Ordo ab chao
Non communiqué
Cette devise choisie par le S C D F m’a immédiatement fait penser au chaos originel et bien entendu à la conception biblique de la naissance de l’Univers qui a été longtemps en vigueur dans le monde occidental chrétien.
Cette conception déterministe d’un monde immuable et permanent depuis sa création par Dieu qui organisa le chaos en « créant les cieux et la Terre » est sous-jacente dans notre devise adoptée à cette époque où cette interprétation avait cours, d’autant qu’elle est précédée de la devise « Deus Meumque Jus » « Dieu et mon Droit ».
Je me suis ensuite intéressé aux conceptions scientifiques et au fameux Big Bang, théorie actuellement en vigueur sur la création de notre univers.
Ce terme fut inventé par le chanoine Georges Le maître, astronome et physicien belge de la fin du 19ème et décédé en 1966.
C’est, en l’expliquant succinctement, un chaos primordial qui très vite s’organisa et nous donna la première étoile naissant de l’hydrogène comprimé à dix millions de degrés entraîna une fusion nucléaire avec création d’hélium, transformant ainsi la matière en énergie et enfin amenant la naissance de l’étoile, mille fois plus grande que notre soleil et émettant une lumière bleue.
Par la suite d’autres étoiles vont naitre, d’autres vont mourir et leur mort va entraîner la vie car c’est à partir de ces étoiles qui meurent que vont apparaître des éléments comme l’hélium qui plus lourd que l’hydrogène va se fixer au centre de l’étoile, dans le noyau, puis le carbone, le néon, l’oxygène et le fer.
Nous sommes ainsi faits de « poussières d’étoiles » comme le suggère Hubert REEVES.
Je vais donc essayer de montrer que le chaos est présent partout dans la nature mais qu’il suscite immanquablement l’ordre et même qu’il le contient. Il en est de même dans nos sociétés, et dans la F M qui applique ce principe inspiré par l’ordre naturel des choses pour parvenir à la modification et à l’amélioration de notre Etre dans les domaines de la connaissance, de la spiritualité et de la métaphysique.
I – Le chaos et l’ordre naturel
Tout d’abord essayons de définir ce qui nous vient à l’esprit lorsque nous parlons de chaos et d’ordre.
CHAOS : confusion-bouleversement-désordre-renoncement-revolution-changement-perturbation-cataclysmesubversion-émotion.
ORDRE : organisation-ordonnance-agencement-rangement-aménagement-discipline-équilibre-sécurité-harmonietranquilité-hiérarchie-loi.
Nous avons vu que notre Univers résultait d’un chaos primordial suivi par une succession d’évènements ordonnés puis à nouveau chaotiques puis ordonnés, c’est cette successions de chaos et d’ordre que nous retrouvons dans la nature. Nous assistonmhpoirot@hotmail.fr <mhpoirot@hotmail.fr>; fletouze@club-internet.fr <fletouze@club-internet.fr>s à une coexistence entre le chaos et l’ordre et en avons tous les jours des exemples.
La molécule d’eau, système simple, devient lorsqu’elle se congèle et s’unit à d’autres molécules, un système complexe de cristaux de neige dont aucun n’est semblable à l’autre.
Les systèmes complexes de la nature sont appelés systèmes dynamiques de type chaotique, ils sont désordonnés, imprévisibles et indéterminables. Ainsi en est-il des eaux d’un fleuve, des tourbillons d’air, des mouvements des flammes, des formes de la foudre, des lignes de force géologiques, des éruptions volcaniques, des tremblements de terre. Ces désordres sont dus à des tensions, des forces contrariées qui ne peuvent s’exprimer.
Ainsi le magma terrestre en ébullition comprime l’écorce terrestre jusqu’à ce qu’il puisse jaillir à la surface et revenir à un équilibre des forces, ce chaos étant suivi par une accalmie plus ou moins longue.
On a longtemps pensé que les phénomènes chaotiques étaient imprévisibles et nous n’avions aucune méthode mathématique ni physique pour les mieux comprendre.
C’est Edward Lorenz qui, travaillant au M I T comme ingénieur météo dans les années 1960, découvrit la grande sensibilité aux conditions initiales de tout système dynamique non-linéaire.
