étoile étant elle l’allégorie de l’esprit se manifestant sous la forme de la lumière.
Le 10ème degré, Illustre élu des quinze va poursuivre l’enseignement du voyage initiatique précédent, les mauvais compagnons nous habitent toujours et constituent une part des ténèbres de notre conscience, nous n’en seront libéré que par l’exécution des assassins, acteur de notre propre meurtre.
Au 11ème degré, grade de Sublime chevalier élu, le temps du deuil et de la justice est terminé, il est temps de reprendre les travaux. En ayant châtié les assassins de Maître Hiram, nous recevons le nom d’Emerek qui signifie homme vrai en toutes circonstances, nous passons ainsi d’initié ordinaire à un niveau de perfection supposé qui fait de nous un homme véritable. Niveau atteint en étant passé de l’équerre au compas et en ayant maîtrisant petit à petit les éléments les plus intimes de notre matérialité. Selon la légende, Salomon va tirer au sort douze maître sur les quinze ayant participé à la recherche des meurtriers ; ceci afin de les récompenser en leurs confiant le commandement des douze tribus d’Israël et l’inspection des travaux du temple.
Salomon va leur montrer les tables de la loi et les objets précieux enfermés dans le tabernacle, à savoir l’arche d’alliance, la boîte d’or ou sont déposés les cœurs des victimes dont le sacrifice avait été agréable à Dieu, deux palmiers représentant les Keroubim qui avaient recouvert l’arche de leurs ailes, le chandelier à sept branches et le voile du temple. C’est ainsi la marque de la fin d’un cycle et pour les alchimistes l’entrée dans l’œuvre au blanc, le cycle de sublimation.
Le titulaire du douzième degré est appelé Grand maître architecte et travaille pour réaliser en lui les qualités de l’homme véritable. Au cours de la cérémonie d’initiation, la couleur dominante sera le blanc, rappel de la sublimation en cours.
Le président de l’atelier comme les autres Frères présent se nomment Grand Maître Architecte, l’initié a donc été jugé digne de remplacer Maître Hiram, de reprendre et de terminer la construction du temple, à cet effet, il est créé une école d’architecture pour instruire les nouveaux maîtres. Il n’a plus à être guidé par une figure de légende et il va devoir poursuivre seul sa quête qui dans ce grade marque le passage de la connaissance de soi à la connaissance de l’univers.
Le rituel nous dit :
« Pourquoi Salomon a-t-il créé ce nouveau grade ? »
« Salomon plein de justice et prévoyant l’avenir, a voulu ainsi récompenser le zèle, le savoir et la vertu des Sublimes chevaliers élus, de façon qu’ils s’approchent de plus en plus du trône céleste du Grand Architecte de l’Univers afin de rendre effective la promesse que Dieu a faite à Enoch, à Noé, à Moïse et à David ».
Ce rappel des successives alliances du peuple élu nous ramène au cadre principal qui sous tend cet archétype c’est-à-dire la bible et plus particulièrement l’ancien testament, héritage intemporel de connaissances d’où émerge l’humain et la cosmogonie. Contrairement aux théologies, notre rite n’en fait pas une lecture dogmatique mais intègre dans sa réflexion ce sentiment de recherche religieuse de l’humanité.
La tradition a pour fondement l’idée qu’il existe une pensée universelle, qui dans les temps immémoriaux fut appelé logos, puis verbe puis assimilé au Christ.
La bible est le réceptacle de cette communication entre le divin et les hommes, symbole de la parole divine par laquelle le dieu d’Israël s’est adressé à son peuple. Symboliquement la rupture de ce lien, avec le meurtre d’Hiram va donnée naissance à la parole perdue, transgression au cours de laquelle l’homme séparé du principe initial acquiert sa liberté mais s’éloigne de sa source.
Au treizième degré et bien que nous ayons symboliquement remplacé Hiram, nous ne sommes pas en possession de tous les éléments nécessaire à notre progression et en particulier nous ne connaissons pas le secret absolu, le mot véritable, que les rituels identifient au nom véritable du Dieu de la bible. Le thème de la descente à l’intérieur de la terre se rencontre plusieurs fois au cours de notre progression initiatique, il est le symbole d’une introspection en descendant un escalier jusqu’au niveau de la 9ème voûte resplendissant de lumière, et aussi d’une élévation vers l’autre.
