14° #411012

Que signifie la destruction du Temple ? S’agit’il d’un échec ?

Auteur:

P∴ C∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

« Rien n’est jamais acquis à l’Homme, …


 …  Et quand il croit serrer son bonheur il le broie … »



Mais au-delà des mots, j’entrevois 3 idées sous-jacentes pouvant expliquer la signification de cette destruction :



a)D’un point de vue actuel & profane, historiens et archéologues possèdent bien peu de preuves tangibles quant à l’existence de ce Temple et sont à 3 pas d’affirmer que SALOMON lui-même relèverait de la légende. Alors, à quoi bon …



b)Au regard de la morale et de l’ordre social, « devenu sourd à la voix de l’Eternel » SALOMON qui avait reçu de lui un cœur rempli d’entendement pour gouverner son peuple et discerner le bien du mal, aux fins d’être sage et juste, ce plus puissant des Rois se comporte comme ADAM se vautrant dans la licence, cédant par orgueil au goût du pouvoir et de la possession, allant jusqu’à sacrifier à des idoles !



La punition ne se fait point attendre avec pour conséquence l’éradication de son triple magistère : Le Roi perd tout Pouvoir, le Juge voit sa Ville anéantie et le Prêtre subit la destruction de son Temple jusqu’à ses fondations.



c)Sur le plan théologique et philosophique, d’aucuns prétendent que tous les temples seront détruits puisqu’ils sont bâtis de la main de l’homme. Il ne peut y avoir de valide que ce qui émane de l’Eternel et sera continué ou repris par Lui.



Au Douzième degré, nous avons appris que « Pour les Anciens, tout Temple était le symbole de l’Univers, dont l’homme est lui-même l’image en tant que microcosme ».



Ainsi, la destruction du Temple est à titre individuel une triple mort « Physique – Intellectuelle – Spirituelle », analogue à celle subie par HIRAM, qui n’avait pas- lui non plus- éliminés ses démons intérieurs.



Et dans les deux cas, il ne s’agit pas d’un échec, mais bien d’une réussite :



Tout comme Carthage, le Temple devait être détruit car il ne représente qu’une étape exotérique de notre relation avec le GADLU : Il nous faut nous libérer de ce Temple extérieur afin de ne point nous imposer de « limite à la recherche de la Vérité ».



Dans tous les domaines constituant l’aventure humaine, plus on s’élève, plus le risque va croissant et plus on s’expose à la dureté de la chute ; mais, nous avons durant toute ascension pris conscience qu’au-delà du parcours lui-même, le plus important c’est ce qui nous motive, ce cœur que l’on met à la disposition de l’ouvrage, cette Voûte Sacrée, véritable colonne vertébrale qui n’a que faire des désagréments de l’enveloppe corporelle extérieure. Et tant que cette colonne ne se brise pas, l’homme demeure toujours debout et continue à avancer, à progresser.



Certes, il faut s’attendre à des défaites et devant l’amer constat de ruines ou d’un tas de cendres, il faut préserver l’essentiel dans le secret de son cœur pour pouvoir rebâtir un prochain jour.



Le Temple intérieur, c’est la conscience que le Maçon a acquise par son labeur initiatique, les connaissances recueillies de nos prédécesseurs, les vertus qu’ils nous ont enseignées ; et ce Temple, lui, ne peut pas être entièrement détruit.



La semence spirituelle, « Ce Saint des Saints, cette Lumière que nous portons en nous », demeure et perdure, se manifestant lors de nos faiblesses, de nos désespoirs face aux attaques extérieures.



Quand bien même le Temple est détruit, l’idée qu’il exprime persiste. Quand bien même fut elle indicible, cette idée demeure indestructible et lovée dans le cœur des Elus, afin qu’ils se subliment.



Après avoir « lavé leurs mains à la Mer d’Airain », « reçu la triple onction », « partagé le pain et le vin » et «reçu l’anneau de l’alliance avec la Vertu et les hommes vertueux », les voici consacrés, avec pour viatique : « L’Alliance, la Promesse et la Perfection (BERITH – NEDER – SCHELEMOTH) », leur Devoir est l’exemplarité et leur mission de reconstruire le Temple de l’Esprit.



«Je ne veux plus du fatal, je remets les gants,
Jusqu’au point final où tout le monde descend,
Y a peut-être un ailleurs, vu des extérieurs,
Y a peut-être un ailleurs, un accord majeur ».


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