15° #412012

Quels sont les enseignements tirez-vous de la légende du 15ème degré

Auteur:

A∴ N∴ M∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

A la gloire du G A D L’U
R E A A
ORDO AB CHAO
Au non et sous les A D S C D G
DEUS MEUNQUE JUS

Quels sont les enseignements tirez-vous de la légende du 15ème degré
du chevalier de l’orient et de l’épée

Introduction :

Premier des grades capitulaires, le 15ème degré assure une transition entre la loge de Perfection et le Chapitre et ouvre ainsi un nouveau cycle, celui de la reconstruction du Temple. Elle relate la libération du chevalier prisonnier en terre étrangère à Babylone et son périple jusqu’à Jérusalem. Sur le plan symbolique, elle décrit l’Être intérieur totalement épris de l’idéal du ciel et combattant la lourdeur de la terre. L’initié doit détruire les monstres et les dragons qui ont réinvesti sa personnalité. La leçon principale de ce degré est la persévérance dans les difficultés comme dans les moments de découragements, la fidélité et la constance aux obligations.

I-La légende

Pour décrypter la signification symbolique de ce degré et en tirer les enseignements, il faut, sans faire une exégèse de la légende du grade, dire qu’elle s’inspire des livres d’Esdras et de Néhémie dans l’ancien Testament. Il est dit que « Cyrus eut un songe au cours duquel le Dieu des Hébreux lui dit « rends la liberté à mon peuple ou tu mourras ». A la demande de Zorobabel, prince de Judée et Néhémie, son échanson, le Roi Cyrus leur permit de retourner à Jérusalem et de rebâtir le Temple de Salomon. Tous les objets qui appartenaient au trésor du premier Temple leur furent restitués pour être mis dans le second Temple.

Le Roi prit également un édit enjoignant à tous les sujets de laisser passer librement tous les Hébreux ayant la qualité de Maçons libres, sous peine de mort pour ceux qui enfreindraient son ordre. Zorobabel fut instruit dans l’art de la guerre puis armé chevalier. Alors, il choisit 7000 Hébreux-chevaliers qu’il mit à la tête du peuple afin de combattre ceux qui pourraient s’opposer à leur passage sur la route de Jérusalem. Leur marche fut facile jusqu’à leur arrivée sur les bords du fleuve Starbuzanaï où les troupes ennemis leur interdire le passage du pont et voulurent s’emparer de leur trésor. Elles furent mises en pièces et les Hébreux n’eurent aucune perte. Alors que les travaux de reconstruction du Temple commencèrent, les Samaritain voulurent leur faire la Guerre, afin de mettre en échec leur volonté. Zorobabel ordonna que tous les ouvriers fussent armés, tenant la truelle d’une main et l’épée de l’autre. La reconstruction du Temple dura 46 ans.

II-Les enseignements
A la lecture de cette légende, J’ai retenu quatre grands enseignements qui émergent de ce degré découlant de l’initiation au sein du premier Temple décoré de teinture couleur vert d’eau…

Le 1er enseignement qui transparaît est que la chute ou la régression spirituelle d’un initié n’est pas irréversible, s’il y a une prise de conscience de sa part de son éloignement avec le Divin et s’il exprime une volonté manifeste à recouvrer sa personnalité spirituelle. En effet, cet exil à Babylone représente l’exil de nous-même et en nous-même, c’est la partie dévoyée de notre raison. Pris par les turbulences de la vie quotidienne et enivré par l’or du monde, nous avons oublié le tétragramme, déposé dans une crypte aux temps immémoriaux de celles-ci, et comme autrefois au temps de Moïse, nous avons adoré des veaux d’or, abandonnant ainsi l’or de la connaissance pour celui de la possession. C’est pourquoi la lumière divine a été enchâssée dans le reliquaire de notre cœur, et celui-ci inséré dans la nuit. Mais l’homme ressent un vide, un appel à Jérusalem. Il s’aperçoit que ce n’est pas Dieu qui l’abandonné, mais c’est lui qui s’est séparé de Dieu. Il se détache alors des intérêts purement matériels de la masse pour rechercher de nouveau l’élévation spirituelle. Il doit donc complètement se débarrasser de la crasse et de la putréfaction accumulées et laisser l’abondance et la grâce divine émerger de son être.essentiel. C’est en ce moment qu’il envoie un appel au secours à son étincelle divine pour dire qu’il veut retourner sur la Terre promise qui est celle de son élévation afin de retrouver la lumière de la Tradition et de la Connaissance. Et c’est là qu’apparaît.