Selon la légende ces voûtes furent creusées par Hénoch descendant direct de Caïn. Ainsi se trouve évoqué une chaine initiatique reliant les origines de la bible, à partir d’Enoch aux hébreux.
Ce lieu est ainsi le premier temple dédié à l’Eternel, il contient le mot sacré que se transmettent Salomon et les grands initiés depuis le premier d’ente eux, Hénoch. Ce mot qui fait défaut au GMA est la connaissance, et au cours de ce voyage symbolique, le rituel nous propose une descente au centre de nous même.
L’objet de notre quête serait donc le nom de Dieu, prononcé un nom n’est pas prononcé un mot ordinaire, c’est donner vie, en conséquence la crainte de la puissance de ce nom a fait que seul le saint des saints pouvait l’abriter.
Avec la découverte de ce nom, nous comprenons que nous sommes allés le plus bas possible mais ce nom n’est composé que de lettres, de consonnes et ouvre ainsi la porte à toutes les interprétations.
Rajouté les voyelles serait le réduire, restreindre sa grandeur, le ramener au niveau de l’idole et ainsi mettre un terme à la quête, à la recherche. Dans un monde céleste Enoch a reçut la révélation du nom au sommet d’une montagne sacrée, le GADLU lui enseigne comment prononcer son nom, le tétragramme gravé sur un triangle d’or.
A l’inverse, le GADLU va conduire Enoch dans les profondeurs de la terre pour lui montrer. Le même triangle d’or et le même tétragramme mais que dans ce monde terrestre il lui est interdit de le prononcer.
Avec l’exclamation « Guibulum est un bon maçon » Guibulum est reconnu comme l’archétype de l’homme véritable, il incarne la figure tutélaire d’Hiram, l’aboutissement d’une reconstruction entamée au troisième degré.
Autre enseignement important de ce degré, il nous enseigne que dans sa version précédente avec la légende des trois mages, le rituel s’appuyait sur la kabbale.
La Kabbale remonterait à Moise et aux patriarches bibliques mais les plus anciens écrits kabbalistiques tels que « le livre de la splendeur » et « le livre de la création » furent écrits entre le IIème et le Vème siècle de notre ère.
Les clés de la kabbale demeurent cachés dans les secrets de la bible et ils ne peuvent être dévoilés qu’en la déchiffrant au moyen d’un système d’équivalences numériques, chaque lettre de l’alphabet hébreu ayant une valeur arithmétique.
Cette étude numérologique des textes se nomme la guématria, est très complexe et nécessite la connaissance de l’hébreu, c’est pour cette raison que la kabbale n’est connue de la majorité que sous sa forme la plus accessible, l’arbre séphirotique ou arbre de vie. Ce dernier se compose de 10 sephirots schématisés par des cercles. Les séphiroths, signifient littéralement « émanations », « numérations » ou encore « nombres » ce sont des étapes, des épreuves, des champs de conscience, des forces dans la réalité que nous percevons.
Dans son approche mystique de la création, la kabbale définit chaque séphirah comme l’émanation d’une énergie du créateur. Ces puissances divines manifestent dans la création du monde fini le pouvoir suprême de l’infini, dit En soph.
L’arbre de vie est traditionnellement divisé en quatre sections, séparés par trois voiles horizontaux ;
– Le premier voile est celui de
l’initiation, il forme la limite entre Malkut et le reste de
l’arbre, en le franchissant nous prenons conscience du monde
non matériel et nous abordons le domaine spirituel.
– Le deuxième voile sépare les trois sephiroths
du monde psychique (yesod, hod, netzach) de celle des domaines
supérieurs, l’initié prend conscience
de sa nature profonde.
– Le troisième voile est celui de la conscience
elle-même, et je citerai l’analyse qu’en
a faite.
R Berteaux. « Il traverse daath la non sephira de
la connaissance et sépare les trois sephiroth du monde
mystique (tiphereth, Gueburah, Hesed) des trois séphiroths
métaphysiques (Binah, Chokmah, Kether).
L’initié qui le franchit atteint sa nature divine
mais perd sa propre individualité, c’est le
domaine de l’extase mythique ».