Il s’aperçut tout à fait par hasard qu’en modifiant seulement quelques décimales dans ses données, les résultats obtenus étaient très différents après le deuxième jour. Il refit ses calculs en modifiant une décimale de plus et là encore les résultats furent encore plus divergents.
Ce fut l’effet papillon.
Mais le plus important fut la suite de ses recherches où il constata que même dans les systèmes chaotiques il existe un ordre sous-jacent. Cette force ordonnatrice fut appelée « attracteur de Lorenz ».
Ces découvertes furent ensuite confirmées par le physicien David RUELLE et Floris TAKENS.
II – Le chaos et l’ordre dans nos societes et dans la personne humaine
Nous l’avons vu, même dans les systèmes dynamiques chaotiques il existe un ordre caché.
Pour les mathématiciens ces systèmes présentent quatre types de comportements : stable-périodique-chaotique-et transition de phase qui apparait entre ces étapes.
Comme l’homme ne peut s’accomoder en permanence du chaos il s’ensuivra nécessairement un consensus sur une forme sociale permettant la coexistence sur un temps plus ou moins long.
Cependant nos sociétés actuelles sont organisées sur des principes hiérarchiques et non sur le modèle de la nature.
Nous sommes conditionnés par un système de pensée mécaniste, déterministe, celui de NEWTON et DESCARTES.
Or la nature n’est pas organisée ainsi, tout est interaction, tout changement sur un élément entraine des modifications sur toute la chaine.
DE HOOK, créateur de la société VISA avait eu connaissance des découvertes de Lorenz et avait constaté que l’organisation de sa société se rapprochait étrangement de ces principes. Il les extrapola en imaginant une nouvelle façon d’organiser nos entreprises, nos sociétés et nomma cette méthode d’organisation : LA CHAORDIQUE, contraction des termes chaos et ordre.
Il a démontré par l’organisation de sa société qui n’appartient à personne, n’est pas cotée en bourse et qui est un réseau de vingt-deux mille banques et de vingt milliards de marchands qu’il existait d’autres types possibles de sociétés pour l’homme, plus conformes à l’ordre naturel.
Nous devrons peut-être nous en souvenir quand le moment sera venu.
Nos modèles sociaux sont antinaturels et conduisent au chaos. L’homme n’est plus la finalité, « agis toujours de telle façon que tu considères la personne humaine comme une fin et non comme un moyen » disait KANT dans un de ses impératifs catégoriques, et nous voyons bien que l’homme n’est plus maintenant la fin mais le moyen.
L’homme recherche le bonheur et on lui a fait croire qu’il le trouverait dans une société basée sur la consommation, en consommant toujours plus de biens matériels, ce qui est sans fin car pour que nos sociétés perdurent il faut toujours consommer plus. Nous en voyons aujourd’hui les limites car si la consommation s’arrête nos sociétés se délitent, elles n’ont plus de carburant et le chaos s’installe.
Dans certains cas nous avons en outre des problèmes de restrictions des libertés individuelles, d’injustices sociales où les plus riches sont favorisés par rapport aux plus pauvres, où les services publics disparaissent, où la considération, le respect est directement proportionnel à la richesse.
Tout cela conduit à un chaos général qui se déclenche inéluctablement un jour ou l’autre pour aboutir à un autre ordre social, conformément au modèle de la nature.
IV – Ordre – Chaos et Franc-maconnerie
La G L D F est un ordre initiatique et nous voyons immédiatement ce que cela implique : l’ordre règne chez nous.
Essayons de voir si cet ordre est inspiré de la nature et si comme elle, l’ordre jailli du chaos.
Nous sommes tous des initiés et ce sera notre point de départ. Mais comment analyser cette initiation ?
C’est en fait une déconstruction, une déstructuration de notre Etre par des symboles, par une plongée dans un cabinet de réflexion, par une cérémonie effectuée les yeux bandés avec des bruits inquiétants, des paroles prononcées de manière solennelle par quelqu’un d’invisible. Cérémonie essayant d’installer en nous le chaos, la confusion, afin et nous le comprendrons plus tard de nous amener à une réflexion sur ce que nous sommes et ce que nous voulons être.
On veut changer notre être profond, « notre nature ontologique » selon Guenon, mais ce n’est pas un changement vers le bas, non nous devons progresser vers la connaissance plutôt que le savoir.