Le 2ème enseignement découlant lui, du songe de Cyrus. Ce songe nous prouve que, quelques soient nos difficultés, il y a toujours une main divine qui est là pour nous aider à nous relever parce que Dieu est toujours présent et on reçoit ce dont on a besoin au moment où on a besoin pourvu que la foi, la persévérance et la constance aux obligations soient de mises. Cette espérance est représentée sur le plan symbolique par la bougie de l’espérance qui est restée allumée devant l’hôtel des serments et par la couleur verte des teintures du Temple. En effet, alors que le rêve est l’expression d’un hologramme généré par la conscience du dormeur qui met en branle le sixième et deux autres chakras inférieurs, le songe a une dimension onirique, il naît d’une interaction entre le sixième et le septième chakras. Il est l’expression de l’âme.

Cette stimulation et d’éveil génère une véritable bulle de lumière. Cette bulle dont le niveau vibratoire est très élevé va entrer en communication avec l’univers constitué par l’égrégore des symboles et des Archétypes. Et c’est dans ce monde archétypal que l’âme va puiser les éléments d’information qui doivent être ramenés à l’état de veille pour servir de guide à l’initié pour retrouver le chemin de la vérité. La zone vibratoire de songe devient donc une demeure de lumière dans laquelle l’âme reprend les forces pour mieux tracer son itinéraire, parce que cet univers n’est pas seulement celui d’une grande mémoire, mais aussi celui des probabilités de ce que nous percevons comme étant le futur possible.

Devant donc cette espérance,Le chevalier de l’orient et de l’Epée a le choix entredeux attitudes : celle qui consiste à prolonger sa léthargie en reproduisant passivement les anciens schémas de pensée, ou celle, dynamique, qui l’invite à refondre son système de valeurs, de repères et de fonctionnement. C’est ici que la force d’agir répond à la force de vouloir, la force de vouloir répond à l’écoute de l’appel intime pour un retour vers l’absolu. Pourquoi ? Parce que d’une part le désir est le grand détonateur et activateur du processus qui consiste à nous libérer des boulets de la matière par la transmutation de l’égo au profit de la connaissance et de l’amour fraternel envers Dieu et de toute sa création ; et d’autre part, le cœur qui a goûté au sentiment d’appartenir à un espace sacré où il trouve force et douceur, comprend dans le sacrifice de l’ordinaire, le sens de Dieu. Alors, le chevalier de l’Orient et de l’épée sacrifie tout, décapite tout pour avancer vers soi-même, s’enfoncer de voûte en voûte et parvenir à la Voûte Sacrée, porte du Sanctuaire. Il comprend que lorsque l’esprit humain incarné ne pose plus de limites à son rapport avec le monde, les barrières tombent. Il entame alors un véritable dialogue, un échange permanent avec la force de vie en découvrant les rouages discrets puis secrets de celle-ci.

C’est pourquoi, pour le chevalier de l’orient et de l’épée, il y a une urgence à se mettre en route même si son côté matériel zoologique veut le maintenir dans son monde. Ici, il a un atout, c’est que la perfection des œuvres déjà réalisés sont des richesses d’amour qui vont lui permettra à reconnaître le chemin du retour, à combattre ses ennemis et éclaireront sa route. Le songe devient la voie de la conscience qui permet à tout initié de se redresser après chaque chute.