L’arbre des séphiroths comprend donc tous les principes, les éléments avec lequel le GADLU a créé le monde, c’est un système qui aide à ne pas se disperser, à structurer l’équilibre d’un travail spirituel, même si nous n’en comprenons pas parfaitement toutes les figures, éclairs, sentiers ou colonnes nous pouvons le considérer comme une représentation d’un monde idéal qui nous tire vers le haut.
Au quatorzième degré, la loge représente symboliquement une voûte souterraine et les ruines du temple sont représentées.
Les 24 lumières qui éclairent le temple rappellent le nombre des marches que descendirent les mages : 9, 7, 5, et 3.
De même que la batterie de 24 coups. A la fin de sa vie, Salomon réputé pour sa sagesse sombre dans la débauche et l’apostasie, après sa mort les armées de Nabuchodonosor envahirent le royaume, détruisirent le temple et emmenèrent les populations rescapées à Babylone.
La légende qui nous est retracée retrace les péripéties d’un effroyable désastre :
– Le temple est détruit et Galaad le chef des lévites se sacrifie.
C’est un degré de désolation, de tristesse et de régression.
Mais la maçonnerie nous a appris qu’il n’y a pas de progression sans régression qui est comme l’écrivait Jung « Une aspiration vers la renaissance et la transformation ».
Le rituel va récapituler l’ensemble des commandements fait précédemment et un rappel a la vigilance envers les mauvais compagnons, nous devons tendre vers une vraie force morale et pour reprendre les termes du rituel « voyagez par toute la terre pour y porter la lumière en faisant connaitre la vérité et enseigner la pure morale de la franc maçonnerie ».
Nous allons aussi solenniser nos engagements moraux envers la fraternité maçonnique et nous recevrons un anneau sur lequel sont gravés les mots « virtus junxit, mors non separabit » « la vertu unit ce que la mort ne peut séparée » ainsi contractons nous une alliance avec la vertu et les hommes vertueux.
Avec cet engagement nous devenons dépositaire des valeurs de l’ordre ; inciter à pratiquer la plus grande fraternité envers nos frères et à être un exemple pour le monde profane. Point important aussi du rituel ; à la question « Ou se trouve la voûte sacrée ? » il est répondu : « Dans un lieu souterrain, situé symboliquement à proximité du buisson ardent oùDieu révéla à Moïse son Nom Ineffable ».
Ce buisson qui apparaît toujours à bon escient à de grands initiés ayant parcouru un long chemin initiatique, buisson qui ne se positionne ni dans le temps ni dans l’espace mais qui brûle sans se consumer.
Symbole du GADLU il guide les hommes dans la recherche de la vérité et de la lumière en faisant des révélations à Moïse ou en signalant la cache du meurtrier d’Hiram. Cette flamme immatérielle représente la flamme intérieure de l’être et la lumière vers laquelle nous devons tendre, elle est aussi la flamme de notre conscience, qui peut brûler l’indécis, mais qui nous dicte le droit chemin et guide nos sentiments, tout cela aidé et préparé par notre instruction maçonnique.
La voûte sacrée a mis en exergue la filiation entre le spirituel et le matériel, nous sommes devenus médiateurs entre matériel et spirituel, corporel et esprit, trait d’union entre la voûte étoilée et la voûte sacrée, entre le ciel et la terre, dans l’attente d’un arc en ciel qui nous fera joindre les deux, pour nous devons adopter un comportement empreint de sagesse, de recul, de philosophie et qu’il soit guidé par la délicatesse et l’intelligence du cœur.
Je conclurais en vous faisant part de mes espérances que j’ai empruntées à Confucius :
« Il devait réussir à mener sa vie entre ciel et terre. Le nez assez près de la terre pour distinguer. Mais pas trop près au risque de ne plus rien y voir. Ses actes gagnaient alors en précision et distinction, la stratégie devenait possible, et l’action puissante. Il devait aussi savoir lever le nez vers le ciel pour relier. Mais pas trop, au risque de s’envoler ou plus rien d’humain n’est distinguable et où l’atmosphère devient de plus en plus incompatible avec la vie ».
Il devenait alors apte à faire des choix avec sagesse et efficience et devenait u maître dans l’entretien de la vie. C’était un but à atteindre car il était sensé offrir « la longue vie qui procure la vision sans fin ».
T F P M J’ai dit.