Après ce chaos nous poursuivons notre chemin dans l’ordre, la sérénité, la réflexion, d’abord en silence jusqu’au grade de compagnon, puis en participant aux débats de la loge jusqu’au grade de maître ou nous allons à nouveau franchir un niveau.
L’exaltation à la maîtrise sera alors pour nous un nouveau chaos nous entrainant vers une recherche, une réflexion plus riche, plus approfondie sur la spiritualité.
Nous avons donc eu le chaos de l’initiation puis une phase que je qualifierai en reprenant le terme appliqué aux phénomènes naturels, de « transition de phase »avant d’arriver à un nouveau chaos que sera le psychodrame du mythe de la mort d’Hiram.
Cette exaltation à la maîtrise représente une cassure, un changement d’état. C’est un véritable chaos que nous subissons : Hiram assassiné par trois mauvais compagnons. Le mot de maître est perdu. Mais l’espoir, l’ordre, va réapparaître car Hiram va renaître dans le compagnon qui sera relevé par les cinq points de la maîtrise et qui passera de l’horizontale du plan terrestre à la verticale du ciel, symbolisant l’élévation de ses aspirations.
A travers ce mythe nous avons une illustration du cycle mort-renaissance comme ce qui a lieu dans l’univers.
Nous passons du chaos à l’ordre comme l’étoile qui va exploser donnant naissance à d’autres vies.
La maîtrise n’est pas une fin mais un commencement. Durant notre vie de maître nous allons approfondir le cercle et découvrir ses secrets, nous allons rechercher patiemment, ressentir, réfléchir, nous interroger, écouter, jusqu’à ce qu’une nouvelle étape se présente nous permettant à nouveau de passer à un autre niveau car la construction du Temple n’est pas achevée.
Le mythe d’Hiram nous montre l’éternel recommencement de la vie, que la mort du maître est immédiatement suivie par la venue d’un nouveau maître qui va poursuivre l’oeuvre commencée.
En cela c’est une formidable leçon d’humilité.
Mais le chemin ne s’arrête pas là, le nouveau maître ne possède que les mots de substitution et il lui reste à retrouver la parole perdue. Au troisième degré le maître maçon placé « entre l’équerre et le compas » n’entend pas se satisfaire de la seule perspective de la recherche d’une plus grande spiritualité mais il se pose les questions métaphysiques essentielles ; quelles sont nos origines ? Quelle est la véritable nature de notre Etre ? Où vais-je aller après la mort ?
Ainsi va-t-il tout naturellement, incité par ses frères, regarder vers les grades de perfection.
L’objectif du rituel au quatrième degré est désormais une interrogation métaphysique sur le sens de l’initiation, il offre à l’initié une piste de recherche, une parole d’espoir, d’harmonie et de vie.
Dans l’introduction aux grades de perfection de notre rituel du quatrième il est dit : « Cet enseignement constitue la poursuite et un approfondissement du symbolisme du Temple de Salomon, partant de la légende d’Hiram du troisième degré. Il fait donc référence à l’ancien testament mais conduit vers la Loi Nouvelle ».
Il n’y a donc pas ici, à proprement parler, de chaos, de bouleversements, de rupture, mais une continuité du grade de maître avec une progression vers la loi nouvelle.
Nous sommes donc dans ce qui a déjà été mentionné comme une « transition de phase ».
Nous progressons ensuite vers le maître parfait du cinquième degré dont la légende dit qu’Adonhiram a fait édifier en neuf jours au centre du Temple un mausolée de marbre noir et blanc ainsi qu’un obélisque à l’endroit où les meurtriers jetèrent d’abord le corps d’Hiram.
Nous avons répondu à la question : « Qu’avez-vous vu en tant que Maître parfait ? » « J’ai vu les trois cercles enfermant le cube sur deux colonnes, ils sont le symbole de la divinité qui n’a ni commencement ni fin » et ils représentent « La création de l’Univers ».
Notre réflexion prend ainsi un chemin plus théiste, plus métaphysique, et nous incline à des interrogations existentielles.
Mais le psychodrame continue.
Ce grade nous enseigne que « la curiosité la plus noble est celle de l’initié qui cherche sans cesse ».
Puis en tant que Prévôt et Juge je vais essayer d’être juste et équitable « Dieu me garde en Vérité, en Equité et en Justice. Amen, Amen, Amen ». J’y réussirai peut-être avec l’aide du G A D L U.