3ème enseignement démontre que le chemin du retour vers le sanctuaire ne sera pas aisé: cela s’articule autour de la notion de Passage. Passage d’un lieu à un autre, passage du Temple en vert au Temple en rouge, passage d’un pont, utilisation d’un mot de passe, mais passage et chemin semés d’embuches qui emmènent vers une destination meilleure qui s’illustre par le combat que l’initié mène avec zèle contre divers obstacles durant cette repolarisation de son être. Cela signifie que la reconquête de la personnalité supra lumineuse n’est pas une ligne droite, régulière et ascendante, mais serpente entre les vallées escarpées, et est accompagné le plus souvent d’ombre que de lumière. Pourquoi ? Parce que c’est dans cette zone où vivent nos pollutions, nos dysfonctionnements, nos passions, nos faiblesses, nos pulsions criminelles endurcies et intelligentes qui nous barrent la route, ou surgissent le plus souvent derrière nous pour nous jeter dans les abîmes du désespoir. Si nous réintégrons les valeurs maçonniques dans nos pensées, notre psyché, nos émotions et notre énergie, nous pouvons recréer de nouvelles empreintes dans notre corps.

Celui-ci et ses différents composants se reprogrammeront et recevront de nouveaux codes qui permettront d’élever notre égrégore. Pour cela, le chevalier de l’Orient et de l’épée doit aller jusqu’à la source de ces énergies négatives et purger son psychisme de ces méfaits. Il doit donc re nettoyer certaines zones de sa conscience et en fertiliser d’autres. La rivière représente donc une limite qu’il s’agit de dépasser, la limite intérieure qui nous retient dans le confort des habitudes, transformant celles-ci en servitudes. Or l’initiation nous a révélé l’existence d’un univers de Lumière puis a fait naître en nous le désir ardent d’y entrer de nouveau et cela parce que nous sommes des diamants recouverts de couche d’égo discordants voilant ainsi l’éclat de notre Soi spirituel et cosmique. Le pont est donc le symbole du centre de fusion du ciel et de la terre. Il est le passage qui mène d’une rive à une autre, d’une dimension à un autre. Le passage du pont représente donc la libération du domaine de la matière et de notre ascension à celui de l’esprit, domaine où l’espoir devient espérance.

Le 4ème enseignement nous fait savoir que : malgré notre retour devant la porte du sanctuaire, nous devons rester vigilants pour ne pas retomber dans les errements du passé. En effet, la révolte des Samaritains représentent notre part d’ombre qui est toujours en nous, et pour reprendre les paroles du Maître JESHUA dans l’évangile apocryphe de ST Thomas « C’est un outil de croissance, un adversaire engendré par le Sans Nom afin que toutes les formes de vie se forgent au contact de l’épreuve Mais la noirceur se dissipe par la connaissance et aucun secret ne survit à la lumière et la lumière jaillit lorsque la vérité est révélée par l’examen de la connaissance », cad que l’Ombre se transmutera en lumière lorsque l’égo et ses imperfections se dilueront au summum de notre purification intérieure. Au 15ème degré cela se fera par l’épée d’une main et la truelle de l’autre. Avec son épée le chevalier de l’Orient et de l’épée combat avec foi et espérance, l’ignorance et la haine, avec la truelle il affermit sur la terre les fondations et les murs de l’inaccessible. Il bâtit un temple à l’amour, un temple où la lumière règnera en toute quiétude sur les ténèbres. C’est pourquoi le chevalier de l’orient et de l’épée doit être vigilant et constant dans sa foi pour que l’espérance puisse s’accomplir.

En conclusion : le rituel du 15ème degré, nous enseigne d’une part que La vie spirituelle est faîte de bas et de haut: on aperçoit l’énergie divine, on la perd l’instant d’après, on la recherche, on la retrouve et on peut la reperdre de nouveau. L’important n’est pas tant de la perdre, mais surtout avoir le courage de repartir à sa recherche, la recherche de la véritable richesse éternelle, sans laquelle nous ne pouvons pas survivre ; et d’autre part que la voie de la sagesse et de retour à la source n’est pas une voie philosophique  mais qu’il faut purifier quotidiennement avec constance notre personnalité au moyen des valeurs qui gouverne les plans divins et parfait de l’esprit. C’est alors que nous serons capables de créer dans nos vies un espace de réalité spirituelle où prédomineront les idéaux spirituels de la sagesse, de compassion, de fraternité et d’amour.

J’ai dit.

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