Ce grade nous enseigne que le pouvoir ne doit pas être exercé sans discernement mais avec sérénité, sans préjugés.
Nous sommes encore en phase de transition, en progression harmonieuse. Puis le rituel s’accélère, les émotions prennent le pas sur la sagesse, l’ordre est bousculé, c’est le neuvième degré de Maître élu des neuf.
Joaben qui s’était déjà illustré comme secrétaire intime va encore faire de l’excès de zèle et ignorer les instructions de Salomon. Il va devancer les Maîtres qui l’accompagnent et trancher la tête d’un des meurtriers d’Hiram.
Joaben a perdu le contrôle de lui-même, c’est le chaos, sa soif de vengeance l’a emporté sur toute autre considération. Cependant ses frères vont intervenir nous délivrant un message qui nous suggère que malgré nos erreurs nous pouvons être sauvés avec l’aide des autres et particulièrement de nos frères.
Par eux l’ordre est ainsi rétabli.
Le dixième degré est la continuité du précédent, toutefois il ne s’agit plus de vengeance mais de justice. Nous ne sommes plus dans le chaos mais dans l’ordre.
Bien que les deux autres meurtriers soient condamnés à une mort atroce, ils ont été jugés par une autorité légale : Salomon. Le crime a été puni comme le dit le rituel « sans haine ni faiblesse ».
Au onzième degré nous entrevoyons la chevalerie avec le « sublime chevalier élu ». Les douze Maîtres tirés au sort parmi les quinze partis à la recherche des deux meurtriers d’Hiram sont nommés AMAR YAH (le verbe de YAH) qui fait penser à YAHVE. Ils vont donc agir en son nom pour rendre la justice et suivre les lois de YAH qui pourrait être le GADLU.
Au douzième degré, seul grade présentant une élévation depuis le quatrième, Salomon nous confie une mission de la première importance : reprendre et achever la construction du Temple consacré à DIEU.
Nous sommes bien à nouveau dans une phase d’ordre car nous nous intéressons à l’étui de mathématique donc à un travail d’organisation, de construction, de calculs, permettant l’achèvement de la construction.
Viennent maintenant le treizième et quatorzième degré qui marque la fin de notre parcours dans la première étape des hauts grades.
Nous allons à nouveau être transportés au-delà de nous-même et ressentir de grandes émotions : peur, admiration, respect, exaltation des sens, nous allons à nouveau être plongé dans le chaos.
Dans le treizième degré se produit un phénomène de substitution : Guibulum remplace Joaben et va effectuer une découverte, la parole perdue clôturant ainsi une partie de notre quête.
Guibulum après la découverte de l’anneau scellé à une ouverture parfaitement carrée sous la voûte sacrée se propose de descendre et Joaben qui nous avait habitué à plus de zèle accepte sans opposition. A-t-il compris les leçons de ses précédentes mésaventures comme secrétaire intime et Maître élu des neuf ? on peut le penser…
Quant à Stolkin il a dû lui aussi tirer les leçons de la mésaventure de son ami Joaben qu’il a failli exécuter et il préfère rester en retrait.
Guibulum en découvrant ce trésor rétablit le ternaire. En franchissant les neuf arches sacrées il va découvrir une réalité ou l’homme et DIEU ne font qu’un ainsi que le précise le rituel en se référant au neuf noms gravés sur les neuf arches : « Que désignent-ils ? » « les neufs premiers architectes » « peut-on leur donner un autre sens ? » « Ce sont les noms de DIEU ».
Guibulum a découvert une partie de sa recherche précisée au seuil de la loge de perfection : la Vérité et la Parole perdue. Cette découverte n’est pas complète car s’il a découvert la Parole perdue il lui reste à découvrir la Vérité « inaccessible à l’esprit humain qui s’en approche sans cesse mais sans jamais l’atteindre ». Son coeur est empli de joie mais aussi de crainte, ses émotions le submergent, il n’est plus dans une phase d’ordre mais d’exaltation, de chaos.mhpoirot@hotmail.fr <mhpoirot@hotmail.fr>; fletouze@club-internet.fr <fletouze@club-internet.fr>
Nous sommes maintenant au bout de notre premier parcours dans les hauts grades, nous allons devenir Grand Elu Parfait et Sublime Maçon car le Temple est achevé et Salomon investit les plus vertueux des Chevaliers de Royal Arche, il leur remet un anneau d’or pour sceller l’alliance avec les hommes vertueux et fait renforcer la garde de la voûte sacrée, enfin un mot substitué remplace le Nom Sacré. Toutes les précautions semblaient donc prises pour que l’avenir soit radieux et serein.
C’était compté sans la faiblesse humaine : Salomon considère le Temple comme son Temple et oublie qu’il est consacré au Nom Ineffable et le chaos s’installe. Salomon se livre à la license et adore des idoles mais les GEPSM respectent leurs engagements et restent sur le chemin de la Vertu.
Le chaos va s’installer car DIEU irrité par la conduite de Salomon va inspirer à Nabuchodonosor, roi de Babylone, la funeste idée de détruire Jérusalem. Le Temple est rasé et Galaad, gardien de la voûte sacrée va comme Hiram, faire le sacrifice de sa vie pour protéger le Nom Ineffable.
Nous allons maintenant, avant de continuer la quête, marteler le mot pour le rendre illisible puis l’enfouir avec l’arche d’alliance dans un puits.
Le Temple est détruit, le chaos est terminé, l’ordre peut revenir, nous allons maintenant reconstruire notre propre temple, immatériel, personnel et nous préparer à « voyager par toute la terre ». Le Temple étant détruit et le nom ineffable effacé où se trouve maintenant la Lumière si ce n’est en nous-même affirmant ainsi le Principe élevé qui est en l’homme, ce principe, ce trésor qui est passé dans nos coeurs.
Galaad, chef des lévites « immobile, au centre, là où se trouve le Maître » (Ordo ab chao n°59-Pascal Barbier, a une fonction spirituelle sous-tendant l’idée d’une chevalerie spirituelle ou templière, préfigurant peut-être nos futures découvertes…
Conclusion
Nous avons vu que l’ordre et le désordre étaient intimement liés dans la nature et que même si l’ordre semble la norme les phénomènes chaotiques n’en sont pas moins fréquents. Toutefois même dans le chaos il existe un ordre que je qualifierai « d’immanent » et que les scientifiques appellent des « attracteurs étranges » qui pour moi, pourraient tout simplement être des effets de ce que nous nommons « le principe créateur ».
L’ordre et le chaos se manifestent aussi dans les sociétés lorsque les tensions trop fortes font sauter le couvercle et entrainent de fortes perturbations du corps social. L’ordre revient alors sous une autre forme pour un temps.
L’homme subit également le même processus. Il est quelquefois le jouet de ses passions, ses désirs, ses envies, des faiblesses de son corps. Il entre alors dans une phase de chaos dont il ressort plus fort, transformé. Mais il peut également sombrer dans cette lutte avec lui-même n’ayant pas la chance d’avoir à sa disposition les mêmes aides que le F M.
En effet, nous F M du R E A A bien que soumis aux mêmes contraintes que les autres hommes avons cette chance extraordinaire de bénéficier de trois moyens importants nous servant de garde-fou, de guide et d’inspiration :
– L’initiation qui nous
déconstruit pour mieux nous reconstruire.
– La loge et nos Frères.
– Les Rituels, les Mythes et les Symboles.
Ces moyens vont nous permettre de surnager quand le chaos s’emparera de nous et de faire surface encore plus forts, d’aller à l’essentiel car « celui qui voit l’éclair surgir à l’orient admire l’orient, celui qui voit surgir l’éclair à l’occident admire l’occident. Quant à moi j’admire l’éclair dans sa fulgurance et non dans les lieux où il se trouve ». (IBN ARABI).
J’ai appris au 14ème degré que si le Temple avait été détruit, l’essentiel avait été préservé ; que les murs n’étaient rien sans le nom ineffable qui maintenant rendu indéchiffrable ne pourrait être redécouvert que par des initiés.
Ce qui est matériel peut être détruit sans que la véritable nature de l’Etre le soit, cette force spirituelle, créatrice qui sommeille en chacun de nous et que nous allons devoir faire découvrir aux autres.
Je suis maintenant prêt à voyager, à explorer d’autres voies mais vers le même but : découvrir la Vérité qui « est comme l’eau et prend la forme du vase qui la contient » IBN KHALDOUN.
T F P Mmhpoirot@hotmail.fr <mhpoirot@hotmail.fr>; fletouze@club-internet.fr <fletouze@club-internet.fr>
J’ai dit.